Les métiers d'art
Dans ce dossier l@ngues_en_ligne en arabe, les élèves vont visiter quelques musées du monde arabe, s'intéresser à l'art du zellige ou découvrir la variété des métiers manuels au Maroc.

Sommaire
 
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Fiches d'activités pédagogiques
Niveau primaire
Niveau collège
Niveau lycée
 
À propos
 
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Artisans d’art, maîtres artisans, artistes ou designers conjuguent gestes techniques et artistiques. Dépositaires de traditions ancestrales, ils savent intégrer à leurs pratiques les nouvelles technologies au service d’un savoir-faire transmis de génération en génération. Présents dans presque tous les domaines d’activités, ils sont un des fondements de nos patrimoines artistiques et culturels.
Dans ce dossier, les élèves de primaire vont visiter quelques musées du monde arabe. Les élèves de collège vont, eux, s’intéresser à l’art du zellige dans l’architecture arabo-andalouse. Enfin, les élèves de lycée vont découvrir la variété des métiers manuels au Maroc et le rôle des grands maîtres artisans dans la perpétuation d’une tradition.

TDC de référence n° 937
« Les métiers d'art »


Fiches d'activités pédagogiques
Niveau primaire
Titre : L’art de la miniature
Niveau : primaire : A1, cycle 3, CM
La séquence peut être adaptée pour les premières années de collège (6e, 5e).
Langue : arabe
Objectifs
Langagiers
– Expression et interaction orale : mémoriser un échange bref, présenter, décrire, émettre des hypothèses.
– Compréhension de l’écrit : reconnaissance globale de mots connus à l’oral.
– Expression écrite : construire des phrases en réorganisant des éléments connus ou à recopier. Légender un dessin.
Linguistiques
Noms d’animaux, adjectifs servant à décrire. Expression au futur.
Culturels et interculturels
Quelques musées du monde arabe. Livres arabes anciens. L’art de la miniature. Contes et fables (Ésope, Kalila wa Dimna, La Fontaine…). Illustrations de contes par la miniature. Quelques contes de Kalila wa Dimna.
Documents supports
Les documents suivants sont donnés à titre d’exemples. Ils peuvent être remplacés par tout document iconographique représentant un musée ou une pièce de collection du monde arabe. Les sites indiqués présentent des collections très riches. L’enseignant veille à choisir des œuvres représentatives et en provenance de divers pays arabes. Il choisit les documents en fonction des réalités de sa classe (implantation géographique, programmes, projets…).

1. Une image ou une affiche d’un musée local ou, par exemple, de l’Institut du monde arabe portant l’inscription

2. Carte du monde arabe, de préférence en arabe

3.1 Musée du Caire
Sur le site « L’Égypte éternelle » : sur la page d’accueil, cliquer sur « sites et musées » puis sur « musée égyptien ».
www.eternalegypt.org/

3.2 Statue du musée du Caire
Toujours sur le site « L’Égypte éternelle » : utiliser le moteur de recherche en page d’accueil : taper « Toutankhamon ».

3.3 Masque de Toutankhamon : idem.

3.4 Musée du Bardo à Tunis
On choisit, par exemple dans « la collection », des pièces de monnaie ou la célèbre mosaïque de Virgile écrivant l’Énéide.
www.di.com.tn/museebardo/

3.5 Musée national de Beyrouth

3.6 Meubles peints au Maroc
www.meublepeint.com/

3.7 Peintures orientalistes
Sur le site du musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt
http://orientaliste.free.fr/

4. Livres arabes anciens
Dans l’exposition en ligne « L’art du livre » disponible sur le site de la BNF, voir en particulier les chapitres « Supports et formes », « L’art de la reliure » et la géographie d’al-Idrîsî dans « L’art de la miniature ».
http://expositions.bnf.fr/

5. Enluminures
Toujours sur le site de la BNF : dans l’exposition « L’art du livre » : « L’art de l’enluminure ».
http://expositions.bnf.fr/

6. L’art copte
Sur le site « L’Égypte éternelle », dans la partie consacrée au Musée copte : page 4, des icônes, et page 5, des manuscrits dont certains sont illustrés.
www.eternalegypt.org/

7. Miniatures
Toujours sur le site de la BNF : dans l’exposition « L’art du livre » : « L’art de la miniature »
http://expositions.bnf.fr/

8. Le mi’râj
Dans l’exposition « L’art du livre », sur le site de la BNF, les pistes pédagogiques proposent une page consacrée à « La question des images dans la tradition islamique ». Cliquer sur « Le mi’râj de Muhammad ».
http://expositions.bnf.fr/

