Anniversaire du Traité de Rome
A l'occasion de l'anniversaire du traité de Rome, ce dossier, qui présente des ressources pédagogiques en langues et en histoire, peut aider les enseignants à amener les jeunes à mieux connaître les enjeux de leur citoyenneté européenne.

Sommaire
 
Le mot du ministre
 
Pistes pédagogiques
Histoire : collège
Histoire : lycée professionnel
Allemand : primaire
Allemand : collège
Allemand : lycée
Italien : primaire
Italien : collège
Italien : lycée
 
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Documents
Rencontre avec Jean-Louis Nembrini
Histoire LEP Fiche élève
Histoire LEP Fiche enseignant
Allemand Primaire Fiche 1
Allemand Primaire Corrigé 1
Allemand Primaire Fiche 2
Allemand Primaire Corrigé 2
Allemand Primaire Fiche 3
Allemand Primaire Corrigé 3
Allemand Primaire Fiche 4A
Allemand Primaire Fiche 4B
Allemand Primaire Corrigé 4
Allemand Collège Fiche 1
Allemand Collège Corrigé 1
Allemand Collège Fiche 2
Allemand Collège Corrigé 2
Allemand Collège Fiche 3
Allemand Collège Corrigé 3
Allemand Collège Fiche 4
Allemand Lycée Fiche 1
Allemand Lycée Corrigé 1
Allemand Lycée Fiche 2
Allemand Lycée Corrigé 2
Allemand Lycée Fiche 3
Allemand Lycée Corrigé 3
Allemand Lycée Fiche 4
Allemand Lycée Corrigé Grille
Italien Primaire Fiche
Italien Collège Fiche
Italien Collège Corrigé
Italien Lycée Fiche
Italien Lycée Corrigé
Rencontre avec Françoise Robert
Rencontre avec Michel Chaumet
Rencontre avec Anne-Marie Mogan
Rencontre avec Maryse Labroille
Rencontre avec Patrick Le Provost
Rencontre avec Marianne Viel
Rencontre avec Wolf Halberstadt
Rencontre avec Pierre Auboiron
Rencontre avec Claire Bertrand et Nelly Mok
Rencontre avec Véronique Guillemot
Rencontre avec Anne Ruhlmann
Rencontre avec Dominique Chandesris
Rencontre avec Claude Beaudoin
Guide de l'utilisateur
Rencontre avec Marie-Héléna Taquet
Le mot du ministre
Gilles de Robien, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
© Bernard Suard-Metattm

Monsieur le ministre, cette année, pour le 50e anniversaire du Traité de Rome, vous avez souhaité que l'Éducation nationale soit particulièrement associée à une opération. Pourquoi ?
Il me semble essentiel que les grandes dates de la construction européenne soient connues et comprises par tous les élèves, tout comme les grandes dates de l’histoire de notre pays. Le 9 mai 2006, nous avions célébré la Journée de l’Europe, jour anniversaire de la déclaration Schuman de 1950. Ce 25 mars correspond, lui, à la date de la signature des traités de Rome. C’est une occasion de rappeler l’immense espoir qui a présidé à la construction européenne, et c’est aussi l’occasion de dialoguer avec les jeunes sur les attentes qu’ils placent aujourd’hui dans l’Europe. Des initiatives marquent cette journée dans tous les pays de l’Union.
L’an dernier, vous avez souhaité qu'un kit pédagogique comprenant des affiches, des fiches d'information et des quiz soit largement diffusé dans les établissements scolaires. Cette année, le kit est actualisé. Avec quel objectif ? Comment comptez-vous associer les classes ?
Ce nouveau kit sera diffusé, tout comme pour l’opération du 9 mai 2006, dans l’ensemble des établissements scolaires, de façon à ce que les équipes pédagogiques puissent s’organiser autour de la date anniversaire du 25 mars. Ce kit est une ressource pédagogique que les enseignants pourront utiliser en fonction du projet de l’établissement, de l’implication des élèves sur les questions européennes et en tenant compte du niveau des classes.
Le kit du 9 mai présentait, en quelques outils, différents aspects de l’Europe : son fonctionnement institutionnel, la construction progressive de l’Union à 25, les figures emblématiques de la culture européenne et les grands domaines d’action de l’Union européenne.
Cette nouvelle édition complète et actualise l’édition du 9 mai dernier, avec notamment une carte de l’Union qui tient compte en effet de l’adhésion à l’Union européenne, au 1er janvier 2007, de la Bulgarie et de la Roumanie. Le kit 2007 comprend également une affiche rappelant les grandes lignes des traités signés à Rome le 25 mars 1957.
À qui s'adresse plus précisément cette action ?
Tous les élèves sont concernés, selon des modalités qui varieront en fonction de leur niveau de connaissances et des stratégies d’ouverture européenne propres à chaque établissement.
En quoi consiste l'éducation à l'Europe ? S'agit-il d'une ou de plusieurs matières spécifiques que l'on pourrait inscrire comme les autres dans des programmes ?
L’Europe doit être enseignée dans la plupart des disciplines : les langues naturellement, la littérature, l’histoire, la géographie, les arts, les sciences économiques, par exemple, ont évidemment une dimension européenne. Je crois que tous les jeunes doivent être conscients que tout domaine de la connaissance porte une dimension européenne. C’est cela qui est important. C’est aussi une forme d’éducation à la citoyenneté européenne.
En quoi le manuel franco-allemand pour la terminale, lancé le 8 mai 2006, veille de la Journée de l'Europe, et qui se poursuit cette année avec le niveau première, participe-t-il de l'éducation à l'Europe ?
D’abord ce n’est pas un manuel sur l’histoire franco-allemande, ce qui aurait enfermé le projet sur lui-même, mais bien un manuel franco-allemand d’histoire, où l’histoire européenne et l’histoire mondiale sont traitées conformément aux programmes scolaires, avec bien sûr la spécificité d’un regard croisé.
Ce travail de mise en commun historiographique et de rapprochement des conceptions pédagogiques est une expérience unique au monde !
Enfin – et c’est ici aux élèves que je pense –, il me semble qu’étudier l’histoire de son pays, du pays partenaire, de l’Europe, d’un point de vue qui ne soit pas franco-français, mais qui permette de déplacer les perspectives, c’est une formidable chance pour nos lycéens : comment mieux susciter et construire un vrai regard européen, un vrai regard d’Européen ?
Pistes pédagogiques
Histoire : collège
Niveau : 3e

Objectifs
– Maîtriser dans l’espace l’Europe des Six.
– Comprendre le contexte de la mise en place d’une Communauté économique européenne.
– Connaître les pères fondateurs de l’Europe et leurs motivations.
– Évoquer les valeurs de l’Europe d’après le plan Schuman et travailler sur le traité de Rome.

Introduction
Le Traité de Rome, signé le 25 mars 1957 par la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas, marque le début d’une longue construction supranationale tendant à défendre les intérêts de ses membres européens, grâce à la mise en place de la Communauté économique européenne.
Ce geste, qui veut faire oublier tout un passé européen d’impérialisme et de guerres, s’explique par un contexte particulier. D’une part, la seconde guerre mondiale a largement traumatisé les populations européennes par ses violences inouïes et les destructions qui l’ont ruinée. Elle a ainsi ouvert l’ère des Droits de l’homme à une échelle internationale, valeurs que reprend l’Europe avec la création du Conseil de l’Europe en 1949 et l’adoption l’année suivante de la Convention européenne des droits de l’homme. Pour éviter une nouvelle guerre, certains dirigeants avancent déjà l’idée d’une union en Europe, preuve d’une réconciliation des peuples sur le long terme : Winston Churchill évoque ainsi dans son fameux discours prononcé à Zurich, le 19 septembre 1946, les « États-Unis d’Europe ».
D’autre part se pose aussi la question de la reconstruction économique des pays, plus ou moins sous influence américaine avec le plan Marshall. Apparaît très tôt l’idée d’une alliance fondée sur le charbon et l’acier, rassemblant les nécessités économiques et militaires autour de produits stratégiques, idée véhiculée essentiellement par Jean Monnet.
Enfin, l’Europe est dès 1947 coupée en deux : le bloc américain et le bloc communiste ; la guerre froide accentue les tensions internationales, particulièrement palpables en Europe entre l’Ouest et l’Est, notamment pendant la guerre de Corée en 1952. Cette situation précaire de la paix inquiète les dirigeants politiques qui souhaitent pouvoir assurer leur propre sécurité.
Documents supports
Dossier documentaire « CNDP : 1950-1957 »
Ce dossier documentaire est disponible sur le site European Navigator (ENA) conçu et réalisé par le Centre virtuel de la connaissance sur l’Europe (CVCE). On y accède en cliquant sur « Album » puis sur « Albums publics » (menu de gauche) et sur « CNDP : 1950-1957 ».
www.ena.lu/

Plan Schuman du 9 mai 1950
– Le texte intégral sur la version française du site Web « Europa, portail de l’Union européenne » dans l’espace « L’UE en bref », rubrique « Journée de l’Europe ».
– L’enregistrement téléchargeable d’extraits du discours : dans les archives audio de la rubrique « 50 ans en images » de l’espace « Ensemble depuis 1957 » sur le site « Europa, portail de l’Union européenne ».
– L’extrait vidéo du discours : dans les « Traités en vidéo » de la rubrique « 50 ans en images » de l’espace « Ensemble depuis 1957 » sur le site Web « Europa, portail de l’Union européenne ».
http://europa.eu/

Extrait du Traité de Rome
La première partie, les principes, articles 1 à 3, à partir du texte intégral publié dans la rubrique Europe sur le site de la Digithèque de matériaux juridiques et politiques de l’université de Perpignan.
http://mjp.univ-perp.fr/

Signature du Traité de Rome
Enregistrement vidéo : dans les « Traités en vidéo » de la rubrique « 50 ans en images » de l’espace « Ensemble depuis 1957 » sur le site Web « Europa, portail de l’Union européenne ».
http://europa.eu/

Carte de l’Union européenne
www.ac-orleans-tours.fr/
Certains sites mettent à disposition des fonds de carte de l’Europe et ses frontières pour les enseignants, comme le site de l’académie d’Orléans-Tours, qui propose des ressources par discipline dans la rubrique « discipline » de son espace « Enseignement et pédagogie ».
Il est aussi possible de réaliser soi-même un fond de carte sur OpenOffice.org(http://fr.openoffice.org/) avec l’outil « Cart’OOo » (http://ooo.hg.free.fr/) disponible gratuitement et librement en ligne et qui propose des fonds de carte modifiables.
Contenu de la séquence proposée
Mise en œuvre
La séance sur les débuts de la construction européenne – suivie d’une séance ultérieure sur l’évolution vers l’Union européenne – est conçue en une heure et s’intègre dans la leçon sur l’organisation politique du monde depuis 1945. Ont donc été déjà évoquées les heures précédant la guerre froide et ses conséquences.
Préliminaire
Il est possible de préparer cette séance en demandant aux élèves de faire une recherche documentaire sur trois personnages majeurs considérés comme les « pères de l’Europe » : Jean Monnet, Robert Schuman et Paul-Henri Spaak. Ils se familiarisent ainsi avec leurs idées et leurs actions dans le domaine de la construction européenne. Leur recherche peut servir de point de repère pour le travail en classe.
Le professeur peut aussi fournir les fiches biographiques.
Séance
Le professeur commence par une brève introduction rappelant le traumatisme de la seconde guerre mondiale et le contexte de relations internationales tendues du fait de la guerre froide, en citant par exemple la guerre de Corée.
Plan Schuman
Le texte du plan Schuman, étudié en première partie, permet de préciser les valeurs défendues par les dirigeants politiques favorables à une coopération économique et politique en Europe ainsi que leurs objectifs à court et à long terme.
Jean Monnet, l’instigateur de ce plan – Commissaire général au plan –, prévoit d’abord de rapprocher l’Allemagne et la France en les associant dans un projet commun offrant à leurs économies respectives la possibilité de tirer profit de leur complémentarité, tout en éloignant les perspectives de revanche que pourraient contracter l’Allemagne, comme au lendemain de la première guerre mondiale et du « Diktat de Versailles ». De fait, l’Allemagne est riche en charbon et en coke tandis que la France a besoin de ces produits de base pour l’approvisionnement de son industrie sidérurgique, mais est bien pourvue en échange en minerai de fer. Ces produits sont par ailleurs éminemment stratégiques puisqu’au fondement de toute industrie de guerre : cette alliance permettrait donc à l’Allemagne de ne pas envisager comme en 1935 un réarmement sauvage et agressif.
Le projet n’est cependant pas fermé à d’autres acteurs européens, comme le souligne Robert Schuman dans son discours. Quatre autres pays rejoignent le projet : l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, preuve qu’il n’est pas utopique mais bien fondé sur des « réalisations concrètes ».
Le texte peut être présenté à travers les enregistrements vidéo ou audio si l'on envisage une séance dans la salle multimédia. Sinon, on utilise une retranscription dans un manuel.
L’activité est envisagée sous forme de tableau que les élèves complètent.

Auteur
Robert Schuman
Contexte historique
- Traumatisme de la seconde guerre mondiale
- Tensions internationales dues à la guerre froide
Pays concernés par le plan Schuman
La France et l’Allemagne + tous les pays d' Europe qui le souhaitent
Valeurs partagées et objectifs
- Maintien de la paix
- Création d’une solidarité de fait entre les pays européens par des réalisations concrètes
- Aide au développement d’autres régions du monde, notamment l’Afrique, encore largement colonisée par les puissances européennes


Un questionnaire est aussi possible.
Principales étapes de la construction européenne
Le professeur présente dans un deuxième temps les principales étapes de la construction européenne, faisant ainsi le lien entre le plan Schuman et le traité de Rome. Les élèves constatent ainsi les étapes vers la construction européenne, les réussites (Communauté européenne du charbon et de l’acier) comme les échecs (Communauté européenne de défense) et leurs répercussions.

Engagés dans la guerre froide aux côtés des Américains, les Européens du bloc ouest s’inquiètent des pressions américaines en faveur du réarmement allemand. On craint le réveil du militarisme allemand. Le Conseil de l’Europe décide donc de voter en août 1950 une résolution présentée par Churchill sur la constitution d’une « armée européenne » dans le cadre du pacte Atlantique. René Pleven, chef du gouvernement français, présente aussi un plan pour la création par les six pays déjà engagés dans la CECA d’une armée commune. Le traité de la CED est signé à Paris le 27 mai 1952 par les représentants des six pays.

Pour entrer en vigueur, le texte doit être ratifié par les Parlements des six pays. C’est le cas dans les pays du Benelux et en Allemagne en février et mars 1954, mais le Parlement français le rejette, scindé entre les « cédistes » (MPR, libéraux) et les « anticédistes » (communistes et gaullistes, mais aussi une partie des socialistes et des radicaux). Les problèmes se cristallisent autour de l’idée du réarmement allemand, inenvisageable pour une grande partie de l’opinion française, mais aussi sur la question de la perte d’une partie de la souveraineté française en matière de défense.

L’échec de la CED en Europe, relayé par un relatif dégel des tensions internationales à la suite de la mort de Staline, marque un coup d’arrêt dans la construction européenne, mais l’infatigable Jean Monnet la relance les années suivantes sur des bases essentiellement économiques.

L’exercice proposé est une chronologie commentée que les élèves doivent compléter à partir de l’album CDNP : 1950-1957 (voir Documents supports) en ligne sur le site European Navigator (ENA).

1949 : Conseil de l’Europe

1950 : plan Schuman
Idée de créer une organisation supranationale chargée de contrôler la production franco-allemande de charbon et d’acier.
Projet accepté par la RFA, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

1951 : traité de Paris – Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA)
Les droits de douanes sur le charbon et l’acier sont supprimés entre les pays membres. Un tarif douanier commun aux six pays les protège de la concurrence extérieure.
Les institutions de la CECA sont la Haute Autorité, le Conseil spécial des ministres, l’Assemblée commune et la Cour de justice.

1952 : les mêmes pays élaborent la Communauté européenne de défense, dans un contexte de guerre froide pressant (guerre de Corée).
Les dirigeants politiques reprennent l’idée de coopération en envisageant une défense commune, avec une armée de 10 000 hommes, dirigée par un ministre européen de la Défense. Le traité est signé à Paris le 27 mai 1952 par les représentants des six pays de la CECA. Il est ratifié par les pays du Benelux et l’Allemagne.

1954 : échec de la CED
Le projet est rejeté par l’Assemblée nationale française. Cet échec est dû au refus du réarmement allemand et à la peur de perdre la souveraineté de la nation dans le domaine de la défense. Par ailleurs, la mort de Staline en mars 1953 permet le relâchement des tensions internationales.
Les années suivantes, certains hommes politiques, notamment Jean Monnet et Paul-Henri Spaak, relancent l’idée européenne sur une base économique.
Le Traité de Rome instituant la CEE : 25 mars 1957
Le professeur étudie enfin avec les élèves, à partir du texte fondateur, le traité de Rome, les principes et la mise en place d’une Communauté économique européenne. Il part d’un simple questionnaire sur la lecture des trois premiers articles pour arriver à la constitution d’une carte sur l’Europe des Six.
Cette carte peut être réutilisée au cours de la séance suivante sur l’élargissement de la CEE, puis de l’Union européenne, jusqu’en 2007 et au-delà. Cela permet de conclure cette séance sur le Traité de Rome par la question ouverte de sa réussite et de faire la transition l’heure suivante.

Exercice proposé :

1. [Art. 1-2] Relevez les objectifs généraux de la CEE.
– Établissement d’un marché commun et rapprochement progressif des politiques économiques des États membres.
– Développement des activités économiques.
– Expansion continue et équilibrée, relèvement du niveau de vie.

2. [Art. 3] Comment les États membres comptent-ils mettre en place leurs objectifs ?
– Suppression des douanes à l’intérieur de la CEE pour les productions des États membres et mise en place d’un tarif commun et d’une politique commerciale commune envers les États non membres.
– Mise en place de la libre circulation des personnes, des services et des capitaux.
– Établissement à l’avenir d’une politique commune, en matière d’agriculture, de transport.
– Création d’une Banque européenne d’investissement et d’un fonds social européen.

3. Complétez la carte de la construction européenne en coloriant en rouge les six États membres et en marquant d’un gros trait rouge les limites de la CEE en 1957.
Proposition de trace écrite
Après 1945, plusieurs pays d’Europe occidentale décident de s’unir pour préserver la paix, redresser leur économie et faire face à la menace soviétique. Pour eux, la construction européenne doit être fondée sur la réconciliation franco-allemande et sur le rapprochement des intérêts économiques. Leurs efforts donnent naissance à la CECA en 1951 puis au Traité de Rome en 1957.
Histoire : lycée professionnel
Niveau : Baccalauréat professionnel terminal

Intégration dans le programme
Dans « Territoires et nations en Europe, depuis le milieu du XIXe siècle ». Il s’agit de la dernière leçon de cette grande partie.

Durée de la séquence : 2 heures

Objectifs
Savoir notionnels
– État, nation, État-nation, nationalisme, patriotisme, fédération, confédération, supranationalité.
Savoirs
– Connaître les grandes étapes de la construction européenne.
– Comprendre le contexte et les motivations de cette construction.
– Comprendre les difficultés et les défis de cette construction supranationale.
Savoir-faire
– Savoir analyser et comparer le contenu de textes comme les traités.
– Savoir élaborer une synthèse claire du contenu d’un texte.
– Savoir étudier une frise chronologique.
– Savoir interpréter les données d’un tableau.
– Savoir effectuer des recherches précises sur Internet, en vue d’un objectif précis.
– Savoir créer un document à partir d’un logiciel de PréAO.
– Savoir présenter son travail oralement.
Savoir être
– S’adapter au travail en groupe.
– Adopter les attitudes adaptées à la présentation orale de son travail.

Introduction
Cette séquence se situe dans une leçon qui s’intitule : « Nationalisme et supranationalité dans l’Europe contemporaine ».
L’objectif de cette leçon est de montrer le paradoxe qui existe entre le développement de l’idée de supranationalité entraînant la construction européenne et la résurgence des nationalismes dans cette même Europe.

La première partie de cette leçon montre que l’Union européenne est une construction supranationale. C’est ici que s’intègre le travail sur les textes fondateurs de l’Union européenne.
Ce sera l’objet de ce scénario pédagogique (la partie sur la résurgence des nationalismes constitue un scénario différent).
Documents supports
1. Frise chronologique
Disponible dans l’article « Traité instituant la Communauté européenne » de Wikipédia.
http://fr.wikipedia.org/

2. État des positions actuelles des États membres sur la ratification
Tableau montrant les résultats de la consultation pour la Constitution européenne (traité de Rome II) dans l’article « Traité de Rome de 2004 » de Wikipédia.
http://fr.wikipedia.org/

3. Textes synthétisés des traités de Rome et de Maastricht
Les textes « Traité CEE (1957) » et « Le traité de Maastricht sur l’Union européenne (1992) » sont disponibles depuis la page « Traités et droit » du site « Europa, portail de l’Union européenne » (menu « Liens utiles », à gauche).
http://europa.eu/
Contenu de la séquence
Mise en situation
Déroulement de l’activité
Rappel oral du cours de géographie sur l’Europe (dont l’UE), partie déjà enseignée, dans la progression pédagogique.
À partir de la carte de l’Europe, déjà élaborée par les élèves, on revoit les pays fondateurs et les élargissements successifs.
Durée
5 min.
Conditions
En classe
Préparation notionnelle (1)
Déroulement de l’activité
Expliquer et définir la notion de supranationalité en s’appuyant sur les acquis des élèves qui, dans les leçons d’histoire précédentes, ont étudié les notions de nation, nationalité, nationalisme, État-nation, et sur le découpage étymologique du mot.
L’enseignant effectue une remédiation et reprend la définition retenue.
Durée
5 minutes.
Conditions
En classe
Préparation notionnelle (2)
Déroulement de l’activité
Montrer la construction dans son ensemble, à partir de l’étude d’une frise chronologique (Document 1).
Elle doit montrer qu’il existe d’autres traités que les deux qui vont être étudiés et que la construction européenne s’inscrit dans un long cheminement qui a commencé il y a plus de cinquante ans.
Durée
10 minutes.
Conditions
En classe
Fiche élève : question 2
Recherche des textes des traités
Déroulement de l’activité
L’enseignant demande à la classe de s’organiser en six groupes et d’effectuer sur l'internet la recherche du résumé du Traité de Rome (Document 3).
Durée
5 minutes.
Conditions
Dans la salle informatique
Travail en groupe
Fiche élève : question 3
Analyse et synthèse des textes
Déroulement de l’activité
Chaque groupe prend en charge, dans le but d’un travail coopératif, l’étude d’un aspect du traité que l’on peut diviser ainsi :
– le contexte et la naissance du traité ;
– les objectifs du traité ;
– l’établissement d’un marché commun ;
– la mise en place d’une union douanière ;
– l’élaboration de politiques communes ;
– les institutions.
Chaque groupe doit synthétiser, en quelques phrases, l’information essentielle pour qu’elle soit claire pour l’ensemble des élèves.
Pour ce faire, l’élève doit définir tous les termes qui peuvent poser un problème de compréhension. Il s’appuie sur une recherche d’informations sur Internet et peut poser des questions à l’enseignant, qui vérifie si la compréhension du document est totale ou partielle.
La synthèse est rédigée sur une ou deux diapositives, à partir d’un logiciel de PréAO.
Le professeur « récolte » alors les diapositives de chaque groupe et les insère dans un seul document.
Durée
15 minutes.
Conditions
Dans la salle informatique
Travail en groupe
Fiche élève : questions 4 et 5

Cet exercice donne une idée de la façon dont les élèves effectuent des recherches sur l'internet.
L’enseignant peut alors intervenir en cas de difficultés, auprès d’élèves.
Présentation orale de la synthèse
Déroulement de l’activité
Chaque groupe présente oralement sa synthèse, à partir du document visionné avec un vidéoprojecteur. Les élèves peuvent poser des questions, notamment s’ils ne comprennent pas certains mots ou aspects. Chaque groupe doit être en mesure de répondre efficacement à ces questions.
Remédiation de l’enseignant.
Durée
20 minutes.
Conditions
Dans la salle informatique
Travail en groupe
Fiche élève : question 6
Comparaison avec le Traité de Maastricht
L’enseignant reprend la frise chronologique (Document 1).
Question à l’oral : « Quel autre traité marque une étape importante dans la construction européenne ? »

Chaque groupe doit retourner sur la même adresse internet et se rendre dans la partie concernant le Traité de Maastricht (1992) (Document 3).
La classe doit dégager les apports de ce traité par rapport au Traité de Rome.
Chaque groupe prend en charge un aspect :
– naissance de l’Union européenne et objectifs ;
– les institutions ;
– les politiques communes ;
– l’union économique et monétaire ;
– le protocole social ;
– la citoyenneté européenne.
Même consigne que pour le travail sur le Traité de Rome (recherche des termes complexes ou non connus, synthèse de l’information, rédaction sur diapositive et présentation orale).
Durée
15 minutes.
Conditions
Dans la salle informatique
Travail en groupe
Fiche élève : question 7
Présentation orale de la synthèse
Déroulement de la séance
Chaque groupe présente oralement sa synthèse de la même façon que précédemment.
Durée
20 minutes.
Conditions
Dans la salle informatique
Ouverture sur le présent et le futur
Déroulement de la séance
Reprise de l’étude de la frise chronologique (Document 1).
Question orale : « Dans quelle étape la construction européenne s’inscrit-elle actuellement ? »
Étude du tableau des résultats de la consultation sur la Constitution européenne dans les États membres (Document 2).
Après l’étude de ce tableau, la question « Qu’en pensez-vous ? » permet d’aborder les grandes questions du débat européen (motivations, choix entre fédération ou confédération, élargissements, etc.).
Durée
15 minutes.
Conditions
Dans la salle informatique
Fiche élève : question 8
Document final écrit
Déroulement de la séance
À partir des documents élaborés par les élèves et de sa fiche enseignant, le professeur copie le contenu sur un document texte qu’il imprimera, photocopiera et distribuera aux élèves, lors du cours suivant.
Conditions
Fiche enseignant (modèle de synthèse)
Fiches
Fiche enseignantFiche élève
Allemand : primaire
Niveau : A1

Objectifs
Culturels
– Sensibiliser les élèves à l’Europe.
– Les différents drapeaux.
Lexicaux
– Les couleurs (description des différents drapeaux européens).
– Rappel de l’alphabet en allemand.
Compétences
– Expression orale : description des drapeaux.
– Compréhension écrite : inférer des traductions simples.

