Éduquer contre le racisme

Sommaire
 
Un exercice difficile
 
Questions à Jacqueline Costa-Lascoux
 
Thèmes d'activités en classe
 
Ressources
 
Un exercice difficile
Le sondage de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l'homme), publié le 16 mars 2000, révélant une augmentation des attitudes racistes et xénophobes, la résurgence en Autriche d'un parti xénophobe, les scènes de ratonnade en Andalousie, sans oublier l'audience encore récente du Front national le rappellent avec insistance : le combat contre le racisme n'est jamais gagné. Les enseignants le savent bien qui n'ont, paraît-il, jamais été si nombreux à se mobiliser autour de la Semaine d'éducation contre le racisme (du 20 au 25 mars 2000). Il n'empêche qu'éduquer contre le racisme est un exercice difficile auquel le présent dossier voudrait apporter sa contribution à travers les réponses éclairantes de Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au CNRS, quelques propositions d'activités en classe et un choix de ressources sur tout support.


Un exercice difficile
© BASE LINE
Que l'école ait en charge d'éduquer contre le racisme semble aller de soi. Difficile en effet d'imaginer une éducation civique qui ne prendrait pas en compte un phénomène menaçant la citoyenneté comme la démocratie. Pour autant, l'exercice, lui, ne va pas de soi. Tout d'abord parce que le racisme ne revêt pas une seule forme et que les discours qui lui sont opposés sont, eux aussi, multiples. Aujourd'hui, les sociologues parlent davantage d'un « néoracisme » qui s'est déplacé sur le terrain de la culture et de la religion, retournant l'argument du respect de la diversité culturelle pour revendiquer une identité culturelle déterminée une fois pour toutes. Attitude qui conduit tout droit au repli et au rejet... Autant dire que, pour le combattre, les cartes de la morale comme de la science ne sont plus efficaces. Faut-il dès lors en appeler à la richesse du multiculturalisme ou bien à l'unité du genre humain ?

Peut-on condamner un comportement sans stigmatiser des personnes, nouvelle source d'exclusion ? Interrogations parmi beaucoup d'autres… qui rendent délicat le combat contre le racisme. Sans compter que celui-ci renvoie aussi à la part intime de chacun, à notre rapport à l'autre, touche à nos peurs, nos frustrations. Heureusement, il y a déjà des faits simples à rappeler.

On peut aussi ne plus être raciste lorsqu'on l'a été
Par exemple, si tant de jeunes noirs américains sont bons au basket, ce n'est nullement grâce à une supposée prédisposition génétique, comme le rappelle Dominique Schnapper (dans « Questionner le racisme », page 21), mais par un phénomène social. Le basket est un sport peu onéreux, que l'on peut pratiquer dans la rue, ce qui le rend accessible à une population dont le niveau de vie est souvent inférieur à celui des autres Américains. Il est également un moyen efficace de promotion sociale. D'où son succès auprès des Afro-Américains. Il y a aussi à montrer, exemples historiques à l'appui, comment le racisme est incompatible avec l'exercice des droits et des libertés. À démonter le mécanisme si grossier du racisme qui généralise (« Tous les... sont des... ») et fige, refusant toute possibilité d'évolution. Il y a encore à s'appuyer sur le fait que les enfants ne sont nullement racistes et que l'école est l'un des rares lieux où se côtoient, échangent, apprennent à se connaître des jeunes de toutes les origines. Rappelons la formule célèbre « On ne naît pas raciste, on le devient », à laquelle Pierre-André Taguieff (dans « Le Racisme », page 88) ajoute fort à propos « et on peut aussi ne plus l'être, lorsqu'on l'a été ». Question d'éducation... toujours à recommencer.

Isabelle Sébert
Questions à Jacqueline Costa-Lascoux
Jacqueline Costa-Lascoux est directrice de recherche au CNRS (intégration, discrimination, laïcité, citoyenneté) – Cévipof (Centre d'étude de la vie politique française), Paris.

