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De l’usage d’Internet, côté élève...
Est-il utile de rappeler que, contrairement à une bibliothèque ou à un musée, Internet est interactif ? Il permet donc :
- de rendre l’élève acteur : en participant à la création de groupes de discussion, de forums, en rédigeant des messages, en créant des pages Web accessibles permettant à la fois une démarche créative et interactive ;
- d’apprendre à mieux utiliser l’outil informatique : les élèves sont attirés par ce média et cette séduction valorise l’objet d’étude ;
- d’apprendre aux élèves à travailler en salle informatique. Le professeur peut espérer les faire progresser sur le chemin « rugueux » de l’autonomie dans la conduite d’une analyse de données scientifiques ;
- de développer la curiosité en allant au devant d’elle : le média est disponible au CDI et certains élèves, stimulés par la séance, s’y rendent pour revoir les sites et en détailler les contenus, pour voir si de nouveaux séismes ont eu lieu et où. Et l’on se prend à rêver à un monde où chaque élève aurait son ordinateur à la maison... ;
- de traiter les données de sites scientifiques, en mobilisant des capacités particulières (trier, par exemple) pour en tirer des informations exploitables – car il y a pléthore ! – en fonction d’une problématique immédiate ou à venir ; la mise à jour permanente des données par les sites spécialistes permet à des classes différentes de recueillir successivement des résultats nouveaux.
L’impression sur transparents de ces résultats multiples et leur superposition fournissent les éléments d’une séance de synthèse par comparaison : synthèse fertile !
... à l’usage de l’intranet, côté professeur, au profit des élèves
Les pages créées par le professeur (ou, mieux, par l’élève) peuvent rester cantonnées aux ordinateurs, soit de la salle de classe s’ils sont reliés en réseau poste à poste, soit à ceux de l’établissement scolaire si celui-ci possède un réseau. Elles peuvent aussi être publiées sur le Web et être accessibles à tous.
- Le navigateur peut devenir une interface conviviale et malléable en permettant le lancement d’applications à partir de pages html ainsi que des mises à jour hebdomadaires. Cela signifie qu’un enseignant peut progressivement ajouter des données ou que plusieurs enseignants de matières différentes peuvent élaborer un intranet sur un sujet commun.
- La rapidité des flux en réseau local autorise des créations de pages Web très lourdes : un intranet peut afficher des images, animées ou non, de plus de 1 Mo, ce qui est quasiment impossible sur Internet (ou nécessite de maîtriser des techniques encore nouvelles).
- L’intranet est un très bon outil de mutualisation et de travail coopératif : un groupe peut travailler à la réalisation d’un site Web avec autant de facilité que s’il travaillait à la production d’un dossier papier.
- L’osmose intranet/Internet rend le travail scolaire accessible au plus grand nombre, remplissant ainsi l’une des missions de l’école : assurer la démocratisation de l’accès à la connaissance.
- L’intranet est un espace créatif important : il débride les énergies et offre un espace d’expression. Il peut prendre la forme de pages d’autoformation, de cours, remplacer le cahier de texte, servir pour les corrections de contrôle… C’est aussi et surtout la possibilité d’élaborer un travail coopératif.
Tout en offrant un espace libre, l’intranet reste entièrement maîtrisé sur le fond comme sur la forme par l’enseignant, évitant tant les digressions que les liaisons « aléatoires » vers des sites ou des données non souhaités, d’Internet comme du réseau de l’établissement.
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