Contenu de la séquence proposée
Document
Site Europa
http://europa.eu/
Mise en œuvre
Séance 1
L’enseignant a préparé des fiches permettant de présenter les couleurs des drapeaux français et allemand. Il présente chaque fiche en faisant répéter en allemand la couleur : rot, blau, weiß, gelb, schwarz.
Il affiche ces couleurs au tableau et introduit le mot Farbe.
Puis il montre les couleurs, d’abord dans l’ordre, puis dans le désordre ; les élèves doivent de mémoire les prononcer en allemand.
L’enseignant présente ensuite les trois couleurs de chaque drapeau ensemble et commente : Was ist das? Das ist die französische Flagge.
Ensuite, il fait deviner que les trois autres couleurs sont celles du drapeau allemand.
Und das? Das ist die deutsche Flagge.
La tâche consiste ensuite à colorier ces drapeaux.
L’enseignant propose les deux formes suivantes et les mots DEUTSCHLAND et FRANKREICH, et les élèves doivent associer formes et noms.


Il s’agit ensuite de colorier correctement les drapeaux. L’enseignant désigne une des bandes et les élèves doivent proposer la bonne couleur.
Jetzt wollen wir die Flagge bemalen. Welche Farbe nehme ich?
À chaque couleur proposée par un élève, l’enseignant demande aux autres élèves : Er/Sie will Blau. Stimmt das? Les élèves répondent par Ja, das stimmt ou Nein, das stimmt nicht.
Dans la seconde phase du travail, l’enseignant propose aux élèves d’apprendre à écrire les noms des couleurs. Il leur propose une fiche sur laquelle les élèves devront associer la couleur au mot (voir Fiche 1).
Après la correction de la fiche, il procède à un rappel de l’alphabet en allemand, puis demande aux élèves d’épeler en allemand les noms des couleurs.
Séance 2
L’enseignant explique aux élèves que l’« Europe » s’est constituée en 1957 autour de six pays avec la Communauté économique européenne, et qu’aujourd’hui l’Union européenne en compte vingt-sept. Il présente une carte de l’Europe et demande aux élèves d’y situer la France et l’Allemagne : Wo liegt Frankreich? Wo liegt Deutschland?
Il appose sur la carte le drapeau correspondant, puis propose aux élèves de compléter la carte avec les drapeaux des autres principaux pays européens. Il s’agit donc de trouver les noms des autres pays européens et de découvrir leurs drapeaux.
Dans un premier temps, l’enseignant présente en allemand les quatre autres pays fondateurs de ce qui est devenu l’Union européenne : Italien, Belgien, Luxemburg, Nierderlande. Après en avoir fait trouver la traduction, on note leurs noms au tableau. La tâche demandée aux élèves est de retrouver le drapeau de chaque pays à l’aide des descriptions orales qui seront faites par l’enseignant. Introduire la couleur « vert » en rebrassant les couleurs apprises lors de la séance précédente, et distribuer la Fiche 2 :
Form 1
Die Fahne von Italien ist grün, weiß, rot.
Die Fahne von Belgien ist schwarz, gelb, rot.
Form 2
Die Fahne von Luxemburg ist rot, weiß, blau.
Die Fahne von Niederland ist rot, weiß, blau.

Après avoir corrigé la fiche, les élèves vont placer les drapeaux sur la carte de l’Europe.
Ensuite, l’enseignant explique que de nombreux autres pays européens ont rejoint la CEE puis l’Union européenne. Les élèves sont invités à en citer quelques-uns. Veiller à la correction phonologique avant de proposer la Fiche 3 dans laquelle les élèves associeront les noms des pays avec leur traduction allemande.
Ensuite, l’enseignant propose un document avec les drapeaux muets de certains de ces pays. On peut visiter le site Europa(http://europa.eu/) pour trouver ces drapeaux.
La classe sera divisée en deux groupes ; chaque groupe devra faire découvrir à l’autre les couleurs et formes des drapeaux de certains pays (voir Fiche 4).
L’élève sera amené à faire des phrases du type :
Die Fahne von Finland hat die Form 3. Sie ist weiß und blau. Die Form in der Mitte ist blau.
Il ne restera ensuite plus qu’à placer ces drapeaux sur la carte.
La séquence peut se terminer par la présentation, voire la réalisation d’un grand drapeau européen : blau mit zwölf gelben Sternen.
Fiches élève et corrigés
Fiche 1Corrigé
Fiche 2Corrigé
Fiche 3Corrigé
Fiche 4 groupe A - Fiche 4 groupe BCorrigés
Prolongements
L’enseignant peut décider d’approfondir le travail sur l’alphabet avec le jeu du pendu : il fait découvrir le nom de pays peu connus de l’Union européenne : E S T L A N D.
Allemand : collège
Niveau : A2

Objectifs
Culturels
– Sensibiliser les élèves à l’Europe et leur expliquer brièvement le traité de Rome.
– Sensibiliser aux noms des pays qui composent l’Union européenne, identifier les capitales, leurs habitants.
Lexicaux
– Savoir dire d’où l’on vient, sa nationalité, présenter un pays et ses caractéristiques, savoir le situer géographiquement.

Contenu de la séquence proposée
Prévoir deux heures de travail en salle multimédia.
Document principal
Site Wikipedia en allemand
http://de.wikipedia.org/
Document secondaire
Site Europa
http://europa.eu/
Mise en œuvre
Séance 1
Le professeur présente la situation initiale : un groupe de jeunes étrangers se retrouve dans un centre de vacances en Allemagne, dans la région de Munich. Ils viennent juste d’arriver et l’animateur leur demande de se présenter les uns aux autres (voir Fiche 1).
Après la correction de cette fiche, le professeur demandera aux élèves d’imaginer une situation de dialogue où ils se présentent et s’interrogent mutuellement :

Fragen
Antworten
Wer bist du? Wie heißt du?
Ich heiße... Ich bin...
Woher kommst du?
Ich komme aus...
Wo wohnst du?
Ich wohne in...
Und du?
 


Après cette première phase, le professeur attire l’attention des élèves sur la différence entre un nom de nationalité et un nom de langue (voir Fiche 2).
Les élèves sont alors en mesure de préciser leur nationalité et de dire quelle langue ils parlent :

Fragen
Antworten
Was bist du?
Welche Nationalität hast du?
Ich bin…
Meine Nationalität ist…
Was sprichst du? / Welche Sprache sprichst du?
Ich spreche…


Le professeur replace les élèves en situation de dialogue. Chacun d’eux affiche un panneau sur lequel sont notés son prénom, son pays, sa ville d’origine et la langue qu’il parle. La situation de dialogue permettra d’obtenir des phrases du type :
Ich bin Teresa. Ich komme aus Madrid. Madrid liegt in Spanien. Und ich spreche spanisch. Und du, wer bist du?
ou Und er? Er ist... Er kommt…
À l’issue de cette séance, les élèves auront comme tâche pour la séance suivante de s’exercer sur ce type de dialogue et de mémoriser le vocabulaire.
Séance 2
Le professeur place d’emblée les élèves en situation.
Ich stelle mich also vor: ich bin Wilfried. Ich bin der Moderator und komme aus Berlin. Ich arbeite hier in München und ich möchte, dass ihr mir euer Land vorstellt.
Pour exécuter cette tâche, chaque élève devra disposer d’informations concernant la situation du pays, le nombre d’habitants, sa superficie et dire depuis quand le pays fait partie de l’Union européenne. Pour rechercher les informations, chaque élève se rendra sur le site Wikipedia (Document principal).
Cette activité permettra à l’élève de réactiver ses connaissances en matière d’expression : adverbes et compléments de lieu, directions, nombres élevés, date (voir Fiche 3).
Chaque élève ou groupe d’élèves présente ensuite ces indications. Le reste du groupe complète la Fiche 4 à l’aide des indications données par les autres élèves.
À l’issue de ces échanges, le professeur insistera sur le rôle unificateur de l’Union européenne qui a su rapprocher des peuples déjà proches mais que leur nationalité sépare.
Un travail de synthèse pourra être demandé en fin de séance, au cours duquel chaque élève présente l’ensemble des données concernant son pays.
Fiches élève et corrigés
Fiche 1Corrigé
Fiche 2Corrigé
Fiche 3Corrigé
Fiche 4
Prolongements
Toute l’activité pourra être axée sur le jeu. Les élèves vont sur le site Europa (Document secondaire). Ils cliquent sur « Deutsch ». Il suffit ensuite de s’inscrire en tant que « Mitglieder » (les jeux sont gratuits).
Sur l’image qui représente une chambre, on clique tout d’abord sur le poste de radio pour jouer avec les hymnes européens. On sélectionne ensuite l’hymne allemand. Les élèves doivent essayer de reconstituer la mélodie.
De retour dans la chambre, on clique sur l’appareil photo, puis on demande aux élèves de retrouver le monument et de le reconstituer.
Les élèves peuvent cliquer sur plusieurs liens, au choix du professeur qui pourra établir en fonction du niveau de la classe des projets d’approfondissement.
Une autre possibilité : proposer la réalisation d’un repas multiculturel. À cette occasion, chaque groupe prend en charge la présentation d’un plat.
Allemand : lycée
Niveau : Lycée B2

Objectifs
Linguistiques
– Expression orale : description d’affiches, participation à un débat
– Expression écrite : compte rendu d’un débat
– Compréhension écrite : lecture d’un document informatif sur une page web
– Compréhension orale : prise de notes à partir d’un compte rendu oral
Culturels
– Les étapes de la construction européenne

Contenu de la séquence proposée
Document principal
Le site Europa
http://europa.eu/
Mise en œuvre (trois séances)
Séance 1
Introduction
Introduction du thème en proposant aux élèves de découvrir ce qui se cache sous le sigle E.U. (die Europäische Union).
Pour les aider, le professeur propose l’affiche téléchargée sur le site Europa : cliquer sur « Das Portal der europäischen Union », puis sur l’onglet « Die E.U. im Überblick ». Cliquer enfin sur l’onglet « Die Symbole der E.U.», puis sur « 9. Mai Europatag ». Cette page offre dans l’onglet « Plakatgalerie Europatag » toute une série d’affiches. Le travail portera sur l’affiche de 2006.
Si la lettre E du mot Europa est évidente, les élèves devront trouver l’adjectif et ajouter le mot Union.
On passe ensuite à une description plus précise de l’affiche (voir Fiche 1).
Le professeur explique que l’objectif de la séquence est de mieux comprendre le développement de l’Union Européenne.
La deuxième partie de la séance porte davantage sur une réflexion à propos du drapeau européen.
Le professeur peut demander aux élèves d’observer le drapeau européen : sur le même site, cliquer sur « Das Portal der europäischen Union », puis sur l’onglet « Die E.U. im Überblick », puis sur l’onglet « Die Symbole der E.U. », puis sur « Die europäische Flagge».
Demander combien de pays font partie de l’Union Européenne (27 depuis le 1er janvier 2007). Demander pourquoi le drapeau n’affiche que douze étoiles en renvoyant les élèves au petit texte (1er paragraphe). Les élèves devront prendre connaissance de ce petit texte avec un exercice d’aide à la compréhension de l’écrit (voir Fiche 2).

À l’issue de cette séance un travail de synthèse écrit est demandé aux élèves : décrire l’affiche de l’année 2005 également téléchargeable sur le site Europa en suivant le même chemin que pour l’affiche précédente mais en prenant l’affiche de 2005.
Séance 2
Après avoir procédé à une correction commune de l’analyse de l’affiche 2005, le professeur annonce l’objectif de la nouvelle séance : comprendre les différentes époques de la construction de l’Union européenne. La ressource principale en est toujours le site Europa.
Le chemin d’accès est le suivant : cliquer sur «Das Portal der europäischen Union», puis sur l’onglet « Die E.U. im Überblick ». Cliquer enfin sur l’onglet « Europa in 12 Lektionen » puis à gauche sur le lien « Meilensteine ».
Les élèves prendront connaissance de cette page et auront comme tâche de compléter une grille (qu’ils construisent eux-mêmes) d’aide à la compréhension générale : Finde die passenden Informationen und rechtfertige deine Antworten mit einem Auszug aus dem Text. Finde die wichtigsten Meilensteine zur E.U. Suche folgende Informationen: die Namen der Verträge, das Datum, welche Länder in die E.U. integriert wurden und die Ziele.
Le corrigé de ce travail se trouve après les corrigés des fiches élèves. Pour une aide lexicale, le professeur autorisera l’utilisation d’un dictionnaire en ligne, tel que Leo(http://dict.leo.org/) .
La séance se terminera par la correction de cette fiche.
Le professeur proposera en travail personnel un exercice de synthèse (voir Fiche 3).
Séance 3
Les objectifs culturels de cette séance sont d’élargir la portée de la réflexion sur la construction européenne et de prendre conscience de l’importance de cet élargissement pour l’histoire de L’Europe. Le professeur cherche à lister avec les élèves un certain nombre d’arguments qu’ils pourront ensuite utiliser et confronter lors d’un débat.
Le professeur pose la question: Die Erweiterung im Jahr 2004 war einzigartig: 75 Millionen Menschen traten auf einmal der Union bei, nie waren die Veränderungen so groß. Ist die Erweiterung der E.U. eine Chance oder ein Problem? Die wirtschaftlichen Argumente werden wahrscheinlich die wichtigsten sein!
La classe est divisée en deux groupes, chacun cherchant à lister des arguments, l’un en faveur de l’entrée de nouveaux pays comme la Turquie au sein de l’Europe, l’autre plutôt contre, avec comme point d’ancrage de la réflexion l’argumentaire économique.
Quelques arguments :
Arguments pour : Chancen der Erweiterung:
- Besonders die Wirtschaft soll von der Erweiterung der EU profitieren.
- Die osteuropäischen Staaten sind ein riesiger neuer Markt für Produkte aus den EU-Ländern.
- Die Vergrößerung des Binnenmarkts bringt neue Impulse für das Wirtschaftswachstum der EU-Länder.
- Der Handel mit den Nachbarländern wird noch einfacher, letzte Zölle und Handelsbeschränkungen fallen weg.
- Länder wie Deutschland, deren Wirtschaft in besonderem Maße vom Export abhängig ist, profitieren davon.
- Hoffnung auf wirtschaftlichen Aufschwung
- Länder wie Deutschland werden nach der Erweiterung noch stärker aus ihrer Lage am östlichen Rand der EU in die Mitte der Union rücken (Verkehrswege).
- Die Rolle Europas auf den Weltmärkten wird noch stärker werden.
Aber es ist auch eine Chance denn:
- Solidarität mit den "armen Nachbarn" im Osten
- Wunsch nach Aussöhnung zwischen Ost und West
- interessante Chance für den Tourismus beim Reisen wegen dem Wegfall der Binnengrenzen.

Arguments contre: Probleme der Erweiterung:
- Angst vor dem Verlust von Arbeitsplätzen.
- Angst vor unkontrollierte Einwanderung billiger Arbeitskräfte aus den osteuropäischen Staaten (geringe Löhne). Schon beim Beitritt von Griechenland, Portugal und Spanien hatten Kritiker anfangs gewarnt, billige Arbeitskräfte würden in die reicheren europäischen Länder strömen.
Conclusion :
Werden Vorteile oder Nachteile überwiegen? Wird die Erweiterung den Charakter der Europäischen Union fundamental ändern oder nicht? Diese Fragen können wohl erst in ein paar Jahren geklärt sein.

Après un moment de recherche en groupe demi classe, le professeur ouvre le débat. Il peut être intéressant que soit formé dès le début un troisième groupe de modérateurs, chargés de nuancer les propos des uns et des autres.
L’enseignant demandera à chaque élève de prendre en notes non seulement des idées mais aussi des éléments lexicaux permettant d’exprimer une opinion personnelle, afin d’en faire un compte rendu écrit à l’issue de la séance. Chaque élève prend des notes pendant le débat : (voir Fiche 4).
Fiches élève et corrigés
Fiche 1Corrigé
Fiche 2Corrigé
Fiche 3Corrigé
Fiche 4
Corrigé de la grille à faire par les élèves
Ressources en ligne
Informations sur la construction européenne :
– en françaiswww.ena.lu/mce.cfm
– en allemandwww.deuframat.de/

Connaissance de l’Europe
Jeux interactifs dont certains de très bon niveau. Cliquer sur « Deutsch » et s’inscrire en tant que « Mitglieder» (les jeux sont évidemment gratuits).
http://europa.eu/
Italien : primaire
Objectifs
Culturels
– Sensibiliser les élèves à l’Europe et leur expliquer brièvement le traité de Rome.
– Les différents drapeaux ; l’hymne italien ; monuments européens dont un monument italien en particulier, la Fontaine de Trevi.
Lexicaux
– Les couleurs (description des différents drapeaux européens).
– Vérification de l’alphabet en italien.
Compétences
– Expression orale (description des drapeaux et description de la Fontaine de Trevi).

Contenu de la séquence proposée
Document principal
Site Europa
http://europa.eu/
Document secondaire 
Photos de la Fontaine de Trevi, par exemple sur Wikepidia
http://it.wikipedia.org/

Prévoir trois heures de travail en salle multimédia. Le travail est axé sur l’expression orale et sur le côté ludique du site Europa qui propose des jeux et des quiz sur l’Europe.
Mise en œuvre
Première séance
Les élèves se rendent sur le site Europa. Dans un premier temps, on travaille sur la page d’accueil. Pour favoriser la prise de parole, l’enseignant pose les questions suivantes :
Cosa possiamo leggere in alto?
Descrivi il logo del cinquantesimo anniversario, spiccando le lettere e precisando il loro colore.
Cosa puoi osservare a proposito delle lettere?
On demande alors aux élèves de cliquer sur « Logo dell’anniversario ». L’enseignant lit et explique en le simplifiant le paragraphe suivant : « Le varie lettere, scritte con caratteri tipografici diversi, esprimono la diversità della storia e della cultura europee e sono tenute “insieme” dal significato stesso della parola. »
Par exemple : Tutti i paesi d’Europa non sono uguali, identici, gli abitanti non parlano la stessa lingua, non hanno le stesse abitudini ma hanno deciso di stare insieme, di unirsi.
Puis on retourne sur la page d’accueil. L’enseignant lit le petit encadré à droite intitulé « Che cosa festeggiamo » et le simplifie : Dunque cinquant’anni fa, dei paesi d’Europa e in particolare la Francia, l’Italia e la Germania hanno deciso di unirsi.

On s’en tient là pour les explications « historiques » et on demande aux élèves de cliquer sur « L’UE in sintesi » (à gauche), puis sur « Paesi ». Apparaissent alors les drapeaux de l’Union européenne que l’on demande aux élèves de décrire.
On peut donner comme vocabulaire : la striscia, orizzontale, verticale, la croce
L’enseignant ne demande pas la description des drapeaux en ordre mais pose des questions du type : Chi può descrivere la bandiera della Romania? Chi può descrivere la bandiera della Svezia?… Bien sûr, si cela est possible, il montre en même temps sur une carte la situation géographique de ces pays.
Enfin, l’enseignant demande de décrire le drapeau européen. Cliquer à gauche sur « bandiera » et demander : Quante stelle ci sono?
Deuxième séance
Cette séance est axée sur le jeu. Les élèves retournent sur le site Europa et cliquent sur « Quiz e giochi » en bas du menu de gauche ; dans la fenêtre qui apparaît (« Europa Go »), cliquer sur « italiano ». Il suffit ensuite de s’inscrire en tant que « Socio » (les jeux sont gratuits).
Sur l’image qui représente une chambre, on clique tout d’abord sur le poste de radio pour jouer avec les hymnes européens. On sélectionne ensuite l’hymne italien. Les élèves doivent essayer de reconstituer la mélodie. L’enseignant précise qu’il existe bien entendu un texte, contrairement à l’hymne européen qu’on leur propose d’écouter par la suite en retournant à la page d’accueil et en cliquant sur « L’UE in sintesi » à gauche, puis sur « I simboli dell’UE » et enfin sur « L’inno dell’Europa ».
On retourne dans la partie « Quiz e giochi » et cette fois-ci, dans la chambre, on clique sur l’appareil photo : apparaît ensuite « il gioco del puzzle » : on choisit le « livello medio », puis on demande aux élèves de retrouver le monument italien et de le reconstituer. On pourra terminer la séance en leur montrant des photos de la Fontaine de Trevi, par exemple sur le site de Wikipedia (document secondaire).
Troisième séance 
Les élèves retournent sur le site de Wikipedia et l’enseignant leur demande de décrire la fontaine. L’enseignant introduit le vocabulaire nécessaire : il cocchio, i cavalluci marini, la conchiglia.
On procède ensuite au contrôle des connaissances avec une petite fiche à compléter.
Prolongements
L’enseignant peut choisir de continuer sa visite romaine, en allant sur le site de Wikipedia, en montrant le Capitole (Campidoglio) et le Palazzo dei conservatori où a été signé le traité de Rome. On pourra ensuite travailler sur d’autres fontaines romaines, comme celle des Quattro fiumi par exemple. Il existe une rubrique sur Wikipedia intitulée « Tutto su Roma ».
D’autre part, si les élèves ont apprécié les jeux, on peut retourner dans « Europa Go », et tenter « il gioco dell’oca » en les aidant bien sûr à répondre aux questions.
Italien : collège
Niveau : A2 vers B1

Objectifs
Culturels
– Expliquer aux élèves en quoi consiste le traité de Rome. Comparer deux affiches sur ce sujet, la première étant parue en 1957, la seconde ayant été réalisée pour la célébration du 50e anniversaire du traité.
– Sensibiliser à l’accès à l’instruction pour tous et à l’égalité des chances, thème choisi précisément par l’Europe pour 2007 (Anno delle pari opportunità) avec une conférence prévue à Rome en mars.
Lexicaux
– Réactiver à l’oral le vocabulaire de la description ; introduire un nouveau lexique lié à l’égalité des chances (le pari opportunità) et à la non-discrimination (non discriminazione).
– Compétences travaillées : compréhension écrite par l’intermédiaire de la lecture d’un article, puis expression orale et expression écrite.