Depuis quelques années, à l'école comme dans la société, différents discours contre le racisme se sont succédé, voire superposé. Y en a-t-il un qui vous semble prévaloir aujourd'hui ?
Actuellement, on assiste à un certain effacement du discours des généticiens au profit des discours des philosophes et des sociologues qui valorisent la diversité culturelle, présentée comme une richesse, un apport au développement de la démocratie. Par ailleurs, tout le monde a désormais compris l'inefficacité, voire le caractère contre-productif, d'un discours purement moralisateur et incantatoire contre le racisme.Quant à l'explication qui lie racisme et exclusion, elle est moins présente, car l'observation quotidienne montre que les gens exclus sont parfois autant victimes qu'auteurs de racisme.
Ainsi, on observe, dans les « quartiers sensibles », des manifestations violentes de racisme entre les jeunes eux-mêmes et entre les « communautés ». Si la situation socio-économique favorise les processus de discrimination, le racisme est un phénomène plus complexe que le produit des inégalités sociales.

En quoi réside cette complexité du racisme ?
La logique du « bouc émissaire » est une logique atemporelle, mais les « cibles » du racisme sont variables selon les circonstances et les époques. Ainsi, le racisme ne se réduit pas à un face-à-face de la société française avec « ses immigrés ». La société française est, elle-même, hétérogène et nombre d'« immigrés » victimes de racisme sont déjà français. On constate aussi que des étudiants d'origine étrangère peuvent être en butte au racisme. Le niveau d'instruction ne met pas à l'abri des injures et des actes de discrimination.
D'autre part, on connaît bien les mécanismes de victimisation qui conduisent à se revendiquer comme victime du racisme : « Un professeur met une mauvaise note, il est raciste ; une fille ne veut pas sortir avec moi, elle est raciste... ». Cela conduit à une banalisation de l'expression raciste. S'il n'y a plus guère de personnes qui professent ouvertement des idéologies racistes, en revanche, les réactions de rejet au quotidien se développent. C'est le racisme banal, le populisme qui se répandent le plus communément aujourd'hui. Et beaucoup se justifient par l'idée que « les plus racistes, ce sont les autres ». Les processus sont complexes et évoluent rapidement dans leur expression. On ne peut donc plus se permettre des discours réducteurs.

« Les problèmes de violence sont très liés à des sentiments d'injustice, d'humiliation, d'irrespect... »
© Alain Le Bot/Gamma
D'où la difficulté d'en parler, notamment à l'école ?

La lutte contre les discriminations, dont le racisme est l'une des formes, fait partie intégrante de l'éducation du futur citoyen. Dans ce cadre, l'école républicaine a pour tâche de rappeler les valeurs fondatrices, d'apporter des éléments d'explication, d'analyse, d'argumentation, de rappeler les droits fondamentaux.
La plus grande difficulté est que l'école, elle-même, est un lieu où se vivent des situations de discrimination. Ainsi les problèmes de violence sont-ils très liés à des sentiments d'injustice, d'humiliation, d'irrespect, que les élèves disent ressentir. Il faut alors analyser, voir comment on entre dans une surenchère de comportements discriminatoires.

N'est-ce pas conférer à l'école une dimension citoyenne qu'elle n'a pas forcément ?
Il faudrait que l'école se conçoive comme une petite « Cité » avec un grand « C », comme un établissement démocratique où le jeune apprend les droits de l'homme et la démocratie. C'est la mission fondamentale de l'école que d'enseigner à l'élève à devenir un citoyen responsable et respectueux de la dignité de ses concitoyens. En cela, l'école a devant elle un énorme chantier.

