Civilisations d'Amérique du Nord
Le musée du quai Branly ouvre ses portes à Paris : il abrite des collections consacrées aux « arts premiers » des cultures dites « primitives » d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique. C’est l’occasion pour les élèves d’anglais de se transporter de l'autre côté de l'Atlantique pour découvrir les témoignages culturels de ceux que l’on appelle encore les « Indiens » et de jeter un pont entre les civilisations. En primaire, les élèves écouteront un conte des Indiens du Canada. Au collège, ils découvriront divers aspects de la culture indienne à travers l’étude de documents authentiques provenant notamment de divers musées. Au lycée, ils travailleront d’une part, sur les représentations des Indiens par les « Blancs », et de l’autre, sur l’art indien tel qu’il est désormais mis en valeur.

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Fiches d'activités pédagogiques
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Niveau collège
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Fiche élève 1
Fiche élève 2
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Fiche élève
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TDC de référence n° 918 « Civilisations d'Amérique du Nord »
Le musée du quai Branly ouvre ses portes à Paris : il abrite des collections consacrées aux « arts premiers » des cultures dites « primitives » d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique. C’est l’occasion pour les élèves d’anglais de se transporter de l'autre côté de l'Atlantique pour découvrir les témoignages culturels de ceux que l’on appelle encore les « Indiens » et de jeter un pont entre les civilisations. En primaire, les élèves écouteront un conte des Indiens du Canada. Au collège, ils découvriront divers aspects de la culture indienne à travers l’étude de documents authentiques provenant notamment de divers musées. Au lycée, ils travailleront d’une part, sur les représentations des Indiens par les « Blancs », et de l’autre, sur l’art indien tel qu’il est désormais mis en valeur.

Fiches d'activités pédagogiques
Niveau primaire
Titre : Contes et légendes du Grand Nord canadien
Tale to Tell: Journey to the Arctic, Looking for the White Polar Bear
Niveau : primaire A1
Langue : anglais
Objectifs 
Linguistiques : rythme et phonologie ; écouter une histoire en continu ; lexique quotidien du voyage.
Culturels : le conte ; les Indiens du Canada.
Transdisciplinaires : lire une carte ; situer le pôle Nord ; préparer un départ ; jouer un conte.
Contenu de la séquence proposée 
Document principal 
Looking for the White Polar Bear

Once upon a time there was an Indian boy who lived far away in Northern Canada. His name was White Cub.
One night White Cub had a strange dream. He saw a big white polar bear disappear under a terrible avalanche. On a piece of floating ice a little polar bear was swept away.
White Cub woke up and it was just morning. He decided he was going to find the little polar bear.
So he took his knife, his bow and arrow, a fishing rod and his rackets to walk on the snow. He put on his big warm anorak and gloves and boots. He put some food in a bag, rolled up his tepee and a blanket and packed them into his little canoe and strapped it to his back. He then set off with his dog Flame to the North Pole.
The North Pole was very far and White Cub was very brave. He crossed cold, fast waters. He climbed mountains and met wolves who were hungry and howled at night round his tepee. He paddled round huge icebergs in his canoe. He caught a lot of fish to eat.
One windy day the tepee blew away. White Cub built an igloo. It was very difficult building the igloo and cutting the ice, and White Cub was very tired and very hungry. He and Flame had a big fish supper and went to sleep, warm inside the igloo.
During the night, they suddenly woke up.
Sniff, sniff, sniff. Scratch, scratch, scratch.
“What’s that noise? Wolves!” White Cub said.
Sniff, sniff, sniff. Scratch, scratch, scratch.
“It’s the wolves! They’re hungry. They’ll eat us,” he said to Flame.
They were very scared, and very quiet, sitting together in the dark, wrapped in their blanket.
Sniff, sniff, sniff. Scratch, scratch, scratch.
“We’re trapped, Flame.”
The entrance to the igloo was crumbling.
Sniff, sniff, sniff. Scratch, scratch, scratch.
“It’s the end,” said White Cub.
The sniffing, scratching animal burst in, looking for the… fish! It gobbled up all White Cub’s fish.
But it was not a wolf, it was the little polar bear, hungry and lonely, looking for food and company. They were so happy and full up with fish they all fell fast asleep together in the little igloo in the North Pole.
In the morning, it was sunny again and White Cub put the little polar bear in the back of the canoe, Flame in the front, and they started their way back home.
It took them days and nights of sailing and fishing and climbing and walking through the snow.
But they got home at last. All the Indians were very happy and said White Cub was very brave. The little polar bear and the boy and Flame remained very good friends. After many years White Cub became chief of his tribe and the little polar bear became Big White Bear.
At night, if you look at the stars you will see the Indian boy, the bear and the dog.
And if you look at the cloud formations you will see the bear, the boy and the dog sailing across the sky in their canoe.
Documents secondaires
Illustration de certains passages clés du conte (cliquer pour agrandir les images) :

1. White Cub’s dream.
2. White Cub sets off to the North Pole
3. The tepee is blown away and White Cub builds an igloo.
4. White Cub and Flame are trapped in the igloo.
5. The wolf is the little polar bear.
6. The little polar bear, White Cub and Flame sail home.