Contenu de la séquence proposée
Documents principaux
1. Différents articles sur le site Europa
http://europa.eu/
2. Affiche de 1957 sur le site Ena
www.ena.lu/
Documents secondaires
Article sur le site Dipartimento Pari Opportunità
www.pariopportunita.gov.it/
Mise en œuvre
Séance 1
On se rend sur le site Europa (Document principal 1). À droite se trouve l’article : « Che cosa festeggiamo » ; on demande aux élèves de lire l’article dans son intégralité et de répondre à un petit questionnaire (voir Fiche élève, partie 1). La suite de la fiche guide les élèves pas à pas dans leurs recherches sur Internet.

On passe ensuite à la description des affiches.
Sur la page d’accueil du site Europa, on trouve Bandiera italiana, un simbolo per l’Europa(http://ec.europa.eu/) (en cliquant sur « Versione illustrata », on peut visualiser l’affiche en langue italienne et zoomer).
On demande alors aux élèves de décrire cette affiche. On pourra utiliser les pistes suivantes :
- Di che tipo di documento si tratta? Questo manifesto è una fotografia.
- Cosa vediamo sulla sinistra in primo piano? Sulla sinistra c’è una ragazza giovane di profilo; la ragazza ha i capelli castani chiari; indossa un maglione celeste, ha la mano destra aperta.
- Cosa sta facendo la ragazza? Sta soffiando sulla bandiera europea; certe stelle della bandiera volano via; con la mano destra aperta accompagna il volo della bandiera.
- Sullo sfondo cosa vediamo? Come sfondo vediamo un paesaggio di spiaggia; siamo probabilmente in riva al mare.
- Cosa vediamo in basso a destra? In basso a destra c’è la cifra 50 che ricorda l’anniversario.
- E in basso a sinistra? In basso a sinistra, ci sono due bandiere: quella dell’Unione europea e quella del Consiglio europeo.
- Quale è secondo te il messaggio di questo manifesto? Il messaggio è un messaggio di speranza, di pace; la bandiera può circolare liberamente; non ci sono frontiere…

Une fois la description de la première affiche terminée, on se rend sur le site Ena (Document principal 2) et on met en œuvre la description de la deuxième affiche avec les mêmes pistes :
- Di che tipo di documento si tratta? È un disegno che rappresenta delle donne.
- Come sono vestite? Sono vestite con le bandiere dei 6 paesi che costituivano all’epoca l’Unione europea. Si danno la mano, è come una specie di farandola.
- Cosa vediamo sullo sfondo? Vediamo i paesi concernati.
- Cosa leggiamo su questo manifesto? In alto c’è scritto: europa unita per il progresso e per la pace. In basso c’è la data della firma dei trattati (25/03/1957).
À ce moment, l’enseignant pourra intervenir pour lire et commenter la citation de De Gasperi : « Dunque non ci sono più frontiere né per le persone né per le merci [il commercio] ».
À propos de De Gasperi, on pourra juste préciser : Uomo politico italiano; è considerato come padre fondatore dell’Europa con Robert Schuman e Konrad Adenauer.
On demande ensuite aux élèves de comparer les deux affiches : Si vede che i disegni sono stati fatti molto tempo fa, la rappresentazione ci sembra oggi un po’ ingenua, ma possiamo dire che i messaggi sono identici: la speranza, la pace, il progresso, la libera circolazione...
Pour terminer la séance, on demandera aux élèves de réfléchir à la question suivante : Secondo te, perché sui due manifesti sono rappresentate delle donne e è fotografata una ragazza?
Séance 2
On demande aux élèves de livrer leurs réponses. En fonction des réponses obtenues, l’enseignant pourra préciser : In effetti questo significa che le donne non devono essere escluse dall’Europa, che devono partecipare in modo attivo alla costruzione dell’Europa e del resto l’anno 2007 è l’anno delle pari opportunità. Il termine concerne la parità tra uomo e donna, ma significa anche che si devono promuovere delle azioni contro la discriminazione in senso largo (discriminazione legata per esempio alla religione o alla provenienza).
Pour plus d’informations sur la définition de le terme « discriminazione », l’enseignant peut consulter la page de glossaire du site Tesi On line.
www.tesionline.it/

On demande ensuite aux élèves de se rendre à nouveau sur le site Europa et de cliquer à gauche sur « Festeggiamenti nei singoli paesi dell’UE » puis sur la carte de l’Italie, enfin sur le deuxième article (cliquer sur « seguito »). On fera remarquer aux élèves que c’est à nouveau une jeune fille qui est photographiée (una ragazza che è stata fotografata), puis on passera à la lecture et aux commentaires de l’article.
L’enseignant explique les termes occupazione (lavoro) et uguaglianza (gli stessi diritti per tutti, donne e uomini).
Pistes éventuelles : Perché secondo te hanno scelto il campo dell’istruzione? Per quali motivi certi individui non hanno accesso all’istruzione? On pourra alors retourner sur la page d’accueil du site et cliquer sur le deuxième article, toujours en rapport avec « le pari opportunità », puis cliquer sur « Carta dei diritti fondamentali » et lire l’« articolo 14 ».
On soulignera le fait que tout le monde doit pouvoir accéder gratuitement à l’instruction (accedere gratuitamente all’istruzione obbligatoria).
Enfin, on se rend sur le site Dipartimento Pari Opportunità (Document secondaire) et on clique sur la troisième image à droite. Sélectionner la page 8, intitulée « Le donne: una grande opportunità per aprire il paese ai talenti e alle qualità ». On demande aux élèves de lire la première partie, depuis le début jusqu’à « istituzioni » et de relever les données concernant l’Italie.
Quale è il tasso d’occupazione femminile in Italia (al Nord e al Sud)? E il tasso demografico? A che posto si trova l’Italia per quanto concerne il numero di donne elette nelle istituzioni? Quindi cosa possiamo dire della situazione delle donne in Italia?
On termine par un petit débat en classe où chacun exprimera son opinion quant à la place des femmes dans notre société ; on demande aux élèves (garçons et filles) s’ils ressentent des différences à leur niveau (accès à l’instruction).
Fiche élève et corrigé
Fiche élèveCorrigé
Prolongements
L’Unicef Italie
Lire l’article « L’importanza delle pari opportunità nell’istruzione ».
On notera aussi que l’Unicef propose un kit à l’usage des collégiens sur ce même thème : Nessuno Escluso COD: NC030040 ; Un kit per promuovere l’educazione contro la discriminazione e l’esclusione sociale legate alla differenza di genere, all’handicap, alla religione e alla provenienza.
www.unicef.it/
Italien : lycée
Niveau : B1 vers B2

Objectifs
Culturels
– Rappeler en quoi consiste le traité de Rome.
– Travailler sur deux discours officiels : celui de Gaetano Martino à l’occasion de la signature du traité en 1957, et celui de Romano Prodi à l’occasion de la signature en 2004 du Traité constitutionnel qui marque une étape importante dans l’unification de l’Europe et qui est la suite logique du traité de Rome.
– Découvrir deux hommes politiques italiens qui ont œuvré pour la construction de l’Europe : Alcide De Gasperi et Carlo Sforza.
Lexical
– Sensibiliser les élèves au lexique politique : democrazia, maggioranza, costituzione, comunità economica, governo…
Compétences travaillées
– Compréhension écrite par le biais de la lecture d’articles, compréhension orale (le discours de Romano Prodi est enregistré) et expression écrite (fiche avec questions).

Contenu de la séquence proposée
Cette séquence est conçue pour être réalisée en salle multimédia. Il faut compter deux séances : l’une consacrée aux discours et l’autre consacrée à De Gasperi et Sforza.
Documents
1. Article sur le site Europa
http://europa.eu/
2. Discours sur le site Ena
www.ena.lu/
3. Articles sur le site Alcide De Gasperi
www.degasperi.net/
4. Article sur le site Il conte Carlo Sforza
www.carlosforza.info/
Mise en œuvre
Séance 1
On se rend tout d’abord sur le site Europa (Document 1). Sur la droite, on trouve un article : « Che cosa festeggiamo ». Demander aux élèves de lire l’article dans son intégralité, puis de le résumer brièvement à l’oral. L’enseignant n’intervient pas, sauf si la classe a besoin d’être stimulée.
Pistes : Dunque di quale evento si tratta? Quando è stato firmato questo trattato? Che cos’è il mercato unico? Quanti paesi fanno parte dell’UE?
Après cette mise au point, on se rend sur le site Ena (Document 2). La fiche guide les élèves dans la recherche et le travail se découpe de la façon suivante : les élèves lisent dans un premier temps le discours de Gaetano Marini et répondent aux questions. Dans un second temps, ils écoutent le discours de Romano Prodi prononcé à l’occasion de la signature du Traité constitutionnel en 2004 (voir objectifs culturels) et répondent aux questions de la fiche. L’enseignant précise les informations suivantes :
Gaetano Marini fu incaricato degli affari esteri e fu anche presidente del parlamento europeo. Romano Prodi è presidente del Consiglio dei Ministri ed è stato Presidente della Comissione europea di Bruxelles.
Correction collective de la fiche.
Séance 2
Elle consiste en des questions concernant Alcide De Gasperi et Carlo Sforza, sur deux sites qui leur sont consacrés (Documents 3 et 4). On approfondira davantage l’étude sur De Gasperi et la dimension européenne, tandis que l’on se contentera de quelques informations sur Carlo Sforza.
Fiche élève et corrigé
Fiche élèveCorrigé
Prolongements
On pourra montrer en classe des extraits des documentaires réalisés par l’Istituto luce et intitulés Storia d’Italia, notamment le volume 08, I primi anni della Repubblica.
Dans le réseau
Produits SCÉRÉN
Vidéos en ligne
Des clips de deux à trois minutes, extraits de vidéos produites par le Service national des productions audiovisuelles du CNDP (SNPAV), permettent la découverte du Parlement européen, à Strasbourg, ainsi que celle de neuf grandes villes européennes. Ces clips sont librement téléchargeables (Windows Media Player).

Le Parlement européen
Pour modem 56K (959 ko)
Pour ADSL (15 225 ko)


Les villes européennes

Barcelone
Berlin
Bruxelles
Pour modem 56K (971 ko)
Pour ADSL (8 110 ko)
Pour modem 56K (995 ko)
Pour ADSL (8 286 ko)
Pour modem 56K (782 ko)
Pour ADSL (6 463 ko)
Londres
Madrid
Paris
Pour modem 56K (890 ko)
Pour ADSL (7 369 ko)
Pour modem 56K (718 ko)
Pour ADSL (5 968 ko)
Pour modem 56K (787 ko)
Pour ADSL (6 591 ko)
Rome
Varsovie
Venise
Pour modem 56K (905 ko)
Pour ADSL (7 491 ko)
Pour modem 56K (906 ko)
Pour ADSL (7 510 ko)
Pour modem 56K (696 ko)
Pour ADSL (5 750 ko)

Le Portfolio européen des langues
Le premier Portfolio européen des langues destiné aux lycéens a été publié en 2001 par le CRDP de Basse-Normandie et les éditions Didier. Depuis cette date, il y a eu beaucoup d'évolutions dans le domaine de l'enseignement des langues et il a été complètement refondu. Conçu comme un carnet de bord personnel, il favorise la promotion du plurilinguisme, le développement de l’aptitude à l’auto-positionnement et l’encouragement des initiatives individuelles par la valorisation des compétences et expériences, même limitées, dans différentes langues étrangères.

Pour découvrir le nouveau Portfolio :

– une présentation du projet, par Marianne Viel, responsable éditoriale du CRDP de Basse-Normandie 
– des détails sur l'évolution des contenus par Wolf Halberstadt, IA-IPR d'allemand, Versailles

Vers le site compagnon
On trouve notamment sur le site des suggestions d’utilisation et la traduction des descripteurs dans différentes langues.
www.crdp.ac-caen.fr/
L'Europe ensemble

L'Europe ensemble est un projet européen Lingua conduit par le CRDP des Pays de la Loire. Il concerne huit langues européennes : allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais, roumain et suédois. Pour chaque langue, seront à la disposition des usagers des supports en ligne sur un site Internet, un CD audio et un guide pédagogique imprimé.

Pour en savoir plus sur le projet :

– les détails du projet par Françoise Robert, responsable éditoriale
– la plaquette (PDF, 938 ko) de présentation du projet

Monter un projet européen en lycée professionnel

L’ouvrage Monter un projet européen en lycée professionnel, édité par le CRDP d’Aquitaine, est un guide pratique dont l’objectif est de faciliter les projets européens. En trois parties, il expose la démarche d’un projet européen et donne des exemples étape par étape.
Présentation de l’ouvrage par Michel Chaumet, directeur du CRDP d'Aquitaine.
Un exemple de projet en lycée professionnel : rencontre avec un proviseur impliqué, Anne-Marie Mogan.
Travail d'équipe et dynamique de groupe : le point de vue d'une IEN, Maryse Labroille.

Extraits de l'ouvrage :
Sommaire et introduction (PDF, 449 ko)
Partie 1 (PDF, 480 ko)
Partie 2 (PDF, 425 ko)
Partie 3 (PDF, 412 ko)
Monter un projet européen en collège
Parution en juin 2007
Recherche en lac Majeur
Ce DVD, co-produit par le SCÉRÉN-CNDP et France 5 avec le soutien de la Commission européenne, comporte un documentaire de 52 minutes qui met en scène de jeunes scientifiques européens travaillant au Centre commun de recherche situé en Italie sur les rives du lac Majeur.
Pour découvrir ce film qui a été adressé gratuitement à tous les lycées français :

- une présentation du DVD par Patrick Le Provost, chargé de mission au CNDP
- un extrait vidéo du DVD
pour modem 56K (1 108 ko)
pour ADSL (9 261 ko)

L’Europe - une aventure de paix
Un ouvrage du CRDP de Grenoble.

Transportons-nous en imagination sur un plateau de la télévision du service public, dans un de ces studios où un animateur pressé accable de questions un quarteron de candidats stressés : « Attention, à vos marques... prêts... ? Je suis un continent, une entité politique, un objet de débat, le champ de 600 grandes batailles livrées depuis 1740, une construction en perpétuel devenir, une union monétaire – ou presque –, un vaste ensemble de 450 millions d’habitants, un marché d’autant de consommateurs, une chance pour la paix… je suis… ? je suis… l’Europe ! » L’Europe, sujet de controverse et d’inquiétudes, laboratoire d’une formidable expérience démocratique, immense espace ouvert à l’espoir et se substituant enfin à la géographie des cimetières militaires et des statistiques funèbres auxquelles nous avait habitués le XXe siècle dont nous sortons à peine. C’est cette Europe que présente L’Europe - une aventure de paix, à travers dix ateliers pédagogiques où pourront s’exercer la curiosité et la sagacité des élèves de collège, les futurs citoyens de cette Europe en constant devenir, une Europe qui se devra, dans l’avenir, d’être l’affaire de tous.

Extraits de l’ouvrage :
Le sommaire (PDF, 33 ko)
Atelier 3 - la déclaration Schuman (PDF, 1 187 ko)
L’élargissement de l’Europe

Le numéro 873 de la revue TDC : un numéro qui, datant d’avril 2004, présente une étape de la construction de l'Europe.

Télé-Langues : La protection de l'environnement en Europe

Télé-Langues, la revue audiovisuelle des langues et des cultures du SCÉRÉN-CRDP de Bourgogne, est, depuis sa création en 1989, à l’heure de l’Europe : elle œuvre délibérément pour le plurilinguisme, puisqu’elle paraît en allemand, anglais, espagnol et italien (un numéro spécial portugais vient de compléter l'éventail des langues).
Cette revue propose chaque trimestre séparément aux collèges et aux lycées 30 minutes de vidéo, comprenant une douzaine de courts documents authentiques relatifs à l’actualité, aux faits de société et à la culture des pays concernés.
Un livret d’accompagnement complet (scripts, pistes d’exploitation, fiches d’activités pour l’élève avec leurs corrigés) facilite le travail des enseignants.

L'environnement est un des domaines où l'Union européenne est particulièrement active. Elle établit des règles communes, par exemple contre la pollution atmosphérique, pour le traitement des eaux usées urbaines, la gestion des déchets, la diminution du niveau sonore des véhicules. Des aides financières sont apportées aux collectivités locales et aux entreprises pour appliquer ces normes.
Neuf séquences illustrent des initiatives allemandes, britanniques, espagnoles, italiennes et portugaises. Voici des extraits des livrets pédagogiques d'accompagnement avec scripts (pour des raisons de droits, les extraits vidéo ne peuvent être fournis en ligne) :
Allemand
Le recyclage des déchets : Der Gelbe Sack
Fiche pédagogique (PDF, 158 ko)
Allemand lycée n° 4, séquence 9 
Anglais
Les voitures hybrides : Green machines
Fiche pédagogique (PDF, 175 ko)
Anglais collège n° 4, séquence 7
Espagnol
Le recyclage des voitures : El reciclaje de los coches
Fiche pédagogique (PDF, 160 ko)
Espagnol collège n° 5, séquence 7 

Économisons l'eau : Gota a gota se hace el río
Fiche pédagogique (PDF, 134 ko)
Espagnol lycée n° 4, séquence 4
Italien
La motocyclette écologique : Il motorino ecologico
Fiche pédagogique (PDF, 126 ko)
Italien collège n° 4, séquence 4

Protection de la faune en danger : La salvaguardia dell'ambiente
Fiche pédagogique (PDF, 151 ko)
Italien lycée n° 5, séquence 9
Portugais
Les incendies de forêts : Incêndios
Fiche pédagogique (PDF, 162 ko)
Portugais lycée, séquence 21
Toutes les langues
Toutes les cassettes Télé-langues dans la Cyberlibrairie
eTwinning
Tice et Europe : eTwinning
Tout le monde a entendu parler de l'action européenne eTwinning en France. Programmée sur trois ans, cette opération de jumelage électronique d’établissements scolaires des premier et second degrés vise à intégrer efficacement les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les systèmes éducatifs européens. Aujourd'hui, où en est cette action ? La coopération entre écoles et établissements scolaires dans un projet pédagogique est-elle efficace ? L'usage des TIC se répand-il ?

Pour découvrir ou redécouvrir eTwinning :

– les explications du responsable du Bureau d’assistance national, Pierre Auboiron
– l'expérience de deux professeurs de langues
– l'expérience de deux professeurs de mathématiques :
Véronique Guillemot et Anne Ruhlmann
– le point de vue du proviseur adjoint du lycée de Vitry-sur-Seine
– le point de vue du coordonnateur pédagogique du Casnav de Paris

– un guide de l'utilisateur
lesite.tv

Tous les quinze jours, des séquences en six langues (allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais), accompagnées de fiches pédagogiques, sont proposées dans « Parlez-vous européen ? », une des rubriques du magazine de lesite.tv (accessible aux établissements abonnés).
www.lesite.tv/
Pour vous permettre de découvrir ce service à l'occasion de la Journée de l'Europe, un sujet vous est proposé en accès gratuit.
Son thème : Erasmus, sans doute le plus connu des programmes d'échanges communautaires. Pour autant, il n'est pas le seul : d'autres possibilités existent pour étudier et se former en Europe. Exemples dans ce reportage d'EuroNews...

Voir le sujet vidéo (Windows Media Player) :
  • allemand (11 816 ko)
  • anglais (12 090 ko)
  • espagnol (11 902 ko)
  • français (12 129 ko)
  • italien (11 840 ko)
  • portugais (11 879 ko)

Télécharger la fiche d'accompagnement pédagogique au format PDF :
  • allemand (206 ko)
  • anglais (316 ko)
  • espagnol (252 ko)
  • français (345 ko)
  • italien (289 ko)
  • portugais (263 ko)
Hors réseau
Mouvement européen


Le Mouvement Européen-France est la branche française du Mouvement Européen International, présent dans tous les pays du continent européen. Cette association non partisane, indépendante des gouvernements et des institutions communautaires, regroupe des individus et des associations et œuvre depuis plus de 50 ans dans le champ européen. Son histoire et son implantation le placent au premier rang des acteurs associatifs de terrain susceptibles d’expliquer l’Europe aux jeunes et aux moins jeunes. Pour la Journée de l'Europe, le Mouvement Européen-France a conçu les quatre affiches, les fiches d'information et les trois quiz qui ont été envoyés à tous les établissements. Les voici, téléchargeables librement :
Fiche citoyenneté (PDF, 688 ko)
Fiche jeunes (PDF, 762 ko)
Les quiz :
– niveau débutant (PDF, 684 ko)
– niveau moyen (PDF, 659 ko)
– niveau avancé (PDF, 659 ko)
Les réponses au quiz :
– niveau débutant (PDF, 120 ko)
– niveau moyen (PDF, 108 ko)
– niveau avancé (PDF, 108 ko)

Et pour plus d’informations, le site du Mouvement Européen-France.
www.mouvement-europeen.org/
Trans'Europe Centre

Trans’Europe Centre est un dispositif original : la Région aide les projets de déplacements pédagogiques d’une durée de cinq jours consécutifs en Europe pour les lycéens. Toutes les catégories de lycées sont concernées : les lycées agricoles, les lycées d’enseignement général et technique et les lycées professionnels.

Pour découvrir le dispositif :

– une présentation détaillée par Marie-Héléna Taquet, DARIC Orléans-Tours ;
– la plaquette (PDF, 354 ko).


Sitographie
Institutions

Le portail français sur les questions européennes
Ce portail offre un suivi quotidien de l’actualité européenne (revue de presse, dossiers d’actualité), propose aux internautes une information pédagogique sur l’Union européenne (cartes, graphiques, schémas…), permet à chacun de suivre les débats et prendre la parole (entretiens, forums, sondages), et de découvrir les réalisations concrètes de l’Europe (projets en région).
www.touteleurope.fr/


Site commémoratif du 50e anniversaire de la signature des traités de Rome
S’adressant à un large public, ce site présente les origines de l'Union européenne, ses objectifs, la responsabilité de la France dans cette entreprise, et ce que la signature du traité signifie dans l'Europe d'aujourd'hui. Il est aussi le « carrefour » des événements commémoratifs en France et rend compte de toutes les initiatives engagées par les institutions françaises et européennes et leurs partenaires dans le cadre de la commémoration de la signature du traité. Les internautes pourront consulter, sous la forme d'un calendrier et d'une carte, un programme détaillé des événements prévus dans la France entière et, éventuellement, dans les régions frontalières.
Il constitue une ressource pédagogique et iconographique pour les enseignants et les documentalistes qui souhaiteront mettre en place des actions dans les établissements à l’occasion du 50e anniversaire du Traité de Rome : expositions, concours.
www.traitederome.fr/

La Journée de l’Europe
Sur le portail de l’Union européenne : les origines de la Journée de l'Europe, la déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950 et une galerie d'affiches de la journée de l'Europe.
http://europa.eu.int/

Le site d’information sur l’Europe
La Journée de l'Europe est fêtée le 9 mai dans tous les pays de l'Union européenne. Chaque année, les associations, les écoles et les citoyens se mobilisent.
www.europe.gouv.fr/

Eurydice, le réseau d'information sur l'éducation en Europe
Les publications sont disponibles sur papier (envoi gratuit sur demande) et sur le site internet.
www.eurydice.org/
Références pour les enseignants
L'euro pour l'Europe
Un de nos dossiers, sous forme de questions-réponses, qui retrace l'histoire de la construction de l'Europe monétaire.

