Les enfants handicapés et l'école
Un enfant ou adolescent handicapé sur trois, aujourd'hui, est accueilli en milieu scolaire ordinaire. Ce dossier de l'espace "Actualités pour la classe" pose la question de la scolarisation des enfants handicapés, avec une interview de Serge Lefebvre, vice-président de la fédération APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés), des témoignages de maîtres dont la classe compte un enfant handicapé, une bibliographie et des adresses pour s'informer.

Sommaire
 
Encourager l'intégration
 
Entretien avec Serge Lefèbvre
 
Du côté des maîtres
 
Guide pour l'enseignant
 
Ressources
 
Documents
textes réglementaires
Encourager l'intégration
L’accueil à l’école « ordinaire » des enfants handicapés n’est plus une exception, il n’est pas encore une évidence. Même si les mentalités évoluent et les réticences se font moins vives.
Un dossier pour en savoir plus sur ce sujet avec le point de vue d’un responsable d’association (« Entretien »), des témoignages (« Du côté des maîtres ») et un « Guide pour l’enseignant » chargé d’accueillir dans sa classe un élève handicapé.


Enfants sourds dans une classe d'une école de Créteil.
© Michel Cambazard / Explorer
Sur le papier, tout va bien. Les textes réglementaires existent qui reconnaissent pleinement le droit à la scolarisation des enfants handicapés. Côté politique, tout va bien aussi, tant s’affirme, au-delà des différents gouvernements, la volonté d’ouvrir grandes les portes de l’école aux enfants atteints de déficience. L’enjeu, il est vrai, se situe au niveau de la société tout entière : élargir la place réservée aux personnes souffrant de handicap, changer le regard porté sur elles. Or nul aujourd’hui ne conteste que la scolarisation est la clé de l’insertion et le côtoiement des enfants « ordinaires » (être avec les autres) le gage essentiel de la socialisation.

Mais ces certitudes ont encore du mal à se traduire dans les faits. Aujourd’hui, tous les enfants qui pourraient être scolarisés ne le sont pas. Même si les chiffres augmentent. Même si les réticences se font moins vives...

Un manque d'information et de formation
L’institution scolaire, il est vrai, est déjà rudement sollicitée par les difficultés sociales, la violence, la démocratisation de l’enseignement.
Multiples sont les obstacles qui continuent de nuire à la scolarisation des enfants handicapés, au nombre desquels des locaux non accessibles, des moyens et des services d’accompagnement insuffisants, le manque d’information et de formation des enseignants, mais aussi les préjugés, les peurs... Également stigmatisées, l’insuffisance des dispositifs de soutien dans les collèges, leur absence dans les lycées, des carences, enfin, dans l’orientation même de ces enfants. Et nombreux sont les parents à évoquer leur parcours du combattant pour scolariser leur enfant.
Le tableau dressé en 1999 par l’Inspection était sévère, assez en tout cas pour que des mesures soient prises dans la foulée (le plan Handiscol’). Elles commencent à porter leurs fruits... Autre mesure importante : depuis cette rentrée, chaque élève d’IUFM suit obligatoirement un module de sensibilisation au handicap d’une dizaine d’heures. Et l’on annonce des moyens accrus.
Quelques pas de plus pour qu’en fin de compte l’accueil à l’école d’un enfant handicapé ne soit plus une exception mais une évidence.

Entretien avec Serge Lefèbvre
Serge Lefèbvre est vice-président de l'Apajh (Association pour adultes et jeunes handicapés), chargé du secteur Formation et Éducation nationale. Il explicite ici les difficultés mais aussi les aspects positifs de la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire.




Pourquoi est-il préférable qu'un enfant handicapé soit scolarisé en milieu ordinaire ?
  « Un enfant handicapé introduit de l'humanité dans le système »
© Fédération APAJH
Dans certains cas extrêmes, cette scolarisation n'est évidemment pas possible. Et, bien sûr, l'intégration nécessite des conditions d'accueil et de soutien particulières, parfois également des retours en milieux spécialisés. Mais, dans le principe, un enfant doit vivre avec les autres. Non comme les autres - il ne s'agit pas de nier son handicap -, mais parmi les autres. Ainsi il vit mieux sa vie d'enfant et il est davantage socialisé. Un enfant trisomique placé constamment en institution protégée au milieu d'enfants souffrant de handicaps mentaux ne sera pas aussi stimulé qu'en milieu ordinaire. Le milieu normal tire vers le haut.