Comment cette éducation à la démocratie peut-elle prendre corps ?
« Mettre en place des modes de participation de tous, élèves compris, à la vie de la communauté éducative. »
© J.C. Francolon/Gamma
Par l'instauration d'un parcours civique, de la maternelle au baccalauréat. Ce parcours pourrait s'élaborer autour de la réflexion sur les valeurs, la mise en relation de ces dernières avec les savoirs et les pratiques, la mise en place de modes de participation de tous, élèves compris, à la vie de la communauté éducative. En fait, il faudrait retrouver le sens de l'école à partir de certains principes : l'égale dignité des élèves, la lutte contre les discriminations, la liberté d'expression, le respect d'autrui, la laïcité.

Ainsi, dans l'éducation contre le racisme, chaque enseignant est partie prenante. Le professeur de français dispose de textes littéraires, le professeur de mathématiques peut enseigner qu'égalité n'est pas similitude, celui de biologie que la couleur de la peau n'est pas un critère très pertinent de classification. Enfin, chaque projet d'établissement devrait posséder un volet « démocratie » pouvant revêtir de multiples formes d'échanges linguistiques, d'expression artistique, de débats...
Alors, la Semaine contre le racisme apparaîtrait comme un moment de consécration des actions menées et non pas comme une simple pause dans le calendrier des activités scolaires.

Et que devient le cours d'éducation civique en tant que tel ?
Il reste le lieu privilégié pour analyser le racisme comme phénomène historique, pour montrer les conséquences des idéologies racistes, aborder les différentes formes d'expression du racisme, étudier les prises de position des grandes figures de la lutte contre le racisme, la chronologie de la conquête des libertés… Ces éléments de connaissance seront reliés aux actions menées par les élèves. Quant aux moyens, ils peuvent être développés par des partenariats avec les associations. La participation à des campagnes de sensibilisation, à des expositions, à des spectacles complète les études de cas faites en classe.

Devant les dangers de stigmatisation, voire de victimisation, ne peut-il se révéler délicat pour des enseignants ayant devant eux des élèves d'origine immigrée de parler du racisme ?
Certains enseignants savent traiter de ces questions sans heurter les élèves. Pour ceux qui seraient moins à l'aise, le rôle de la communauté éducative est essentiel. Un travail collectif est toujours moins traumatisant. Autre possibilité : solliciter des intervenants extérieurs. Pourquoi ne pas faire venir un juriste, un biologiste, un écrivain, un témoin des combats de la Résistance ? Inviter l'assistant d'anglais à évoquer la situation des minorités ethniques en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Canada... Il est loisible aussi d'organiser des échanges avec des élèves d'un autre établissement. Je milite beaucoup pour les échanges entre établissements du centre-ville et de la banlieue et avec ceux de pays étrangers.

À ce propos, que pensez-vous de la décision de certains établissements en France et en Belgique de suspendre leurs échanges avec des élèves autrichiens ?
Manifestation anti Haider à Vienne « Je trouve regrettable que l'on suspende les échanges avec les élèves autrichiens ».
© Chip Hires /Gamma
Je trouve cela regrettable car les élèves ne sont pas responsables des résultats électoraux de leur pays. Lutter contre le racisme c'est échanger, exprimer sa solidarité, sa fraternité, et non pas exclure, fermer les portes, stigmatiser en retour.

Avec les élèves, il faut commencer par démonter le mécanisme simpliste du racisme, qui globalise pour déprécier et qui introduit une rupture dans la communication selon la logique d'affrontement du « eux et nous ».

Éduquer contre le racisme demande aussi de s'appuyer sur des faits. L'actualité, les élections en Autriche ou les récents événements d'Andalousie, par exemple, peut-elle servir de support ?
Je suis tout à fait favorable à l'analyse de faits de l'actualité, mais en parlant du traitement de l'information, en procédant à une étude critique du rôle des médias. C'est aussi l'occasion d'une approche interdisciplinaire. Concernant les actes racistes contre des ouvriers marocains en Andalousie, par exemple, le professeur d'espagnol peut montrer comment les journaux espagnols ont traité la question ; le professeur d'histoire-géographie peut situer le contexte et celui de SES, aborder l'origine économique et sociale des troubles xénophobes. Une comparaison peut être faite avec des événements pris dans l'histoire et dans d'autres pays.