9. Kalila wa Dimna
Toujours sur le site de la BNF, une partie est consacré aux « livres illustrés » ; cliquer sur « Kalila wa Dimna ».
http://expositions.bnf.fr/
Mise en œuvre
Séance 1
Présentation de la situation
L’image du musée portant l’inscription est fixée au tableau (Document 1).
Les enfants répondent en arabe et en français. L’enseignant montre, sans les afficher, les images correspondantes aux réponses données (Documents 3 et autres images) et reformule en arabe les réponses données en français. Il fait répéter les mots arabes nouveaux.
Il utilise et fait utiliser aux élèves le lexique vu dans d’autres séances et s’appuie sur les affichages de la classe :
Il note le lexique au tableau au fur et à mesure. Puis il invite chaque élève à produire une phrase qui ne répétera pas ce qui aura déjà été dit par un camarade. Il est donc préférable d’interroger d’abord les élèves les moins avancés, qui auront ainsi davantage de choix.
Lorsqu’il s’agit de lexique déjà étudié, l’enseignant invite à plus de précisions :
Quelques musées du monde arabe
L’enseignant affiche la carte du monde arabe (Document 2). Il désigne un élève comme meneur de jeu et lui montre, en faisant de sorte que les autres ne les voient pas, les photos des musées « disponibles ». L’élève demande à un camarade :

Le meneur de jeu montre les photos correspondantes (Documents 3), ou :
L’échange doit être mémorisé.
On continue jusqu’à ce que toutes les photos aient été découvertes.
Trace écrite
Chaque élève écrit et illustre une phrase :

Une partie de la phrase est notée au tableau :
L’enseignant lit ces morceaux de phrases, il fait bien prendre conscience aux élèves de la différence entre l’oral et l’écrit.
Le lexique vu au cours de la phase de présentation figure également au tableau, en colonne :
Enfin, les élèves disposent des affichages muraux et de leurs cahiers (noms de vêtements, jours de la semaine, instruments, …). On devrait obtenir des phrases comme :
L’enseignant incite les enfants à étiqueter les objets reproduits dans leur dessin :
Il corrige les fautes et fait ajouter les tanwîn nécessaires. Il peut expliquer aux élèves que « c’est parce que le nom est COD », sans donner de plus amples détails.
Séance 2
Révisions
Musées du monde arabe
La carte du monde arabe est affichée au tableau. Les villes dont on peut « visiter » les musées sont cette fois repérées (gommettes, punaises de couleur). Par groupes de deux ou trois, les élèves doivent se remémorer en arabe les différents musées et les objets que l’on peut y voir. On a tout intérêt à constituer des groupes hétérogènes dans lesquels les élèves les plus avancés aideront leurs camarades à retrouver et à mémoriser le lexique. Toutes les photos sont ensuite affichées en désordre au tableau. C’est l’occasion pour les élèves de compléter leur travail puis de présenter oralement un musée :

Au tableau, un élève montre et réorganise les photos au fur et à mesure de la présentation faite par ses camarades. On s’arrête lorsque toutes les photos ont été présentées.

Présentation des dessins des élèves
Les dessins réalisés lors du cours précédent sont distribués de manière à ce qu’aucun élève ne reçoive son propre dessin.
Chaque élève présente oralement le dessin qu’il a reçu :
Il peut solliciter l’aide de ses camarades :


Une collection de livres anciens
L’enseignant présente les documents de la BNF (Documents 4). Il peut également apporter ou demander aux élèves d’apporter de vieux livres en classe, si possible en arabe mais aussi en français.