Mise en œuvre de la séquence 
Avant le récit
Raconter une histoire est un moment privilégié dans le travail d’un enseignant. Écouter une histoire est aussi un moment privilégié pour les élèves.
Une introduction au conte faite à un autre moment des apprentissages servira également de préparation au cours d’anglais : Once upon a time, a long time ago sont les mots magiques du récit, et on les présente aux élèves tels quels.
Pour l’heure des contes, fabriquer un gros carton qui sera nommé story box. Andrew Wright, le grand conteur anglais (voir ci-dessous, « Ressources »), conseille d’y conserver un manteau ou un chapeau que le conteur enfilera dès qu’il commencera son histoire, ce qui introduit et marque la magie du moment.
Le plus simple est de constituer au fur et à mesure un stock d’objets ou d’étiquettes/cartes en demandant une semaine à l’avance aux élèves de les apporter/dessiner. Dans le cas d’étiquettes/cartes à dessiner, cela constituera un excellent travail de préparation à la maison.
Les accessoires apportés par les élèves (fishing rod, bow and arrow, knife, fish, etc.) pour le travail sur ce conte deviendront ainsi des objets facilement accessibles et leur présence dans le story box la raison d’un intérêt soutenu.
On y trouvera aussi (par exemple) une carte ou un globe où l'on doit pouvoir situer le pôle Nord, le Canada, l’océan Arctique, etc.
Lecture du conte
Télécharger et/ou écouter le conte (mp3, 3,51 Mo)
L’enseignant demande aux élèves de se mettre en cercle pour écouter le conte.
Dans un premier temps, il requiert le silence et insiste sur l’importance de l’écoute pour pouvoir se concentrer sur l’audition.
Ne pas hésiter à mettre en œuvre tous ses talents de comédien ! Les élèves feront ensuite spontanément de même et mimeront les étapes de l’aventure.
Communication non verbale
Un support visuel aide à la compréhension du conte.
L’enseignant utilise une carte aide-mémoire (memory map), en dessinant au tableau, ou en agrandissant les planches des dessins fournis sur des transparents qui relatent les moments clés du conte :
1. White Cub’s dream.
2. White Cub sets off to the North Pole.
3. The tepee is blown away and White Cub builds an igloo.
4. White Cub and Flame are trapped in the igloo.
5. The wolf is the little polar bear.
6. The little polar bear, White Cub and Flame sail home.
Il peut aussi simplement mimer l’histoire au fur et à mesure.

Une fois que le conte est bien compris et que les élèves sont familiarisés avec la prononciation du nouveau lexique, ils peuvent faire leur propre memory map, en suivant les étapes du conte.
Mémorisation et production
On encourage la mise en scène du conte.
L’enseignant divise les élèves en deux rondes, l’une à l’intérieur de l’autre :
- les élèves de la ronde extérieure sont le tipi, l’igloo, le canoë, la glace qui emporte l’ours, etc. ;
- à l’intérieur : le garçon, l’ours et le chien.
Les élèves jouent les scènes par groupes en présentation de six tableaux. L’enseignant raconte, et les élèves « l’aident » en participant.
On raconte avec bruitage et mime.
1. Bruitages : l’avalanche, cris d’ourson, l’eau, le vent, les loups affamés, le « sniff, scratch », le bruit de quelqu’un qui avale, les quelques répliques de White Cub.
On insistera sur la parfaite récitation de :
- What’s that noise?
- It’s the wolves!
- We’re trapped.
- It’s the end.
2. Mime : rêve, sommeil, réveil, les préparatifs, départ d’un pas décidé avec le chien, la pêche, l’escalade en raquettes dans la neige, le canoë, le retour, l’accueil.
Prolongements
Une chanson : “The other day I met a bear”
Paroles et musique de la chanson
www.niehs.nih.gov/