Strasbourg, métropole européenne
Après avoir rappelé les critères et les fonctions qui distinguent les métropoles, ce dossier Thém@doc analyse la dimension nationale et européenne de Strasbourg.
www.crdp-strasbourg.fr/

Les journées de l’Europe
Un dossier complet sur le site du CRDP de Bourgogne.
http://crdp.ac-dijon.fr/

La référence multimédia sur l’histoire de l’Europe
Ce site propose un accès libre et gratuit à plus d’un demi-siècle d’histoire et aux organisations de l’Europe unie. Un fonds documentaire de milliers de documents multimédias, multisources et multilingues.
www.ena.lu/
Activités avec élèves
Printemps de l'Europe
« Débattons de notre avenir » : les établissements scolaires sont invités à participer à l'opération en s’inscrivant sur le site ; événements et débats peuvent être organisés le 9 mai 2006.
www.printempseurope2006.org/

Un jeu de rôle interactif : « Décider pour l'Europe »
Il s’agit d’une version améliorée du jeu de rôle interactif mis sur pied pour le Printemps de l’Europe 2005. Elle permet aux élèves d’en apprendre plus sur les procédures de décision dans l’Union européenne et l’impact de ces décisions sur le quotidien des citoyens européens.
http://decide4europe.eun.org/

La charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : questionnaire
Dans ses pages « Apprendre l’Europe », le CRDP des Pays de la Loire propose un questionnaire pour les 4e, 3e et les lycées.
www.crdp-nantes.cndp.fr/
À propos
Ce dossier présente un ensemble de ressources pédagogiques en histoire, italien et allemand, ainsi que des documents et des références autour de l’Europe, notamment dans une perspective transdisciplinaire. Il a pour but d'accompagner l'envoi de kits pédagogiques du ministère de l’Éducation nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et d'aider les enseignants à concevoir et à organiser différents types d'activités à l'occasion du 50e anniversaire du Traité de Rome (25 mars 2007).

Directeur de publication
Patrick Dion, directeur général du CNDP

Ce dossier a été conçu et réalisé par le réseau SCÉRÉN : le CNDP, en collaboration avec les CRDP d'Aquitaine, de Basse-Normandie, de Bourgogne, de Grenoble et des Pays de la Loire.

Entretiens
Claude Renucci, chargée de mission langues vivantes au CNDP

Auteurs des fiches pédagogiques
Italien (primaire, collège, lycée) : Anne le Phu Duc, académie de Paris
Allemand (primaire, collège, lycée) : Anne Thomann, académie de Créteil
Histoire (lycée professionnel) : Alexandra Sirot, académie de Poitiers
Histoire (collège) : Virginie Semak, académie de Versailles

Remerciements
Jean-Louis Nembrini (conseiller du ministre de l'Éducation nationale et IGEN)
François Decoster (conseiller diplomatique en charge de l’international, cabinet de Gilles de Robien, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche)
Samuel Lacombe (adjoint au conseiller diplomatique, chargé des relations Presse, cabinet de Gilles de Robien, ministre de l'Éducation nationale)
Gisèle Dessieux (IGEN)

Claude Beaudouin, coordonnateur pédagogique du Casnav de Paris
Claire Bertrand et Nelly Mok, professeurs (Versailles)
Dominique Chandesris, proviseur (Vitry)
Véronique Guillemot et Anne Ruhlmann , professeurs (Rennes)
Wolf Halberstadt, IA-IPR, (Versailles)
Maryse Labroille, IEN EG (Bordeaux)
Gérard Links (DRIC)
Anne-Marie Mogan, proviseur (Mauléon)
Marie-Héléna Taquet (DARIC Orléans-Tours)
Héloïse Tarraud, secrétaire générale adjointe du Mouvement européen

Conception et réalisation : Marie-Line Périllat-Mercerot et Claude Renucci
Sélection des séquences vidéo : Hervé Pernot
Intégration : Frédy Samica
Secrétariat de rédaction : Catherine Maugé et Blaise Royer
Documents
Rencontre avec Jean-Louis Nembrini
Un manuel d’histoire commun à deux pays, est-ce possible ? Jean-Louis Nembrini retrace l’histoire d’un ouvrage peu ordinaire.

Partager notre Histoire

Rencontre avec Jean-Louis Nembrini, inspecteur général de l’Éducation nationale.

Conseiller auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Comment est né le projet d’un manuel d’histoire commun à la France et à l’Allemagne ?
Le projet de manuel d’histoire commun franco-allemand a été présenté par le Parlement des jeunes à Berlin, le 23 janvier 2003, à l’occasion du 40e anniversaire du traité de l’Élysée qui a été, d’une certaine manière, l’acte de naissance du « couple franco-allemand ». Cette proposition a reçu un accueil favorable de la part du président de la République française et du chancelier de la République fédérale d’Allemagne. Elle a ensuite été inscrite par le Premier ministre et par le chancelier parmi les thèmes traités au titre de la coopération décentralisée. Le Conseil des ministres franco-allemand – formule créée lors du 40e anniversaire du traité de l’Élysée – a donné une impulsion décisive au projet en mai 2004. Le quatrième Conseil des ministres commun, le 26 octobre 2004, a confirmé la décision de proposer un manuel commun d’histoire franco-allemand et a arrêté le contenu proposé par le conseil scientifique.
J’ai eu la responsabilité de copiloter avec Stephen Krawielicki, haut fonctionnaire du ministère allemand des Affaires étrangères, le conseil scientifique franco-allemand chargé de ce projet.

Quel est son objectif ?
Ce manuel a pour but de poser les bases d’une conscience historique commune chez les élèves allemands et français. Il est un signe et un symbole du rapprochement de nos deux nations et du renforcement de l’identité européenne ; il exprime la volonté de contribuer à la construction de la citoyenneté européenne. De la même manière qu’en France, l’enseignement de l’histoire nationale a contribué à l’installation de la République, ce manuel commun ne peut qu’aider à renforcer le sentiment d’une unité européenne.
Par ailleurs, ce manuel participe de l’utile travail d’approfondissement des relations entre nos deux pays, au moment où l’Europe doit résoudre les problèmes de son organisation politique, de son élargissement et de ses limites.
Il permet également d’enrichir la réflexion historique sur de nombreux sujets : les élèves bénéficient du croisement des points de vue sur certaines questions et d’une documentation jusque-là absente des manuels d’histoire.
Ce manuel représente une révolution dans l’enseignement de l’histoire dans les lycées car l’enseignement de l’histoire, comme d’ailleurs l’enseignement de la littérature, est essentiellement de tradition nationale. C’est aussi une grande première pour le ministère de l’Éducation nationale qui ne s’était jamais aventuré auparavant sur un terrain de cette nature.

À quoi ressemble ce manuel ?
Il abordera à terme, en dix-huit chapitres, l’histoire, de l’Antiquité à nos jours, y compris évidemment les deux guerres mondiales. En réalité, il y aura trois ouvrages, chacun décliné en français et en allemand, puisque les classes de seconde, de première et de terminale en France ainsi que les classes correspondantes en Allemagne sont concernées.
L’histoire européenne est prioritairement traitée, mais les thèmes les plus importants de l’histoire mondiale ne sont évidemment pas absents ; cette approche est d’ailleurs celle des actuels programmes français d’histoire. Les différentes questions sont abordées du point de vue de la France et de l’Allemagne dans les traditions respectives de l’enseignement de l’histoire. Ce n'est donc pas un livre traitant des relations franco-allemandes. Naturellement, ces dernières sont abordées dès lors qu’elles sont centrales ou essentielles à l’intelligence du propos.
De chaque côté du Rhin, les grandes lignes du programme sont relativement similaires malgré des traditions différentes : en France, les programmes sont nationaux, en Allemagne les Länder ont leur autonomie. Au total, pour chaque niveau, l’essentiel du programme français est traité. Les documents choisis afin d’accompagner les textes d’auteur sont les mêmes, quitte, pour certaines pièces particulièrement emblématiques, comme la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, à les présenter d’abord dans leur langue d’origine.

Cela représente-t-il beaucoup de travail ?
Le travail d’écriture et de choix de documents est placé sous la responsabilité des éditeurs.
Le conseil scientifique a eu la tâche de rapprocher les programmes en vigueur dans les deux pays, de détailler le contenu des ouvrages et de rédiger les problématiques des dix-huit chapitres, à charge pour les éditeurs et les auteurs qu’ils ont choisis de suivre ce guide précis.
Par ailleurs, le conseil scientifique accompagne en tant que de besoin la réalisation de ces ouvrages.

Comment traiter les chapitres douloureux de l’histoire commune aux deux pays, par exemple les deux guerres mondiales ?
L’essentiel n’est pas de chercher à tout prix un consensus historique : cela n’aurait aucun sens et ce n’est absolument pas le projet de ce manuel. L’Histoire qui est proposée aux élèves n'est en aucun cas le résultat d’un plus petit dénominateur commun. Il est néanmoins vrai que les mémoires comme l’historiographie sont parfois différentes de part et d’autre du Rhin ; par exemple, les traités qui achèvent la première guerre mondiale font l’objet de lectures différentes. Il faut donc, répétons-le, croiser les points de vue et opérer des mises en parallèle pour donner à la compréhension des choses une dimension supérieure.

Concrètement, comment se présente le manuel ?
Il comportera à terme trois volumes au contenu identique, publiés dans les deux langues simultanément dans les deux pays. Ces ouvrages ne se différencient pas des autres manuels d’histoire avec leurs dimensions documentaires et méthodologiques.
La première publication a eu lieu à l’été 2006 : il s’agit de l’ouvrage destinés aux classes terminales en France et aux classes 12/13 en Allemagne. Ces ouvrages ont été proposés au choix des établissements, au même titre que les autres manuels disponibles, pour les classes du second cycle des lycées, tant en France qu’en Allemagne, depuis la rentrée 2006.
Cette année paraîtra l’ouvrage consacré à la classe de première française et 11/12 allemande. L’année prochaine verra la publication du livre destiné aux classes de seconde des lycées français et 10/11 de la gymnasiale Oberstufe allemande.

Pourra-t-on imaginer d’autres manuels de la même veine ?
Avez-vous en perspective l’idéal d’un ouvrage commun aux vingt-sept pays qui composent désormais l’Union européenne ? Mais la lourdeur de l’entreprise aurait de quoi décourager les tentatives ! Si ce manuel franco-allemand d’histoire figure en bonne place dans les établissements des deux pays, si les professeurs, comme je le pense, le choisissent comme auxiliaire principal de leur enseignement, ce sera un beau résultat. Cela voudra dire qu’à terme nous pourrions envisager des programmes communs d’histoire, binationaux ou plurinationaux.

Pour en savoir plus

Présentation, en allemand (Klett), du manuel d'histoire franco-allemand
www.klett-franzoesisch.de/

Présentation du manuel, en français (Nathan) : un chapitre à feuilleter
www.nathan.fr/

Extrait vidéo : un exemple d’utilisation du manuel (WMV, 3,74 Mo)

Réalisé par le CNDP-SnPAV, en vue de la présentation à la presse du Manuel d’Histoire franco-allemand (le 4 mai 2006, à l’Historial de la Grande Guerre, à Péronne), ce reportage montre quelques temps forts d’un cours d’histoire sur les mémoires française et allemande de la seconde guerre mondiale. Le cours, donné le 28 avril 2006 par Frédéric Munier, professeur d’histoire au lycée Henri-IV, à Paris, s’adresse à une classe de terminale ES. Utilisant les divers textes et documents proposés par le manuel, l’enseignant y explique comment, de 1945 à nos jours, la France et l’Allemagne sont passées, selon des modalités différentes des deux côtés du Rhin, d’une « mémoire refoulée » à un « devoir de mémoire ».
Réalisation : Jean-Louis Cros
Durée totale : 8 minutes
Le dossier de presse, sur le site du ministère
www.education.gouv.fr/
Histoire LEP Fiche élève
1. D’après vos connaissances, tentez d’établir une définition de la supranationalité.

2. Observez la frise chronologique de la construction européenne (document 1).

Questions :
– À partir de quelle date estime-t-on que l’Europe commence à se construire ?
– Cette construction est-elle terminée ?
– Jusqu’à aujourd’hui, combien compte-t-elle de traités ?

3. Chaque groupe formé doit se rendre sur le Web, à l’adresse suivante :
http://europa.eu/index_fr.htm
puis sur la page « Traité CEE (1957) » accessible via la rubrique « Traités et droit » de l’espace « L’UE en bref ».

4. Dans le but d’un travail coopératif, chaque groupe choisit un aspect du traité :

– Le contexte et la naissance du traité
– Les objectifs du traité
– L’établissement d’un marché commun
– La mise en place d’une union douanière
– L’élaboration de politiques communes
– Les institutions

Après une première lecture, commencez par définir tous les termes qui peuvent poser un problème de compréhension. Vous pouvez utiliser Internet pour définir ces termes.

Synthétisez ensuite, en quelques phrases, l’information essentielle pour qu’elle soit claire pour l’ensemble de la classe.

Évitez le copier-coller et utilisez votre propre vocabulaire : votre synthèse sera plus compréhensible pour vos camarades.


5. Rédigez votre réponse sur une ou deux diapositives, à partir d’un logiciel de PréAO.

6. Présentez oralement vos diapositives à l’ensemble de la classe.

7. Effectuez le même travail sur le texte du traité de Maastricht dans la page « Le traité de Maastricht sur l’Union européenne (1992) » (recherche des termes complexes ou non connus, synthèse de l’information, rédaction sur diapositive et présentation orale).

8. Observez le tableau des résultats de la consultation sur la Constitution européenne dans les États membres (document 2).

Questions :
– Y a-t-il uniformisation des moyens de consultation (mode et date de ratification) ?
– Quelle conclusion tirez-vous de ces résultats ?
– Qu’en pensez-vous ?
Histoire LEP Fiche enseignant
En gardant au maximum les formulations des élèves, la synthèse finale doit aborder les points suivants :
La définition de la supranationalité
Mode d’organisation qui se place au-dessus des nations ou des institutions nationales qui la composent.
Le traité de Rome (1957)
Le contexte et la naissance du traité
En 1952, l’Europe décide de mettre en commun les productions de charbon et d’acier, en créant la CECA : c’est la première organisation supranationale.
Chaque État parvient à renoncer à sa souveraineté dans un domaine économique mais pas dans le domaine militaire (échec de la CED, Communauté européenne de défense).

Deux traités de Rome :
Le premier institue une Communauté économique européenne (CEE), le second une Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom).
Les objectifs du traité
1. Réconcilier les nations européennes et éviter une nouvelle guerre fratricide, en établissant les bases d’une construction politique.
2. Rapprocher les États touchés par la guerre pour leur permettre de retrouver leur rang économique, en éliminant les barrières qui divisent l’Europe et en élaborant une politique commerciale commune.
3. Diminuer les écarts économiques entre les pays européens, par un système de solidarité.
L’établissement d’un marché commun
Il s’appuie sur la libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux.
C’est un espace économique unifié, fondé sur la libre concurrence et l’uniformisation des conditions de commercialisation.
La mise en place d’une union douanière
Pour permettre au commerce entre les pays membres de se développer, les droits de douane sont supprimés entre les États de la CEE.
Un tarif douanier commun extérieur est décidé. Se forme alors une nouvelle frontière économique.
Élaboration de politiques communes
Les États décident de mettre en commun une politique agricole (PAC), une politique commerciale et les transports.
Le traité permet d’élaborer d’autres politiques communes dans l’avenir.
Les institutions
1. Le Conseil des ministres, composé de représentants des gouvernements des États membres, a un fort pouvoir de décision.
2. La Commission établit des propositions transmises au Conseil des ministres. Elle est indépendante des gouvernements des États qu’elle contrôle.
3. Le Parlement européen dont les membres ne sont pas encore élus au suffrage universel.
4. Le Comité économique et social, consultable occasionnellement.
5. La Cour de justice.
Le traité de Maastricht (1993)
Naissance de l’Union européenne et objectifs
La naissance de l’Union européenne s’inscrit dans le contexte de la disparition du communisme en Europe de l’Est et de la réunification allemande.
De plus, la réussite économique de la CEE entraîne une volonté d’accentuer le mouvement supranational.

Les objectifs sont :
1. La création d’une union politique :
– en renforçant le pouvoir des institutions européennes ;
– en développant une politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et une coopération dans les domaines de la justice et des affaires intérieures (JAI).
2. L’instauration d’une union économique, monétaire et sociale.
Les institutions
1. Renforcement du rôle du Parlement européen qui travaille davantage en coopération avec le Conseil des ministres.
2. La durée du mandat de la Commission passe de quatre à cinq ans, comme pour le Parlement européen.
3. Création du Comité de régions, composé de représentants des collectivités régionales (rôle consultatif).
Les politiques communes
Six nouvelles politiques : les réseaux transeuropéens, la politique industrielle, la politique culturelle, la protection du consommateur, l’éducation et la formation professionnelle et la jeunesse.
L’union économique et monétaire
– Les politiques économiques de chaque État doivent être coordonnées et sont soumises à des règles de discipline financières et budgétaires.
– Création d’une monnaie unique.
– Système européen des banques centrales (SEBC) composé de la BCE et des banques centrales nationales.
Le protocole social
L’Union européenne doit agir dans le but d’améliorer des conditions de vie et de travail (emploi, dialogue social, protection sociale, lutte contre l’exclusion…).
La citoyenneté européenne
Tout citoyen ayant la nationalité d’un État membre est aussi un citoyen de l’Union européenne.
Il a alors le droit de circuler et résider librement dans la Communauté et des droits politiques (vote, candidature politique, pétition, plainte, protection diplomatique).
Allemand Primaire Fiche 1

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Allemand Primaire Corrigé 1

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Allemand Primaire Fiche 2
Voici des formes de drapeaux. Complète-les à l’aide des couleurs que tu vas entendre. Ensuite écris sous chaque drapeau le nom du pays.

Allemand Primaire Corrigé 2
Voici des formes de drapeaux. Complète-les à l’aide des couleurs que tu vas entendre. Ensuite écris sous chaque drapeau le nom du pays.

Allemand Primaire Fiche 3
Voici une série de pays faisant partie de l’Union européenne. Mais un personnage malicieux a volontairement mélangé les traductions !

Nom français
Nom allemand
Autriche
Spanien
Bulgarie
Rumänien
Danemark
Österreich
Espagne
Ungarn
Finlande
Polen
Grèce
Finland
Hongrie
Portugal
Irlande
Schweden
Pologne
Griechenland
Portugal
Bulgarien
Suède
Dänemark
Roumanie
Irland


À toi de remettre de l’ordre. Écris le nom qui convient dans la case « Nom français ».

Nom allemand
Nom français
Spanien

Rumänien

Österreich

Ungarn

Polen

Finland

Portugal

Schweden

Griechenland

Bulgarien

Dänemark

Irland


Allemand Primaire Corrigé 3

Nom allemand
Nom français
Spanien
Espagne
Rumänien
Roumanie
Österreich
Autriche
Ungarn
Hongrie
Polen
Pologne
Finland
Finlande
Portugal
Portugal
Schweden
Suède
Griechenland
Grèce
Bulgarien
Bulgarie
Dänemark
Danemark
Irland
Irlande


Allemand Primaire Fiche 4A
Écoute ton camarade qui va te présenter un drapeau. Repère le nom du pays dans la liste proposée. Écris le nom du pays sous le drapeau et colorie le drapeau selon la couleur indiquée.

Liste des pays proposés : Bulgarien, Finland, Rumänien, Ungarn

Allemand Primaire Fiche 4B
Écoute ton camarade qui va te présenter un drapeau. Repère le nom du pays dans la liste proposée. Écris le nom du pays sous le drapeau et colorie le drapeau selon la couleur indiquée.

Liste des pays proposés : Dänemark, Irland, Österreich, Schweden

Allemand Primaire Corrigé 4
Groupe A



Groupe B


Allemand Collège Fiche 1

Vornamen
Land
Haupstadt
Teresa
Dänemark
Dublin
Mario
Bulgarien
Rom
Wolfgang
Polen
Paris
Jim
Spanien
Wien
Kristiana
Frankreich
Lissabon
Manuel
Irland
London
Frida
Österreich
Sofia
Kirsten
Schweden
Kopenhagen
Aurélie
Ungarn
Madrid
Fodor
Italien
Budapest
Patrick
Portugal
Stockholm
Agnieszka
England
Warschau


Allemand Collège Corrigé 1

Vornamen
Land
Haupstadt
Teresa
Spanien
Madrid
Mario
Italien
Rom
Kirsten
Dänemark
Kopenhagen
Wolfgang
Österreich
Wien
Agnieszka
Polen
Warschau
Fodor
Ungarn
Budapest
Jim
England
London
Kristiana
Bulgarien
Sofia
Manuel
Portugal
Lissabon
Frida
Schweden
Stockholm
Aurélie
Frankreich
Paris
Patrick
Irland
Dublin


Allemand Collège Fiche 2
Hier findest du Nationalitäten und Sprachen. Was gehört zueinander?

Nationalität
Sprache
1
der Spanier / die Spanierin
a
deutsch
2
der Italiener / die Italienerin
b
bulgarisch
3
der Ungar / die Ungarin
c
italienisch
4
der Portugiese / die Portugiesin
d
polnisch
5
der Österreicher / die Österreicherin
e
französisch
6
der Schwede / die Schwede
f
dänisch
7
der Engländer / die Engländerin
g
englisch
8
der Däne / die Dänin
h
spanisch
9
der Franzose / die Französin
i
portugiesisch
10
der Bulgare / die Bulgarin
j
englisch
11
der Pole / die Polin
k
ungarisch
12
der Ire / die Irin
l
schwedisch


1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Allemand Collège Corrigé 2

Land
Nationalität
Sprache
Spanien
der Spanier
die Spanierin
spanisch
Italien
der Italiener
die Italienerin
italienisch
Dänemark
der Däne
die Dänin
dänisch
Österreich
der Österreicher
die Österreicherin
deutsch
Polen
der Pole
die Polin
polnisch
Ungarn
der Ungar
die Ungarin
ungarisch
England
der Engländer
die Engländerin
englisch
Bulgarien
der Bulgare
die Bulgarin
bulgarisch
Portugal
der Portugiese
die Portugiesin
portugiesisch
Schweden
der Schwede
die Schwede
schwedisch
Frankreich
der Franzose
die Französin
französisch
Irland
der Ire
die Irin
englisch


Allemand Collège Fiche 3
Suche folgenden Informationen, um zu wissen, wo dein Land liegt, wie viel Einwohner es hat, wie groß seine Fläche ist und seit wann es der europäischen Union angehört.

Fragen
Antworten
Wo liegt das Land?
 
 
 

 
 

Wie viel Einwohner hat es?
 
 

 
 

Wie groß ist seine Fläche?
 
 
 

Seit wann gehört es der Europäischen Union an?
 
 
 

 


Allemand Collège Corrigé 3
Exemple :

Fragen
Antworten
Wo liegt das Land?
Mein Land liegt mitten in Europa. Im Norden hat e eine Grenze mit Deutschland und Tschechien, im Osten mit der Slovakei und Ungarn, im Süden mit Slovenien und Italien und im Westen mit der Schweiz.
Wie viel Einwohner hat es?
Es hat 8.279.571 Einwohner.
Wie groß ist seine Fläche?
Es hat eine Fläche von 83.871 km2.(Quadratkilometer).
Seit wann gehört es der Europäischen Union an?
1995 trat Österreich der Europäischen Union bei.
Was ist seine Staatsform?
eine Republik.
Welche Sprache(n) wird/werden in diesem Land gesprochen?
Dort spricht man Deutsch und regionale Sprachen wie Kroatisch, Slowenisch, Ungarisch.