Les documents présentés sont décrits un par un. Bien faire prendre conscience aux enfants de l’âge de ces documents, des matériaux utilisés (cuir pour la couverture notamment), des sujets abordés (corans et livres religieux : hadîth, sîra… littérature, contes, géographie, médecine, poésie : la célèbre Burda dont on remarquera la présentation).
Les photos des documents de la BNF, d’une grande qualité, gagneront à être projetées.
L’enseignant donne le nom des auteurs en arabe et les titres, dont il fait remarquer aux élèves les assonances («  ») et qu’il leur fait répéter pour le jeu des sonorités.
À propos de la carte extraite de la géographie d’al-Idrîsî, il est intéressant d’apporter d’autres reproductions de cartes, de faire remarquer aux élèves, en arabe et à l’aide de gestes, que le nord est au bas de la carte, que le monde connu à cette époque n’était pas celui que l’on connaît aujourd’hui, que la représentation à plat à une époque où l’avion n’existait pas était difficile…
Écritures
Projection des Documents 4 (« supports et formes » et « l’art de l’écriture »). On compare les écritures, on évoque l’apparition des points diacritiques, l’utilisation des couleurs. On remarque la couleur du papier, de l’encre…
Trace écrite
Jeux d’écriture
Il s’agit de retrouver un mot connu dont tous les points ont été effacés ; les mots sont proposés par les élèves à leurs camarades.
Même chose par équipes : une liste de mots sans points est distribuée à chaque équipe ; il faut retrouver les mots le plus vite possible… L’enseignant adapte la difficulté au niveau de la classe :
– très facile : tous les mots, en désordre, figurent au tableau ;
– plus difficile : les mots sont tous affichés dans la classe ;
– encore plus difficile : les mots figurent dans les différents outils (cahier, affichages muraux…).
Ils sont ou non classés par thèmes, qui peuvent être indiqués (famille, école, jours de la semaine…). Dans tous les cas, on choisit des mots déjà vus et que les élèves pourront assez facilement retrouver.
Correction.

Faire une carte
On va dessiner la carte de sa ville, de son quartier. On se met d’accord au préalable sur les éléments qui devront impérativement figurer sur la carte et dont les noms devront être écrits :
Ces noms sont écrits au tableau et les élèves devront les recopier sur leur carte.
Séance 3
Révisions


Illustrations : enluminures
Projection des Documents 5.


Bien faire à cette occasion la différence entre l’interdit religieux et la loi, au besoin en français. Si aujourd’hui la représentation du visage du prophète Mohammed reste illicite du point de vue religieux, elle n’est pas, en Europe notamment, interdite par la loi. On peut faire référence à ce propos au film ar-Risâla, bien connu de la plupart de nos élèves, et projeter des représentations du mi’râj (Document 8). On compare aux enluminures figurant sur les manuscrits chrétiens (Document 5), coptes en particulier (Documents 6).
Illustrations : miniatures
Projection des Documents 7. L’enseignant choisit quelques miniatures qui feront l’objet d’un travail de description et d’émission d’hypothèses. Il sollicite les élèves :

On regarde en dernier la miniature illustrant le conte de Kalila wa Dimna, « Les corbeaux et les hiboux ». Après avoir aidé les élèves à identifier les protagonistes et la situation, et à émettre des hypothèses, l’enseignant raconte l’histoire en arabe. Il s’assure de la compréhension par tous de l’ensemble, en recourant au besoin au français de manière ponctuelle.
Trace écrite
Chaque élève illustre un passage au choix de l’histoire.
Collectivement, on élabore en arabe des légendes que l’enseignant note au tableau. Il n’est pas nécessaire que toutes les phrases soient intégralement notées : certains mots, par exemple , et tous les mots récurrents dans l’histoire ne sont notés qu’une fois. Chaque élève élabore la légende de son dessin à l’aide des éléments notés au tableau.
Séance 4
Révisions : présentation des dessins des élèves et remémoration de l’histoire
Les dessins réalisés lors du cours précédent sont distribués de manière à ce qu’aucun élève ne reçoive son dessin.
Chaque élève décrit oralement le dessin qu’il a reçu. Il peut solliciter l’aide de ses camarades (cf. séance 2). Collectivement, on met les dessins dans l’ordre de l’histoire, que l’on raconte.
Les fables : de « Kalila wa Dimna » à La Fontaine
L’enseignant choisit un conte de Kalila wa Dimna repris par La Fontaine, par exemple « La tortue et les deux canards », « Le lion, le chameau, le loup, le corbeau et le chacal » / « Les animaux malades de la peste », « L’ermite et la cruche de miel » / « Perrette et le pot au lait ». Il en présente une illustration aux élèves et leur demande d’émettre des hypothèses.
Les enfants ne feront peut-être pas spontanément le lien avec les fables de La Fontaine, mais connaîtront sans doute en français des histoires dans lesquelles des animaux parlent. L’enseignant leur demande d’en raconter une ou deux en français et leur demande pourquoi, à leur avis, on fait jouer à des animaux le rôle d’hommes. Il raconte l’histoire en arabe, présente brièvement Kalila wa Dimna, le conte cadre, et le lien avec les fables de La Fontaine, éventuellement le Roman de Renart (au programme de français en 5e). Il lit la version de La Fontaine.
Les fables : mettre en scène des animaux
Projection des Documents 9.
Kalila et Dimna, description des deux animaux