Pensez-vous que l'école en tant qu'institution puisse valoriser auprès des élèves le fait qu'elle est, de par sa fonction intégratrice, l'un des premiers remparts contre le racisme ?
Elle ne serait pas crédible si elle se contentait de transmettre des savoirs disciplinaires. Mais sa mission intégratrice se heurte aux disparités entre établissements scolaires, entre filières. Les orientations sélectives, l'apparition de classes que certains qualifient d'« ethniques » en sont des signes préoccupants. Ce n'est pas là, bien sûr, le résultat d'une volonté délibérée de l'école, mais la conséquence de l'ethnicisation de certains quartiers. Se cacher derrière un discours républicain purement formel risque alors d'engendrer des effets pervers. Or l'exemplarité de l'institution est la meilleure leçon de liberté et d'égalité qui puisse être donnée contre le racisme. Enseigner l'éducation civique et faire de nos écoles des lieux d'apprentissage de la démocratie sont les moyens les plus efficaces pour combattre les discriminations.

Propos recueillis par Isabelle Sébert

Thèmes d'activités en classe
Les thèmes proposés ici sont des suggestions d'activités que chacun peut évidemment adapter à la réalité de sa classe et de son établissement.


Petit historique de la Semaine nationale d'éducation contre le racisme
École, collège, lycée
C'est pour commémorer la mort, le 21 mars 1960, de 70 personnes manifestant contre l'apartheid en Afrique du Sud qu'est née, en 1966, la première Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, à l'initiative de l'Assemblée générale des Nations unies. Dans bien des pays, cette journée a donné naissance à une semaine entière de sensibilisation et d'action.
Des textes, des lois
Chaîne d'esclaves au Sénégal. Gravure de 1814, bibliothèque de l'Arsenal
© J.-L. Charmet / Explorer
École, collège, lycée

Deux textes, la Déclaration universelle des droits de l'homme (10 décembre 1948), article premier, 1er alinéa, et la Convention internationale des droits de l'enfant (20 novembre 1989), article 2, peuvent être expliqués, commentés, illustrés dès l'école primaire. Ils montrent l'existence de valeurs communes à de nombreux pays, par exemple la défense de la dignité humaine, les principes de justice et d'égalité, la tolérance, le refus des discriminations, les libertés, les droits et les devoirs des citoyens…Au collège et au lycée, on lira et on commentera l'article 2 de la Constitution de 1958 ainsi que des extraits des lois françaises contre le racisme : notamment la loi du 1er juillet 1972 qui permet de réprimer le refus de vente d'un appartement ou le refus d'embauche pour des raisons raciales ou religieuses ; les lois Auroux de 1982 interdisant de sanctionner ou de licencier un salarié « en raison de son origine » ; ou la loi du 13 juillet 1990 relative au délit de négation publique des crimes contre l'humanité commis par les nazis.
Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ?…
École, collège, lycée
Un répertoire de gènes identique, une origine commune, sans doute aussi une langue commune d'où dérivent les six mille langues parlées aujourd'hui, tel est le portrait que la paléontologie, la génétique ou la linguistique, parmi d'autres disciplines, dressent de nos ancêtres. On se demandera pourquoi le racisme persiste, alors que les données scientifiques nous montrent qu'il y a autant de races que d'individus. On pourra rappeler cette phrase de Jean Benoist, anthropologue : « Tout être humain est membre à part entière d'un « club humanité » qui donne des droits égaux à tous ses membres. » On réfléchira tout à la fois aux causes du racisme : peur de l'autre, préjugés, généralisations qui aboutissent à des attitudes simplificatrices et réductrices, et aux moyens de le faire reculer : plus de justice sociale, moins de chômage et de misère, une éducation antiraciste dont chacun, à son niveau, est partie prenante.
Le point sur...
Apartheid : la ségrégation totale des races fut mise en oeuvre dans la vie quotidienne jusque dans les moindres détails.
© W. Campbell / Sigma
Collège, lycée

