L'art contemporain
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Titre : L’art contemporain
Niveau : lycée, B1 vers B2
Langue : allemand
Objectifs
Culturel : sensibiliser les élèves à l’art contemporain.
Linguistiques
Lexicaux : lexique de la description (tableau, image) ; synonymes du verbe sehen.
– Grammaticaux : les verbes à particule séparable et inséparable ; les adverbes de lieu.
Documents supports
1. Tableau d’Édouard Manet : Le déjeuner sur l’herbe (Le bain)
Taper « Le bain » dans le champ de recherche. Il s’agit du quatrième tableau.
www.insecula.com/

2. Tableau d’Alain Jacquet : Le déjeuner sur l’herbe
Taper « Le déjeuner » dans le champ de recherche. Il s’agit du premier tableau.
www.insecula.com/

3. Tableau de Pablo Picasso : Le déjeuner sur l’herbe (d’après Édouard Manet)
Taper « Le déjeuner » dans le champ de recherche. Il s’agit du premier tableau (cliquer sur le texte, page 1).
www.musee-picasso.fr/

Mise en œuvre de la séquence (trois séances)
Séance 1
Cette première séance se déroule en salle internet dans la mesure où les élèves pourront être amenés à faire de rapides recherches.
Le professeur introduit le sujet en demandant aux élèves de suggérer des mots à associer à Kunst.
Puis les élèves sont invités à s’interroger sur l’évolution des arts plastiques. Le professeur propose différents termes que les élèves doivent classer en réponse aux questions de la fiche 1 : Was war Kunst früher? / Was ist Kunst heute? Les élèves peuvent constater que les techniques artistiques sont rarement abandonnées au fil du temps et qu’elles ne font que s’enrichir progressivement.

La fiche 2 permet ensuite d’évoquer quelques artistes allemands de renom, peintres anciens, du XXe siècle ou contemporains, et de dresser un panorama de l’art allemand que le professeur pourra illustrer à l’aide de documents iconographiques.

Le professeur montre alors au rétroprojecteur le tableau de Manet Le déjeuner sur l’herbe (Document 1), tableau rendu public en 1863 sous le titre Le bain et visible aujourd’hui au musée d’Orsay. Cette première œuvre lui permet d’introduire la méthodologie de la description de tableau, qui doit faciliter la compréhension et guider l’observation des élèves. Dire ce que l’on voit pour énoncer les pistes du sens de ce que l’on voit est extrêmement important en matière d’art contemporain : Les élèves répartis en groupes ont pour objectif d’apprendre un savoir-faire sur le traitement de l’image en général, et d’un tableau en particulier. Pour ce, ils doivent acquérir un corpus lexical et grammatical, d’où le canevas proposé par le professeur, fiche 3.
Au cours de la correction commune, le professeur attire l’attention des élèves sur la signification de la la femme dénudée, au premier plan. Est-ce le modèle du peintre ? Cela paraît peu plausible : s’il s’agit du modèle, pourquoi ne voit-on pas le peintre avec sa palette ? Il s’agit avant tout d’une peinture dont le sujet est la peinture même, et pour cette femme nue, d’une touche de couleur, blanche ou chair, sur la toile. Mais cette peinture interpelle directement le spectateur car la femme nue, au premier plan, le fixe de manière indécente. Le professeur peut conclure en rappelant le scandale que ce Déjeuner sur l’herbe avait provoqué à l’époque, au Salon des refusés, et la rupture qu’il avait introduite au regard de la peinture traditionnelle.

À la fin de cette séance descriptive, le professeur attire l’attention des élèves sur l’intérêt d’utiliser des synonymes du verbe sehen, pour éviter les répétitions, et récolte leurs propositions. Il leur demande alors de remplir la fiche 4 et d’observer ces verbes, qui sont presque tous à particule inséparable, sauf anschauen. Il vérifie que les traductions sont exactes et lit les formes allemandes en insistant sur l’accent de mot, la particule an pour le verbe anschauen et le radical verbal pour tous les autres verbes. Il fait un rappel de la règle de formation du participe passé de ces verbes à particule, séparable ou inséparable, et distribue la fiche 5, à préparer à la maison pour la séance suivante.
Séance 2
La deuxième séance débute par la correction de la fiche 5 et se poursuit avec la découverte d’une autre toile illustrant le thème du déjeuner sur l’herbe. Il s’agit d’une œuvre d’Alain Jacquet appartenant désormais à la collection d’art contemporain du Mac/Val de Vitry-sur-Seine (Document 2).
Les élèves doivent s’interroger sur l’exactitude d’un certain nombre d’affirmations s’y rapportant (Fiche 6). Cet exercice permet de réviser les adverbes de lieu (voir la séquence Primaire).

