Les personnages Roger Thornhill / Kaplan Les deux kidnappeurs La domestique Townsend Mme Townsend Mme Thornhill Le Professeur
Des figurants Les gendarmes Le juge La standardiste de l’ONU Le vrai Townsend Les membres de la « United States Intelligence Agency »
Les lieux New York et ses environs
Le temps Le lendemain.
L’action
Thornhill, de chauffard ivrogne, devient un meurtrier en fuite. Vandamm, le faux Townsend, prend toutefois, pour le spectateur, le rôle de coupable. Les membres de l’USIA (United States Intelligence Agency), qui savent que Kaplan n’existe pas, préfèrent garder le silence.
Séquence par séquence
Séquence 4, de 20' 42" à 21' 47" – Au tribunal
Séquence très courte (à peine plus d’une minute) mais qui permet d’exprimer pour la première fois, par la bouche de l’avocat de Thornhill, l’élément déclencheur de la poursuite, la tentative d’assassinat. Par ailleurs, les réactions de Mme Thornhill montrent au spectateur la relation qui l’unit à son fils : sous ses dehors virils, Roger est encore le petit garçon de sa maman, d’autant qu’il a l’air de souffrir d’une migraine éthylique… Le juge ordonne un complément d’enquête avant de rendre son jugement le lendemain à 17 h 30.
Séquence 5, de 21' 47" à 25' 40" – Confrontation à Glen Cove
Thornhill, sa mère (encore présente !), son avocat et deux policiers arrivent à Glen Cove, la maison dans laquelle Thornhill a été enivré. La domestique qui ouvre la porte reconnaît Thornhill qui demande à voir Mme Townsend, puisque M. Townsend est absent. Entré dans le salon, Roger montre le canapé… bien nettoyé, le placard aux alcools… rempli de livres. Mme Townsend entre au salon et ses réponses aux questions des policiers ne font que conforter ceux-ci dans leur idée : Thornhill a monté de toutes pièces son excuse. Même sa maman ne le croit pas et lui conseille de payer son amende. Lorsque la voiture quitte le jardin, un mouvement de caméra montre au spectateur un jardinier, qui n’est autre que Valerian, un des kidnappeurs du Plazza :
 Valerian dans la voiture à la sortie du Plazza, puis dans son rôle de jardinier. |
Musicalement
Dès l’arrivée à Glen Cove, la musique permet au spectateur d’en savoir plus que les personnages, bien avant que les images ne précisent l’information en montrant la même domestique ou Valerian en jardinier : le n° 9 « The Return » reprend la thématique de la seconde partie du n° 4 « Kidnapped », le thème des Espions. Le n° 10 « Two Dollars » ne fait entendre que l’idée musicale attachée à Thornhill (idée B).
Séquence 6, de 25' 40" à 33' 21" – À l’hôtel, sur les traces de Kaplan
Thornhill mène sa propre enquête en se rendant dans la chambre de Kaplan au Plazza. Il est intrigué par le fait que personne n’ait réellement vu Kaplan, même si la chambre paraît à la fois habitée (la valise ouverte, les vêtements au nettoyage…) et inhabitée (les draps non froissés…). Sa mère reste persuadée que son fils fabule. En fouillant dans les papiers du bureau, il trouve une photo sur laquelle il reconnaît le Townsend rencontré à Glen Cove. Mme Thornhill commence à comprendre que tout n’est pas clair et prend peur. Un mystérieux coup de téléphone, donné depuis le hall de l’hôtel, leur fait prendre la fuite. Dans l’ascenseur, il reconnaît ses kidnappeurs. Il réussit à s’échapper et à s’engouffrer dans un taxi.
Musicalement
Des musiques d’ambiance animent le hall de l’hôtel : n° 11 « Rosalie » et n° 12 « In the Still of the Night » de Cole Porter. La fuite dans le couloir puis dans l’ascenseur est soutenue par l’idée B du thème de Kaplan-Thornhill, de plus en plus tendu : n° 13 « The Elevator ». Le n° 14 « The U.N. » sert de transition musicale entre les séquences 6 et 7.
Séquence 7, de 33' 21" à 36' 53" – À l’ONU
Thornhill, à l’ONU, demande, sous l’identité de Kaplan, M. Townsend… et rencontre le vrai M. Townsend. Un travelling amène le regard du spectateur sur Valerian qui enfile des gants. Townsend est assassiné au moment où Thornhill lui montre la photo prise dans la chambre d’hôtel. Valerian fuit ; Thornhill, pris pour l’assassin, prend à son tour la fuite.
Musicalement
Le thème des Espions, dans le n° 14 « The U.N. », apparaît au moment de l’arrivée à l’ONU. La pièce suivante, n° 15 « Information Desk », est construite sur le même matériau musical. Comme précédemment, une musique sert de lien d’une séquence à l’autre : n° 16 « The Knife », le thème de Kaplan apparaissant sur la vue en plongée du parvis de l’ONU.
Séquence 8, de 36' 53" à 39' 46" – À l’USIA
Des personnes réunies autour d’une table écoutent la lecture d’un article de journal qui relate l’assassinat à l’ONU. C’est la première apparition du Professeur qui semble présider la réunion. Comme pour la séquence au tribunal, cette séquence fait également avancer l’action : en effet, le spectateur apprend, d’une part, que Kaplan n’existe pas et que ce personnage fictif ne sert qu’à couvrir un agent infiltré, et d’autre part, que les poursuivants de Thornhill sont les hommes de main d’un dénommé Vandamm. Quant à Thornhill lui-même, les membres de la réunion le sacrifient sur l’autel du secret. Deux informations importantes pour le spectateur ; comment a-t-on pu prendre Thornhill pour George Kaplan puisque George Kaplan n’a jamais existé ?
Musicalement
Fin de la pièce n° 16 « The Knife ».
Pour en savoir plus
Le thème des Espions Le thème Kaplan-Thornhill Les musiques empruntées
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L'analyse séquentielle de l'Acte II (Excel, 42 ko)
Le musicogramme de l'acte II (Excel, 99 ko)
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Marie-Thérèse Corbat
Claire Dolibeau
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