Pour faire le tour de la question, voici une liste, non exhaustive, de sujets d'exposés, avec recherche de documents (textes et photos) à la clé. Dans chaque cas, on expliquera le vocabulaire propre à l'événement traité, on mettra l'accent sur son contexte historique et économique et on décrira le rôle des mouvements de lutte, de libération, de résistance (là encore, les définitions ont leur importance).
  • L'apartheid
  • La ségrégation raciale aux États-Unis
  • La Shoah
  • Les ghettos
  • L'esclavage
  • La colonisation
  • Les abolitions de l'esclavage
  • Les discriminations
  • L'antisémitisme
Revue de presse
Concert de rap à Strasbourg, 1997. Le slogan peut constituer le point de départ d'un débat
© Phillipe Huguen / AFP
Collège, lycée

Prolongeant ainsi la Semaine de la presse dans l'école, on pourra organiser une revue de presse sur le thème du racisme, en France, en Europe ou dans le monde, selon l'appétit et les compétences linguistiques de chacun.On mettra l'accent sur les différences de traitement de l'information d'un journal à l'autre. Ainsi, on comparera, dans chacun des journaux choisis, et pour un même événement, la place qui lui est accordée, le type d'article qui lui est consacré (brève, reportage, enquête…), la rubrique sous laquelle il figure, l'angle choisi, la présence ou non de propos rapportés d'une part, de commentaires du journaliste d'autre part ; cet article est-il accompagné de photos et, si oui, de quel type ? Quel volume occupent-elles par rapport au texte ? Les légendes aident-elles à la lecture des photos tout en apportant des informations supplémentaires ?…
Table ronde
Collège, lycée
On organisera un débat avec pour point de départ l'une des définitions suivantes, ou bien les trois, en les rapprochant : celle du généticien Albert Jacquard : « Le raciste, c'est celui qui n'a pas confiance en lui-même » ; celle de l'écrivain Tahar Ben Jelloun : « Le racisme est un cortège de malheurs » ; et le slogan : « Le raciste est quelqu'un qui se trompe de colère. » Au cours de la discussion, on ne perdra jamais de vue les valeurs de référence que sont le refus des discriminations, l'égalité, la tolérance, la dignité de la personne ou la solidarité.
Une note d'humour
École, collège
« Pour montrer l'absurdité du racisme, je propose souvent que, puisque certains ont un gros nez, d'utiliser la taille du nez, et non la race, comme critère fondant la supériorité. » De qui, cette saillie digne d'un humoriste de talent ?… Du Nobel de la paix 1984, monseigneur Desmond Tutu, alors archevêque du Cap (Afrique du Sud), opposant déclaré à l'apartheid.

Jacqueline Lavaud

Ressources
Sur le Net
Incontournable
L'espace de la commission européenne Contre le racisme et l'intolérance est une mine pour les enseignants et les élèves. Voir, notamment, la rubrique « Publications » et « Matériel pédagogique ».
Sur le site du Conseil de l'Europe www.coe.int/

Connaître les lois
L'évolution des lois françaises antiracistes. Pour tout savoir sur le délit et les peines encourues.
Sur le site du ministère de la Justice www.justice.gouv.fr/

Textes fondamentaux
Les textes fondamentaux  : celui de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ainsi que celui de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.
Sur le site de la Ligue des droits de l'Homme www.ldh-france.asso.fr/

Appeler et s'informer
Le site du 114, numéro d'appel gratuit de lutte contre les discriminations raciales, est animé par le Groupe d'études et de lutte contre les discriminations. On y trouve des fiches pratiques, des ressources et un carnet d'adresses.
www.le114.com/
Ouvrages
Pour l'enseignant
La France aux Français ? Chiche
Malek Boutih. Éditions Mille et une Nuits. 2001. 8,99 EUR (58,97 F).
Contre l'idée de communautarisme, le président de SOS Racisme défend la voie de l'intégration par le rappel des principes républicains.