La chanson dans le CD “Fun an’ Folk”
Un livre et un CD enregistré par le groupe Wee Sing
www.weesing.com/
Annuraaq: clothing in the Arctic
Les vêtements portés dans le Grand Nord : images et explications sur le site du British Museum.
www.thebritishmuseum.ac.uk/
The British Museum Tours
Consulter le site du British Museum à Londres pour organiser des visites en ligne spécialement conçues pour les enfants. On y trouve une véritable source d’inspiration, par exemple : en avril pour accompagner l’exposition « Eagles above the Plains », dans le cadre d’une semaine d’activités, l’artiste invité Don Tenoso du Hunkpapa (Sioux) a raconté « son » Amérique du Nord avec « Taureau et Coyote » (The Bull and the Coyote), en invitant les enfants à fabriquer leurs personnages.
www.thebritishmuseum.ac.uk/
Ressources
Bibliographie
Wright, A., 1995. Storytelling with children, OUP
Ellis, G., Brewster, J. 1991. The Storytelling Handbook for Primary Teachers. Penguin Longman
Ellis, G., Brewster, J. 2002. Tell it Again! The New Storytelling Handbook for Primary Teachers. Penguin Longman
Site
Story telling
YOU are a story absorber and a story teller
Article d’Andrew Wright sur le site DevelopingTeachers.com. Il y explique le rôle de l’enseignant en tant que conteur.
www.developingteachers.com/
Niveau collège
Titre : Native Americans, reservations and pow-wows
Niveau :collège (A2 vers B1 ; anglais LV1 4e et 3e, anglais
renforcé)
Langue : anglais
Objectifs
Linguistiques
– Lexique : lexique culturel, historique lié à l’histoire mouvementée des Indiens d’Amérique (Native, tribe, warrior, war, reservation, pow-wow, etc.).
– Grammaire : forme passive, expressions du conseil, avis, autorisation (should/shouldn’t, ought to, be allowed to, had better).
– Compétences : compréhension écrite, production écrite et orale, recherches sur Internet donnant lieu à des travaux oraux et écrits.
Culturels : l’histoire des Indiens d’Amérique, les réserves, la culture aujourd’hui (pow-wow, etc.).
Compétences transversales : analyser un support iconographique ; comprendre une carte géographique et historique et y repérer des informations.
Contenu de la séquence proposée
Documents principaux
Quatre documents écrits et iconographiques didactisés (voir ci-dessous « Fiches élève ») sont pris comme différents aspects du passé et du présent des Indiens d’Amérique :
1. Tableau représentant un village indien et ses habitants dans leur vie quotidienne
www.nativeamericans.com/
2. Présentation écrite du musée de l’Indiana consacré à l’histoire et à la culture indiennes
www.eiteljorg.org/
3. Carte des États-Unis montrant la répartition des réserves indiennes ainsi que les batailles ayant jalonné les guerres indiennes (fin du XIXe, début du XXe siècle)
http://wps.ablongman.com/
4. Support écrit en plusieurs parties concernant les pow-wows et les règles auxquelles les différents participants devraient se conformer
Déroulement de la séquence
Séance 1
Anticipation et découverte lexicale
La séance débute avec le tableau (d’autres documents iconographiques sont disponibles sur le même site). Ce document sert de support à la phase d’anticipation.

Questions possibles pour guider la prise de parole :
1. Who are the people on the painting?
2. How can we recognize them?
3. Do you think we can see a typical village? Why?

Cette activité, conçue pour l’oral, peut être menée à l’écrit si le professeur le juge pédagogiquement pertinent.
Sur le plan du lexique et des structures, le vocabulaire de la description sera réactivé (foreground, background, landscape, etc.). Il sera nécessaire d’introduire des mots nouveaux liés à la thématique, mots que l’on veillera à toujours prononcer et faire prononcer.
Le professeur peut, s’il le juge opportun, choisir d’aller au-delà des questions posées dans la fiche élève et qui ont pour objectif de mettre en parallèle la réalité historique et les connaissances, ou idées préconçues, que les élèves ne manqueront pas d’avoir sur les Indiens d’Amérique. On en profitera pour évoquer l’image des Indiens dans les westerns traditionnels, puis son évolution au cours des récentes décennies, de nombreux historiens s’étant penchés sur l’histoire indienne.
Compréhension écrite
Le document proposé dans la Fiche élève 1 est la présentation d’un musée de l’Indiana spécialisé dans l’histoire indienne. Il sert de support pour une recherche lexicale basée sur l’inférence en contexte. Le champ lexical est en rapport étroit avec la thématique.
Expression orale en interaction
En deuxième partie de la même fiche, les élèves s’appuient sur la situation géographique, les horaires et tarifs de ce musée pour élaborer un dialogue entre un visiteur et un employé du musée.
Séance 2
Une carte géographique et historique en anglais
Les élèves travaillent sur la carte des États-Unis, qui montre la répartition des réserves indiennes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle et informe sur les batailles et les différents massacres qui ont jalonné l’histoire indienne.
Les questions amènent les élèves à se rendre compte de la diversité des tribus. Ils pourront également, en répondant aux questions, s’interroger sur les guerres indiennes, leurs enjeux et leurs conséquences.