L'accueil des enfants handicapés à l'école vous satisfait-il aujourd'hui ?
Il y a des progrès importants. Mais au quotidien, il arrive encore trop souvent que des enfants inscrits ne soient pas acceptés. Les cas sont rares, mais humainement toujours graves. Plus largement, les textes réglementaires existants sont satisfaisants, mais ils ne créent pas d'obligation. L'accueil d'un enfant peut encore dépendre de l'absence d'un plan incliné ou de matériel spécialisé, de l'existence d'un service pour l'accompagner, de la présence d'un auxiliaire d'intégration, du bon vouloir d'une équipe pédagogique. Réunir l'ensemble de ces conditions n'est pas toujours facile. Les moyens ne répondent pas aux besoins.

Les moyens sont-ils seuls en cause ?
  « Une occasion pour l'enseignant d'affiner sa démarche pédagogique »
© Fédération APAJH
La scolarisation en milieu ordinaire suppose également un changement d'état d'esprit. De la part des familles, qui pensent qu'en établissement spécialisé leur enfant sera protégé des regards, des réactions négatives. De la part des enseignants, qui ont peur d'avoir des problèmes, de ne pas être prêts, de ne pas savoir comment réagir si l'enfant tombe, se blesse, se montre agressif. Parfois aussi les parents se heurtent à un véritable « parcours du combattant ». L'intégration est possible une année et plus l'année suivante. En fait, plus tôt l'enfant est scolarisé avec d'autres, mieux cela vaut.

Autre signe de la difficulté à changer les mentalités, la manière de dénommer les handicapés. Au lieu de désigner les gens par ce qui les rapproche, on le fait par ce qui les sépare. On dit les mongoliens, les sourds, comme s'il s'agissait d'ethnies particulières. Or ce n'est pas un sourd, mais un enfant sourd qui est d'abord un enfant. Trop souvent aussi, la fiche pédagogique se contente de relever les incapacités de l'enfant au lieu de prendre en compte ses acquis, de définir ses potentialités, ce qui est essentiel lorsqu'il s'agit de bâtir un projet.

Quelles sont les modalités d'une intégration optimale ?
La modalité la mieux adaptée est celle du réseau pour répondre au projet individuel, car chaque enfant est un cas particulier. L'équipe éducative, la famille, les services (tous les spécialistes dont le métier est d'aider l'enfant à progresser : psychomotricien, orthopsiste, rééducateur, enseignant de la langue des signes, etc.), l'établissement spécialisé doivent travailler ensemble. Ce réseau est malheureusement trop souvent lacunaire et peu pensé en terme de complémentarité partenariale.

On entend souvent dire qu'un enfant handicapé apporte aussi quelque chose à une classe. En quoi ?
  « Dans le principe, un enfant doit vivre avec les autres, parmi les autres »
© Fédération APAJH
Un enfant handicapé introduit de l'humanité dans le système. C'est très éducatif pour les autres enfants. Sa présence leur offre l'occasion d'exprimer solidarité et cordialité, d'apprendre à accepter l'autre, la différence. Souvent, le climat de la classe change.

Par ailleurs, la présence d'un enfant handicapé amène aussi l'enseignant à réfléchir à son fonctionnement pédagogique. Il n'y a bien sûr pas deux pédagogies, l'une pour les enfants ordinaires et l'autre pour les enfants handicapés. Mais il y a des réflexions pédagogiques à mener qui viennent enrichir l'expérience pédagogique. Quand un enfant a des difficultés, il faut pouvoir affiner, approfondir sa démarche. Tout le monde en bénéficie, l'enseignant comme les autres enfants.