Allemand Collège Fiche 4

 
Land
Lage
Einwohner
Fläche
Europäische Union
Staatsform
Sprachen
1
 
 

 
 
 
 
 
 
2
 
 

 
 
 
 
 
 
3
 
 

 
 
 
 
 
 
4
 
 

 
 
 
 
 
 
5
 
 

 
 
 
 
 
 
6
 
 

 
 
 
 
 
 
7
 
 

 
 
 
 
 
 
8
 
 

 
 
 
 
 
 
9
 
 

 
 
 
 
 
 
10
 
 

 
 
 
 
 
 
11
 
 

 
 
 
 
 
 
12
 
 

 
 
 
 
 
 


Allemand Lycée Fiche 1
Betrachte dir genau dieses Plakat an und beantworte folgende Fragen.

1. Was kannst du über den Text sagen? Gib auf den Wortanfang Acht. Was bemerkst du?
2. Was siehst du in der Mitte? Wie kannst du das erklären?
3. Was ist deiner Meinung nach der Europatag?
4. Welche Bilder siehst du in der Zahl 9?
5. Warum ist der Hintergrund blau? Was kannst du darin erblicken? Wie kannst du das erklären?
Allemand Lycée Corrigé 1
1. Der Text ist: Europa für Sie. Er bedeutet, dass Europa für jede Person gültig ist. Dann stehen drei Wörter, die mit einem D beginnen: Demokratie, Dialog, Diskussion. Diese Wörter sind international und von allen verständlich.
2. In der Mitte bilden mehrere Bilder die Zahl 9. Das ist leicht zu erklären denn darunter steht, dass der 9. Mai der Europatag ist.
3. Der 9. Mai wird Europatag genannt, weil Europa an diesem Tag seine Union feiert. Europa ist als Gemeinschaft am 9. Mai 1950 geboren.
4. Wir sehen mehrere Szenen:
In der Mitte sitzt eine Frau an einem Computer. Wahrscheinlich arbeitet sie oder benutzt sie Internet, um sich zu informieren.
Links sehen wir einen jungen Mann, der einen Umschlag in einen Kasten wirft. Diese Szene steht unter dem Wort Demokratie, also handelt es sich um einen Mann, der seinen Wahlzettel in die Wahlurne wirft.
Rechts sehen wir sieben Personen. Sie sind jung und diskutieren miteinander. Vielleicht sind es Studenten.
Unten handelt es sich auch um eine Diskussion aber zwischen älteren Leuten, die wahrscheinlich auf ihrem Arbeitsplatz sind.
5. Der Hintergrund ist blau, weil das die Farbe der Europäischen Flagge ist. Und wir erkennen auch einige Sterne, die auf der Flagge sind.
Allemand Lycée Fiche 2
Richtig oder falsch? Rechtfertige deine Antwort mit einem Auszug aus dem Text!

 
Richtig
Falsch
Rechtfertigung
1. Die europäische Flagge ist kein Symbol für die Europäische Union.
 

 
 
 
2. Die goldenen Sterne bilden einen Kreis.
 

 
 
 
3. Der Kreis symbolisiert Solidarität und Harmonie zwischen den europäischen Völkern.
 

 
 
 
4. Es gibt zwölf Sterne, weil zwölf Länder die Europäische Union bilden.
 

 
 
 
5. Die Flagge kann künftig geändert werden.
 

 
 
 


Allemand Lycée Corrigé 2
Richtig oder falsch? Rechtfertige deine Antwort mit einem Auszug aus dem Text!


Richtig
Falsch
Rechtfertigung
1. Die europäische Flagge ist kein Symbol für die Europäische Union.
 
+
Sie ist ein Symbol nicht nur für die Europäische Union, sondern auch für die Einheit Europas.
2. Die goldenen Sterne bilden einen Kreis.
+
 
Der Kreis der goldenen Sterne.
3. Der Kreis symbolisiert Solidarität und Harmonie zwischen den europäischen Völkern.
+
 
Der Kreis der goldenen Sterne steht für die Solidarität und Harmonie zwischen den europäischen Völkern.
4. Es gibt zwölf Sterne, weil zwölf Länder die Europäische Union bilden.
 
+
Es gibt zwölf Sterne, weil die Zwölf traditionell das Symbol der Vollkommenheit, Vollständigkeit und Einheit ist.
5. Die Flagge kann künftig geändert werden.
 
+
Die Flagge bleibt folglich ungeachtet künftiger Erweiterungen der Union unverändert.


Allemand Lycée Fiche 3
Hier findest du einige Hilfen, um den folgenden Lückentext auszufüllen: die regionalen Entwicklungen – (GASP) – Binnenmarktes – in den achtziger Jahren – Atomgemeinschaft – Währungen – sechs – Wirtschaftsgemeinschaft – Maastricht – drei

Am Anfang, im Jahre 1951, haben ____________________________ Länder eine Europäische Gemeinschaft gegründet. Die Gemeinschaft für Kohle und Stahl wurde 1957 zur ____________________________ und ____________________________ . ____________________________ neue Länder treten bei und neue Aufgaben werden gesetzt, wie zum Beispiel Hilfen für ____________________________ . ____________________________ treten drei neue Länder bei. Die Einheitliche Europäische Akte führt dann zur Vollendung des Europäischen ____________________________ . In ____________________________ wird einer der wichtigsten Verträge über die Europäische Union unterzeichnet. Er sicherte unter anderem eine Gemeinsame Außen- und Sicherheitspolitik ____________________________ . 2002 werden die nationalen ____________________________ auf eine einheitliche europäische Währung, den Euro, umgestellt. Zwölf Länder treten 2004 der E.U. bei und zwei im Jahre 2007.
Allemand Lycée Corrigé 3
Am Anfang, im Jahre 1951, haben sechs Länder eine Europäische Gemeinschaft gegründet. Die Gemeinschaft für Kohle und Stahl wurde 1957 zur Wirtschaftsgemeinschaft und Atomgemeinschaft. Drei neue Länder treten bei und neue Aufgaben werden gesetzt, wie zum Beispiel Hilfen für die regionalen Entwicklungen. In den achtziger Jahren treten drei neue Länder bei. Die Einheitliche Europäische Akte führt dann zur Vollendung des Europäischen Binnenmarktes. In Maastricht wird einer der wichtigsten Verträge über die Europäische Union unterzeichnet. Er sicherte unter anderem eine Gemeinsame Außen- und Sicherheitspolitik (GASP). 2002 werden die nationalen Währungen auf eine einheitliche europäische Währung, den Euro, umgestellt. Zwölf Länder treten 2004 der E.U. bei und zwei im Jahre 2007.
Allemand Lycée Fiche 4
Aide à la prise de notes

Vorteile
Nachteile
Vokabeln, die mir helfen, meine Meinung zu äußern:
 
 

 
 
 

 
 
 

 
 
 

 
 
 

 
 
 

 
 
 

 
 


Allemand Lycée Corrigé Grille

Meilensteine zur E.U.:
Datum:
Name des Vertrags?
Welche Länder?
Ziele?
1951
Pariser Vertrag
sechs Länder:
Belgien, die Bundesrepublik Deutschland, Frankreich
Italien, Luxemburg, die Niederlande
Gründung der Europäischen Gemeinschaft für Kohle und Stahl (EGKS).
– einen gemeinsamen Markt für Kohle und Stahl errichten.
– den Frieden zwischen Siegern und Besiegten in Europa sichern.
1957
Römische Verträge
 
Gründung der Europäischen Wirtschaftsgemeinschaft (EWG) und der Europäischen Atomgemeinschaft (Euratom).
– Die Zölle zwischen den sechs Ländern wurden am 1. Juli 1968 völlig abgeschafft (eine gemeinsame Handels- und Landwirtschaftspolitik).
1973
 
Dänemark,
Irland,
das Vereinigte Königreich
– neue Aufgaben, auch in der Sozial-, Regional- und Umweltschutzpolitik.
– Zur Umsetzung der Regionalpolitik wurde 1975 der Europäische Fonds für Regionale Entwicklung (EFRE) gegründet.
1975
 
 
– Europäische Fonds für Regionale Entwicklung (EFRE).
1979
 
 
Schaffung des Europäischen Währungssystems (EWS)
– Wechselkursstabilisierungen.
– strenge Maßnahmen zur Wahrung gegenseitiger Solidarität und Wirtschaftsdisziplin.
1981
 
Griechenland
 
1986
 
Spanien, Portugal
 
1986
die Einheitliche Europäische Akte
 
Zeitplan zur Vollendung des Europäischen Binnenmarktes.
1993
Vertrag über die Europäische Union (Maastricht)
 
– Maßnahmen zur einer Währungsunion bis 1999.
– eine Unionsbürgerschaft.
– neue gemeinsame Politikbereiche.
– eine Gemeinsame Außen- und Sicherheitspolitik (GASP).
– Maßnahmen zur inneren Sicherheit.
1995
 
Österreich
Finnland
Schweden
 
1997
Vertrag von Amsterdam
 
– die Union festigen.
– ihr Entscheidungsfindungssystem vor der Erweiterung straffen.
2001
Vertrag von Nizza
 
 
2002
 
 
Umstellung der nationalen Währungen auf eine einheitliche europäische Währung, den Euro.
2004
 
die Tschechische Republik, Ungarn, Polen, die Slowakei,
Estland, Lettland, Litauen, Slowenien, Zypern, Malta
 
2007
 
Bulgarien, Rumänien
 


Italien Primaire Fiche
1. Completa il testo con le parole seguenti: bandiera, insieme, conchiglia, parole, Roma, l’anniversario, cavalluci marini, bandiere, Fontana di Trevi, stelle.
Quest’anno festeggiamo ________________ del trattato di Roma. Sul logo leggiamo la data 1957 e la parola ____________________.
Nell’unione europea, ci sono tanti paesi diversi, con tante___________________ diverse. Sulla _______________ dell’Europa, vediamo dodici ____________________. L’inno dell’Europa è senza _______________.
Il monumento italiano presente sul sito è ____________________________. Si trova a ____________. Ha la forma di una ____________________. Ci sono anche degli animali: dei ____________________________.

2. Rappresenta la bandiera italiana e la bandiera dell’Europa.

3. Rappresenta ora la tua versione della fontana di Trevi!
Italien Collège Fiche
1. Visita il sito http://europa.eu/50/index_it.htm. Sulla destra clicca su Cosa festeggiamo.
Leggi l’articolo nella sua integralità e rispondi alle seguenti domande.
a. Quando è stato firmato il trattato?
b. Cosa segna?
c. Quali sono i valori comuni?
d. Quanti paesi fanno parte adesso dell’UE? E nel 1957?
f. È possibile viaggiare all’interno dell’Ue senza passaporto?
g. Cosa ha permesso il mercato unico?

2. Adesso vedrai due manifesti: il primo è attuale, è stato elaborato per l’anniversario del trattato e il secondo data appunto del 1957, quando è stato firmato il trattato.
Osserva e descrivi questi due manifesti. Digita prima l’indirizzo seguente http://ec.europa.eu/publications/posters/drapeau-it.pdf e descrivi quello che vedi. (PDF, 2,27 Mo)

3. Ora digita l’indirizzo seguente: http://www.ena.lu?lang=1&doc=4074.
Descrivi di nuovo questo manifesto.

Ora per la prossima volta, rifletti alla domanda seguente.
Secondo te, perché sui due manifesti sono rappresentate delle donne ed è fotografata una ragazza?

4. Visita il sito http://europa.eu/50/index_it.htm.
Clicca poi sulla sinistra su Festeggiamenti nei singoli paesi dell’UE poi sulla cartina dell’Italia. Clicca poi sul secondo articolo e su seguito. Leggi l’articolo e rispondi a queste due domande.
a. Perché secondo te hanno scelto il campo dell’istruzione?
b. Per quali motivi certi individui non hanno accesso all’istruzione?
5. Sempre su questo sito, torna alla pagina iniziale, clicca sul secondo articolo e su Seguito e infine su Carta dei diritti fondamentali e leggi l’articolo 14. Cosa devono permettere i paesi a tutti i cittadini?
6. Visita il sito http://www.pariopportunita.gov.it/.
Sulla destra, clicca sulla terza fotografia a vai alla pagina n°8. Leggi il testo dall’inizio fino a istituzioni e rispondi alle domande.
a. Quale è il tasso d’occupazione femminile in Italia (al Nord e al Sud)?
b. E il tasso demografico?
c. A che posto si trova l’Italia per quanto concerne il numero di donne elette nelle istituzioni?
d. Quindi cosa possiamo dire della situazione delle donne in Italia?

Per concludere, cosa pensi del ruolo delle donne nella nostra società? Ci sono delle differenze par l’accesso all’istruzione nel posto dove vivi?
Italien Collège Corrigé
1. a. Il trattato è stato firmato il 25 marzo 1957.
b. Segna la nascita dell’Europa.
c. I valori comuni sono la libertà, la democrazia, lo stato di diritto, il rispetto dei diritti umani e l’uguaglianza.
d. 27 paesi fanno parte dell’UE. Nel 57 c’erano 6 paesi.
e. Si e per un nuùero sempre più crescente di paesi.
f. Ha permesso di creare posti di lavoro e di promuovere la crescita.

4. a. Perchè ci sono sempre delle discriminazioni per l’accesso agli studi, in particolare sono le ragazze che sono discriminate.
b. Il motivo principale è un motivo economico, ma certe volte à a causa di certe tradizioni.

6. a. Il tasso è del 45% (e del 27% al Sud)
b. Il tasso demografico è il più basso d’Europa. (Il tasso demografico della Francia è invece il più alto d’Europa.)
c. L’Italia si trova al 68°posto.
d. L’Italia deve assolutamente cercare di migliorare la situazione delle donne, offrendo delle opportunità nel campo degli studi e del lavoro e offrendo anche la possibilità alle donne di lavorare e di fare figli.
Italien Lycée Fiche
Document 1
Visita il sito http://europa.eu/50/index_it.htm.
Sulla destra clicca su “Cosa festeggiamo”.
Leggi l’articolo nella sua integralità e cerca di riassumerlo.

Document 2
Visita il sito http://www.ena.lu/mce.cfm
In « recherche » digita « Traité de Rome ».
Clicca su discours de Gaetano Martino e cambia poi la lingua cliccando su italiano.
1. Leggi attentemente il discorso e rispondi alle seguenti domande.
a. In quale occasione è stato pronunciato questo discorso?
b. Ormai sai che i trattati sono stati firmati a Roma. Tuttavia, quale altra città italiana ha la sua importanza per la costruzione dell’Europa?
c. Gaetano Martino sente il bisogno di citare due uomini politici italiani. Di chi si tratta?
d. La comunità europea ha fini e limiti a carattere economico, ma su quale dimensione insiste anche Gaetano Martino?
e. Commenta la frase: “La nostra unità non è minacciosa o isolante rispetto a nessun altro popolo.”

Sempre su questo sito, clicca ora su discours de Romano Prodi.
2. Ascolta attentamente il discorso e rispondi alle seguenti domande :
a.Quali valori vuole promuovere l’Europa?
b. A quale sfida deve rispondere l’Europa?
c. Romano Prodi parlando dell’Europa, usa i tre aggettivi seguenti: democratica, efficace, trasparente. Spiega perché.
d. In un primo tempo i capi di stato e di governo firmano dunque questo trattato costituzionale, ma cosa succederà in un secondo tempo?
e. Secondo Romano Prodi, quale sarà la forza dell’Europa, dotata da questa costutuzione?

Document 3
Visita il sito www.degasperi.net.
1. Clicca su biografia: nota la data di nascita e la data di morte di de Gasperi.

Poi vai nella sezione finale 1953-1954 e clicca su la preseidenza dell’Assemblea della CECA.
2. Leggi l’articolo a partire da un importante riconoscimento (cioè il penultimo paragrafo) fino alla fine e rispondi alle domande.
a. Quando De Gasperi divenne presidente dell’Assemblea della comunità del carbone e dell’acciaio?
b. Perché si parla di riconoscimento?
c. Perché possiamo dire che De Gasperi è stato una figura particolarmente importante nel panorama politico italiano?

3. Ora sulla sinistra in basso clicca sul museo e rispondi alle domande.
a. Quando è stato aperto il museo?
b. Quale luogo è stato scelto?
c. Geograficamente, dove è situato il museo e perché?
d. Cosa propone il museo ai visitatori?

Document 4
Per finire visita ora il sito ufficiale di Carlo Sforza: www.carlosforza.info.
1. Cosa ci insegna la frase di Sforza che possiamo leggere sulla pagina iniziale?
2. Clicca sulla sinistra su versione italiana e leggi la sua breve biografia.
a. Quale è stato il legame di Carlo Sforza con la Francia?
b. Tuttavia perché ha dovuto rinunciare a tale funzione?
c. Nei governi De Gasperi quale funzione gli è stata incaricata?
Italien Lycée Corrigé
Document 1
Si tratta del cinquantesimo anniversario della firma del trattato di Roma. Nel 57, 6 paesi europei hanno deciso di unirsi. Ora ce ne sono 27. L’unione si fonda su valori comuni tali la democrazia, la libertà, l’uguaglianza. Per molti europei, c’è la possibilità di circolare liberamente e anche di lavorare in molti paesi della comunità.

Document 2
1. a. Il discorso è stato pronunciato in occasione della firma del trattato di Roma , il 25 Marzo 1957.
b. Nella città di Messina, in Sicilia, nel 1955, c’è stata una conferenza importante per l’unificazione dell’Europa.
c. Gaetano Martino cita Alcide de Gasperi e Carlo Sforza.
d. Gaetano Martino insiste sulla dimensione storica e politica. Parla anche dell’Europa in quanto patria " spirituale ".
e. Questa frase mette in rilievo le intenzioni pacifiche dell’UE. L’unificazione non si è fatta allo scopo di " lottare " contro altri paesi. Non deve esserci nemmeno uno spirito di esclusione.
2. a .L’Europa vuole promuovere valori di pace e di solidarietà
b. Deve rispondere alla sfida della globalizzazione.
c. L’aggettivo " democratica " viene usato , perchè i cittadini contribuiranno alla nascità delle leggi. L’aggettivo " efficace " viene usato, perchè le decisioni adottate a maggioranza aumentano. Infine l’aggettivo " trasparente " viene usato perchè ci sono nuovi meccanismi di democrazia partecipativa.
d. In un secondo tempo, i popoli o i parlamenti dovranno ratificare questo trattato.
e. Secondo Romano Prodi, grazie alla costituzione, L’Europa diventerà la forza motrice del benessere economico e sociale e anche della pace nel mondo.

Document 3
1. De Gasperi è nato nel 1881 ed è morto nel 1954.
2. a. De Gasperi divenne presidente l’11 maggio 1954.
b. Perchè è stato eletto all’unanimità.
c. Ha influenzato le direttrici della politica estera italiana nel cinquantennio successivo.
3. a. Il museo è stato aperto il 18 agosto 2006.
b. Hanno scelto la casa natale di De Gasperi.
c. Si trova a Pieve Tesino in provincia di Trento e De Gasperi era molto legato alla sua terra d’origine.
d. Propone un viaggio alla scoperta delle origini di uno dei padri dell’Italia repubblicana e dell’Europa unita.

Document 4
1. La frase mostra che Sforza era un pacifista convinto. Condanna risolutamente la guerra (i vecchi concetti grondanti di sangue). E ricorda anche che l’Europa non deve essere né minacciosa né isolante come nel discorso di Gaetano Martino.
2. a. Carlo Sforza è stato ambasciatore a Parigi.
b. Tuttavia ha dovuto lasciare questa funzione a causa del fascismo.
c. Nei governi De Gasperi occupava la funzione di Ministro degli Esteri.
Rencontre avec Françoise Robert
L'Europe ensemble

Françoise Robert est responsable éditoriale du CRDP des Pays de la Loire et chef de projet du projet Lingua, « L’Europe ensemble ».

Pouvez-vous présenter le contexte dans lequel s’inscrit ce projet ?
La volonté des huit partenaires européens du projet Lingua 2 « L’Europe ensemble » est de favoriser la diversité linguistique au sein de l’Union européenne et de contribuer à l’apprentissage d’une langue usuelle de communication immédiatement opérationnelle.

Ce projet est la suite naturelle du projet Lingua Transfer (www.crdp-nantes.fr/) pour l’enseignement précoce des langues auquel le CRDP des Pays de la Loire a activement participé.
Notre approche interculturelle s’effectue en abordant des domaines variés qui correspondent au champ d’expérience et aux centres d’intérêt du public ciblé : les 11-15 ans. Les niveaux d’apprentissage proposés sont en cohérence avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Dans « L’Europe ensemble », des situations authentiques, faisant appel à des supports civilisationnels fonctionnels, forment le socle des acquisitions linguistiques : plus que des thématiques, nous offrons des « projets de communication ». En effet, la construction du citoyen européen ne peut se limiter à des connaissances juxtaposées, fussent-elles historiques, géographiques, sociologiques, etc.
Vous vous adressez donc au public scolaire de 11 à 15 ans ?
Oui, bien sûr, mais aussi à un plus large public. Nous nous adressons notamment à ceux qui n’ont pas accès à l’enseignement traditionnel, ou qui ont échoué avec les méthodes classiques d’enseignement des langues ; à ceux qui ont oublié la langue qu’ils avaient commencé à apprendre ou qui désirent démarrer l’apprentissage d’une nouvelle langue ou le consolider. Autant de publics pour lesquels nous souhaitons contribuer à l’acquisition de compétences plurilingues et pluriculturelles durables, qu’ils pourront réinvestir tout au long de leur vie. 

Enfin n’oublions pas qu’avec la généralisation de l’enseignement des langues étrangères à l’école primaire, le niveau 1 de notre projet, qui correspond au niveau A1 du CECRL, revêt un intérêt particulier pour les élèves de cycle 3.
Quels supports seront à disposition dans « L’Europe ensemble » ?
Le projet concerne huit langues européennes : allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais, roumain et suédois. Il comporte un site plurilingue d’apprentissage et, pour chaque langue, un guide pédagogique imprimé accompagné d’un CD extra.
Que trouve-t-on sur le site ?
D’accès gratuit, le site est conçu pour un usage individuel en autoformation. Le niveau 1 (A1), plurilingue, met en synergie les huit langues du projet à travers treize thèmes de la vie quotidienne d’un « voyageur européen », pour un parcours de découverte des langues et des cultures. Les niveaux 2 et 3 (A2 et seuil de B1) sont destinés à l’approfondissement.
D’ores et déjà, le « cœur » du niveau 1 est en ligne sur le site L'Europe ensemble (http://europensemble.crdp-nantes.eu/) . Toutefois, nous sommes en phase de test et la présentation actuelle est très provisoire. Dans sa version définitive, le site sera largement enrichi et organisé avec une interface interactive très conviviale, adaptée aux publics ciblés.
On y trouvera des « documents authentiques » : supports écrits, audio et iconographiques (images fixes et/ou courtes vidéos) associés à des activités langagières interactives d’imprégnation, d’entraînement et d’évaluation. Tout au long du site, et pour chaque niveau, la dimension européenne est présente.
Quels sont les objectifs des deux autres outils, le guide pédagogique et le CD ?
Le guide pédagogique (un par langue) est l’outil de l’enseignant, du formateur et de l’assistant de langue. Chaque guide propose une introduction présentant la démarche des auteurs et des conseils d’utilisation. Six chapitres, organisés selon la même logique thématique que le site et pour les mêmes niveaux (A1, A2, seuil de B1), proposent de nombreuses leçons. Pour chacune d’elles, à partir d’un document support (texte, son ou image), des pistes pédagogiques sont indiquées à l’enseignant pour mettre en œuvre des activités langagières articulées à des tâches. Des exemples d’activités (exercices), prêts à utiliser par les élèves, sont également fournis dans le guide et disponibles dans le CD sous forme de fichiers-textes modifiables. Pour conclure chaque niveau, une proposition de séance intitulée « Ce que j’ai appris – Ce que je sais faire » permet à l’enseignant de tester les compétences sociolinguistiques et les savoir-faire acquis. Enfin, un certain nombre d’items permettent à l’élève de s’auto-positionner en termes de capacités.

