Dans le film à 2 h 04' 50" (séquence 19 / DVD chapitres 42-43).
La pièce précédente s’enchaîne directement à celle-ci par un accord sforzando aux vents. Il correspond au changement d’image : les deux personnages sont au-dessus des visages de pierre. La tension des accords est en phase avec la menace implicite pour Thornhill et Eve : les espions sont à leur poursuite.
Une mélodie sinueuse apparaît, partagée entre cuivres et clarinettes, phrase par phrase.
Elle est entrecoupée d’interventions des percussions, timbales, caisse claire, tambour de basque, sur une cellule rythmique issue du thème de Thornhill :
Les plans changent presque en concordance avec les éléments musicaux : – les fragments de la mélodie sinueuse sont souvent associés à Thornhill et Eve, en plein désarroi ; – la phrase des percussions sous-entend la présence des poursuivants. Si, dans un premier temps, le changement de plan et de phrase musicale semble concorder, très vite des décalages s’installent : il n’y a pas d’effet clip réellement. Seule subsiste une rapidité des changements visuels et auditifs qui contribue à l’ambiance angoissante de la scène.
Après un appel de la percussion, lorsque Eve et Thornhill commencent à descendre le long des rochers, le motif de Kaplan revient, partagé dans le pupitre des bois, immédiatement suivi de la mélodie sinueuse.
Puis, quelques instants plus tard, il est repris par les bois aigus, y compris la flûte piccolo.
Toute la fin de la pièce est construite sur ces deux thèmes, morcelés, mêlant les timbres de l’orchestre. Le rôle très important de la percussion dans « Stone Faces » ajoute toujours plus de tension dans cette scène où les deux personnages ne savent plus que faire.
Un roulement de caisse claire à la fin de cette pièce l’enchaîne directement à la suivante.
M.-Th. C.,
Cl. D.,
S. M.
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