La description est reprise de façon systématique afin d’être maîtrisée par tous les élèves. On fait de même pour les images suivantes.
Au collège, on peut envisager, à partir d’une illustration et d’une fiche de lexique, de faire inventer une histoire en arabe aux élèves (à l’oral puis à l’écrit). Ce n’est généralement pas possible en école élémentaire. On peut toutefois, dans le cadre du cours de français, leur faire écrire l’histoire en français.
Trace écrite
À partir d’une illustration significative (le reflet du lion et du lièvre dans le puits, le lièvre et l’éléphant, le singe jetant des fruits sur la tortue…), les élèves imaginent et écrivent une histoire en français. Ils l’illustrent au moyen de miniatures (dont on aura repéré les caractéristiques esthétiques) légendées en arabes et réalisent ainsi un livret.
Ressources complémentaires
Fables
– N’importe quelle édition arabe de Kalila wa Dimna. Traduction française : MIQUEL André, Le Livre de Kalila et Dimna, Paris, Klincksieck, 1980.
– Kalila wa Dimna, fables choisies, Paris, IMA, Ipomée-Albin Michel, 1997. Album bilingue, avec de nombreuses illustrations extraites d’un manuscrit syrien du XIIe siècle (collections de la BNF).
– LA FONTAINE, IBN AL-MOUQAFFA, La Laitière et le Dévot. Quand deux fables se rencontrent, Paris, Arléa, 1997. Ces livres présentent parallèlement deux fables de La Fontaine et les deux fables du Livre de Kalila et Dimna d’Ibn al-Muqaffa dont elles s’inspirent (« Le berger et le roi » / « Le lion et le chacal » ; « La laitière et le pot au lait » / « Le dévot et la cruche »).
– DUMAS Rachida, KHALDI Karima, RADOUANE Claire, Riyâd al-lugha 1, « al-nâsik wa l-jarra » et « La laitière et le pot au lait », p. 60-63, Rabat, Centre d’études arabes, 2003. Version arabe et version française et belles miniatures (collections de la BNF).
Animaux
– DUMAS Rachida, KHALDI Karima, RADOUANE Claire, Loto hadîqat al-hayawanât, Rabat, Centre d’études arabes, 2003.
– LANDOULSI Mahrez, Jeu de loto al-hayawanât, Jedda, Dar al-Nabtah, 2000.
– De nombreux albums arabes mettent en scène des animaux dans des contes traditionnels ou modernes.
Miniatures
RICHARD Francis, Les Cinq Poèmes de Nezâmî, chef-d’œuvre d’un manuscrit persan du XVIIe siècle, Paris, Bibliothèque de l’image, 2001.
Documents
Photo 1
© Brigitte Tahhan
Niveau collège
Titre : Les éléments de décoration dans l’architecture arabo-andalouse : l’art du zellige

Niveau : collège, A2 vers B1
Langue : arabe
Objectifs
Culturels
Les éléments de décoration dans l’architecture arabo-andalouse, les principaux édifices d’une médina, l’art du zellige.
Linguistiques
– Lexique : les matériaux, les couleurs, les éléments de décoration, leurs motifs, la fabrication des zelliges.
– Compréhension de l’oral : écoute du témoignage enregistré d’un artisan sur la fabrication des zelliges (en arabe marocain).
– Compréhension de l’écrit : établir les équivalences entre les énoncés écrits en arabe standard et les énoncés entendus en arabe dialectal marocain.
– Expression orale : utiliser le dialecte comme levier pour développer l’expression orale en arabe standard en interaction et en continu.
Méthodologiques
– Rechercher des informations sur Internet.
– Développer l’autonomie de l’élève.
– Favoriser l’usage des technologies récentes dans l’enseignement des langues.
Le travail proposé se fait à partir de documents projetés par vidéoprojecteur. Il est donc recommandé de travailler en salle informatique ou multimédia.

Documents supports
1. Quatre séries de photographies


Série 1 : les principaux édifices d'une médina
Série 2 : les matériaux
Série 3 : les motifs
Série 4 : les zelliges : formes et couleurs

2. La fabrication des zelliges (document à projeter)
3. Les motifs des zelliges

4. Enregistrement audio d’un artisan
– Enregistrement complet (MP3, 3,7 Mo)
– Enregistrement fractionné (MP3, 2 Mo)
Mise en œuvre
Séance 1 – Projection des trois premières séries de photographies
La séance se déroule en interaction orale, avec des questions simples sur chacune des images : identification, localisation. Les élèves répondent en s’aidant, si besoin, des légendes.
Ils remplissent la fiche élève 1 et la fiche élève 2.