Un enfant handicapé dans une classe n'occasionne-t-il pas plus de travail ?
Cela ne nécessite pas davantage de travail de préparation, mais demande du temps pour travailler aussi avec l'ensemble des partenaires. Il convient de dégager les moyens afin que ces rencontres puissent avoir lieu. Dans le cas d'un enfant éventuellement lourdement en difficulté, une aide dans la classe est nécessaire.

Que pensez-vous des mesures d'encouragement à l'intégration décidées récemment par le ministère de l'Éducation nationale ?
La fédération APAJH en a reconnu tout l'intérêt. Il faut maintenant les mettre en œuvre en sachant que l'on ne pourra pas faire tout en même temps. Il y a des priorités à définir localement et ensemble.

Propos recueillis par Isabelle Sébert (septembre 1999)

Du côté des maîtres
L'intégration, oui, mais pas à n'importe quel prix
À l'école La Rotonde de Puteaux (92), Nathalie et Bénédicte travaillent ensemble sur deux classes, une CE2-CM1 et une CM1. Dans cette dernière, Franck, 9 ans, souffre de myopathie et ne se déplace qu'en fauteuil électrique.

« Les problèmes posés par la présence de Franck sont essentiellement d'ordre matériel et organisationnel. Une fois réglé l'équipement pratique (place dans la salle, disposition de la table), la classe se fait normalement. Mais il est vrai que l'école est équipée d'un ascenseur et que des emplois jeunes peuvent le prendre en charge dans ses déplacements. Reste à savoir si l'on pourra partir avec lui en classe transplantée.

Franck est un enfant qui compte pour les autres. Comme il est arrivé à l'école l'an dernier, l'essentiel du travail d'intégration s'est fait à ce moment-là. Au sein du conseil d'enfants, notamment, il a été expliqué à l'ensemble de l'école la nature de la maladie de Franck, les précautions à prendre, en quoi il était différent...
Ses camarades trouvent tout à fait naturel de lui chercher sa règle, de pousser son fauteuil, de l'aider à tartiner son pain. « On fait ce qu'il ne peut pas faire », disent-ils, sans tomber dans l'assistance pour autant. Cette année, il a été élu délégué de la classe.

La présence de Franck est source d'ouverture
Cependant, il est important de connaître les limites de son intégration. Exemple, le sport. Franck voulait en faire pour être avec ses copains. Mais après quelques tentatives d'adaptation (faire l'arbitre, courir avec son fauteuil) et quelques discussions, il a fini par décider d'aller à la bibliothèque. Être intégré ne signifie pas forcément faire comme tout le monde... Il faut aussi tenir compte de sa fatigue.
La présence de Franck est sans aucun doute source d'ouverture pour les autres, d'acceptation de la différence. Mais les choses seraient certainement plus difficiles avec un enfant présentant des troubles de la communication. Car alors le handicap est plus lourd à gérer.
En fait, l'intégration est un tout où interviennent l'ensemble des collègues, les enfants ainsi que l'élaboration d'un projet, les conditions d'accueil, l'accompagnement. Il ne faut pas, non plus, que la présence de l'enfant handicapé empiète sur la progression de l'ensemble de la classe. Enfin, il nous semble difficile d'imposer l'accueil d'un enfant handicapé à un enseignant qui ne se sentirait pas armé. L'intégration, oui, mais au cas par cas, et pas à n'importe quel prix. »

Accepter de se remettre en question
Mariem, petite fille malvoyante, suit une scolarité « normale » depuis le CP à l'école Aulagnier d'Asnières (92). Cette année, elle vient d'entrer en CE2, dans la classe de Monique.

« Mariem est bien sûr au premier rang. Elle a un pupitre sur sa table et une lampe, installée rien que pour elle. Elle dispose aussi depuis peu d'une loupe, car agrandir systématiquement les documents peut parfois en fausser les données. Au tableau, je veille à écrire plus gros et au milieu, ce qui, parfois, entraîne une gestion plus problématique. Mais ma tâche ne s'en trouve pas vraiment alourdie pour autant. Il faut simplement que je pense à intégrer sa déficience dans mon champ de pensée et à ajuster certains exercices. Un réflexe à prendre. De toute façon, aujourd'hui, les enfants ont des niveaux tellement différents. Il faut bien s'adapter.