Après la correction commune, les élèves, répartis en groupes, doivent classer leurs conclusions sur la fiche 7 en regroupant les similitudes et les différences entre les deux œuvres étudiées. On leur demande de donner au moins quatre éléments de réponse à chacune des deux questions posées.

On prolonge la réflexion : dans quel but un artiste décide-t-il de reprendre un tableau célèbre et de le transformer ? Le professeur peut alors préciser que le tableau d’Alain Jacquet est décliné en deux versions successives : une première version de 1964, d’après Manet (1,96 x 1,73 m, acrylique et sérigraphie sur toile) ; une autre version de 2006, réinterprétation de la précédente, œuvre monumentale (6 panneaux, 54 x 2 m, impression sur bâche en trichromie) spécialement créée pour l’inauguration de l’exposition aérienne d’été de Nice, quai des États-Unis. (détail téléchargeable sur www.mamac-nice.org/)
Autre élément à noter : Dans le panier du Déjeuner sur l’herbe contemporain, le « Pain Jacquet » sert de signature, elle-même camouflée grâce à un savant décalage des trames de couleur. Aux élèves d’imaginer pourquoi.
Ils doivent répondre aux questions suivantes, orientées sur cet effet de camouflage tout d’abord, la technique employée, puis sur l’esthétique de l’œuvre :
Denkt man bei diesem Werk eher an ein Gemälde oder an eine Fotografie?
Warum ist es aber nicht wirklich eine Fotografie?
Hier ein Detail: Welche Farben dominieren? Und wenn man dieses Bild von weitem anschaut, sieht man es besser oder nicht so gut?
Was bleibt dem Betrachter übrig? Wie könnte er genauer hinsehen?
Ist dieses Werk auch nicht eine Einladung dazu, sich Fragen über Kunst zu stellen? Was ist Kunst? Soll sie realistisch sein?

Éléments de réponse :
– Dieses Werk lässt eher an eine Fotografie denken. Aber sie ist unklar, wie hinter einem Schleier versteckt. Man hat den Eindruck, dass der Artist eine Fotografie vergrößert hat. Aber nun sieht man farbige Pixels in rot, blau und gelb.
– So bildet sich die optische Illusion. Dieses Gemälde hat die Kennzeichen eines Rasterbildes. Das Rasterbild besteht aus den drei Primarfarben: rot, gelb, blau.
– Dieses Werk stammt aus dem XX. Jahrhundert. Es kann keine traditionelle Malerei mehr sein. Alain Jacquet verwandelt die Motive von Manet: der Fluss wird zu einem Badebecken, das Schiff zu einer Luftmatratze. Seine Werke werden Serigrafien.
– Er deformiert die Fotografie, die Pixel werden zu groß. Der Betrachter soll versuchen zu sehen, denn das Bild bleibt doch irgendwo erkennbar.
– Hinter dem Bild steckt also die Frage der modernen Ästhetik.

Enfin, en travail personnel, le professeur demande aux élèves de se remémorer et/ou de s’approprier le lexique de la description et du commentaire iconographique (Fiche 8). Ce travail sera très utile pour la séance suivante qui consistera en une évaluation des acquis.
Séance 3
Le thème du déjeuner sur l’herbe a été étudié précédemment en classe à travers deux œuvres très différentes. L’objet de la troisième séance est un commentaire individuel écrit, à partir d’une troisième version, celle de Picasso (Document 3), visible au musée Picasso :
Betrachte dir genau dieses Gemälde von Picasso an. Kommentiere es, indem du es mit dem von Manet und dem von Jacquet vergleichst.
Le professeur propose à chaque élève une reproduction du tableau avec les précisions suivantes : « Le déjeuner sur l'herbe (d'après Édouard Manet), Pablo Picasso, Vauvenargues, 3 mars – 20 août 1960, huile sur toile,130 x 195 cm ».

Fiches élève et corrigé
Fiche 1 – Fiche 2 – Fiche 3 – Fiche 4 – Fiche 5 – Fiche 6 – Fiche 7 – Fiche 8
Corrigé des fiches élève 1 à 8

Prolongements possibles
– Éducation artistique : le pointillisme, qui permet d’évoquer les touches « pixellisées » de Jacquet ; les couleurs primaires de Mondrian ; le pop art à la Warhol ou Lichtenstein.
– Grammaire : le comparatif, le superlatif.


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