Série 1 – Les principaux édifices d’une médina
Série 2 – Les matériaux
Série 3 – Les motifs
On récapitule et on localise les différents éléments de décoration.

Séance 2 – Projection de la quatrième série de photographies (les zelliges)
Interaction orale
Description d’un carreau de zellige : formes, couleurs.
Les questions suivantes sont données à titre indicatif : l’enseignant module les questions qu’il pose en fonction du groupe classe, et de la plus ou moins grande homogénéité de celui-ci.

Après avoir projeté les photos, projection de deux documents complets, qui contiennent photos et mots associés, pour récapituler le lexique :
Les formes – Les couleurs

Vérification des acquis
Fiche élève 3 : les couleurs principales et les formes. Cette fiche est faite en classe et corrigée collectivement.
Prolongement 
Expression orale (travail personnel) : projection du Document 3. Les élèves choisissent oralement un des motifs. Ils doivent le situer sur le document (à droite, à gauche, au centre, en haut, en bas, le premier, le deuxième, etc.).
Le professeur agrandit chaque motif et les distribue aux élèves afin qu’ils les colorient. Les réalisations peuvent être destinées à décorer la classe. Ce travail est à faire par l’élève à la maison ou en arts plastiques dans le cadre d’un travail interdisciplinaire.
Séance 3 – Expression orale (prise de parole en continu)
Chaque élève présente son travail, explique son choix de motif et de couleurs.

Séance 4 – Le travail du zellige
Projection du Document 2.
Interaction orale : les différentes étapes 
Qui fait quoi ? Les acteurs et les actions. (al ma’llem : au Maroc, le maître artisan)
Compréhension de l’écrit
Distribuer et faire remplir la Fiche élève 4.
Séance 5 – Un artisan
Compréhension orale
Les élèves écoutent deux ou trois fois le Document 4.1 (en dialecte marocain). Seul le professeur dispose du script intégral de l’enregistrement. Puis on passe à des questions de compréhension globale. À titre indicatif :

Rapport oral écrit
Les élèves prennent connaissance des énoncés en arabe standard et réécoutent l’enregistrement fractionné (Document 4.2 en arabe dialectal). Le professeur pourra guider l’écoute en proposant un exercice.
Pour conclure, les élèves tentent d’établir des équivalences entre les deux registres en utilisant la Fiche élève 5.
Expression orale guidée
Ces situations sont présentées comme travail à préparer au CDI ou à la maison :
– un dialogue entre un élève et un artisan ;
– la visite guidée d’une médersa assurée par un élève avancé qui prépare cette visite en consultant, pour les informations générales, le site Wikipédia(http://ar.wikipedia.org/) : . Il réinvestit les connaissances acquises sur les éléments de décoration. Les autres élèves seront « les touristes » : ils préparent des questions à poser lors de la visite.
Fiches élève
– Fiche 1
Récapitulatif document 1, séries 1 à 3 (associer légendes et vignettes)
– Fiche 2
Lexique (trouver les traductions équivalentes)
– Fiche 3
Vérification des acquis (formes et couleurs)
Motif de zelliges à colorier en travail personnel
– Fiche 4
1. Remise en ordre (étapes de la fabrication des zelliges)
2. Exercice lacunaire (mots interrogatifs)
– Fiche 5
Équivalents entre dialecte marocain et arabe standard
Ressources complémentaires
Ouvrages
– L’Art du zellige, documentaire vidéo, Raymond Collet (Centre culturel français de Fès. 1991, 34 min).
– Raconte-moi le zellige, Nadia Ben Moussa, La croisée des chemins (version française et version arabe),dif. en France : Vilo (25, rue Ginoux, 75015 Paris).
– Le Maroc autrefois, vivre en Médina, livret pédagogique publié par le Centre d’études arabes, Ambassade de France, Maroc.
Sites
– Articles sur Wikipédia (en arabe)

http://ar.wikipedia.org/
– Photographies de Raymond Collet
Site riche en photographies, entre autres sur l’artisanat en Égypte (site en français ou en anglais)
www.1001images.com/
– Site d’artisans sur l’art du zellige
L’histoire du zellige, sa technique, etc.
http://www.artizelliges.com/
Documents
Fiche élève 1
Associer légendes et vignettes




Fiche élève 2
Lexique : trouve l’équivalent des mots suivants en indiquant le chiffre indien correspondant.

palais

mosquée

géométrie

calligraphie

plantes

bois

stuc (plâtre)

médersa

zellige

Maison privée


Fiche élève 3
Entoure les mots désignant une couleur et souligne ceux désignant des matériaux.