Questionner le racisme
Dominique Schnapper, Sylvain Allemand. Gallimard Éducation (coll. « Le Forum »). 2000. 6,10 EUR (40 F).
Le racisme aujourd'hui. Ses liens avec la modernité, la citoyenneté. Avec une précieuse anthologie de textes.

Littérature de jeunesse et intégration
TDC, n° 784. Novembre 1999. CNDP. 3,81 EUR (25 F).
Les difficultés et les réussites de l'intégration à travers les romans pour la jeunesse.

Le Racisme, une introduction
Michel Wieviorka. La Découverte, 1998. (coll. « La Découverte Poche »). 7,47 EUR (49 F).
Les questions suscitées par le racisme contemporain qui s'appuie de plus en plus sur les notions de « différence » et d'incompatibilité des cultures.

Savoir vivre ensemble
Charles Rojzman, Sophie Pillods. Syros, 1998. (coll. « Alternatives sociales »). 19 EUR (125 F).
Agir autrement contre le racisme et la violence. Une approche fondée sur une expérience de terrain dans des quartiers en difficulté.

Le Racisme
Pierre-André Taguieff. Flammarion. 1997 (coll. « Dominos »). 6,25 EUR (41 F).
L'histoire des théories racistes, la définition et l'analyse des différentes formes de l'antiracisme.

Le Racisme, les avatars d'une idée fausse
TDC, n° 744. Novembre 1997. CNDP. 3,81 EUR (25 F).
Le point sur la question, des repères et un choix de textes à étudier avec les élèves.

L'Antiracisme à l'école : sortir des incantations rituelles
Article de Jean-Paul Tauvel. Migrants Formation, n° 109. Juin 1997. CNDP.
Les difficultés d'une éducation contre le racisme et les différents discours tenus sur le racisme à l'école.
Lire l'article (PDF, 54 ko)

Le Racisme
Jacques Tarnero. Milan. 1995 (coll. « Les Essentiels »). 3,81 EUR (25 F).
Présentée par doubles pages, une approche succincte mais bien documentée de la question du racisme.

Éducation contre le racisme et la xénophobie
Outils pédagogiques. La Case, centre de documentation sur la solidarité internationale du Val-d'Oise. 1998. 3,05 EUR (20 F).
La Case, BP 106, 1, rue Jean-Bullant, 95400 Villiers-le-Bel
Tél. 01 39 92 57 32
Méllacase@globenet.org
Quatre-vingts références de documents et d'outils pédagogiques (dossiers, revues, ouvrages, vidéos, mallettes, expositions, etc.).
Voir également la base de données (rubrique « Documentation ») sur le site de La Case www.lacase.org/

Consulter

Cinquante titres sur l’éducation aux droits de l’Homme et la lutte contre le racisme
Choisir, supplément n° 21, février 1997.
Consulter ce supplément (PDF, 508 ko)

Base de données documentaires
Ville-École-Intégration. CNDP.
Pour lire des notices sur la majorité des ouvrages indiqués dans la présente sélection et élargir la recherche.
Consulter la base de données

Activités pédagogiques

Regards pluriels
Trente-huit activités pédagogiques sur les préjugés, la discrimination, le racisme et l'exclusion. Orcades. Toit du Monde. 1993. 14 EUR (92 F).
Orcades : 12, rue des Carmélites, 86000 Poitiers
Tél. 05 49 41 49 11
Des activités éducatives simples pour tout niveau à partir d'études de comportements, d'événements historiques, de textes, de jeux de rôle.
Avec les élèves
Chanter contre le racisme
Livre-CD. Éditions Mango Jeunesse. 2002. 23 EUR (150 F).
Dix-huit chansons d'artistes qui ont sensibilisé le public sur le thème du racisme (Né quelque part de Maxime Leforestier ; Lily de Pierre Perret ; Voilà Voilà de Rachid Taha ; Clandestino de Manu Chao ; Mélangeons-nous de Princesse Érika, entre autres). Une belle initiative.
À partir de 8 ans.