Son voisin, un bon élève, lui sert de tuteur. Elle s'adresse plus volontiers à lui qu'à moi, car elle n'a pas trop envie que l'on remarque sa différence. Deux fois par semaine, une institutrice spécialisée vient à l'école et fait travailler Mariem avec d'autres élèves. Sa présence est importante pour la faire progresser, car elle comprend mieux ses difficultés et peut apporter des réponses spécifiques. Il y a aussi tout un service départemental de prise en charge des enfants déficients visuels qui intervient ponctuellement. L'ensemble de cet encadrement est un élément positif. Il faudrait le même dispositif pour les enfants aux difficultés sociales, familiales.

Une vraie chance pour Mariem
Si sa présence apprend aux autres enfants à se montrer tolérants, à jeter un autre regard sur la différence, pour Mariem, sa scolarisation dans une école ordinaire est une vraie chance. Cela l'aide, bien plus qu'en milieu protégé, à s'adapter à la réalité de la vie. Et même s'il faut accepter qu'elle fasse deux exercices au lieu de trois, qu'elle mette plus de temps, elle a tout à fait sa place dans l'école. Un handicap pas trop lourd n'empêche pas un enfant d'être brillant. Le fait que l'on s'intéresse à lui, qu'on lui apporte un soutien particulier, qu'on s'interroge sur ses échecs permet de rééquilibrer quelque peu le handicap. Par ailleurs, se poser des questions pour Mariem amène à s'en poser pour d'autres, à se remettre en question, à casser le « ronron ». Ce n'est jamais mauvais. Mais c'est vrai qu'une certaine ouverture d'esprit est nécessaire, tout comme l'acceptation du travail en équipe. »

Propos recueillis par Isabelle Sébert (septembre 1999)

Guide pour l'enseignant
Serai-je soutenu ? Faut-il que je change ma pédagogie ? Quel regard porter sur cet élève ? Existe-t-il des formations ? Autant de questions pour l’enseignant chargé d’accueillir dans sa classe un enfant handicapé et auxquelles ce guide tente de répondre.


Accompagnement
TITEUF par Zep. 2002.
Première appréhension : avoir à assumer seul l’accueil d’un élève handicapé, tâche pour laquelle on ne se sent pas forcément armé. Or, si beaucoup reste à faire pour accompagner l’enseignant, des dispositions existent déjà qui permettent de trouver soutien, conseils et coopération.

L’élève est intégré dans le cadre d’un projet individualisé qui permet de fixer des objectifs d’apprentissage, de déterminer leurs modalités de mise en œuvre, de coordonner l’action de tous ceux qui interviennent auprès de l’enfant. Au primaire, ce projet associe, aux côtés de l’enseignant et du directeur de l’école, une équipe élargie qui comprend :
  • les personnels chargés des soins et de la rééducation lorsque ceux-ci sont nécessaires ;
  • le médecin et le psychologue scolaires qui, les premiers, renseigneront sur la nature du handicap et les conduites à tenir ;
  • l’instituteur spécialisé itinérant, si le poste existe dans le département, à même de donner toutes les informations nécessaires et d’assurer un travail de soutien auprès de l’enfant.
On retrouve les mêmes partenaires (moins le psychologue scolaire mais avec le conseiller d’orientation) dans le second degré, notamment dans le cadre des unités pédagogiques d’intégration (UPI).
Reste que ce réseau de ressources suppose de collaborer avec des professionnels d’horizons différents, de leur ouvrir ponctuellement sa classe, ce qui n’est pas toujours facile.
Autre interlocuteur privilégié, à l’extérieur de l’école cette fois, le secrétaire des commissions départementales d’éducation spécialisée (CCPE pour le premier degré et CCSD pour le second degré) qui peut faciliter les contacts avec les familles et les services d’accompagnement et de soins.
Mais, dans sa classe, l’enseignant demeure maître de sa pédagogie.

