 © France 5 |
Un film de montage de René-Jean Bouyer (2003), produit par France 2 et Telfrance. Commentaire dit par André Dussolier.
1 h 35 min |
TNT : dimanche 11 septembre 2005, 22 h 10
Rediffusion : dimanche 18 septembre, 15 h 25
L’émission
Troisième volet d’une série documentaire sur la période 1936-1945, ce film est réalisé uniquement à partir d’images d’archives en couleur, au lieu du traditionnel noir et blanc. Loin de traiter uniquement de la Libération, le film retrace en fait toute la seconde guerre mondiale à travers des images pour la plupart tournées par des amateurs : immédiat avant-guerre, drôle de guerre, débâcle de mai-juin 1940, Occupation et enfin Libération de la France.
Pistes à suivre
[Histoire, éducation à l’image, 3e et Tle]
Les images, quelles sources pour l’histoire ?
L’utilisation d’images d’archives en couleur renouvelle la vision d’une époque traditionnellement perçue en noir et blanc. Le film pourra être utilisé comme une introduction synthétique à la seconde guerre mondiale et comme support à un travail critique sur les images d’archives.
Le statut des images d’archives. Avant ou après un premier visionnage, réfléchir à la méthode d’analyse des images d’archives. Rappeler qu’elles demandent à être analysées comme n’importe quel autre document : qui les a prises ? pour qui ? dans quel contexte ?
Pour les images en couleur, rappeler quelques données élémentaires. Si la couleur apparaît dans le cinéma dès le début des années 1930, les pellicules en couleur pour les caméras légères (format 16 mm) ne sont mises au point qu’en 1936 aux États-Unis avec Kodak et son Kodachrome, en Allemagne avec les pellicules Agfacolor. C’est ce qui explique que la plupart des images utilisées dans le documentaire sont américaines ou allemandes. Préciser également que, surtout pour les formats amateurs, les films sont toujours muets jusque dans les années 1960. La bande son a donc forcément été ajoutée après que les images ont été tournées.
L’Occupation vue par les Allemands. Comme il était interdit aux Français de filmer, sous peine d’accusation d’espionnage, tous les extraits sur Paris pendant l’Occupation ont été tournés par des soldats allemands.
À partir du passage montrant les débuts de l’occupation allemande (de la 15e à la 23e minute), noter tous les signes et symboles qui montrent la victoire allemande et l’humiliation de la France. Expliquer le sens de la visite éclair de Hitler à Paris. Comment les Allemands considèrent-ils désormais la France et sa capitale ?
Le regard américain. Signaler qu’à partir de la deuxième partie du documentaire, pour les années 1943-45, la plupart des images sont américaines. Expliquer l’origine et la destination de ces images : elles sont tournées par des cinéastes professionnels, comme Georges Stevens, enrôlés dans l’armée pour alimenter les actualités ou les films de propagande. Noter le statut spécial des images en couleur : celles qui étaient destinées aux actualités étaient prises en noir et blanc et soumises à la censure. Comme elles n’étaient pas destinées à être diffusées, les images en couleur montrent une vision non censurée et donc plus réaliste de la guerre. Ces images n’ont d’ailleurs été retrouvées que récemment.
Pour en savoir plus
BOUYER René-Jean, DUFRESNE David, Ils ont filmé la guerre en couleur, Bayard, 2003.
Les deux premiers volets de la série, La Guerre en couleur, volumes 1 et 2, sont disponibles en VHS et DVD à l’ADAV.
www.adav-assoc.com/
Pierre Ramognino, professeur d’histoire et de géographie |
|
|

|
© SCÉRÉN - CNDP Actualisé en septembre 2005
- Tous droits réservés. Limitation à l'usage
non commercial, privé ou scolaire.
|
|