Questions possibles :
1. What does the map show? (The Native American Reservations in the USA today, the battles during the Indian wars, or the Indian reservations and important battles in the 19th century in the west of the United States?)
The Indian reservations and important battles in the 19th century in the west of the United States.
2. Find three major battles. Say where and when they took place.
Sand Creek 1864, Colorado; Little Big Horn 1876, Montana; Wounded Knee 1890, South Dakota.
3. Where and when did Geronimo lose the war?
Geronimo lost the war in 1886 at Skeleton Canyon, Arizona.
4. Name four Indian tribes and say in which states their reservations were located.
The Nez Perce’s reservation was located in Idaho. The Sioux’ reservations were located in several states: North and South Dakota, Minnesota. The Apache’s reservations were in Texas, New Mexico and Arizona. The Hopi’s reservation was located in Arizona.

Le professeur pourra prolonger l’activité en effectuant un travail plus approfondi sur les réserves, leur histoire, et les conditions d’existence dans ces réserves, en faisant apparaître aux yeux des élèves la perte d’identité et l’acculturation qu’ont subies les tribus indiennes.
De même, l’histoire des batailles et de la reddition de Geronimo pourra donner l’occasion d’aborder certaines grandes figures indiennes, et leur histoire souvent tragique.
Les « pow-wows »
La dernière partie de la séquence est consacrée aux pow-wows, festivals indiens ouverts à tous, qui se déroulent plusieurs fois par an sur tout le territoire américain selon un calendrier précis.
La Fiche élève 2 contient le texte à étudier : la première partie du texte résume ce qu’est un pow-wow. Grâce à ce court extrait traité en compréhension de l’écrit et à des recherches sur le site library.thinkquest.org(http://library.thinkquest.org/3081/), les élèves pourront faire un compte rendu de quelques minutes à la classe (compétence d’expression orale en continu).
Les parties suivantes du texte sont consacrées aux codes de bonne conduite(http://library.thinkquest.org/) que chaque participant au pow-wow se doit de respecter. C’est l’occasion de rebrasser tout d’abord oralement, en classe, les structures du conseil, sous forme guidée. Les élèves doivent ensuite réutiliser ces structures en travail écrit personnel (paragraphe rédigé).
Fiches élève et leurs corrigés
Fiche 1
Fiche 2

Corrigés
Ressources en ligne
La séquence peut être prolongée d’innombrables façons, dont certaines ont déjà été évoquées au cours du déroulement de la séquence. Une introduction à la littérature amérindienne contemporaine peut être une piste à suivre si la classe est réceptive. On citera par exemple les œuvres de Sherman Alexie, dont de courts extraits peuvent être proposés. De nombreux documents sont disponibles sur Internet. Voici quelques sites parmi d’autres :

- Histoire indienne
Ce site généraliste aborde à peu près tous les aspects de l’histoire indienne ; à utiliser comme site de référence.
www.nativeamericans.com/

- Les batailles
L’entrée consacrée aux réserves indiennes dans cette encyclopédie en ligne convient tout à fait aux élèves de fin de collège ; ils y trouveront des informations capitales et réutilisables, ainsi que de nombreuses explications à leur portée.
http://en.wikipedia.org/

- Geronimo
Pour ceux qui s’intéressent à cette figure quasi légendaire, ce site fournit une mine d’informations et de documents iconographiques passionnants.
www.statemuseum.arizona.edu/

- Auteurs
Panorama suffisamment large des auteurs amérindiens.
www.ipl.org/

- Sherman Alexie
Le plus célèbre des auteurs amérindiens.
www.fallsapart.com/

- Thanksgiving
Histoire très complète de Thanksgiving, depuis les documents d’époque jusqu’aux célébrations actuelles.
www.historychannel.com/
Niveau lycée
Titre : Native Americans and art
Niveau : lycée, B1 vers B2 
Langue : anglais

