Un partenariat basé sur les sciences
Véronique Guillemot enseigne au lycée Joliot-Curie de Rennes. Elle expose sa découverte d’eTwinning et les deux expériences qu’elle a déjà menées.
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Comment êtes-vous venue à eTwinning ?
Je crois que le contact s’est établi tout naturellement. En effet, le lycée Joliot-Curie a une section européenne, dont les disciplines non linguistiques sont physique-chimie et mathématiques. Dans le cadre de la section européenne, j’ai donc cherché des partenariats avec d’autres établissements scolaires, basés sur les sciences.
Pouvez-vous décrire le projet avec lequel vous vous êtes lancée ?
Au départ, je ne savais pas trop dans quelle direction aller, ni comment présenter un projet attrayant. Je voulais que les élèves jouent un rôle moteur dans son élaboration. J’ai lancé un texte d’appel à partenariat via eTwinning en juin 2005. C’est un collègue anglais de Liverpool qui m’a suggéré de travailler sur le thème des statistiques. Son idée était de bâtir une sorte de « portrait robot » d’un élève de 15-16 ans de part et d’autre de la Manche. Nous avons donc commencé à travailler en ce sens. Nous avons récolté des dizaines de données concernant le poids, la taille, l’année de naissance et le sexe. Certains de nos élèves ont travaillé sur ces données en choisissant eux-mêmes leur(s) thème(s) d’étude. Tout cela a permis de donner du sens aux notions de statistiques préalablement étudiées.
Où en êtes-vous maintenant ?
L’idée de ce premier travail avait été entièrement initiée par nous, les professeurs. Je souhaitais davantage d’implication de la part des élèves dans la conduite de leur projet. Par ailleurs, grâce au portail eTwinning, j’avais de plus en plus de contacts avec d’autres professeurs de mathématiques de nombreux pays, et tous très désireux de communiquer. J’ai donc demandé à un autre groupe d’élèves d’élaborer sa propre enquête. Ces élèves de seconde ont mis au point un questionnaire (PDF, 120 ko) rédigé en anglais, sur les modes de vie scolaire dans des pays européens. Nous l’avons expédié à de nombreux collègues et nous avons reçu des réponses exploitables de plusieurs pays, comme la Belgique, la Grande-Bretagne, la Grèce et la République Tchèque. Nous sommes deux à conduire ce projet qui concerne un groupe de douze élèves. En effet, je bénéficie de l’aide déterminante d’une assistante anglaise, par ailleurs diplômée en mathématiques.
Quel bilan pouvez-vous en tirer ?
Il est trop tôt pour tirer un véritable bilan de ce travail. Les données sont à ce jour dépouillées, et les élèves commencent tout juste leur projet statistique. Ils devront commencer par cibler leur champ d’étude et par se familiariser avec la manipulation d’un tableur-grapheur. Mais il est certain que ce type de projet motive les élèves dans leur apprentissage. Ce travail les met en situation réelle d’utilisation des outils statistiques étudiés en cours. Le dépouillement des données a déjà permis de montrer des différences intéressantes entre les pays et c’est une ouverture culturelle certaine pour les élèves.
D’un autre côté, ce projet ne permet pas réellement un échange direct entre les élèves eux-mêmes : je souhaiterais l’an prochain développer d’autres idées, peut-être à partir de petits défis mathématiques ou de jeux…, mais c’est plus compliqué à mettre en œuvre ! J’espère cependant y parvenir.
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