Pédagogie
À la question souvent posée, « Faut-il changer sa manière d’enseigner ? », la réponse est non. Il n’y a pas deux pédagogies, l’une pour l’enfant handicapé, l’autre pour l’enfant « ordinaire ». Il faut essentiellement procéder à des adaptations.
Exemples :
  • choisir des documents lisibles et contrastés, débarrassés des messages inutiles pour un enfant malvoyant, limiter sa production d’écrit ;
  • ne jamais disparaître du champ visuel d’un enfant sourd qui lit sur les lèvres, bien lui parler de face ;
  • adopter un temps l’écriture scripte, utiliser des objets déplaçables pour apprendre à dénombrer, pour les enfants souffrant de déficiences motrices ;
  • simplifier l’information pour les enfants présentant des troubles cognitifs.
Et souvent, pour tous, accepter une certaine lenteur, réduire la taille des exercices, aménager les rythmes de travail.
On trouvera tous ces conseils largement détaillés dans les « Guides à destination des professionnels » mis en ligne sur le site du ministère (voir « Infos »).
Dans un premier temps, la mise en place de ces changements peut sembler alourdir la tâche, faire craindre, même, qu’ils ne viennent ralentir le rythme de la classe. En fait, cette recherche de réponses différentes a plutôt tendance à enrichir la pédagogie et à permettre, ensuite, une meilleure approche des situations très diverses de l’enseignement aujourd’hui.
Quant aux élèves en difficulté, loin de les pénaliser, ces adaptations favorisent leurs propres apprentissages.

Regard
Une intégration réussie se joue aussi dans le regard porté sur l’élève. Le handicap peut légitimement effrayer, déranger. On risque alors de se focaliser sur lui, de définir l’élève par ses seuls manques, de ne plus l’appréhender comme une personne à part entière. Or l’enfant handicapé est d’abord un enfant qui n’aime rien tant que d’être considéré comme les autres. Alors, cela peut commencer par une simple question de vocabulaire, en évitant le recours au catalogage (« l’aveugle », « le sourd », « le trisomique »).
Autre regard, celui qui banalise, qui veut gommer la différence, « faire comme si » et, par négation des besoins et difficultés, risque de mettre l’élève en situation d’échec.
L’équilibre, il est vrai, n’est pas facile à trouver entre la reconnaissance d’une différence et le refus d’y aliéner l’enfant.
Du côté des élèves, la présence d’un élève handicapé dans leur classe les amène à poser un autre regard sur la différence. Ils trouvent là l’occasion d’exercer leur esprit de tolérance, d’apprendre la solidarité, le respect de l’autre.

Formation
Longtemps inexistante, elle est encore imparfaite. Mais désormais, tous les élèves d’IUFM suivent obligatoirement un module d’une dizaine d’heures de sensibilisation à l’accueil des enfants handicapés, qui devrait les laisser moins démunis le jour J.
Côté formation continue, les inspecteurs d’académie ont mission d’inscrire des actions adéquates pour aider les enseignants en charge d’un élève handicapé. Dans certains départements, des stages ciblés peuvent être organisés pour l’équipe qui accueille. Se renseigner donc auprès de son inspection.
Enfin, le CNEFEI (Centre national d’études et de formation pour l’enfance inadaptée) reste, au niveau national, le lieu ressource privilégié qui propose aussi de nombreux stages.

Un numéro azur Handiscol’, 0 801 55 55 01, destiné aux familles et aux enseignants qui interviennent auprès d’enfants et adolescents handicapés.
Guides à destination des professionnels
Des guides pratiques indispensables pour tous les enseignants qui accueillent un élève handicapé (informations sur le handicap, sur la pédagogie, renseignements utiles). Disponibles sur le site du ministère www.education.gouv.fr/
Une expérience d’enseignement des mathématiques à des élèves déficients visuels intégrés dans une classe ordinaire de collège. Lire le compte rendu sur le site de l’académie de Créteil www.ac-creteil.fr/
Les stages proposés par le CNEFEI www.cnefei.fr/
Les formations AIS (adaptation et intégration scolaires) en IUFM www.iufm.fr/
Les dernières circulaires
« Adaptation et intégration scolaires : des ressources au service d’une scolarité réussie pour tous les élèves ». Circulaire n° 2002-111 du 30.4.2002.
B.O. n° 19 du 9 mai 2002www.education.gouv.fr/
« Les dispositifs de l’adaptation et de l’intégration scolaires dans le premier degré ». Circulaire n° 2002-113 du 30.4.2002.
B.O. n° 19 du 9 mai 2002www.education.gouv.fr/
« Scolarisation des élèves handicapés dans les établissements du second degré et développement des unités pédagogiques d’intégration (UPI) ». Circulaire n° 2001-035 du 21.2.200.
B.O. n° 9 du 1er mars 2001www.education.gouv.fr/