Cette séquence est conçue pour être réalisée en laboratoire ou salle multimédia. Son contenu est à la fois historique et culturel. Le sujet des Indiens d’Amérique peut être abordé dans les différentes sections. Le côté artistique peut intéresser des élèves des options artistiques : arts plastiques ou histoire des arts. La problématique des rapports entre peuples indigènes et colons peut donner lieu à des discussions intéressantes dans des sections ES, où l’aspect politique peut être développé.
Le travail s’articule autour de deux pôles : d’un côté, les Indiens tels qu’ils ont été représentés par les Blancs, de l’autre l’art indien tel qu’il est désormais mis en valeur.
Objectifs 
Linguistiques
– Compréhension orale : interview.
– Expression orale : description d’images.
– Lexique : mise en œuvre d’un vocabulaire spécifique (représentation picturale et photographique, habillement, artisanat).
Culturel : découverte d’un aspect des relations entre les Indiens d’Amérique et les colons, puis leurs descendants. Ce thème s’inscrit dans la découverte du monde américain. Le programme de la classe de seconde propose, sous l’intitulé « Mémoire », de s’intéresser à ce qui a permis de fonder une culture. Ce travail permet un retour dans le passé de la culture et de l’histoire des États-Unis, ainsi qu’une approche du présent.
Contenu de la séquence proposée
Document principal
Deux activités différentes sont proposées :
- un travail de recherche d’informations sur les œuvres, reproduites en ligne, du National Museum of the American Indian ;
www.nmai.si.edu/
- une compréhension orale de l’interview d’un musicien indien, Chris Lamarr, qui, par le rap, essaie de toucher la jeunesse indienne.
Cette interview fait partie d’un programme, « Living voices », que le musée a rendu accessible en ligne.
www.nmai.si.edu/
Script de la première partie de l’interview
Chris Lamarr, a Pitt River Paiute, raised in Oakland, is counting on it: drawing their musical roots from rappers like Public Enemy, Chris and his group deliver music with a strong message for Indian youth.
(rap music)
“Now, CP’s rap music’s real big. We met some other Native people down there, Cabineers and Mike Marian, who were into rap music and we just decided to try to put something together. We never heard of real Native rap before we started. It was back in 1992. The Cs is the one who got us started. They were sponsoring festivals about Christopher Columbus and celebrating what he did. There was really no mention of Native people and what they had to go through in Columbus’ supposedly discovering America. So a lot of Native people really stood up at that time and we came together with the music and our message talked about self-empowerment; it talked about being proud of being a Native person; it talked about what things our Native people had to go through, through history and present. People liked the message. They think it was something that they were maybe waiting for. Everybody wants to think it’s not cool to be Indian, but it’s the greatest thing in the world. When I go and talk to kids, to Native youth, I say, ‘Understand that the creator intended for your people to be on this land, and in America, everybody else here came from somewhere else, but the Creator chose you to be here,’ and that should mean something to them. It definitely means something to me.”
Documents secondaires
Ces deux documents iconographiques doivent permettre d’introduire le vocabulaire spécifique et de mettre en avant le rôle de l’art dans les relations entre les deux peuples.
- Tableau « George Catlin painting a Chief » et son texte d’accompagnement.
www.library.yale.edu/
- Photographie d’un couple d’Indiens en voiture sur le site de la bibliothèque de l’université de Saskatchewan.
http://library.usask.ca/
Déroulement de la séquence
Anticipation
Pour introduire le thème des Indiens d’Amérique, le groupe classe travaille, à l’oral, sur deux images (voir ci-dessus « Documents secondaires ») qui illustrent la façon dont les Blancs ont représenté ces hommes si différents d’eux. Les Blancs ont créé des représentations des Indiens qui les rassuraient.
Cette première approche se fait à l’oral et doit donc donner lieu à des prises de parole spontanées. Travail sur la description (vocabulaire de la peinture, de la photo, de l’habillement) et introduction d’un vocabulaire propre au sujet.
Tableau
Le tableau correspond à une première étape dans les relations entre Indiens et Européens, celle de l’exotisme des colonies. La description et l’analyse sont conduites selon les pistes suivantes pour guider les élèves, si nécessaire :
1. Describe the picture.
- Setting: it takes place in a traditional village (tepee in the background).
- A European traveller is making the man’s portrait on a canvas. The chief is striking a pose in front of the painter. He is well-dressed, wearing a bonnet with feathers and moccasins. He is holding a spear. His gear suggests how important this man must be in the tribe.
- Children are playing around the painter.
2. What relationship has the traveller apparently established with the tribe?
The presence of children and the chief’s readiness to strike a pose convey the impression of mutual confidence: the traveller seems to have been accepted.
3. What is the aim of the portrait?
The traveller must intend to bring it back to Europe so as to remember what he saw (no photographs at the time), but also to show it around to make people familiar with Native Americans. In fact Europeans were fascinated, thrilled by these people who embodied exoticism.
4. What is the aim of the whole painting?
By showing both a Native American and a European man on the same painting, the painter wants to enhance exoticism by putting forward the difference between the two men. But he also wishes to make people believe in an ideal relationship with the natives. No mention of the bloody Indian wars.
B. Photographie
Cette seconde représentation est une photographie qui correspond à une deuxième phase pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, celle de la tentative d’assimilation des Indiens. Il existe toute une série de photographies analogues qui illustrent comment les Indiens ont dû entrer dans le « cadre » des représentations à l’européenne.
1. Describe the picture.
A couple are sitting in a car which must be part of the artificial setting of a photographer’s studio. Their features are those of Native Americans, but they are wearing settlers’ clothes: for the woman, a dress and a necklace; as to the man, he’s dressed in a wide-brimmed hat, a suit and a tie.
Their pose reminds us of traditional, European family portraits: the setting painted in the background has nothing to do with Indian territories; it would rather refer to an English countryside.
2. What does the photograph reveal?
It reveals how the Natives were forced to adopt European standards and accept a way of life which was not theirs. These pictures are ludicrous and deprive these people of their culture and dignity.
3. Find the common points between the two documents.
Both show that art enabled settlers and, later on, authorities, to impose on people a representation of Native Americans which did not correspond to what they really were. Their identity was thus threatened.
Travail individuel sur le site du National Museum of the American Indian
Le travail sur ce site doit montrer comment, aujourd’hui, on essaie de mettre en valeur la culture indienne. L’Indien n’est plus le sujet décrit ou photographié par les Blancs. Il est considéré comme un créateur à part entière, et son art est reconnu, comme la richesse du musée le montre.
Les élèves ont une fiche à remplir (voir ci-dessous « Fiche élève »).
« Online exhibition »
Les élèves se rendent sur le site du National Museum of the American Indian.
www.nmai.si.edu/
Ils remplissent la première partie de la fiche sur le musée.
Ils observent les différents objets qui avaient été montrés lors d’une exposition sur les premiers Indiens. Il s’agit pour eux de s’imprégner de cet art. La grille à renseigner dans la deuxième partie les conduit à lire les détails sur les objets de l’exposition, ce qui doit les aider à inférer le vocabulaire.
Ensuite, ils doivent trouver ce qui caractérise cet art.
Compréhension orale : interview
Le musée met en ligne des enregistrements d’Indiens qui témoignent de leur rapport à une culture qui a souvent été ignorée.
L’interview de Chris Lamarr (volume 2, piste 8, durée totale 3 minutes 39) porte sur le rôle de la musique : ce rappeur explique comment la musique lui permet de redonner leur fierté aux jeunes Indiens.
Les élèves doivent répondre à des questions portant sur la première moitié de l’enregistrement (la seconde, sur l’industrie musicale, est moins intéressante).
Fiche élève et son corrigé
Fiche élève
Corrigé
Prolongements possibles
On peut s’intéresser au travail du peintre Charles Marion Russell, un Blanc qui a défendu la cause des Indiens d’Amérique et a vécu parmi eux. Plusieurs sites mettent des œuvres en ligne. Ses tableaux ont beaucoup de succès et se vendent désormais à prix d’or.
www.encore-editions.com/