Retrouve les mots désignant une forme et recopie-les sous le dessin correspondant.


Fiche élève 4
Remets dans l’ordre les différentes étapes de la fabrication des zelliges :







Complète les phrases suivantes avec le mot interrogatif qui convient :

Fiche élève 5
Tu vas entendre l’enregistrement en dialecte marocain, par groupement de quatre phrases. Écoute bien et retrouve l’équivalent de chaque phrase en arabe standard, en indiquant le numéro correspondant dans la colonne de gauche.

Phrases 1 à 4




Phrases 5 à 9




Phrases 10 à 12





Annexe 1
Annexe 2
Les couleurs

Les formes

Travail du zellige
Motifs zellige

Série 1


Série 2


Série 3


Série 4






Niveau lycée
Titre : La grande tradition artisanale au Maroc
Niveau : lycée, B1 vers B2
Langue : arabe
Objectifs
Culturels
– Les maîtres artisans (l’exemple des menuisiers ébénistes).
– La désintégration des relations de pouvoir qui structuraient les corporations.
– La variété des métiers manuels au Maroc et le rôle de grands maîtres artisans dans la perpétuation d’une tradition ancestrale.

Ces points permettent de concrétiser les orientations des contenus culturels des programmes.
En seconde :
1. Mémoire : les villes arabes, témoins du passé (les métiers traditionnels).
2. Échanges : les échanges économiques (activités artisanales et industrielles, mutations technologiques).
3. Lien social : les inscriptions du lien social dans l’espace géographique.
En première :
Les relations de pouvoir (organisation pyramidale des corporations, relation maître apprentis, solidarité horizontale entre maîtres artisans).

Linguistiques
– Lexique : les métiers manuels, leur organisation en corporations ou guildes. Les matériaux transformés et produits, leur utilisation et les formes de décoration.
– Compréhension de l’oral : écoute d’enregistrements en arabe marocain. Témoignages d’un Amîne et d’un maître artisan, tous deux lettrés, utilisant un parler proche de l’arabe standard.
– Expression orale : usage du dialecte comme levier pour développer l’expression orale en arabe standard, en interaction et en continu.
– Expression écrite : production de courts énoncés, rédaction de textes à partir de notes éparses (notices).
– Repérage et identification des variétés de registres d’un locuteur (en réception) et sensibilisation à l’emploi d’un registre moyen (en situation de production).

Méthodologiques
– Recherche et documentation au CDI ou en salle informatique.
– Développer l’autonomie de l’élève.
– Apprendre à faire une synthèse à partir de matériaux multiples.
– Favoriser l’usage des TICE dans l’enseignement.

Le travail proposé se fait à partir de documents projetés par vidéoprojecteur. Il est donc recommandé de travailler en salle informatique ou multimédia.
Documents supports
1. Photographies (10 photos)
La vitalité du travail artisanal dans les médinas.
Des métiers durement éprouvés par la concurrence des produits industriels.

2. Portail de la ville de Fès
Aller sur la rubrique « Plan de la ville », cliquer sur l’image 4 du plan de la médina.
http://www.fes-city.com/

3. Photographies (4 photos)


4. Enregistrement (MP3, 1,9 Mo) : témoignage d’un Amîne sur la désintégration de l’organisation en corporations.
La réussite des maâllem (maîtres artisans) qui perpétuent un savoir-faire ancestral (l’exemple des menuisiers ébénistes).

5. Enregistrement (MP3, 1,1 Mo) : « Qui sont les maâllem (maîtres artisans) ? »

6. Photographies
– A (6 photos)

– B (4 photos)

– C (4 photos)

7. Enregistrement (MP3, 1,1 Mo) : « La grande tradition de l’ébénisterie »

8. Photographies (4 photos)

Mise en œuvre
Séance 1
Expression libre à partir des photographies
Au cours de cette première séance, les élèves découvrent la multitude des métiers manuels grâce à une série de dix photographies (Document 1) dont ils vont devoir rédiger les légendes.
Les photographies «  » sont projetées. Dans une première phase, on laisse les élèves réagir sur la variété des métiers, mais aussi sur les points qui leur sont communs.
Dans un deuxième temps, le professeur intervient pour aider à cibler l’objectif de l’activité.
– Nommer les activités / évoquer leur diversité :
– Citer des exemples de matières premières transformées et d’articles produits :
– Sensibiliser au fait qu’il s’agit de métiers manuels :
À la fin de séance, les élèves sont invités à rédiger l’étiquette-légende de chaque image.
Exemples d’étiquettes légendes :

