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Partie V : de la mesure 172 (levée) à la fin, mesure 199, de 11' 45'' à la fin


Enveloppe dynamique de cette cinquième partie

Cette ultime partie est constituée d'une brève section, suivie d'une longue coda. Le rappel des éléments entrepris dans la partie IV va se poursuivre ici.
Section A : mesures 172 à 179, de 11' 45" à 12' 16"
Elle se caractérise principalement par :
- le retour au son fondamental Fa ;
- l'ultime rappel du motif a aux timbales, sur Do, aux pistes. Le son part de la scène pour aller par un chemin spiralaire en fond de salle ;

- l'élément h est dialogué aux deux instruments dans le public ;
- l'ultime présentation de l'élément b aux pistes (Fa mi) et au cor.
Section B (coda) : de la mesure 180 à la fin, de 12' 16" à la fin
Elle se caractérise principalement par :
- des sons bruités spatialisés, aux percussions puis aux pistes (brosses sur GC, avec des sfz) ;
- le rappel du motif (e) en harmoniques glissées : Vl1 mesures 180 à 184 ;
- le rappel de l'accord : mesures 185 à 186, Cl CA Fl et m 190 Cb Vlc Vl1.

L'ultime fin (de la mesure 188 à la fin) est totalement onirique. Les réminiscences sont plus lointaines ou plus transformées :
- bols (Do Ré) sur timbales ; 
- le rappel de la trompette, mais sur une trompette jouet (pistes) et sur Do+1/4 et do#. Elle exécute un ultime glissé (mesure 196) ;
- la trompette cachée joue quant à elle un Fa tenu « d'ange » avec la sourdine bol qui rappelle d'autres pièces du cycle ;
- le rappel des notes répétées, mais aux superballs1.

L'utilisation d'une trompette-jouet n'est pas détectable à l'audition. Cela eût été bien trop trivial pour Xu Yi sans doute. On perçoit seulement d'ultimes mutations timbrales. Ces ultimes transformations ont une valeur symbolique forte. On peut y voir le passage à l'enfance. Un cycle s'achève, un autre commence. N'oublions pas enfin le silence de la fin dans lequel s'éteignent les derniers sons.

Savoir et penser qu'on ne sait pas est excellent
Ne pas savoir et penser qu'on sait est maladie.

Le Plein du Vide, œuvre à l'écriture riche et très fine, invite l'analyste à méditer cette citation de Lao-Tseu (LXXI).


Jean-Luc Idray


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