Le CD « extra » apporte quant à lui le son, si essentiel dès lors qu’il s’agit de langue, sous forme de chansons, dialogues, sketches, extraits narratifs, interviews, karaokés… On y trouve également, outre les fichiers textes cités plus haut, une banque d’images à caractère culturel en relation avec les thèmes du guide.
Quel est le mode d'apprentissage proposé ?
Nous sommes dans une logique d’approche actionnelle, où la compétence linguistique acquise doit permettre la réalisation de tâches dans la langue d’apprentissage : l’apprenant doit pouvoir associer le dire et le faire. Ainsi, nous lui fournissons un outil qui l’aidera dans son projet personnel de formation et permettra son accès à l’autonomie.

L’édition en ligne d’outils de formation fournit en outre à chacun une « entrée » adaptée à son niveau d’utilisation et à son besoin, c’est le média de l’autoformation. Le guide pédagogique et le CD sont plutôt destinés à un usage collectif, dans le cadre scolaire ou associatif. Les assistants de langue, enseignants ou formateurs, quel que soit l’établissement ou la structure dans laquelle ils exercent, y trouveront un moyen pertinent pour aborder les langues de manière dynamique et attractive, dans le cadre de travaux de groupes ou en binômes le plus souvent.
Cet ensemble trouve naturellement sa place à côté et en complément des manuels scolaires.
Pour conclure, quelques mots sur la culture européenne que vous souhaitez transmettre...
Notre projet a pour objectif de développer chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte européens l’intérêt pour l’autre, pour sa langue et sa culture, et de les amener à percevoir ce qui les différencie et les rapproche. Grâce à la manière active et ludique par laquelle il aborde facilement une langue qu’il connaît peu ou pas du tout, l’utilisateur sera motivé pour jouer la carte du plurilinguisme. Nous souhaitons, enfin, que le projet « L’Europe ensemble » œuvre pour l’éducation à la tolérance et le développement de l’esprit civique au sein de la communauté internationale.
Rencontre avec Michel Chaumet
Projets européens : guide pratique

Michel Chaumet présente Monter un projet européen en lycée professionnel, un guide pratique, premier ouvrage d’une série dont l’objectif est d’aider les enseignants dans la mise en place de leurs projets.

Tout d’abord, pouvez-vous décrire cet ouvrage ?
Je tiens tout d’abord à dire que j’ai pris la direction du CRDP d’Aquitaine en septembre 2005, alors que l’ouvrage était déjà très avancé. J’ai donc eu le plaisir de découvrir un projet très porteur, à l’édition duquel nous avons porté une attention toute particulière dans les dernières semaines. C’est un ouvrage simple, un guide pratique, comme l’indique son sous-titre, dont l’objectif est de faciliter les projets européens.

Quelle en est l’organisation ?
Une mise en pages très soignée et un code couleur séparent nettement trois parties. La première partie expose la démarche d’un projet européen, avec de nombreux témoignages d’établissements. Puis, une deuxième partie propose neuf fiches qui accompagnent le lecteur, étape par étape, dans le montage de son projet : informations pratiques, conseils, ressources. Enfin, la troisième partie suggère quelques pistes de réflexion supplémentaires sur la définition et l’évaluation des actions.

Comment le travail a-t-il été mené ?
Cet ouvrage est d’abord le fruit d’un riche partenariat établi entre l’agence Socrates-Leonardo da Vinci, basée à Bordeaux, et le CRDP d’Aquitaine. La proximité entre les deux établissements a bien entendu joué un rôle dans l’aboutissement de ce premier ouvrage, et nous avons pu tisser des liens durables avec l’agence. La réalisation doit également beaucoup aux inspecteurs de l’académie et aux enseignants des nombreux lycées professionnels concernés par l’expérience de projets européens.
Si l’on veut construire l’Europe, il est essentiel de proposer des programmes et des projets qui fassent se rencontrer des êtres humains, et notamment des jeunes. En s’associant à la réalisation de ce guide pratique, le CRDP espère avoir contribué à aider tous ceux qui souhaitent s’engager dans une démarche de ce type.

Et pour l’avenir ?
Il est important d’avoir commencé par les lycées professionnels, qui sont très demandeurs en matière de stages et de mobilité professionnelle. L’ouverture que suscitent les projets européens y est de nature à motiver les élèves.
Pour autant, l’agence Socrates et le CRDP ne vont pas s’arrêter là : nous sommes au travail sur le prochain volume de ce qui va devenir une série consacrée aux projets européens. Ce volume concernera les collèges.
Nous faisons également évoluer légèrement la série : en effet, pour le premier volume, les exemples ont été limités aux lycées de notre académie, car nous avions besoin de réfléchir à la structure de l’ouvrage. Maintenant que nous avons trouvé un cadre, nous allons aller chercher des exemples plus loin, car nous souhaitons que ces ouvrages aient une audience nationale.
Ce qui nous anime, c’est la volonté de faire des ouvrages utiles à tous ceux – et ils sont de plus en plus nombreux dans l’Éducation nationale – qui veulent s’engager dans des projets européens.
Rencontre avec Anne-Marie Mogan
Des Pyrénées à l'Europe

Anne-Marie Mogan est le proviseur du lycée Jean-Pierre-Champo, à Mauléon (33). Depuis son petit coin perdu de montagne, ancienne capitale des Pataugas, resté le pays de l’espadrille, elle nous explique non sans humour comment se développent les projets européens autour des stages en entreprise à l’étranger.

Quel type de projet européen montez-vous au lycée Jean-Pierre-Champo ?
Il n’y a pas un type de programme, mais plusieurs ! Depuis 1992, le programme Lingua a permis à 45 élèves de partir en stages linguistiques professionnels (jumelage avec l’Escuela tecnica industrial et l’Instituto politecnico de renteria en Espagne). Il y a d’autre part les programmes Leonardo da Vinci, dont 434 élèves ont bénéficié en espagnol et en anglais : Cork en Irlande devient notre lieu de rencontres (europass mobilité…). Citons également les bourses ADAST pour des stages longs de neuf mois après le bac professionnel, une expérience en Pologne ; nous poursuivons au Portugal. Le label européen 2003 pour ALETEO (Accès à la langue espagnole technique opérationnelle avec l'élaboration d'un manuel de formation et d'auto-formation dans le domaine de la maintenance des véhicules) valide notre investissement. Le lycée a enfin accueilli un assistant dans le cadre de Comenius.


Pouvez-vous décrire le contexte du lycée que vous dirigez ?
Nous sommes très enclavés : l’Espagne est de l’autre côté de la montagne, l’Irlande et le Portugal sont à quelques heures d’avion. Mais pour aller à Bordeaux ou Toulouse, il nous faut prévoir six heures de route, pour parfois deux heures de réunion ! Les transports collectifs, inadaptés à nos projets, deviennent notre casse-tête permanent. Pour accéder à la culture, nous utilisons de préférence l’Internet, les musées itinérants et les DVD.

Qui sont vos élèves ?
Nos élèves veulent vivre et travailler au pays ; ce recrutement académique (on prend un dossier sur trois) nous oblige à abriter 80 % des élèves en internat, et à jongler avec les dossiers de surendettement toujours plus nombreux.

Les élèves baignent dans leur ruralité et leur culture folklorique ; peu mobiles, ils rencontrent au lycée professionnel les jeunes des cités des ZUP de notre académie, ou les enfants d’artisans, des catégories sociales qui ont perdu leurs repères. La plupart du temps, ils n’aiment pas l’école : ils sont passionnés de mécanique, de moto, d’engins, ils veulent devenir conducteurs (championnat de France de labours, mécaniciens de paddocks au Mans, « enduro »). Très rationnels, ils n’acceptent que ce qui peut leur servir pour leur métier. Mais, comme avec notre localisation « enclavée », nous avons décidé de faire des atouts de ces contraintes, et de le faire savoir au travers de projets européens.

« Quid » de l’équipe pédagogique ? Est-elle nombreuse ?
Les projets pédagogiques s’inscrivent dans la durée et dans la fidélité. Ils doivent être acceptés par tous pour en surmonter les difficultés ensemble, quelle que soit la fonction de chacun. Ils sont essentiellement l’œuvre de Françoise et Emmanuel Levée : depuis seize ans, les chefs d’établissement se sont succédé avec plus ou moins d’investissement ; les bons projets ne sont pas altérés par ces changements et trouvent toujours des défenseurs chez les élèves, actuels et anciens, chez les parents, chez les élus (nous préparons des jumelages !) et au sein des entreprises. D’ailleurs, nos élèves obtiennent à l’examen en moyenne 3 points de plus que la moyenne nationale, et ne passent pas par la case Assedic !

L’équipe pédagogique associe des anciens, bien ancrés dans notre région, la Soule, qui sont habitués à relever des défis, et les jeunes contractuels venus pour un an, qui trouvent leur place, passent les concours et s’installent finalement ici.

Pourriez-vous préciser quel doit être, selon vous, le rôle du chef d’établissement ?
Il n’est pas l’auteur du projet mais il fait partie de la cheville artisane : il doit s’en imprégner, pour en connaître l’esprit moteur, les axes et les objectifs recherchés. Mais il ne doit en aucun cas se l’accaparer pour un succès quelconque.
Nous utilisons l’analyse systémique, qui devient un outil intéressant pour le groupe action, qui nous aide à réagir, à anticiper, et qui garantit une bonne écoute et des clignotants révélateurs afin d’éviter des périodes de crise. Il me semble que le style de management idéal ici est celui de la délégation par projet dans un climat de transparence, car la confiance est indispensable.
Le chef d’établissement est un élément facilitateur, par exemple pour les autorisations administratives, pour l’adaptation souple des emplois du temps, qui doivent en lycée professionnel harmoniser atelier et matières générales. Il privilégie certains critères dans les plannings en passant par la pré-rentrée et les périodes de stages : par exemple, prévoir l’équipe pédagogique dans la répartition des services d’enseignement, le calendrier des stages qui conjugue nos contraintes et celles du pays d’accueil, etc.
Il s’agit également de distribuer les espaces et les heures : le CDI est considéré comme le poumon de l’établissement, et le laboratoire de langues, son cœur. Les langues se lient et se délient, favorisant la communication. Il faut des heures de maintenance affectées à un enseignant pour les TICE, afin de créer et faire vivre l’espace langues et Internet. Les TICE sont les réponses à notre éloignement et le lien avec les élèves en stages. Grâce à une répartition plus fine de la DGH, nous avons eu la possibilité d’accueillir une PLP d'espagnol, pour permettre la pérennité du projet. Enfin, nous mutualisons nos moyens : les PPCP permettent une meilleure répartition des coûts pédagogiques et la rémunération et la reconnaissance de l’équipe.

Vous semblez être très investie ! Vos fonctions vous en laissent-elles le temps ?
Il est certain qu’il faut être disponible, la porte et le portable ouverts, pour écouter selon le degré d’urgence, être infatigable, mobile et prêt à réagir. Je vous invite à vous joindre à l’équipe de direction un week-end au milieu du mois de juin, lorsque nous allons à Tudela voir les élèves en stage (ce qui permet à l’équipe de garde d’être remplacée) ! Cela nous associe aux premières impressions de ces élèves, mineurs, qui ne sont jamais sortis de chez eux.

Plus sérieusement, nous avons également un rôle fondamental dans la recherche de moyens : il faut convaincre les collectivités territoriales et les entreprises, savoir argumenter pour recevoir des subventions, la taxe d’entreprise, fidéliser les entreprises partenaires. Le conseil d’administration trouve là tout son sens, pour les autorisations de signatures de conventions, les lignes budgétaires pour la communication, le vote du projet d’établissement. Il faut aussi harmoniser les dépenses, connaître la législation (véhicules du lycée, assurances : les élèves circulent pendant les jours fériés par exemple !) Le statut de chef d’établissement permet aussi de pouvoir poser les questions pertinentes ou impertinentes aux services juridiques ou aux inspecteurs pédagogiques pour résoudre les problèmes matériels.
 
Quel bilan tireriez-vous de ces projets européens ?
Nous faisons évoluer la carte des formations pour favoriser l’emploi : nous avons aussi créé un observatoire pyrénéen des métiers de la montagne pour raisonner en terme de massif transfrontalier afin de transformer des pluri-actifs en pluri-qualifiés. C’est une véritable alternance à l’emploi européen pour trouver un métier tout au long de la vie. Ne s’agit-il pas de la réponse moderne aux soucis d’antan des hirondelles, ces femmes espagnoles qui traversaient les Pyrénées pour venir fabriquer des espadrilles à Mauléon à la fin du XIXe et au début du XXe siècle ?
Mais un projet européen, c’est un esprit, une pédagogie tout entière : nous avons créé la Maison des arts appliqués, qui est managée par l’enseignant des arts. Nous associons la Maison des lycéens et les ATOS, pour des journées à thème comme la Saint-Patrick. Des agents ont aussi participé à des déplacements pour favoriser le climat au sein de l'établissement et développer notre culture européenne ! Nous recherchons la convivialité avec nos partenaires. Je révise mon espagnol, le chef des travaux évalue les connaissances d’anglais en cours de formation. Un petit clin d’œil qui permet à la communauté scolaire d’accepter ces nouvelles formes de pédagogie, en les intégrant entièrement à la formation professionnelle de l’excellence : ici, pas de place pour les bricoleurs !
Rencontre avec Maryse Labroille
Un moteur pour les formations professionnelles

Maryse Labroille, IEN-EG dans l'académie de Bordeaux, a coordonné les différents lycées ayant contribué à l'ouvrage Monter un projet européen en lycée professionnel, édité par le CRDP d'Aquitaine.

À quoi correspondent pour vous l'ouverture européenne et la conduite de projet ?
Il est évident que la culture de projet est déjà très présente dans les lycées professionnels. La conduite de projet permet de mettre en œuvre des stratégies qui diffèrent de celles de l'enseignement traditionnel et qui font intervenir aussi bien le travail d'équipe que la dynamique de groupe. Ce sont des éléments importants qui contribuent également à la socialisation des élèves. Lorsque les projets sont européens, c'est un plus !
On monte des projets européens pour différentes raisons : culturelles, linguistiques, citoyennes, ou encore professionnelles. Bien entendu, les projets décrits dans l'ouvrage présent sont à caractéristique professionnelle. La création d'un espace commun de l'éducation et de la formation représente un atout et un enjeu prioritaire pour la voie professionnelle. Quand, par exemple, les élèves partent en stage à l'étranger, ils découvrent d'autres manières de travailler, un autre système scolaire, ils échangent des processus de travail, des pratiques.
C'est aussi l'occasion d'une confrontation avec d'autres élèves sur des projets communs, ce qui garantit une émulation réciproque et l’échange entre les différents groupes des différents pays.

Le guide est-il un outil important à vos yeux ?
Oui, car il a pour but de fournir des repères pratiques et des conseils aux futurs chefs de projet. Le travail était passionnant, et je crois qu'il sera très utile aux collègues : en effet, nous avons choisi de montrer un projet dans son déroulement chronologique, ce qui a ensuite conditionné la maquette. D'autres ouvrages pourront maintenant être déclinés avec d'autres établissements scolaires. Il s'agit d'un guide pratique pour une équipe n'ayant pas l'expérience de ce type de projet. Il doit les aider à construire, puis à conduire et enfin à évaluer des projets européens.
De surcroît, le guide a été un catalyseur pour les équipes. C'est un aspect que nous n'avions pas véritablement anticipé : grâce au travail sur cet ouvrage, les équipes se sont fédérées.

Pouvez-vous donner des exemples de projets qui vous paraissent particulièrement intéressants pour les lycées professionnels ?
Je pense par exemple au lycée professionnel de Foulayronnes dans le Lot-et-Garonne qui a réalisé, lors des échanges, un DVD avec des jeunes Allemands. Les élèves ont échangé en anglais puisqu’il n’y avait pas de seconde langue dans cette section. Cette expérience me semble très intéressante, car les élèves ont utilisé une langue de « médiation » pour communiquer.
Un autre exemple : le lycée Nicolas-Brémontier de Bordeaux a construit un projet autour de la création de vêtements contemporains incluant des éléments de costumes traditionnels français, bulgares et italiens. Ainsi, par l'expérience professionnelle, c'est aussi l’accès à une culture européenne dont il est question. Au-delà des compétences professionnelles qui ont été développées, notamment avec tout ce qui relève du travail en équipe sur un projet aussi ambitieux, il faut souligner que les élèves ont découvert d'autres cultures. En ouvrant les portes à la culture de l'autre, ils prennent conscience des différences et des similitudes, de ce qu'est l'espace européen. Je crois que cela participe à l'éveil d'une conscience européenne, et aussi que cela favorise la mobilité : en effet, pour eux, l'idée de parcours professionnel prenant d'autres pays en compte devient possible.
L'ouverture sur l'Europe est donc un plus pour les formations professionnelles dont elle favorise la réussite, car elle valorise les élèves et soude la communauté éducative. C'est un moteur à plus d'un titre, et j'espère que le guide édité par le CRDP contribuera à aider ceux qui se sentent encore hésitants, et à déclencher des projets toujours plus nombreux.
Rencontre avec Patrick Le Provost
Recherche en lac Majeur

Patrick Le Provost est chargé de mission pour les enseignements scientifiques et techniques à la Direction de l'action éditoriale du CNDP. Il évoque le DVD Recherche en lac Majeur.

Pouvez-vous tout d'abord nous décrire le produit ? De quoi s'agit-il ?
Ce DVD comporte un documentaire qui met en scène de jeunes scientifiques de différentes nationalités travaillant au Centre commun de recherche situé en Italie sur les rives du lac Majeur ; il a été coproduit par le SCÉRÉN-CNDP et France 5, avec le soutien de la Commission européenne. La production de ce film avait été décidée dans le cadre du programme « Initiative chercheurs en Europe 2005 », mené par la Direction générale recherche de la Commission européenne. Ce film de 52 minutes a été diffusé deux fois sur France 5, en février et en mars, et adressé gratuitement à tous les lycées français.

Quel est son objectif ?
Son objectif principal est de stimuler l’intérêt des jeunes pour la science et les encourager ainsi à embrasser des carrières scientifiques en leur faisant connaître certains aspects de l'exercice des professions scientifiques. Il a aussi pour but de valoriser les perspectives de carrières européennes et mettre en exergue l’utilité d’une politique d’encouragement à la mobilité des chercheurs dans l’Espace européen de la recherche. Enfin, il veut faire évoluer les mentalités sur l’égalité des chances hommes/femmes, en soulignant la place des femmes dans la recherche et leurs perspectives de carrière.

À qui s'adresse-t-il ?
Il est destiné au grand public, d'où sa diffusion à l'antenne. Toutefois, il cible particulièrement les jeunes entre 15 et 18 ans, en stimulant leur intérêt pour la science et la recherche, via les « modèles de référence » qui sont offerts dans les divers portraits de personnalités attachantes, aptes à communiquer leur passion pour leur travail et pour la science. Le film met l’accent sur la diversité des profils de chercheurs – hommes et femmes, jeunes et plus expérimentés – mais aussi sur la diversité des situations, des lieux et des enjeux caractéristiques de leur métier. On découvre des domaines aussi variés que les nanotechnologies appliquées à la recherche médicale, la surveillance par satellite au service de la protection des ressources naturelles ou la prévention des risques sismiques. Cela contribue à « casser » l’image du chercheur cloisonné dans son laboratoire, ce qui est une bonne chose !
Devant l’inquiétude suscitée par la baisse sensible des orientations vers les études scientifiques, le réseau SCÉRÉN-CNDP a édité ces dernières années de nombreux outils visant à renforcer la motivation des élèves en cours de sciences, de l’école au lycée, notamment via la production de documents audiovisuels et de ressources en ligne. Il s'agit donc ici d'un outil supplémentaire : en complément de la science qui s’enseigne, la stimulation de l’intérêt des jeunes passe par une information sur la science « qui se fait » – c’est-à-dire telle qu’elle se pratique au quotidien dans les laboratoires – et sur le métier de chercheur. Les missions des chercheurs et de leurs équipes sont expliquées au public de façon claire et abordable par des non-spécialistes. Ainsi, le film apporte un éclairage concernant le rôle du chercheur au sein du projet et les retombées éventuelles de ses travaux. Le DVD montre aussi d'autres facettes du métier telles que l’échange d’idées avec les pairs et le travail sur le terrain.

Et l'Europe dans tout ça ?
La dimension européenne de l’activité des chercheurs, l'importance de leur mobilité – illustrée par des témoignages de chercheurs partis accomplir des missions hors de leur pays d’origine – et de leur coopération (équipes internationales) sont mises en évidence. En même temps qu'une meilleure visibilité du rôle des chercheurs, c'est donc aussi une sensibilisation à l’espace européen de la recherche, aux nouveaux États membres, aux réseaux et à la coopération internationale. En s’attachant à un lieu emblématique de la recherche européenne, le film donne à voir la vraie dimension internationale de leur travail dans la recherche aujourd’hui. L’importance de l’intégration européenne est illustrée par des équipes comprenant des chercheurs provenant de nouveaux États membres. L’idée que les ressources générées par les scientifiques permettent d’améliorer la compétitivité européenne est par ailleurs présente : c'est pourquoi ont été choisis des chercheurs travaillant dans des domaines qui concernent des enjeux sociétaux majeurs.
Rencontre avec Marianne Viel
Portfolio, nouvelle édition

Marianne Viel, responsable éditoriale du CRDP de Basse-Normandie, retrace l'aventure du premier Portfolio européen des langues et explique la nouvelle édition.

On parle beaucoup aujourd'hui du « Portfolio européen des langues ». De quoi s'agit-il ?
Le CRDP de Basse-Normandie et les éditions Didier ont été les premiers en France à concevoir un « Portfolio européen des langues ». Ce Portfolio, qui s'adressait aux jeunes (lycéens, étudiants) et aux jeunes adultes, avait été édité suite à une expérimentation et mise en œuvre par le ministère de l’Éducation nationale dans l’académie de Caen, entre 1998 et 2000. Il a ensuite été homologué en 2000 par le Conseil de l’Europe. Comme tous les portfolios européens des langues, il est conçu comme un carnet de bord personnel et comporte trois parties : la biographie langagière où chacun rend compte de son parcours de formation (enseignements reçus et auto-formation, séjour à l’étranger, etc.), le passeport, et le dossier.

Pourquoi une nouvelle édition ?
Depuis la publication de ce premier Portfolio, un second ouvrage s'adressant spécifiquement aux collégiens a été publié en 2003. Il a paru opportun d'en tenir compte. D'autre part, et surtout, les évolutions dans les domaines didactique, pédagogique et réglementaire facilitent aujourd’hui l’intégration de cet outil dans l’enseignement des langues vivantes. Les paliers du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL), publié en France en 2001, ont été intégrés dans les nouveaux programmes d’enseignement des langues vivantes. Tous les professeurs les connaissent de mieux en mieux et les utilisent de plus en plus. Leur fournir un outil rénové, qui les aide à prendre en compte les démarches d'auto-évaluation, est bien entendu une priorité. Enfin, la version existante du Portfolio avait un peu vieilli : tout le monde a pensé qu'un petit coup de jeune sur le plan graphique serait bienvenu !
www.culture2.coe.int/

Comment avez-vous travaillé ?
Comme toujours pour une publication, les auteurs élaborent les contenus tandis que les éditeurs se penchent sur la forme, les aspects graphiques. Mais il s'agit d'un travail en équipe : en effet, les délais étaient très serrés, et nous avons avancé de concert. Les éditeurs et le maquettiste ont assisté aux réunions d'auteurs afin de s’imprégner du contenu, de donner des idées de structuration, ou de proposer des aménagements. Les essais de maquette ont été revus ensemble, discutés, et améliorés, en prenant en compte les remarques des uns et des autres. Ensuite, le Portfolio a été testé auprès de plusieurs centaines d’élèves dans différentes académies, comme cela avait été le cas en 2001, afin de vérifier que ce qui est proposé fonctionnait bien, que tout était compréhensible, etc. Nous avons pris le temps d'apporter les améliorations qui ont été suggérées par les enseignants et les élèves qui ont pris part à l’expérimentation. Ensuite, le Portfolio a été soumis courant septembre à la validation du Conseil de l’Europe qui a rendu son avis début novembre et nous avons lancé ce nouveau Portfolio à Expolangues 2007, donc en tout début d'année 2007.