Des textes d’auteurs indiens sont également en ligne. On les trouve notamment via le site Internet School Library Media Center, à la rubrique « Online Documents & E-Texts ».
http://falcon.jmu.edu/~ramseyil/
À propos
Conception et réalisation : Marie-Line Périllat-Mercerot et Claude Renucci (CNDP)
Intégration : Marion Audoubert
Secrétariat de rédaction : Catherine Maugé
Auteurs :
– Primaire : Cathy Steven, académie de Caen
– Collège : Marie-Hélène Fougeron, académie de Paris
– Lycée : Catherine Vinçon, académie de Versailles

Illustrations : Laurence Dagnicourt
Documents
Fiche élève 1
1. Read the following text.

The Eiteljorg Museum
The museum was named after its founder, an American businessman from Indianapolis, Harrison Eiteljorg. It was opened in 1989 and exhibits a large collection of Native American arts and crafts as well as a journey in Native Americans’ lifestyles.
For you, American Indians may be warriors riding horses across the plains, wearing eagle feathers and living in tepees. You have seen these pictures in many movies, you have read about “Indians” in many children’s books. If you visit our museum, you will be able to see the true faces and the true lives of Native Americans.
First you will be surprised to learn that Native Americans belong to more than 500 different cultural tribes living in eight large areas in the United States. They all have different languages, lifestyles and customs.

a. Find the English corresponding to the following words: fondateur – exposer – artisanat – mode de vie – guerrier – plume – véritable – tribu – région – coutume.
b. Two different words qualify the Indians in America. Which ones?

2. Interaction (A et B)

A. You work at the Eiteljorg Museum. You answer the telephone to tell visitors about the opening hours and the admissions.
B. You want to visit the museum with your whole family.
Imagine the phone call, using the following information.

