D’une vie à l’autre
CNP
 
Avec la CNP, l’assurance vit
À l’heure de tous les dangers et de toutes les craintes, des catastrophes naturelles aux inquiétudes face au chômage ou aux retraites amputées, la CNP présente sur les écrans, pour fêter ses 150 ans, un épisode de ses spots publicitaires, dans une version plus courte. Ce message est accompagné de la « Valse n° 2 » de Dmitri Chostakovitch qui, utilisée de manière récurrente depuis 1993, prend la valeur d’un clin d’œil complice et culturel, tout en constituant un élément de fidélisation et de reconnaissance pour les spectateurs.


Ce spot de 19 secondes, dont il existe une version de 55 secondes et une version de 33 secondes joue, comme ses prédécesseurs, sur l’impression d’une permanence par une fiction de plan-séquence unique, une image regardée par un personnage s’animant soudainement pour renvoyer le spectateur à une époque antérieure. Les différentes scènes représentées mettent l’accent sur la notion de continuité et de continuation, de filiation et de trace. La femme enceinte de la première scène se reliera par sa progéniture à la femme de la scène suivante qui, elle-même, par ses photos développées, laissera une trace aux générations futures. Le fait même que le personnage central, aussi bien en terme de récit narratif qu’en terme de composition d’image, soit une femme manifeste bien la volonté de l’entreprise de focaliser l’attention sur les idées de (pro)création et de transmission.
La première scène, à Paris, en 1888, nous présente un couple, devant la tour Eiffel en construction, des manèges et les chevaux de Marly. La position des mains de l’homme et de la femme nous fait saisir immédiatement l’imminence de la naissance. Un vent coquin emporte le chapeau de la dame et l’homme court pour le rattraper dans un mouvement circulaire inverse de celui de la caméra. L’homme et le chapeau se retrouvent hors champ et seule la tour Eiffel, elle-même en train de naître, occupe tout le champ, sur un ciel nuageux. L’aspect sépia de l’image renforce l’impression d’ancienneté de la scène.

La fin du mouvement panoramique nous conduit sur la jeune femme, riant de cette situation cocasse et nous apercevons derrière elle un photographe avec son appareil sur pied, devant son stand. La continuité du mouvement de la caméra nous permet de pénétrer dans l’appareil par l’objectif, filmé en très gros plan. Une fois à l’intérieur du soufflet, et après avoir rencontré la plaque sensible où s’impressionnent tous les moments forts, la caméra repart en arrière, sort de l’objectif, L’appareil ancien se retrouve, maintenant, à côté d’autres, dans la vitrine d’un photographe.
La scène est devenue en couleurs, rendant compte ainsi de son actualisation. Une jeune femme, dont l’allure et la tenue peuvent évoquer les années 1990, sur le trottoir devant la boutique, regarde, souriante, des photos qu’elle sort d’une pochette. Son visage se lève vers le ciel, amusé, ce qui réfère, allusivement, à la scène précédente. Pendant ce temps, un jeune couple passe derrière elle en s’embrassant. Un fondu au blanc introduit le logo et le slogan de la CNP : « L’assurance de toute une vie. »

La bande-son est composée de la valse de Chostakovitch, déjà commencée au début du spot, et d’une voix off de femme qui énonce sur les images de la première scène : « L’avenir est fait de projets. » Au moment où l’on atteint l’objectif de l’appareil photo, la voix nous dit : « Pour les réaliser, la CNP vous propose des solutions d’épargne performantes et innovantes. » On voit ainsi s’allier la pérennisation de l’entreprise et l’innovation de ses propositions. Cette position d’avant-garde est implicitement la justification de sa longévité.
Cette valse symbolise la ronde de la vie et la caméra danse avec une virtuosité égale au bonheur de tous les personnages qui sont présents à l’écran. Dès la scène d’ouverture, montrant une esplanade de fête foraine où se prépare la première Exposition universelle, à Paris, en 1889, l’écoulement ininterrompu du temps et de la vie se met en scène. Les photographies seront les témoins des jours heureux et constitueront une sorte de lien, de fil rouge entre les différentes époques. L’optimisme dans l’avenir, approche du XXe comme du XXIe siècle, est soutenu par cette compagnie qui aide à la réalisation de tous les espoirs. L’éternel recommencement de la valse entraîne nécessairement le message et le client vers un avenir radieux et des lendemains qui chantent.
 
René Paulin
 
 
D’une vie à l’autre, spot publicitaire de la CNP, réalisé par Philipp Stoelzl (2003). Pour complément : voir le site consacré à ce film de la CNP où sont présentés les principaux éléments de cette campagne, avec notamment des informations sur la réalisation du story-board et sur les conditions de tournage.
www.cnp-lefilm.com/


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