Pouvez-vous nous parler du site compagnon ?
Le site compagnon, hébergé sur le site du CRDP de Basse-Normandie (www.crdp.ac-caen.fr/) a été développé pour accompagner les enseignants. Il explique les contenus des différentes parties du Portfolio et éclaire sur les objectifs attendus. Ainsi la nouvelle « rubrique » « Les langues dans ma vie » vise à faire réfléchir les utilisateurs à la fois sur leurs représentations dans le domaine des langues vivantes mais aussi à leur faire prendre conscience de la richesse des langues et des cultures dans leur environnement immédiat, au sein de leur famille par exemple.
Les enseignants trouvent là des éléments de présentation de toutes les rubriques (par exemple, « D’une langue à l’autre ») ajoutées dans cette version nouvelle.
Enfin, grande nouveauté qui représente une plus-value particulièrement utile aux enseignants dans la pratique de leur métier : les descripteurs, organisés par compétence pour chaque niveau, sont traduits dans une version téléchargeable, dans les langues qui font l’objet de programmes officiels. Les descripteurs en anglais et allemand seront très prochainement complétés par l’espagnol, puis à terme dans six autres langues. Les enseignants ont donc à disposition des outils pour faire travailler les élèves sur les compétences dans la langue qu’ils enseignent.
Rencontre avec Wolf Halberstadt
Un nouveau Portfolio pour le lycée

Wolf Halberstadt, inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional (IA-IPR) d'allemand dans l'académie de Versailles, évoque le pourquoi et le comment du nouveau Portfolio européen des langues paru en janvier 2007.

Pourquoi un nouveau Portfolio pour le lycée ?
Le premier Portfolio européen des langues, publié en France par le CRDP de Basse-Normandie et les éditions Didier, a été conçu et expérimenté dans le cadre de l’Éducation nationale et en concertation avec le Conseil de l’Europe, entre 1998 et 2000. Il était destiné aux lycéens ainsi qu’aux adultes. Homologué en 2000 et diffusé à partir de 2001, il avait besoin d'une actualisation ! En effet, il y a eu beaucoup d'évolutions dans le domaine de l'enseignement des langues depuis cette date. À l'école primaire, de nouveaux programmes en 2002 ; au lycée, de nouveaux programmes ont été mis en application progressivement : depuis la rentrée scolaire 2005, les derniers, ceux de la classe terminale sont en vigueur ; au collège enfin, le palier a été introduit en septembre 2006, le palier 2 est en cours de consultation.
Bref, tous les domaines, qu'ils soient didactique, pédagogique ou réglementaire indiquent une rénovation de l'enseignement des langues vivantes. Il était donc logique que le Portfolio suive le mouvement.

Quel est le rapport entre le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) et le Portfolio ?
Le CECRL (www.culture2.coe.int/) (PDF, 947 ko) a été publié en France en 2001 ; ses échelles de niveau (A1 à C2) ont servi de base à l’élaboration des descripteurs pour les cinq activités langagières du Portfolio. D'autre part, les paliers du cadre ont été intégrés dans les nouveaux programmes d’enseignement des langues vivantes. Aujourd'hui, les textes officiels fixent les objectifs d’apprentissage avec ces paliers : pour la fin de l’école primaire, niveau A1, pour la fin du collège A2 ou B1, et la fin du lycée, B1 ou B2. De plus, ces nouveaux programmes (école, collège, lycée) font fréquemment référence aux concepts du CECRL, par exemple dans les domaines de l’évaluation et l’auto-évaluation, du pilotage par la tâche, des compétences sociolinguistiques et pragmatiques, ou encore de l’autonomie de l’apprenant. De fait, le Portfolio, qui développe les capacités d'auto-évaluation et d'autonomie des élèves, s'inscrit parfaitement dans cette dynamique.

Quelle est l’approche privilégiée ?
D’abord le Portfolio permet à l’élève de faire le point sur ses compétences en langue. Mais il donne aussi l’occasion à l’élève de réfléchir à la découverte et aux contacts qu’il entretient avec les langues et les cultures qu’il rencontre à l’intérieur et à l’extérieur de l’école. Nous souhaitons également favoriser la réflexion des élèves sur l’utilisation qu'ils font des langues dans leur vie quotidienne, et leur indiquer les stratégies qu'ils déploient, ou peuvent déployer, dans des situations de médiation. Par exemple, lorsqu’ils renseignent quelqu’un qui ne comprend pas la langue, lorsqu’ils donnent une explication à un touriste dans la rue ou qu’ils expliquent un mode d’emploi à quelqu’un, ou encore qu’ils aident à faciliter la communication dans un groupe lors d’un échange ou d’une rencontre internationale.
Enfin, nous avons tenté de développer une approche interculturelle afin de faciliter le dialogue avec d’autres cultures.

Quelles modifications essentielles de contenus sont intervenues dans cette nouvelle édition ?
Aujourd'hui, tous les professeurs connaissent le Portfolio ou en ont entendu parler : la réception de l’outil pose moins de problème qu’auparavant. Toutefois, il s’est avéré nécessaire d’apporter certaines améliorations au Portfolio destiné aux lycées afin qu’il puisse pleinement jouer son rôle dans le cadre de la rénovation de l’enseignement des langues vivantes. Si la structure en trois parties (biographie langagière, passeport et dossier) a été conservée, bien sûr, puisqu'il s'agit du concept fondateur, il était nécessaire de refondre l'outil existant, en le ciblant davantage. Le nouveau Portfolio permet de mieux répondre aux besoins spécifiques des jeunes entre 15 et 20 ans pour aider les élèves à réfléchir à leurs stratégies d’apprentissage. Nous avons également voulu faciliter la compréhension par les élèves des descripteurs des niveaux de compétences en les accompagnant d’un ou de plusieurs exemples qui font référence à des activités fréquentes, qu'il s'agisse d'activités de classe ou de la vie quotidienne. Nous désirons aussi les inciter à mieux utiliser la partie « Dossier », les engager à y insérer leurs travaux personnels en liaison avec les thématiques traitées en classe. Nous avons établi des liens avec les différentes rubriques de la partie « Biographie langagière », ce qui devrait permettre de renforcer l’approche réflexive et de valoriser les parcours individuels.
Rencontre avec Pierre Auboiron
eTwinning, mesure phare du programme eLearning

Pierre Auboiron explique le projet eTwinning et le replace dans le cadre plus vaste du programme Education et Formation tout au long de la vie.

Vous êtes en charge du développement de l’action européenne eTwinning en France. De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’une vaste opération de jumelage électronique d’établissements scolaires des premier et second degrés en Europe. Initialement rogrammée sur trois ans, elle vient d’être intégrée au nouveau programme intégré Éducation et formation tout au long de la vie de la Commission européenne (2007-2013).
Les deux objectifs principaux de cette action sont, d’une part, l’aide à la coopération entre écoles et établissements scolaires d’au moins deux pays membres dans un projet pédagogique, et d’autre part, la sensibilisation des acteurs éducatifs aux méthodes et pratiques d’échanges européens par les TIC à l’occasion d’ateliers académiques, nationaux et européens.

Quel rôle le CNDP joue-t-il exactement dans ce projet européen ?
Le CNDP est l’opérateur français de l’action eTwinning. Il travaille en étroite collaboration avec les vingt-quatre autres opérateurs nationaux et European Schoolnet (EUN) qui assure la coordination centrale du projet. Notre tâche première est d’identifier et de présenter des exemples français de travail collaboratif s’appuyant sur les TIC susceptibles d’inspirer de nouvelles collaborations européennes. Nous offrons également un « Bureau d’assistance national » dont les missions sont d’aider les écoles, collèges et lycées dans leur recherche de partenaires, de leur apporter l’aide méthodologique afin de réinvestir l’expérience acquise lors de cette opération dans d’autres projets européens débouchant sur des échanges de type Comenius.
Cette action est relayée sur tout le territoire grâce à l’implication de tout le réseau SCÉRÉN : les CRDP et CDDP relaient notre action aux niveaux régional et départemental et nous aident à organiser, deux fois par an, des regroupements académiques au cours desquels les porteurs de projet peuvent se rencontrer. Nous proposons également des interventions pour présenter l’action dans de nombreuses villes de France grâce au réseau SCÉRÉN.

Vous mettez l’accent sur la participation des professeurs. L’action eTwinning s’adresse-t-elle uniquement au corps enseignant ?
Non. Certes, tous les partenariats doivent s’appuyer sur un projet pédagogique impliquant les élèves. Mais l’objectif de la Commission européenne est de jeter les bases d’une véritable collaboration entre professeurs et établissements européens : un partenariat peut instaurer un échange entre deux professeurs ou équipes de professeurs, deux documentalistes, deux chefs d’établissement. C’est pourquoi nous incitons les chefs d’établissement et les documentalistes à participer activement à l’opération.
Les projets pédagogiques désirant recevoir le label eTwinning doivent impérativement s’appuyer sur une utilisation interactive et raisonnée des TIC tout en s’inscrivant dans le cadre des grandes orientations du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Au travers de l’usage des TIC, qui permettra de renforcer l’autonomie des élèves et des enseignants, cette opération représente pour les écoles et les établissements scolaires une opportunité d’acquérir et de développer, à l’échelle européenne, des pratiques d’échanges favorisant le dialogue interculturel, la pratique d’une citoyenneté européenne concrète et la prise de conscience d’un modèle de société européen multilingue et multiculturel.

Concrètement, que doivent faire les établissements désirant participer à l’eTwinning ?
Ils peuvent visiter le site Internet eTwinning (www.etwinning.fr/). Ils y trouveront de nombreuses informations, scénarios et idées pouvant les aider à structurer leur réflexion. Ce site est doté d’un premier outil permettant de trouver des partenaires pour un projet d’échange. Une fois les partenaires trouvés et les bases de l’échange définies, un autre outil permet d’enregistrer le partenariat, de recevoir le label eTwinning et de bénéficier d’un espace virtuel de travail. La mise en place d’un partenariat eTwinning offre une très grande flexibilité dans le choix des thèmes et disciplines impliqués, des objectifs pédagogiques, de la durée du projet (de un mois à plusieurs années), du calendrier, du niveau et du type de production finale.

Quels sont vos objectifs au niveau national ?
L’objectif de cette action est double. D’une part, il s’agit de familiariser les élèves européens au dialogue interculturel et de jeter ainsi les bases d’une véritable citoyenneté européenne. Il est important de faire comprendre aux jeunes générations que le plurilinguisme et l’extraordinaire diversité culturelle de l’Europe ne constituent pas un frein à son développement, mais au contraire en sont la plus grande richesse. D’autre part, il s’agit de développer les échanges entre établissements scolaires européens par le biais de projets pédagogiques intégrés aux programmes et offrant des ouvertures interdisciplinaires. Si l’intérêt de ce type de jumelage électronique paraît évident, voire naturel, dans l’apprentissage des langues, il est primordial de faire comprendre à tous les professeurs que ces pratiques sont transférables à toutes les disciplines. Les TIC jouent ici pleinement leur rôle d’outils de communication et facilitent le dialogue, le partage de ressources et la découverte d’autres cultures.

Contact etwinning.drt@cndp.fr
Rencontre avec Claire Bertrand et Nelly Mok
eTwinning : The European Touch
Claire BertrandNelly Mok
Nelly Mok

Claire Bertrand et Nelly Mok, professeurs d'anglais au lycée Louis-Armand d'Eaubonne (95), expliquent ici leur trajectoire avec eTwinning.

Dans quel lycée travaillez-vous ?
Le lycée Louis-Armand est situé dans le Val d’Oise, à Eaubonne. C’est un lycée polyvalent qui abrite des sections générales et des sections professionnelles. Les sections générales y sont récentes, elles ont moins de dix ans. L’établissement est actuellement en cours de rénovation et les sections générales ont été déplacées sur un autre site, dans le (tout) petit village de Montlignon. D’où la nécessité de créer des projets qui fassent sortir les élèves de ce cadre très restreint !

Que représente eTwinning pour vous ?
L’action eTwinning contribue à construire une passerelle entre les pays d’Europe, au-delà des normalisations et harmonisations scolaires. Un projet eTwinning permet aux élèves de mieux apprécier les similitudes et les différences culturelles au sein de l'espace européen et d'appréhender la notion de citoyenneté européenne. C'est avant tout un cadre souple d’échanges et de communication interculturels, un jumelage plus linguistique et humain qu'électronique, une opportunité pour les élèves comme pour les enseignants de collaborer vers la réalisation d’un projet commun.
C'est aussi une façon de travailler totalement différente. Nous fonctionnons sous forme de club : les seize élèves de classes de 1re et de 2nde ont été recrutés sur leur motivation. Les rôles des élèves et des professeurs ont été redéfinis.

C'est l'occasion pour les élèves de faire appel à leurs ressources propres (connaissances et compétences scolaires comme extrascolaires) et de les mettre en œuvre sans la perpétuelle pression de l'évaluation. Pour les professeurs (nous sommes deux collègues professeurs d’anglais), il s'agit plutôt d'encadrer le groupe, de guider et de conseiller les élèves dans leurs démarches et actions, et non d'imposer des choix de thèmes, de supports, d'activités et de formats d'évaluation comme lors d'une séance de cours.

En quoi consiste exactement votre projet ?
L'idée de départ consistait à créer un magazine web pour ados, The European Touch, avec d'autres élèves européens. Le premier objectif est de publier trois numéros par an, avec des articles et reportages sur supports variés – de l'écrit mais aussi de la vidéo et des podcasts.

Le magazine comprendra un article phare par numéro, dont le thème permettra aux différents élèves partenaires de croiser leurs points de vue, d'enrichir leur réflexion des références culturelles de leur pays. Il y aura aussi quelques rubriques récurrentes plus « fun » (mode, culture et actualités, cuisine, courriers du cœur, humour, etc.) pour qu’ils échangent sur leurs préoccupations du moment, les choses qu'ils aiment au quotidien, ce qui les tracasse. Sont également prévus des affiches et des « flyers » pour promouvoir les numéros dans le lycée et les établissements voisins. Les élèves ont même repéré une station de radio qui pourrait les inviter pour parler de leur initiative. Dans un second temps, quand le projet sera bien avancé, nous voudrions partir à la rencontre de nos partenaires et organiser un voyage dans un pays d'Europe.

Quel bénéfice pensez-vous que les élèves puissent en tirer ?
C'est pour eux l'occasion de découvrir comment vivent et pensent d'autres citoyens européens de leur âge, et de mettre en avant leur propre culture et leur langue puisque le magazine sera publié en deux versions : anglaise et française.

Par ailleurs, ils réinvestissent concrètement et activement des savoirs et des compétences acquis en classe (utilisation de l'anglais dans un contexte de communication authentique, recours à leurs connaissances dans d'autres matières, comme l'histoire par exemple, pour traiter leurs différents sujets) ou en dehors de l'école (particulièrement concernant les TICE). Ils acquièrent aussi de nouvelles compétences, avec la création d'un site web, les démarches vers les imprimeurs, les institutions, les agences de voyage, etc. En réalité, l'occasion leur est fournie de réaliser des activités qui ont du sens : la langue étrangère, au lieu d'être envisagée comme un objet d'étude, est ici utilisée comme un réel outil de communication ; en outre, la pratique des TICE (courriels, logiciels de présentation et de création d'un site web avec des supports textes, audio et vidéo) est au cœur de l'échange et de la réalisation de la tâche finale.
Les élèves considèrent le club comme un foyer d'autonomisation, un espace où l'initiative individuelle ou collective est primordiale et fortement sollicitée. Ils sont contents de pouvoir s'émanciper d'un guidage parfois trop pesant.
La diversité des profils (les élèves ont été recrutés en fonction de leurs compétences linguistiques et/ou techniques, de leur dynamisme et de leur motivation) est un atout pour une collaboration fructueuse. Cette complémentarité a notamment contribué à la bonne entente et à la solidarité entre les membres de l'équipe.

Quel rôle particulier peut, à votre avis, jouer un chef d'établissement ?
Il est à nos yeux essentiel, car du chef d'établissement dépend la mise en œuvre et le bon fonctionnement du projet. C'est en effet à lui que revient le choix d'attribuer des heures aux enseignants, de mettre à la disposition du groupe certaines infrastructures du lycée (lieux et matériel) et d'autoriser une certaine marge de manœuvre dans les démarches des membres de l'équipe.
Une action eTwinning permet à l'établissement d'inscrire son projet dans une perspective d'ouverture à l'Europe, et ainsi de répondre aux attentes institutionnelles.
Enfin, comme nous l'avons dit plus haut, eTwinning offre un cadre souple pour l'élaboration de projets disciplinaires, interdisciplinaires et transculturels intégrés à la progression d'une classe dans une matière, ou développés au sein d'un club. Autant d'atouts que le chef d'établissement peut mettre en avant dans un discours visant à convaincre l'équipe pédagogique tout entière – et pas uniquement les professeurs de langue – de participer ou de mettre en place ce type de projet.

Justement, les autres collègues participent-ils ?
Il est à souhaiter que cette expérience, du fait de la motivation des professeurs comme des élèves, encourage d'autres collègues à tenter l'aventure avec leurs classes ou sous forme de club.

Les élèves du lycée auront ainsi l'image d'enseignants travaillant en équipe, éventuellement en interdisciplinarité –lutter contre le cloisonnement entre les matières – et dans une atmosphère conviviale. Ce serait leur montrer une représentation positive de la vie en communauté et souligner les bénéfices d'un travail en collaboration.

Cela a-t-il changé quelque chose dans votre vie de professeur ?
L'existence de tout un dispositif d'accompagnement des professeurs à l'élaboration d'un projet eTwinning (carnet de route, site, bureaux d'assistance européen et nationaux) peut rassurer l'enseignant, notamment l'enseignant débutant, et l'encourager à se lancer.
De plus, notre club nous a placées dans une nouvelle posture face aux élèves du groupe : les échanges ont lieu également à l'intérieur de l'équipe, que ce soit entre les élèves eux-mêmes ou entre les professeurs et les élèves. Là aussi, une situation de communication authentique s'est créée et le dialogue s'est instauré entre des gens d'origines sociales ou ethniques différentes. Le rapport professeur-élève a laissé place à un rapport adulte-adolescent fondé sur la confiance et le respect mutuels.
Étant professeurs d'anglais, nous sommes nous aussi heureuses de pouvoir faire utiliser la langue étrangère aux élèves dans sa fonction première, qui est de faire communiquer des personnes d'origines et de langues différentes entre elles.
Animer le club eTwinning, c'est pour nous, outre l'encadrement des élèves lors de nos séances, coordonner les échanges avec les partenaires étrangers : deux activités fondamentalement différentes du travail que nous effectuons quotidiennement. Nous rompons ainsi avec nos tâches récurrentes de professeur, et pour nous aussi, eTwinning est un nouveau souffle dans notre travail ! Notre motivation se nourrit également de l'enthousiasme des élèves.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
Nous avons rencontré quelques difficultés dans les contacts et échanges avec nos partenaires européens. En effet, il s'avère parfois difficile de s'entendre véritablement sur les attentes respectives et sur la planification du travail quant à l'élaboration du « produit final ».
Les élèves n’ont pas toujours les mêmes désirs dans les différents pays : par exemple, des élèves danois, qui paraissaient pourtant très désireux de communiquer, ne répondaient que de façon épisodique – voire pas du tout – aux courriels de nos élèves, qui étaient fort déçus de la situation. On s’est rendu compte à quel point la communication par voie électronique n'est pas toujours aisée et peut prêter à des malentendus entre élèves comme entre professeurs.

Comment pensez-vous faire évoluer votre projet à plus long terme ?
Un partenariat a été validé avec les Pays-Bas à notre retour d’un atelier eTwinning consacré aux professeurs de langue à la fin du mois de février. Nous avons commencé à travailler ensemble, notamment en utilisant un ENT (moodle) et l'espace de travail mis à notre disposition sur le portail eTwinning. Nous sommes aussi en contact avec des enseignants d'autres pays qui souhaiteraient rejoindre notre projet. Nous sommes chargées de coordonner les équipes partenaires. Par ailleurs, l'idée du magazine web a séduit des enseignants de collège qui ont décidé de créer une version 11-15 ans du même magazine. Notre collègue néerlandaise, qui travaille avec des élèves âgés de 11 à 18 ans, se charge de la coordination de la version collège du European Touch.
En collaboration avec le Bureau d’assistance nationale, nous voulons définir une démarche utile aux collègues qui souhaiteraient monter un projet eTwinning sous forme de « club » (implication du chef d'établissement, recrutement des élèves, fonctionnement, activités, relations avec les partenaires, etc.).
Nous souhaitons faire promouvoir l'action eTwinning par les élèves eux-mêmes. C'est un point qui nous tient particulièrement à cœur : les faire devenir de vrais « ambassadeurs » de l'action eTwinning dans le Val d'Oise, voire dans l'académie ? Pour leur faire investir pleinement ce rôle, nous pensons organiser un court séjour à Bruxelles (qui reste à confirmer), où les élèves pourraient rencontrer leurs homologues belges ainsi que des membres de la Commission et du Parlement européen. Ils partiront avec caméscopes, appareils photos numériques et baladeurs mp3 pour créer des reportages qu'ils pourront ensuite montrer et commenter dans les autres établissements.
Rencontre avec Véronique Guillemot
Un partenariat basé sur les sciences

Véronique Guillemot enseigne au lycée Joliot-Curie de Rennes. Elle expose sa découverte d’eTwinning et les deux expériences qu’elle a déjà menées.

Comment êtes-vous venue à eTwinning ?
Je crois que le contact s’est établi tout naturellement. En effet, le lycée Joliot-Curie a une section européenne, dont les disciplines non linguistiques sont physique-chimie et mathématiques. Dans le cadre de la section européenne, j’ai donc cherché des partenariats avec d’autres établissements scolaires, basés sur les sciences.

Pouvez-vous décrire le projet avec lequel vous vous êtes lancée ?
Au départ, je ne savais pas trop dans quelle direction aller, ni comment présenter un projet attrayant. Je voulais que les élèves jouent un rôle moteur dans son élaboration. J’ai lancé un texte d’appel à partenariat via eTwinning en juin 2005. C’est un collègue anglais de Liverpool qui m’a suggéré de travailler sur le thème des statistiques. Son idée était de bâtir une sorte de « portrait robot » d’un élève de 15-16 ans de part et d’autre de la Manche. Nous avons donc commencé à travailler en ce sens. Nous avons récolté des dizaines de données concernant le poids, la taille, l’année de naissance et le sexe. Certains de nos élèves ont travaillé sur ces données en choisissant eux-mêmes leur(s) thème(s) d’étude. Tout cela a permis de donner du sens aux notions de statistiques préalablement étudiées.

Où en êtes-vous maintenant ?
L’idée de ce premier travail avait été entièrement initiée par nous, les professeurs. Je souhaitais davantage d’implication de la part des élèves dans la conduite de leur projet. Par ailleurs, grâce au portail eTwinning, j’avais de plus en plus de contacts avec d’autres professeurs de mathématiques de nombreux pays, et tous très désireux de communiquer. J’ai donc demandé à un autre groupe d’élèves d’élaborer sa propre enquête. Ces élèves de seconde ont mis au point un questionnaire (PDF, 120 ko) rédigé en anglais, sur les modes de vie scolaire dans des pays européens. Nous l’avons expédié à de nombreux collègues et nous avons reçu des réponses exploitables de plusieurs pays, comme la Belgique, la Grande-Bretagne, la Grèce et la République Tchèque. Nous sommes deux à conduire ce projet qui concerne un groupe de douze élèves. En effet, je bénéficie de l’aide déterminante d’une assistante anglaise, par ailleurs diplômée en mathématiques.

