Architecture : techniques et matériaux
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Éditorial

Parti pris
  Techniques et matériaux
  Écrire avec les matériaux
  Le verre structurel

Témoignage
  Construire soi-même ?

Au lycée
  La grande serre de Chatsworth
  La serre du lys géant Reine Victoria
  Le Crystal palace
  De la pierre au béton armé
  Le pavillon d'Iran de Claude Parent
  Des matériaux hétéroclites ?
  Constructions sculptures
  De la liberté à la virtuosité

Au collège
  Architecture futuriste

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La collection « Mag »
 
Lexique

Daniel Mary
Assemblage à tenons et mortaises

La mortaise est percée d’un trou pour recevoir le tenon.

Schéma de la barrière de pierres lisses assemblées à tenons et mortaises, entourant Le Grand Stupa, Sanci, Inde, dynastie Sunga (environ 187-75 avant J.-C.). D’après P. Brown, « Indian Architecture (Buddist and Hindu Periods) », Bombay, 1961.

Béton
Fondations
On creuse des fouilles, à la fois pour trouver un sol suffisamment résistant par rapport aux charges qu’il va devoir porter et pour mettre cette surface à l’abri du gel. Les constructions durables ont une partie enfouie sur laquelle elles sont fondées sans risquer de s’enfoncer.
Fondations sur semelle

Dans les cas simples correspondant au volume de la cave, on creuse une tranchée pour y couler une semelle. Celle-ci sera d'autant plus épaisse et large que la résistance du sol sera faible et la charge à porter plus forte. Le sol de la cave peut rester en terre battue ou être recouvert d'un film plastique qui empêche les remontées humides, puis d'un matériau qui l'isole du froid, puis d'une chape de 4 à 5 cm de mortier armé par un treillis de métal.
 
 
Fondations sur radier

Coffrage d’un radier. Béton de propreté.
Radier après la coulée de béton avec fers en attente.

Ces deux photographies sont empruntées à un site personnel (http://membres.lycos.fr/pochonj/).

Le radier est, en quelque sorte, une semelle élargie à toute la surface de la construction.
Les deux photographies ci-dessus concernent le même radier. On voit le fond de fouilles avec un talus oblique pour éviter les retombées de terre. Un grand cadre rectangulaire en bois obtenu en assemblant des madriers de 7 x 15 cm délimite le radier. C’est le coffrage. Il est maintenu en place par des planchettes dressées sur champ perpendiculairement aux madriers auxquels elles sont clouées ; elles sont elles-mêmes calées pour trouver appui sur le talus sans s’y enfoncer. L’image de gauche montre ce coffrage contenant une première coulée de béton grossière répandue directement sur le sol. C’est une couche de propreté. On remarque de grandes taches plus claires sur le béton lui-même et hors du coffrage : il s’agit de la partie la plus liquide composée d’eau et de ciment, le laitier, qui s’est échappée du moule ou est remontée irrégulièrement en surface. On peut préférer placer un film plastique étanche (polyane) sur la terre au fond du coffrage, pour éviter les fuites, et couler la totalité du béton en une fois en maintenant son homogénéité par un vibrage avec un mélangeur approprié. Une image intermédiaire pourrait montrer le ferraillage de l’ensemble de la surface (calculé par un bureau d’études) avec son renforcement sous les murs (longrines horizontales). L’image de droite montre le radier coulé, tiré avec une règle qui traverse toute la largeur de la coulée et s’appuie sur les bords du coffrage.

En savoir plus
Des considérations techniques plus détaillées.
http://coinduprojeteur.free.fr/
Banches
Les coffrages sont des sortes de moules qui peuvent servir à façonner différents matériaux plastiques. La terre crue, par exemple, peut être montée en murs ; pour ce faire, il faut la déverser entre deux panneaux de planches – les banches –, et la fouler aux pieds ou avec un appareil à tasser. Le même procédé est utilisé pour construire rapidement un igloo avec de la neige.
On peut bancher des murs entiers, en empilant par exemple des blocs à bancher, sortes de parpaings sans fond que leur poids permet de manipuler sans trop de peine. Des passages sont prévus pour les fers à béton horizontaux et verticaux. Le montage à sec est très rapide. Il faut ensuite remplir de béton manuellement ou avec la pompe d’une toupie à béton en progressant par hauteurs de 1,5 m pour que la pression n’éclate pas les blocs inférieurs.

Des illustrations
- Foulage de la terre (choisir « Diaporama, Le domaine de la terre »)
http://terre.grenoble.archi.fr/
- Construction d’un igloo (choisir « How it works, video of Icebox in action »)
www.grandshelters.com/

Blocs à bancher.

Beaucoup moins lourds encore, ces blocs à bancher existent en polystyrène selon différents systèmes. Il existe aussi des banches métalliques pour toutes sortes de formes avec des dispositifs parfois énormes qui sont des constructions métalliques formidables à eux seuls et, bien sûr, nécessitent des moyens de levage et une mise en place appropriés.

Des illustrations
- Blocs à bancher en polystyrène
www.styrostone.com/
- Blocs à bancher métalliques
www.sateco-coffrages.com/
Biocides
Les biocides sont des produits chimiques qui ont pour action de détruire les organismes non désirés (par exemple les stérilisants, les désinfectants ou les additifs biologiquement actifs, conçus pour protéger la peinture ou le revêtement d’étanchéité des attaques bactériologiques durant le stockage ou empêcher les croissances de moisissures sur la peinture sèche).
Butyral de polyvinyle (PVB)
Le butyral de polyvinyle est un film plastique utilisé pour la fabrication de verre feuilleté.
Photocatalytiques
Une recherche du Laboratoire de physique de la matière condensée (École polytechnique et CNRS).
http://pmc.polytechnique.fr/
Compte rendu du Groupe de recherches et d’applications en photophysique et photochimie sur les procédés photochimiques hétérogènes : « Photocatalyse et stéréolithographie ».
www.ensic.inpl-nancy.fr/
Verre
Le verre feuilleté PVB
Il est composé de deux ou plusieurs verres simples ou transformés (trempés), collés entre eux par une ou plusieurs couches d’un intercalaire en matière plastique : le butyral de polyvinyle (PVB).
Ce PVB présente une bonne adhérence au verre et un taux d’allongement important avant déchirure.
Le verre feuilleté résiste à l’impact. Lors d’un choc avec un corps étranger, le verre se fendille, la fracture est localisée au point d’impact sans altérer la visibilité. L’intercalaire PVB maintient les morceaux de verre en place, ce qui diminue le risque de coupure par éclats de verre. Il garde l’étanchéité de la paroi. De plus, l’énergie résiduelle du corps est absorbée par cet intercalaire ; le vitrage empêche donc le passage du corps si l’impact n’est pas disproportionné.
On adapte la configuration du feuilleté à la nature des chocs à craindre.
Le verre extérieur agrafé (VEA)
Description et schémas sur le site d’un fabricant.
www.prelco.ca/
Le verre extérieur collé (VEC)
Description et mise en œuvre
www.verreonline.fr/

 
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