Sur la trace des Celtes
 

© Stéphane Compoint/Gedeon Programmes  
 
Un documentaire de Marc Jampolsky (2003), coproduit par Arte France, Gedeon Programmes et le CNRS Images/media.
52 min

 samedi 10 mars 2007, 20 h 45
Rediffusions TNT : dimanche 11 et samedi 17 mars, 14 h 00
 

L’émission
Ce documentaire suit les travaux des archéologues, tels Lola Bonnabel en Champagne et Miklos Szabo en Hongrie, et ceux des historiens comme André Rapin, Christian Goudineau ou Jean-Loup Flouest, pour tenter de comprendre ce que fut vraiment la civilisation celte, qui a dominé une grande partie de l’Europe pendant près de cinq siècles. Les découvertes récentes révèlent au fur et à mesure un peuple puissant, vivant une existence fondée sur l’agriculture et l’élevage, maîtrisant l’art de la métallurgie et la science des mathématiques, capable d’échanges fructueux avec les autres grands peuples européens. La connaissance des Celtes ne fait que commencer.
Le documentaire suit pas à pas le travail des archéologues et des historiens, rend compte avec justice autant de leur patience, de leurs incertitudes, voire de leur souffrance (creuser la terre champenoise en hiver n’est pas de tout repos) que des résultats de leurs recherches. De très belles images soulignent l’étonnante beauté des objets celtes exhumés.
Pistes à suivre
[Histoire, 6e]
Connaître une civilisation perdue
 Les techniques. Relever les métiers exercés par Lola Bonnabel (paléoanthropologue) et André Rapin (protohistorien) : en recherchant le sens des racines et préfixes de ces termes, expliquer ces métiers. En quoi consistent-ils au quotidien ? Recenser les techniques modernes (archéologie aérienne, radiographie, consultation de bases de données informatisées, etc.) et traditionnelles (fouilles, parfois « au feeling », relevés dessinés des motifs, etc.) utilisées par ces chercheurs. Préciser en quoi ces techniques sont complémentaires.
 Les vestiges. Relever tous les objets qui, au cours des fouilles, ont été exhumés : décrire et nommer ces objets (l’enseignant devra ici aider en notant au tableau le vocabulaire nouveau : fibule, torque, phalère), rechercher leur fonction. En quel matériau sont ces objets ? Qu’en déduire ? Montrer que la conclusion que peuvent en tirer des historiens peu scrupuleux ne saurait être que hâtive : l’abondance de métal signifierait une économie exclusivement fondée sur la métallurgie donc une civilisation plutôt guerrière, or si l’on ne retrouve pas d’autres matériaux (bois, tissu, etc.), c’est qu’ils se sont décomposés.
Au terme du film, préciser les raisons pour lesquelles l’archéologie révèle si peu de choses (pillages au XIXe siècle, sous-sols humides de l’Europe au nord des Alpes, etc.) et pour lesquelles l’histoire connaît si mal les Celtes (une transmission exclusivement orale des connaissances et des savoirs).
 Les hypothèses. Dégager à chaque fois les hypothèses émises par les chercheurs à partir de la nouveauté de l’objet. Pourquoi chaque hypothèse doit-elle être prudente ?
La civilisation celte : l’état des connaissances
 Repérages. En s’appuyant sur la carte de l’expansion de la civilisation celte (18e min), préciser les limites de l’aire celte (nommer les pays actuels), puis relever les siècles concernés.
 Des paysans. Décrire précisément la reconstitution du village (12e min) et déduire les activités auxquelles se livraient les Celtes.
 Des guerriers. Décrire le guerrier celte et son armement offensif et défensif (19e min) ; préciser les raisons pour lesquelles il était le guerrier le plus craint de son époque.
 Des commerçants et des artisans. Quelles conclusions les historiens tirent-ils de la présence conjointe de vestiges celtes et étrusques dans les Apennins ? Relever les signes de ces échanges entre les peuples, puis de la circulation des objets et des modèles esthétiques d’un bout à l’autre de l’Europe.
 Des idées fausses. Dans un tableau à deux colonnes, on pourra opposer les idées reçues sur nos ancêtres les Gaulois (celles que les élèves ont par le biais de l’imagerie traditionnelle – Astérix notamment – et celles que le film rappelle) et la réalité révélée par les recherches archéologiques. Où les traditions « celtes » se maintiennent-elles, aujourd’hui ? Expliquer cette marginalisation spatiale en Europe à la lumière de la romanisation et des invasions barbares.
Une pensée symbolique
 Les pratiques funéraires. Dresser un panorama des pratiques funéraires celtes à partir de ce qu’on voit dans le film : enterrement avec des objets symboliques (lesquels ?), rassemblement en nécropole, altération volontaire des objets (comment ? pourquoi ?).
 Un bestiaire symbolique. Recenser les différents animaux représentés sur les objets exhumés : qu’ont-ils de particulier ? Que symbolisent-ils ? Quelles fonctions ont-ils sur les armements des guerriers ?
 Le druidisme. Dans un paragraphe de cinq lignes, rassembler les informations sur les druides extraites du film et définir la fonction de ces personnages importants de la civilisation celte.
Pour en savoir plus
GOUDINEAU Christian, Par Toutatis ! Que reste-t-il de la Gaule ?, Seuil, coll. « L’avenir du passé », 2002.

Imagerie d’histoire 8 : Nos ancêtres les Gaulois. CNDP, La Cinquième, 2000. Coll. « Galilée ». VHS : 3 x 13 min. Notice.
C’est pas sorcier 27 : Les Gaulois. CNDP, 2002. Coll. « Côté Télé ». VHS : 3 x 26 min. Notice.

Un très bon site personnel d’un professeur d’histoire et de géographie de collège propose un dossier très bien renseigné sur les Celtes.
http://jfbradu.free.fr/

Loïc Joffredo, professeur d’histoire et de géographie




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