Quel bilan pouvez-vous en tirer ?
Il est trop tôt pour tirer un véritable bilan de ce travail. Les données sont à ce jour dépouillées, et les élèves commencent tout juste leur projet statistique. Ils devront commencer par cibler leur champ d’étude et par se familiariser avec la manipulation d’un tableur-grapheur. Mais il est certain que ce type de projet motive les élèves dans leur apprentissage. Ce travail les met en situation réelle d’utilisation des outils statistiques étudiés en cours. Le dépouillement des données a déjà permis de montrer des différences intéressantes entre les pays et c’est une ouverture culturelle certaine pour les élèves.
D’un autre côté, ce projet ne permet pas réellement un échange direct entre les élèves eux-mêmes : je souhaiterais l’an prochain développer d’autres idées, peut-être à partir de petits défis mathématiques ou de jeux…, mais c’est plus compliqué à mettre en œuvre ! J’espère cependant y parvenir.

Rencontre avec Anne Ruhlmann
Anglais et problèmes de maths

Anne Ruhlmann enseigne au collège Martin-Luther-King à Liffré, dans l’académie de Rennes. Elle raconte ses débuts sur eTwinning, avec enthousiasme malgré les quelques difficultés qu’elle a rencontrées.

Comment avez-vous découvert eTwinning ?
Il y a deux ans, les élèves de mes deux classes de 5e ont échangé des problèmes mathématiques écrits par eux-mêmes. L’an dernier, un échange similaire a eu lieu avec une classe de 5e d’un autre collège breton. C’est donc tout naturellement que j’ai voulu trouver un partenariat européen lorsque j’ai découvert le portail eTwinning. Cette idée de permettre à tous les enseignants – même ceux de mathématiques ! – de proposer ou de trouver de manière simple des projets d’échange, même très modestes, m’a vraiment « emballée ».

Quel projet avez-vous développé ?
Le projet que j’ai proposé sur le portail eTwinning en mai 2005 consiste à faire écrire, par des jeunes de 15-16 ans, une histoire en anglais d’une dizaine de lignes qui permette de découvrir une particularité de la vie de leur pays avec, en arrière-plan, un problème de mathématiques à résoudre. Il me semble indispensable que nos élèves de collège, de zone mi-rurale, prennent conscience que l’anglais est devenu une langue incontournable. Deux élèves français ont par exemple écrit en anglais une histoire très bretonne sur la forêt de Brocéliande. Un travail interdisciplinaire mathématiques-anglais n’est pas chose courante au collège ! Mais dans ce cas, la frontière entre matières « scientifiques » et matières « littéraires » a momentanément été oubliée, tant par les enseignants que par les élèves, ce qui est bénéfique pour tous.
Le projet permet également aux élèves de se rendre compte que les mathématiques utilisent un langage international, comme dans cet exercice écrit par des élèves lituaniens.
Mais il arrive parfois qu’il y ait des variantes, comme dans cet autre texte écrit par des élèves lituaniens où le « billion » représente le milliard, ou quand 1,235,678.978 s’écrit en France 1 235 678,978, par exemple.
http://matoumatheux.free.fr/

Vous êtes donc très enthousiaste et positive sur l’expérience ?
Bien sûr, tous les aspects positifs que j’ai évoqués sont bien là. Toutefois, pour l’instant, je suis un peu déçue car le projet n’a pas fonctionné comme je le souhaitais. Tout d’abord, on peut parfois rencontrer des problèmes de structures : l’éclatement de ma classe de 3e en quatre groupes d’anglais avec quatre enseignants différents, éclatement qui n’était pas prévu au départ, ne permet pas de travailler sur les textes écrits en anglais en classe entière. Heureusement, j’ai maintenant l’assurance pour la rentrée prochaine que ma classe de 3e ne sera pas éclatée pendant les cours d’anglais. D’autre part, on est parfois déçu par les partenaires : début septembre 2005, deux établissements étaient partants pour cette aventure, dont un établissement espagnol et Kauno Nemuno vidurine mokykla de Kaunas (Lituanie) qui a seul participé jusqu’à présent.

Pensez-vous continuer ?
Bien sûr ! J’aimerais de plus trouver deux ou trois enseignants européens prêts à un véritable échange : quand les élèves envoient quelque chose, une réponse assez rapide de la part des correspondants me semble indispensable pour que la motivation subsiste. Comme je suis invitée à un atelier de développement eTwinning à Prague à la fin du mois de mars 2006, il se pourrait que j’abandonne le projet en cours et que j’adhère à un autre projet avec des enseignants que j’aurai rencontrés ou avec lesquels j’aurai été mise en contact sur place.

Rencontre avec Dominique Chandesris
eTwinning : une ouverture bénéfique

Dominique Chandesris, proviseur adjoint au lycée Jean-Macé de Vitry-sur-Seine (94), donne ici le point de vue d’un chef d’établissement.

Que représente eTwinning pour vous et votre lycée ?
Le lycée Jean-Macé compte 1400 élèves et offre une très large palette de filières : classique, technique, tertiaire et industrielle, professionnelle. S’y trouvent en outre cinq sections de brevets de technicien supérieur.
Pour moi, eTwinning représente une opportunité majeure pour nouer des liens entre élèves et entre professeurs de lycées venus de toute l’Europe. Grâce au portail d’eTwinning, il est possible de trouver des entrées multiples avec les adresses des établissements et leurs projets. L’échange de courriels est facilité.

Quel rôle particulier peut, à votre avis, jouer un chef d'établissement ?
En tant que chef d’établissement, nous pouvons soutenir ces partenariats, ou les initier. Les équipes ont parfois besoin d’éléments facilitateurs pour démarrer, un lieu, un moment, et il est de notre responsabilité de pouvoir les aider.

Quel bénéfice pensez-vous que les élèves puissent en tirer ?
Nos élèves cultivent souvent une image dévalorisée d’eux-mêmes. Toute ouverture nous paraît donc pouvoir leur être bénéfique car elle provoque une prise de conscience de leurs richesses et de leurs capacités. Quand ils démarrent un projet eTwinning, ils mesurent un certain nombre de choses qu’ils savent faire et qui sont fondamentales dans cette démarche, par exemple la pratique des technologies de l’information où ils sont souvent relativement experts. Cette valorisation de leurs capacités en ce qui concerne les TIC est aussi de nature à stimuler leur appétit de connaissances et d’échanges ; elle les rend plus actifs et autonomes. Ensuite, ils viennent naturellement à la communication avec d’autres lycéens d’horizons divers.

Les équipes éducatives pourraient-elles bénéficier de ces jumelages ?
Oui, au moins autant que les élèves !

Pouvez-vous donner quelques exemples de ce qui se développe avec eTwinning ?
Cette année de découverte de eTwinning, j’ai participé, en tant que proviseur adjoint, avec un professeur de lettres du lycée, à un bref séjour de formation, en novembre 2005, à Budapest. Nous avons pu nouer de nombreux contacts, ce qui s’est avéré très enrichissant pour le lycée. Ce sont tout à coup de nombreuses portes ouvertes sur l’Europe. Par exemple, c’est la réalisation d’un voyage à Budapest pour les élèves français dans le cadre de relations initiales par courriel entre notre lycée et un lycée de Budapest (correspondance entre élèves) et des professeurs des deux lycées. C’est également une correspondance avec un lycée danois qui a abouti, le 6 mars, à la venue d’un groupe de jeunes Danois dans notre lycée. Nous sommes revenus avec les coordonnées d’établissements désireux de s’ouvrir à l’Europe (demandes d’établissements allemands auxquels j’ai fourni quelques adresses). Enfin, nous avons initié des recherches sur eTwinning de travaux communs : dossiers, thèmes d’études sur plusieurs lycées.

Rencontre avec Claude Beaudoin
Correspondance multimédia en classes d'accueil

Claude Beaudoin, coordonnateur pédagogique du Casnav1 de Paris, explique sa motivation à monter des partenariats eTwinning.

Que représente eTwinning pour vous ?
J'ai souhaité profiter de la plate-forme eTwinning du projet européen eLearning pour développer un projet de correspondance multimédia dans nos classes d’accueil. Il s'agit de proposer une correspondance entre des groupes classes d’élèves nouveaux arrivants dans l’espace européen. Il me semble en effet important de favoriser l’échange entre divers groupes classes européens constitués d’élèves nouveaux arrivants afin que leur représentation de l’Europe soit améliorée, et partant, leur intégration facilitée.

Qui sont les élèves dont vous parlez ?
Les élèves nouveaux arrivants du monde entier entrent en Europe, dans un espace pour eux désormais ouvert comme pour les autres résidents. Si leurs déplacements entre les différents pays sont toujours liés aux possibilités d’implantation offertes d’un point de vue économique ou aux motivations d’ordre politique ou culturel de leur famille, on constate depuis une dizaine d’années une modification des flux migratoires et des stratégies d’implantation liée en grande partie à l’ouverture du marché européen et à l’évolution des législations européennes en matière d’accueil des populations migrantes. La mobilité européenne dans l’espace communautaire est donc aussi fréquente pour eux que pour les autres ressortissants européens. Or l’harmonisation des systèmes éducatifs dans les vingt-cinq pays de la communauté n’existe pas encore, ce qui suppose pour ces migrants, à chacun de leurs déplacements, un travail d’adaptation préalable à toute intégration, comme le souligne le rapport Eurydice de la Commission européenne de 2004 concernant l’intégration scolaire des enfants immigrants en Europe.

Quel bénéfice pensez-vous que les élèves puissent en tirer ?
La mise en relation de groupes classes du type « clin » (classes d’initiation) ou « cla » (classes d’accueil) à travers l’Europe permettra aux élèves migrants de prendre conscience de la diversité des dispositifs d’accueil et de scolarisation en Europe, et donc des particularismes nationaux. Ils percevront aussi la volonté des États européens de conduire des politiques éducatives tournées vers le rapprochement et encourageant la mise en relation, l’échange et les liens culturels entre les populations d’Europe.
Une intégration de ces élèves dans le pays d’accueil doit se concevoir aussi dans le cadre plus large de l’intégration européenne, ce qui n’est pas aujourd’hui suffisamment pris en compte pour entraîner une mise en œuvre locale généralisée. Un projet comme eTwinning appliqué aux populations migrantes pourrait constituer un levier dans ce sens : les populations extra-communautaires accueillies dans l’espace européen et concernées par un tel projet trouveraient là un lien plein de sens dans leur préoccupation d’intégration.

Les équipes éducatives pourraient-elles bénéficier de ces jumelages ?
On peut estimer que ce rapprochement entre élèves se doublera d’un rapprochement entre enseignants et acteurs institutionnels par élargissement naturel des intérêts : dans un partenariat eTwinning, un élève nouvel arrivant scolarisé dans une classe d’accueil à Paris explique comment il est scolarisé, intégré dans le système scolaire français à des élèves de son même pays d’origine scolarisés à Rome ; les enseignants en charge de ces élèves s’interrogent mutuellement sur les dispositifs de scolarisation, sur la didactique de l’enseignement de la langue nationale, sur les méthodologies, les pratiques pédagogiques. Se crée ainsi une dynamique de réflexion comparative, d’analyse des dispositifs et de structures mises en place chez soi et chez l’autre.

Et à plus long terme ?
On peut penser qu’à partir d’expériences de ce type, la prise de conscience de la diversité se doublera rapidement d’expérimentations lancées à partir de ce qui existe ailleurs en Europe, ce qui pourrait entraîner à plus ou moins long terme une possible modification des habitudes de travail. Les projets de type Comenius mettant en relation les stratégies pédagogiques d’intégration des élèves extra-communautaires trouveraient ainsi plus de sens dans la mesure où ils seraient inscrits dans ce projet global d’échange.
Concernant les enseignements proposés à ces élèves migrants, il me semble que le projet eTwinning pourrait conduire à la production d’un « bagage » minimal commun aux systèmes éducatifs européens, leur permettant de s’intégrer plus aisément dans n’importe quel système éducatif européen en cas de mobilité.
Il suffirait dans un premier temps de déterminer les minima de savoirs et de savoir-faire communs en Europe, indispensables à acquérir et à maîtriser pour le transfert d’un système éducatif à un autre.

Pouvez-vous donner quelques exemples par domaines ?
En sciences et mathématiques : les modalités de présentation et les codes de représentation ; en sciences humaines : les savoirs historiques et géographiques incontournables pour se repérer dans l’espace et le temps européen ; en ce qui concerne l'éducation citoyenne : les principes fondamentaux du droit européen appliqué au statut d’extracommunautaire. Pour les TIC, il pourrait s'agir des compétences prévues dans le B2I français, d'outils de traduction et de transfert.

Où en êtes-vous dans la mise en œuvre du projet ?
Nous sommes actuellement dans la phase de lancement du projet avec un premier travail d’information et de formation auprès des enseignants de nos dispositifs et en partenariat avec le Bureau national d’eTwinning, le CRDP de Paris et la Dafpen. Un groupe d’une quinzaine d’enseignants des 1er et 2nd degrés sont déjà inscrits pour ce projet et les compétences reconnues du Casnav de Paris dans les champs de l’intégration scolaire et des TIC en direction des publics ENA (élèves nouvellement arrivés) facilitent la mise en œuvre du projet. J’ai ainsi pu rencontrer des partenaires potentiels à Linz lors de la Conférence annuelle eTwinning, et j’ai pu mesurer l’intérêt réel porté par les responsables de ce projet pour notre proposition. Je suis donc très optimiste pour la suite du travail et surtout pour ce qui va se produire dans le courant de l’année 2006-2007 au niveau des échanges entre les groupes classes accueillant des enfants immigrés.


Guide de l'utilisateur
Le portail eTwinning regroupe l’ensemble des informations, outils, matériels et documents nécessaires pour préparer, planifier et développer un jumelage.

Si vous visitez le site pour la première fois, cliquez sur « Inscription » (en haut, à gauche). Vous pourrez remplir un formulaire en ligne, puis accéder à votre « tableau de bord ».

Une fois dans le « Tableau de bord », cliquez sur « Outil recherche de partenaires ».
Le site va vous proposer une liste de partenaires potentiels, générée à partir du profil que vous avez décrit dans votre formulaire d’inscription (la/les discipline(s) impliquée(s), l’âge des élèves, la/les langue(s) de travail, le(s) thème(s) du partenariat et la zone géographique désirée).
Une fois les partenaires trouvés, un second formulaire permet d’enregistrer le partenariat de manière officielle.
Votre partenariat est ensuite validé par les Bureaux d’assistance nationaux concernés.

Vous recevez alors le label eTwinning et « My Twinspace », qui est une plate-forme collaborative mise à disposition de votre partenariat.
Cette plate-forme comporte :
– un calendrier partagé entre les différents partenaires du projet (enseignants et élèves) ;
– un forum (possibilité de créer au sein de la plate-forme plusieurs forums sur des thèmes différents) ;
– une messagerie électronique interne ;
– une interface de tchat ;
– un tableau d’affichage, permettant la publication de brèves visibles par tous les membres du projet ;
– un module permettant de gérer les utilisateurs de « My Twinspace » (possibilité de créer un profil utilisateur par élève avec un identifiant et un mot de passe spécifiques).

Le Carnet de route pour élaborer un projet (d’échange à distance)
Suite à son inscription sur le portail, chaque porteur de projet français reçoit du Bureau d’assistance national un Carnet de route (en collaboration avec Micheline Maurice – CIEP) qui l’accompagnera dans sa recherche de partenaire(s) et la mise en œuvre de son projet d’échange.


Chaque projet d’échange à distance constitue une situation particulière dans un contexte singulier. L’objectif de ce Carnet de route est d’amener les porteurs de projet à se poser les bonnes questions aux bons moments.
C’est en élaborant successivement les réponses à ces questions que vous construirez votre projet d’échange. Pour vous aider dans ce travail, ce document vous propose une série d’éléments de nature différente : des informations pratiques, des pistes pédagogiques, des outils méthodologiques, des exemples, etc.

Le Carnet se développe en deux temps :
A. Élaborer une idée de projet
1. Besoins constatés / Raison d’être du projet
2. Quel est le contexte d’accueil et de développement du projet ?
3. Définir clairement les objectifs
4. Quel type de projet pour quel type de production ?
5. Quel(s) partenaire(s) ?
6. Soutien, accompagnement et financement du projet

B. Élaborer un projet commun
7. Pédagogie du projet d’échange
8. Planification du projet
9. Présentation du projet
10. Aspects techniques du projet
11. Comment transmettre le savoir-faire acquis ?

Nota bene : ce guide n’est pas disponible en librairie, il est destiné aux personnes participant à l’action eTwinning.

Pour en savoir plus :
Visitez le portail eTwinning www.etwinning.fr/
Contactez le Bureau d’assistance national etwinning.drt@cndp.fr
Contactez le Bureau d’assistance européen brigitte.parry@eun.org
Rencontre avec Marie-Héléna Taquet
Un projet régional original

Marie-Héléna Taquet travaille à la DARIC1 d’Orléans-Tours et nous invite à découvrir un projet original, Trans’Europe Centre, projet qui pourrait faire des émules.

Pouvez-vous expliquer ce qu’est Trans’Europe Centre et comment cette action est née ?
Cette action est née à l’initiative de la Région Centre qui s’est engagée à offrir à chaque lycéen un séjour éducatif en Europe de cinq jours consécutifs au minimum, hors déplacement.
Un comité de pilotage et un comité technique ont été constitués, associant des représentants des trois instances impliquées et une convention a été signée en novembre 2005 par la Région Centre, la Direction régionale de l’agriculture et des forêts (Draf) et le rectorat, officialisant le lancement de ce dispositif.
Toutes les catégories de lycées sont donc concernées : les lycées agricoles, les lycées d’enseignement général et technique et les lycées professionnels. Suite aux travaux menés par les comités, les premiers projets ont été déposés peu après la rentrée 2005.

Quel est l’objectif du dispositif ?
L’objectif est de permettre à chaque lycéen d’effectuer un séjour en Europe au cours de sa scolarité. La Région Centre finance donc à hauteur de 95 % maximum le montant du séjour. Pour les 5 % restants, on invite l’établissement scolaire à en rechercher le financement ou à compléter avec son propre budget. Un barème par pays a été fixé selon une estimation moyenne prenant en compte le coût du transport, de l’hébergement/restauration dans le cas d’un séjour sans échange, et des activités liées au séjour. Un forfait repas est demandé aux familles sur la base de deux repas par jour. C’est un gros effort de la Région qui a voulu s’engager dans l’Europe, et qui consacre près de 60 % de son budget à l’éducation. Il nous semble essentiel de favoriser l’ouverture culturelle et sociale des lycéens de la Région et de contribuer au développement d’une véritable citoyenneté européenne.

En quoi consiste un projet Trans’Europe Centre ?
Il s’agit d’un projet de séjour éducatif avec objectifs pédagogiques. Les établissements doivent compléter une « fiche identité projet », renseignée par un professeur coordonnateur qui explique les activités conduites en amont du voyage, celles prévues sur place, et enfin, ce qui sera fait au retour. Par ailleurs, les contenus doivent s’intégrer aux programmes des disciplines. Les projets doivent être pluridisciplinaires, et comporter trois disciplines au moins, ce qui permet d’apporter une perspective plus large à l’ensemble : un projet se construit autour d’un ou de plusieurs thèmes portant sur la citoyenneté européenne, l’économie, les arts, les sciences et techniques, le monde du travail, l’environnement, les techniques agricoles, le patrimoine, l’histoire et les traditions… Nous souhaitons ainsi que soient évités des séjours purement linguistiques : ce que l’on privilégie, c’est la découverte culturelle d’un pays européen.

Comment définiriez-vous la différence entre Trans’Europe Centre et les grands projets européens Comenius ou autres ?
Dans cette initiative du Conseil régional, tous les lycéens peuvent partir. Le seul programme européen qui puisse concerner des classes entières est le projet linguistique Comenius 1. Il s’agit d’un échange impliquant une mobilité de deux semaines dans le pays partenaire et réciproquement dans la même année scolaire, soit au total un mois, ce qui peut être long pour des lycéens. Les autres programmes européens touchent de petits nombres d’élèves. Un projet Trans’Europe Centre, au contraire, s’adresse à une classe entière ou à un regroupement de classes ayant des activités communes. Ces dispositifs sont cependant complémentaires.

Comment les dossiers sont-ils sélectionnés?
Les premiers retours sont très positifs. Certains lycées ont déposé jusqu’à trois projets. Le suivi pédagogique est assuré au rectorat ou à la Draf. Les dossiers qui ne satisfont pas aux exigences sont renvoyés pour être retravaillés selon les conseils prodigués. Nous nous sommes déplacés pour rencontrer les professeurs, ou nous les avons contactés par téléphone pour leur expliquer ce qui est attendu en termes d’objectifs européens. Nous sommes là pour conseiller les établissements à chaque étape. Sur un plan plus technique, le projet doit être soumis au conseil d’administration de l’établissement et validé puis transmis pour examen et avis au Conseil régional pour la partie administrative, organisationnelle et financière et au rectorat ou à la Draf pour la partie pédagogique et éducative. Le projet doit être soumis à la commission tripartite, composée de représentants du Conseil régional, du rectorat et de la Draf pour examen de la conformité au règlement et pour avis. Sur avis favorable, le projet est alors soumis pour validation aux instances compétentes du Conseil régional. Cette année, qui était l’année de l’expérimentation, avec quatorze établissements concernés, nous nous sommes réunis environ une fois tous les deux mois. Nous envisageons deux ou trois réunions par an par la suite.

Pourriez-vous donner un exemple de projet ?
Je pense par exemple à un des lycées expérimentaux qui organise un départ en Pologne sans aucune intégration linguistique. Les élèves ont été impliqués à toutes les étapes du projet intitulé : « Devoir de mémoire ». Ils ont pris l’initiative de faire visionner un film sur la seconde guerre mondiale (La Maison de Nina) dans un cinéma d’art et d’essai et d’organiser une rencontre avec l’historienne qui a contribué à la réalisation de ce film. Dans le périple qu’ils vont faire, il sera question de cinéma, d’histoire-géographie, de littérature, de citoyenneté européenne, de musique et de patrimoine mais pas de langue étrangère.
Les thématiques des projets présentés sont très variées. Par exemple : la découverte de l’archipel maltais et l’incidence de l’intégration dans l’Union européenne sur l’agriculture locale ; le nombre d’or et l’architecture grecque ; différents aspects de la transition vers l’économie de marché et vers l’Union européenne d’un pays de l’Europe de l’Est : le cas de la Pologne ; Islande, spectacle permanent de la genèse terrestre ; sur les chemins de la Renaissance italienne (comprenant un volet linguistique) ; À la poursuite des héros écossais (comprenant un volet linguistique).

Quel est l’avenir de ce projet ?
Nous espérons encourager la mobilité internationale en développant l'ouverture aux autres. Chaque séjour fait l'objet d'une évaluation précisant les activités effectuées et les compétences acquises qu’elles soient comportementales, culturelles ou européennes. Chaque lycéen participant se voit délivrer une attestation, qui pourra par exemple être intégrée au Portfolio européen des langues de l'élève, et un « visa européen individuel ». Il est certain que des projets de ce type contribueront, par une plus grande ouverture sur le monde, à une meilleure insertion professionnelle. Ils devraient constituer des atouts pour solliciter une entrée dans certaines formations ou accéder à certains emplois. En effet, favoriser la connaissance du monde économique, social et professionnel à l’échelle européenne participe au renforcement de l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation et à la culture. Cette année expérimentale est une belle réussite puisque 37 projets ont été présentés et tous ont été validés. Au total, 1427 élèves auront bénéficié du dispositif Trans’Europe Centre d’ici la fin de l’année scolaire. Preuve que le Trans’Europe Centre a rencontré un vif succès auprès des lycées de la région et qu’il répond au besoin grandissant qu’éprouvent les professeurs de faire découvrir l’Europe à leurs élèves.



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