Ami ! Ami ?
Chris Raschka. La Joie de lire. 1999. 12,96 EUR (85 F).
Une succession de séquences, à la manière d'un dessin animé, qui expriment l'amitié et la fraternité au-delà de toutes les différences.
À partir de 7 ans.

Le Chat Tigali
Didier Daeninckx. Syros (coll. « Mini souris noire »). 1997. 5,34 EUR (35 F).
Un chat de Kabylie est victime de la haine raciste.
À partir de 8 ans.
À noter : un cahier citoyen accompagne le livre avec des exercices pour les classes de CE et CM1. Il s'agit de Intolérance de Emmanuel Lardy (Syros, 1998, 10 EUR, 65 F).

Café au lait et pain aux raisins
Carolin Philipps. Père Castor-Flammarion (coll. « Castor poche »). 1999. 4,90 EUR (32 F).
Sammy, 10 ans, est né en Allemagne de parents noirs immigrés. Un soir, il est en butte à une agression raciste.
À partir de 10 ans.

Le Puits
Mildred Taylor. Père Castor-Flammarion (coll. « Castor poche »). 1997. 3,50 EUR (23 F).
1910, dans le Sud américain, la sécheresse a tari tous les puits sauf celui de la famille Logan, fermiers noirs aisés.
À partir de 11 ans.

Le Petit Livre pour dire non à l'intolérance et au racisme
Florence Dutheil. Bayard (coll. « Les petits livres pour dire non »). 1999. 2,30 EUR (15 F).
Pour apprendre à accepter les autres comme ils sont.
À partir de 6 ans.

L'Intégration
Céline Braconnier. Gallimard Jeunesse (coll. « Citoyens en herbe »). 2000. 7,45 EUR (49 F).
À travers la correspondance de deux amis, les réponses à leurs questions sur l'immigration, le racisme, la citoyenneté.
À partir de 8 ans.

Le Racisme expliqué à ma fille
Tahar Ben Jelloun. Seuil. 1998 (nouvelle édition avec les commentaires des enfants). 5,95 EUR (39 F).
Le dialogue à bâtons rompus de l'écrivain avec sa fille sur la question du racisme.
À partir de 9 ans.

Le Grand Livre contre le racisme
Sous la direction d'Alain Serres. Rue du Monde. 1999. 19,80 EUR (130 F).
Approche historique, sociologique, scientifique. Textes, témoignages, photos. Déjà une référence.
À partir de 9 ans.

Savoir faire face au racisme
Emmanuel Vaillant. Éditions Milan (coll. « Les Essentiels, Milan Junior »). 2000. 3,81 EUR (25 F).
En quelques chapitres, l'essentiel des arguments pour pouvoir lutter contre le racisme.
Dès 9 ans.
Multimédia
Vidéos
Pas d'histoires ! 12 regards sur le racisme au quotidien
Douze courts-métrages. 65 min. Dire et faire contre le racisme. 2001.Vente 48,37 EUR (317 F) ou location.
Douze réalisateurs, parmi lesquels Yamina Benguigui, Christophe Otzenberger, Vincent Lindon et Xavier Dirringer, ont filmé douze histoires de racisme ordinaire à partir de scénarios écrits par des jeunes de quinze à vingt-cinq ans.
Pour réfléchir et débattre.
En savoir plus sur le site de l'association Dire et faire contre le racisme.
http://dfcr.free.fr/
Lire le dossier pédagogique dans Télédoc.

L'Esprit des lois III
(Contre le racisme, Tricher n'est pas jouer, Quel avenir pour les OGM ?)
Galilée. 3 x 13 min. CNDP. 2000. 002 K3009. 14,50 EUR (95,11 F).
Le développement de l'arsenal juridique depuis 1945. L'insuffisance de la loi pour éradiquer le racisme.
Commander, lire la notice détaillée, voir des extraits.