Distribuer la fiche élève 1.L’exercice de compréhension de l’écrit récapitule le contenu de cette première séance.
Séances 2 et 3
Au cours des deux séances suivantes, les élèves abordent le fait que les métiers sont durement éprouvés par la concurrence des produits industriels. L’objectif est de leur permettre une prise de parole en continu à la fin des deux séances. On les aide en leur fournissant un plan d’ensemble qui s’articule autour des questions suivantes :

Le travail se fait à partir de supports multiples :
– le plan de Fès (Fiche élève 2A) ;
– les quatre photographies du document 3 ;

– un enregistrement (Document 4) : un Amîne témoigne sur la désintégration de l’organisation traditionnelle.

On fournit aux élèves le fond muet du plan du centre de la médina de Fès. Ils doivent le compléter en allant sur le portail de cette ville(www.fes-city.com/). Aller sur la rubrique « Plan de la ville », cliquer sur l’image 4 du plan de la médina. Le site est en français. Les élèves auront à transcrire en caractères arabes les noms à trouver qui sont écrits en caractères latins. Exemple : haddâdîne, voir le corrigé de la fiche élève 2.
Les renseignements à relever concernent la toponymie. Les noms de lieux correspondent aux activités artisanales ou commerciales qui s’y pratiquaient ou se pratiquent toujours.
On peut confier aux élèves avancés deux tâches supplémentaires :
– chercher des informations sur la fonction et le rôle du Amînedans chaque corporation, sur le site Couleurs-Marrakech(www.couleurs-marrakech.com/) ;
– travailler sur l’organisation interne de chaque corporation, sur le site de Fès.

On passe à la projection du plan avec correction collective. Un point est fait à partir des éléments relevés sur le plan.
– Les différents artisans se regroupaient par métiers dans des souks spécifiques :
– Avec les commerces, ceux-ci constituaient le cœur battant de la médina.

Prolongement possible :
Travail sur les fonctions des quartiers qui constituent le tissu urbain de la médina (espace commercial, espace résidentiel, centralité des lieux de culte, fonction culturelle et intellectuelle de Fès : Medersa).

On travaille ensuite collectivement sur le tableau des noms qui constitue la deuxième partie de la Fiche élève 2. Ce tableau permet d’étoffer la liste des métiers et leur diversité (travail possible en morphologie sur les métiers).
– La toponymie témoigne de la disparition de beaucoup de corps de métiers :
– Marque de l’effet dévastateur de la concurrence des produits industriels.

Pour terminer, on écoute le témoignage (Document 5) et on l’exploite.
Script de ce témoignage (Document professeur) :


– Organisation des métiers en« corporations » ou « guildes ».
– Regroupement des métiers au sein d’un même espace qui favorisait l’existence de liens sociaux et humains très forts entre maîtres artisans «  » et entre ceux-ci et leurs «  » (artisans) et «  »
(apprentis) : c’est dans ce cadre que se faisait la transmission du savoir-faire.
– Au sein de chaque corporation, le Amîne jouait le rôle de médiateur, de référent défenseur de la qualité des produits :
– Cette organisation a volé en éclat du fait des difficultés que connaît l’artisanat. Le Amîne n’est plus rien.
Conclusion
L’artisanat a beaucoup souffert de la pénétration des produits industriels. Beaucoup de métiers ont disparu ou tombent en désuétude. Seuls les artisans qui ont su s’adapter à la nouvelle donne ont retrouvé un certain dynamisme. Le tourisme a joué un rôle important dans la reconversion des artisans. Mais il existe des réussites plus spectaculaires : c’est le cas du calligraphe Nja Mahdaoui et d’un maître artisan céramiste «  » installé aux États-Unis.

