Les Atrides, famille maudite de génération en génération – infanticide, parricide, matricide, incestueuse –, n’ont cessé d’inspirer les écrivains, les peintres, les musiciens, chacun exprimant plus ou moins ouvertement, à travers ses interrogations universelles sur la violence des hommes, leur haine, leur lâcheté, leurs remords, les préoccupations de son temps.
Au théâtre, son lieu d’expression privilégié, le mythe des Atrides fut et demeure, notamment en raisons de sa violence, l’occasion d’une réflexion d’ordre à la fois théorique et pratique sur la question de la représentation des passions violentes, ses modes, ses codes et leur transgression, ses enjeux et ses effets.
Dans ce dossier, les élèves de primaire s’intéresseront à la cellule familiale par l’intermédiaire d’Oreste et d’Électre. Au collège, les élèves seront amenés à s’approprier le mythe d’Iphigénie grâce à la pièce de Goethe Iphigenie auf Tauris. Les lycéens, quant à eux, étudieront le thème de la malédiction des Atrides dans la littérature allemande.