Objectif plein sud n° 9
Danièle Sené, Eric Dazin. Orchidées, 1998. VHS : 52 min. 15,24 EUR (100 F).
Orchidées, 2, rue Pierre-Curie, 94200 Ivry-sur-Seine
Tél. 01 45 83 61 79
En collaboration avec le MRAP, quatre sujets abordés dont « 150 ans après l'abolition de l'esclavage », « Le racisme dans le monde du travail » et « L'école face au racisme », réalisés à l'occasion de la Semaine d'éducation contre le racisme de 1998.
Cédérom
Ensemble contre le racisme, pour une Europe solidaire
Coédition Céméa/France Libertés, 1998. 29,70 EUR (195 F).
Céméa, 24, rue Marc-Seguin, 75883 Paris cedex 18
Tél. 01 53 26 24 24 – Fax 01 53 26 24 19
En savoir plus sur le site www.cemea.asso.fr/
Textes législatifs, découverte de cas concrets. Fait partie d’une valise pédagogique contenant un livret, un film et des fiches d’activités.
Expositions
Toute la France. « Histoire de l’immigration au 20e siècle »
Ligue de l’enseignement.
Achat (152,45 EUR F + frais de port) auprès de Nathalie Cojan, service culturel, 3, rue Récamier, 75007 Paris.
Tél. 01 43 58 97 86
Vingt panneaux en couleurs sur l’histoire de l’immigration et ses apports culturels. Avec brochures explicatives et films vidéo.

Mille milliards de races
Forum des Sciences, centre François-Mitterrand
1, place de l’Hôtel-de-Ville, 59650 Villeneuve-d’Ascq
Tél . 03 20 19 36 00 – Fax 03 20 19 36 01
Location (la semaine) : 274 EUR (335 EUR hors Nord-Pas-de-Calais).
Vingt-neuf panneaux et onze boîtes de fiches pour interroger les rapports entre racisme et science.
À partir de 15 ans.
Associations
Pour organiser un débat ou une conférence dans son établissement scolaire, élaborer un projet, on peut faire appel à des intervenants de diverses associations. Certaines (MRAP, Ligue de l'enseignement, SOS Racisme) proposent aussi du matériel pédagogique.

Clubs Unesco
2, rue Lapeyrère, 75018 Paris
Tél. 01 42 58 68 06
Pour l’Ile-de-France, contacter Malik Djeghzi
Tél. 01 43 36 99 93
Mélmalik.clubs.unesco@wanadoo.fr
Webwww.clubs-unesco.asso.fr/

Ligue des droits de l’Homme
138, rue Marcadet, 75018 Paris
Tél. 01 56 55 51 00 – Fax 01 42 55 51 21
Mélldh@wanadoo.fr
Webwww.ldh-france.asso.fr/
En régions, contacter les sections locales.

MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)
Secteur éducation , 43, boulevard Magenta, 75010 Paris
Tél. 01 53 38 99 99 (Alain Pelé)
Webwww.mrap.fr/

SOS Racisme
28, rue des Petites-Écuries, 75010 Paris
Tél. 01 53 24 67 67 – Fax 01 40 22 04 02
Webwww.sos-racisme.org/

LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme)
42, rue du Louvre, 75001 Paris
Tél 01 45 08 08 08 – Fax 01 45 08 18 18
Webwww.Licra.org/
En régions, contacter les sections.

Ligue de l’enseignement
3, rue Récamier, 75007 Paris
Tél. 01 43 58 97 08 – Fax 01 43 58 97 02
Webwww.laligue.org/
En régions contacter les FOL (Fédération des œuvres laïques).

© SCÉRÉN - CNDP
Créé en mars 2000. Actualisé le 25 janvier 2006 - Tous droits réservés. Limitation à l'usage non commercial, privé ou scolaire.