Ressources
Sites Internet
Handiscol’
Le site de l’Éducation nationale dédié à la scolarisation des élèves handicapés.
www.education.gouv.fr/
Intégration scolaire
Site réalisé par un instituteur spécialisé qui fédère les informations disponibles auprès des différents acteurs de l’intégration scolaire. Article, dossiers, témoignages.
http://intescol.free.fr/
Ouvrages
Guides à destination des professionnels
Des guides pratiques indispensables pour tous les enseignants qui accueillent un élève handicapé (informations sur le handicap, sur la pédagogie, renseignements utiles). Disponibles sur le site du ministère.
www.education.gouv.fr/

Compensation du handicap : le temps de la solidarité
Le rapport du sénateur Paul Blanc, rendu public le 23 juillet 2002, souligne, entre autres, l’insuffisance de l’intégration individuelle en milieu scolaire des enfants handicapés.
À lire sur le site du Sénat www.senat.fr/

Scolariser les jeunes handicapés
Les rapports de l’Inspection générale de l’Éducation nationale. CNDP. Hachette Éducation. La Documentation française. Décembre 1999. Réf. 75503462.
L’intégralité du rapport commandité en mars 1999 à l’Inspection générale sur l’intégration scolaire des jeunes handicapés.
Téléchargeable (RTF, 500 ko) sur le site du ministère ftp://trf.education.gouv.fr/

L’Enfance handicapée en France
Observatoire de l’enfance en France, sous la direction scientifique de Gabriel Langouët. Hachette. Décembre 1999.
Un état des lieux complet, avec données statistiques, qui aborde largement la question de la scolarité.

Guide de l’intégration scolaire de l’enfant et de l’adolescent handicapés
Groupement pour l’insertion des personnes handicapées physiques (GIHP). Dunod. Mai 1999.
Un inventaire méthodique et raisonné des dispositifs et réglementations.

Apprendre et vivre ensemble
Handicap et intégration scolaire. CRDP d’Auvergne (coll. « Documents, actes et rapports pour l’éducation »). 1998. Réf. 630Z4250.
Un panorama complet de l’adaptation et l’intégration scolaires.
Revues
Handicaps et intégration
TDC n° 836. Du 15 au 31 mai 2002. Lire le sommaire.

Choisir « 50 titres »
La scolarisation des enfants et adolescents handicapés. Bibliographie complète et commentée. CNDP, en collaboration avec le CNEFEI. Octobre 1999.
Disponible (PDF, 500 ko).
Vidéocassettes
L’Enfant déficient moteur à l’école
Vidéocassette. CRDP de Haute-Normandie
(coll. « Ressources formation »). Avril 2000. Réf. 7601V002.

Un enfant sourd dans votre classe
Vidéocassette. CRDP de Lyon. Octobre 1999.
Réf. 690A5061.
L’expérience de Colas, intégré en CE1, vue par les différents protagonistes (élèves, institutrice, orthophoniste, médecins, parents, etc.).
Livres jeunesse
Alice sourit
Jeanne Willis, Tony Ross. Gallimard Jeunesse (coll. « Folio Benjamin »).
Pour les 4-7 ans.
Un album très réussi qui narre les exploits d’une petite fille presque comme les autres.

Qui est Laurette ?
Florence Cadier, Stéphane Girel. Nathan (coll. « Première lune »).
Dès 5 ans.
Un récit plein de sensibilité, à la première personne, d’une fillette trisomique.