How to find Eiteljorg museum
500 West Washington St., Indianapolis, IN 46204
Phone: (317) 636-WEST (9378)
Hours
Monday: 10 a.m.-5 p.m. (Closed Mondays, Labor Day through Memorial Day.)
Tuesday – Saturday: 10 a.m. - 5 p.m.
Sunday: noon - 5 p.m.
Public tours: 1:00 p.m. daily
Closed Thanksgiving, Christmas and New Year’s Day
General Admissions
Adults: $8
Senior citizens 65 and over: $7
Children 5-17 and full-time students with ID: $5
Children 4 and under: free
Members: free


Fiche élève 2
A. Introduction
1. Read the following text.

Pow-wows are Indian ceremonies which in the past were very formal but which today have become a modern mixture of dance, family reunion, and festival. Pow-wows are exciting events for all visitors. They take place across the North American continent, in small towns as well as in big cities. They last only one weekend, but attract Native Americans and visitors from hundreds and even thousands of miles away. Some come to these celebrations to “contest”, some come to sing songs, some come to see relatives and friends, and some come for the atmosphere. A pow-wow makes people feel good, a feeling that is mental and physical. For this reason, pow-wows today serve as one of the main cultural activities of Native Americans.

2. Log on Southern Pow Wows and find about the history of pow-wows.
http://library.thinkquest.org/3081/

3. Report to the class.
B. Working in class
1. Read the following text.

Etiquette for visitors and newcomers
Bring your own chair when attending pow-wows, because public seating is the exception rather than the rule.
Do not sit on the benches around the arena. They are reserved for the dancers only.
Ask permission before taking pictures of dancers. Many people are sensitive about pictures, so it is always good to be on the safe side and ask.
Donate money to the drum. This is done during a blanket dance, when a blanket will be laid out on the ground and a song, or songs, will be sung. It is customary to place a dollar bill (or more if you wish) on the blanket and dance the rest of that song, regardless of if you are dressed or not.
Always listen to the Master of Ceremony (MC). He will give all of the information you need. Any questions you have can be answered by him.
Always stand during special songs. This includes Grand Entry, Flag Songs, Veteran Songs, Memorial Songs, Prayer Songs, or any other song that the MC designates. It is also customary to remove any hats that you have on for the duration of that song.
Remember you are a guest. Have fun, ask questions and meet people. Everyone there is welcome!

2. What should visitors do, or not do, during a pow-wow? Use “should/shouldn’t”, “ought to”, “had better/had better not”, “be allowed to”.
C. Homework
Read the following “Etiquettes”. Write a paragraph explaining what Dancers, Drummers and Singers should/shouldn’t do.
You can also find more information on the following site.
http://library.thinkquest.org/3081/

Etiquette for Dancers
Never come to a pow-wow drunk or bring alcohol!
Be on time, dressed and ready to go before Grand Entry. It is a bad habit not to make Grand Entry, and may lose you points if you are contesting!
Place your blanket on the bench you want to sit at ahead of time. Never sit on someone else’s blanket without their permission.
Dance as many dances as you can. It is in bad taste to dance only a few of the dances. At Formal War Dances, you will not be allowed to take a break until everyone does.
Give respect to the Head Man and Lady. Don’t begin dancing until they do, and honor them with a dollar bill given to them in a handshake.
If you wish to honor a person, place a gift at their feet while they are dancing. If you are honored in this way, dance in place by your gift until the Arena Director or another person picks it up off of the ground and gives it to you. Never pick it up yourself.
If you drop some part of your regalia, don’t pick it up! Dance in place beside it until the Arena Director picks it up for you. You will probably be asked to give something for its return to you. All dropped articles belong to the Arena Director. When an Eagle feather is dropped, the pow-wow is stopped and a ceremony is performed to pick it up. An elder is asked to pick up the feather, and he will keep the feather.
In a Two Step, it is ladies’ choice. If you refuse to dance with the first person who asks you, you must give her at least five or ten dollars (the MC will usually say). The same rule applies to a hat or shawl dance.

Etiquette for the Drum and Singers
Always ask the Head Singer to sit at a drum. Many times drums are closed, meaning that the Head Singer has chosen who is to sit at the drum. You can not argue with his decision.
Ladies are not allowed to sit in the first row of a drum. They may not strike the drum, but are allowed to sing, sitting behind their husband or the man who asked her to sing.
Know the songs you are to sing. If you ask to be on a drum, the Head Singer must assume that you can sing all the songs he knows. Be prepared.
Any gift given to the drum is first given to the Head Singer. It is his job to then divide up the gift to the rest of the drum as he sees fit.
Never sing too loud or overbeat. Mistakes such as these are forgiven with a monetary contribution to the Head Singer.
Everything goes around the drum in one direction, depending on the tribe the drum belongs to. Do not pass things over the drum.
Always sing your best. Enjoy yourself, and know that without the drum, there is no pow-wow.
Corrigés
Fiche élève 1
1. a. fondateur : founder – exposer : exhibit – artisanat : craft – mode de vie : lifestyle – guerrier : warrior – plume : feather – véritable : true – tribu : tribe – région : area – coutume : custom.
b. American Indians and Native Americans.