Alex est handicapé
Dominique de Saint-Mars, Serge Bloch. Calligram (coll. « Ainsi va la vie »).
Dès 7 ans.
Une petite BD qui aborde le problème du handicap avec beaucoup de justesse, complétée par une série de questions sur le sujet.

Ces enfants qui ne viennent pas d’une autre planète : les autistes
Howard Buten, ill. Wozniak. Gallimard Jeunesse (coll. « Giboulées »).
À partir de 7 ans.
Pour Howard Buten, les autistes sont d’abord des enfants différents à aimer tels qu’ils sont. Un livre qui fait débat sur le site Citrouille.net http://perso.wanadoo.fr/citrouille/

Les Différences
Bayard Presse (coll. « Vivre ensemble »). Dès 7 ans.
Trois histoires de vie quotidienne pour réfléchir au respect de l’autre.

Une petite sœur particulière
Claude Helft, ill. Madeleine Brunelet. Actes Sud junior (coll. « Les histoires de la vie »). Pour les 7-12 ans.
L’histoire de Nelly, petite fille trisomique, de la découverte de son handicap jusqu’à la prise de conscience de sa différence. Pour expliquer aux enfants ce qu’est le handicap en général et le handicap mental en particulier.
Lieux ressources
CNEFEI (Centre national d’études et de formation pour l’enfance inadaptée)
58-60, avenue des Landes
92150 Suresnes
Tél. 01 41 44 31 00
Webwww.cnefei.fr/

Fédération APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés)
26, rue du Chemin-Vert
75541 Paris cedex 11
Tél. 01 48 07 25 88
Webwww.apajh.org/

Documents
textes réglementaires
La loi d’orientation en faveur des personnes handicapées (n° 75-534 du 30 juin 1975) stipule que « ...Les enfants et adolescents handicapés sont soumis à l’obligation éducative. Ils satisfont à cette obligation en recevant soit une éducation ordinaire, soit, à défaut, une éducation spéciale, déterminée en fonction des besoins de chacun d’eux... ».

La loi d’orientation sur l’éducation (n° 89-486 du 10 juillet 1989) affirme que tout doit être fait pour favoriser la scolarisation des enfants et des adolescents en milieu ordinaire.

La circulaire du 19 novembre 1999 (n° 99-187, B.O. n° 42 du 25 novembre 1999) sur la scolarisation des enfants et adolescents handicapés rappelle que « La scolarisation est un droit, l’accueil, un devoir » et indique la démarche de l’intégration.
www.education.gouv.fr/

La circulaire du 21 février 2001 (n° 2001-035, B.O. n° 9 du 1er mars 2001) décrit les modalités de « Scolarisation des élèves handicapés dans les établissements du second degré et développement des unités pédagogiques d’intégration (UPI) ».
www.education.gouv.fr/

La circulaire du 30 avril 2002 (n° 2002-111, B.O. n° 19 du 9 mai 2002) « Adaptation et intégration scolaires : des ressources au service d’une scolarité réussie pour tous les élèves » souligne que « L’école a vocation à accueillir tous les enfants et doit permettre à chacun d’eux de tirer le meilleur profit de sa scolarité ».
www.education.gouv.fr/

La circulaire du 30 avril 2002 (n° 2002-113, B.O. n° 19 du 9 mai 2002) explicite « Les dispositifs de l’adaptation et de l’intégration scolaires dans le premier degré ».
www.education.gouv.fr/

Les conditions de l’accueil
En primaire, les enfants handicapés accueillis en milieu ordinaire sont soit intégrés à une classe « normale » avec un dispositif d’aide, soit scolarisés dans une CLIS (classe d’intégration scolaire) qui réunit, dans une même classe, mais au sein d’une école ordinaire, des enfants atteints d’un même handicap.
Au collège, les élèves handicapés peuvent être regroupés au sein d’une UPI (unité pédagogique d’intégration). Ils sont scolarisés dans les classes du collège et reçoivent au sein de l’UPI aide et soutien.

© SCÉRÉN - CNDP
Créé en septembre 2002. Actualisé le 23 janvier 2006 - Tous droits réservés. Limitation à l'usage non commercial, privé ou scolaire.