2. Type de production attendue
The phone rings at Eiteljorg museum.
Museum employee: Eiteljorg Museum, good morning, can I help you?
Visitor: Good morning. I’d like to know the museum’s opening hours.
M.E.: Of course. Our museum is opened from 10 a.m. to 5 p.m. from Monday to Saturday, and from 12 a.m. to 5 p.m. on Sundays.
Visitor: Is the admission free?
M.E.: No, it isn’t, but there are discounts for children, students and seniors.
Visitor: Are there any guided visits?
M.E.: There is a guided visit/tour everyday at 1 p.m.
Visitor: All right, thank you very much for your help.
M.E.: You’re welcome. Good bye.
Visitor: Good bye.
Fiche élève 2
Type de production attendue
Dancers shouldn’t drink alcohol before Grand Entry, and shouldn’t sit on other dancers’ blankets without permission. They had better dance as many dances as they can, and shouldn’t stop dancing before everybody. They had better not refuse to dance with the first lady if they don’t want to pay her five or ten dollars!
Women aren’t allowed to sit in the first row of a drum, but they are allowed to sing and sit behind their husbands...
Singers ought to know all the songs they are asked to sing. Rhythm and harmony are important; a singer shouldn’t sing too loud and a drummer shouldn’t lose the beat!
Each participant should have fun and should not forget that without the drum, there is no pow-wow!
Fiche élève
The National Museum of the American Indian
1. General information about NMAI 
Visit the website (www.nmai.si.edu/).
a. Where are the different museums situated?
b. What’s the aim of the museums? (Read “About NMAI”.)

2. Online exhibitions
Now turn to this page (www.nmai.si.edu/)
a. Observe the different objects and fill in the grid.
Watch out: “1A” stands for line 1 (horizontal), column A (vertical).

Object
Date
Tribe
Material
Pattern
Colour
1A







1B







1D







2D







3C







4A







6D







7D








b. Answer the following questions.
- What kind of objects are they?
- What kind of materials is mainly used? Why?
- What is your opinion about them?

3. A native musician: interview
Visit the website (www.nmai.si.edu/).
Go to “vol. 2” and choose “Chris Lamarr”. Listen carefully until you hear the second music, then stop listening and answer the following questions.
a. What kind of music does he play?
b. Whom is his message mainly destined to?
c. What does he reproach the Festival for?
d. What are his songs about?
e. Quote the sentence showing he is proud of being a Native.
f. According to the singer, what should make Native Americans feel proud?
g. What terms does he use to designate his people?
Corrigé
1. a. There are three different museums, one in New York City, one in Washington, D.C., and one in Maryland.
1. b. The museums aim at promoting the Natives’ culture, and making visitors discover these peoples’ different skills and traditions. The museums were created in 1989.

2. a.

Object
Date
Tribe
Material
Pattern
Colour
1A
gauntlets
1910
Plateau
hide, cotton fabric and thread, glass, metal beads, silk
horse, wings
+ fringes
blue
green
1B
moccasins
1870
Cheyenne
hide, glass beads, sinew, pigment, cotton
animals
white, blue
1D
jar
1790
Tewa
clay
symbols of fertility

2D
jar
1880
Apache
willow, martinya and yucca root
animals, hunters
red, black
3C
baby carrier
1880
Comanche
hide, wool, cotton fabric and thread, copper tacks, pigment
none
blue, yellow
4A
spoon
1850
Haida
horn, shell, copper
strange faces, like birds
brown
6D
dagger

1750
Tlingit (?)
iron, hair, cordage, hide, wood
frightening head
grey
7D
cap

1860
Canadian Delaware
hide, cotton thread porcupine quill
flowers, hearts
blue, pink, yellow, orange, black, white


2. b. - They are all objects belonging to everyday life. They are all useful.
- All the materials used are natural; the Natives would use what was available and easy to find, like clay, hair, hide, porcupine quills (!), but also transformed materials such as glass or steel.
- Encourager l’utilisation de They appeal to me because of…; What I like/dislike is…, etc.
3. a. He plays rap music.
b. It is mainly destined to Indian youth.
c. He reproaches the Christopher Columbus Festival for forgetting the Natives’ suffering and hardships.
d. His songs deal with self-empowerment and pride.
e. “…being an Indian is the greatest thing in the world.”
f. Contrary to settlers, the Native Americans’ presence on this land was chosen by the Creator.
g. He uses both the term “Native” and the term “Indian”, which is no longer politically correct. He does not mind using this term, contrary to many American citizens.

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