Pour la séance suivante, les élèves sont invités à faire des recherches afin de réunir des éléments qui vont dans le sens d’une reconversion réussie. C’est le cas des grands maâllem qui perpétuent la tradition artisanale ancestrale, et c’est à eux que l’on va s’intéresser au cours des séances suivantes. On peut indiquer des sites, par exemple :
– Nja Mahdaouiwww.nja-mahdaoui.com/
– Couleurs-Marrakechwww.couleurs-marrakech.com/
Séance 4
La réussite des maâllem qui perpétuent un savoir-faire ancestral : l’exemple des maîtres artisans menuisiers ébénistes. On s’appuie sur deux enregistrements : « Qui sont les maâllem ? » (Document 5) et « La grande tradition de l’ébéniste » (Document 7), et sur deux séries de photographies (Documents 6 et 8).
Compréhension orale
On écoute en continu, deux ou trois fois, l’enregistrement (Document 5).
Script de ce témoignage (Document professeur) :
L’objectif, dans cette première phase, est d’amener les élèves à comprendre :

Dans une deuxième phase, une écoute fractionnée vise à affiner la compréhension et donc à amener les élèves à saisir l’articulation du texte, à la reproduire et à en formuler le contenu en arabe standard.

On clôturera cette séance par un moment de prise de parole en continu : les élèves récapituleront les différents points.

La façon dont le témoignage se termine : «  »
sert de transition pour amener les élèves à réfléchir sur les autres attributs d’un grand « maître artisan », en l’occurrence la maîtrise d’un savoir-faire ancestral, facilement monnayable dans la conjoncture actuelle.

Les photographies du document 6 (A, B, C) donnent lieu à un moment d’expression orale en interaction, permettant de mettre en place le lexique nécessaire à la compréhension du témoignage d’un maître artisan menuisier ébéniste. Lexique :
Ceux qui réalisent ces ouvrages sont des menuisiers dépositaires d’un savoir-faire ancestral : ce sont eux qui ont perpétué l’ébénisterie, la peinture et la sculpture sur bois.
À la fin de cette quatrième séance, et pour préparer la séance suivante, les élèves doivent :
– lire le témoignage d’un najjâr (menuisier ébéniste) de Fès et revenir avec des informations sur ce maâllem sur le site Couleurs Marrakech(www.couleurs-marrakech.com/) ;
– prendre connaissance de la fiche d’écoute (Fiche élève 3). Elle comporte des erreurs que les élèves corrigeront à l’écoute pendant la séance suivante.
Séance 5
Compréhension de l’oral : enregistrement d’un maâllem ébéniste (Document 7).
Script de ce témoignage (Document professeur) :

Ce travail s’effectue dans une salle multimédia.
– Les élèves écoutent individuellement l’enregistrement et corrigent les affirmations erronées que comporte la Fiche élève 3 (phrases à corriger : 1, 3, 4, 5, 6, 7 et 9).
– La correction de cette fiche est faite collectivement.

Expression orale (prise de parole en continu).
Une nouvelle écoute fractionnée et guidée permettra aux élèves de rendre compte du contenu de l’enregistrement sous forme de prise de parole en continu.
Séance 6
Expression orale 
Phase 1
À partir des trois dernières phrases corrigées (6, 7 et 9) du questionnaire de la Fiche élève 3, on fait le point sur les éléments de décoration utilisés (dessins géométriques, floraux et calligraphiques) et l’école arabo-andalouse à laquelle ils appartiennent avec les photographies de synthèse sur l’art hispano-mauresque (Document 8).

Phase 2
On projette les neuf vignettes de la Fiche élève 4 dans un ordre aléatoire et on demande aux élèves de reconnaître le genre de décoration, le matériau et enfin de rédiger la légende de chaque vignette et d’en ordonner l’ensemble en fonction du type de décoration.
Les photographies de synthèse aideront les élèves à visualiser et à décrire l’organisation de cette décoration dans un édifice (Document 8).
Jeu de rôle
On constitue des groupes de 4-5 élèves. À l’intérieur de chaque groupe, les élèves jouent un rôle : le guide, un visiteur qui a lu un guide touristique, un autre qui a consulté les sites Internet, quelqu’un qui fait tout le temps répéter parce qu’il entend mal ou comprend mal, etc.
Fiches élève et corrigés
Fiche 1 : compréhension écrite – classement des informations
Fiche 2 (A-B) : recherche d’informations sur le plan de Fès
Corrigé de la fiche élève 2B
Fiche 3 : compréhension orale et écrite
Corrigé de la fiche élève 3
Fiche 4 : rédaction des notices des vignettes
Prolongements et ressources
– Splendeurs persanes
Une exposition à la BnF, panorama complet de l’art du livre persan
http://expositions.bnf.fr/
– Travail sur la survivance de l’art arabo-andalou au Maroc
Voir fiche sur la mosquée Hassan II de Casablanca ou la Mosquée de Paris.
www.ardds.org/
– Revue pédagogique publiée par l’association « Arabe et Pédagogie » : Textarab, n° 22, p. 12-17.
– Ouvrages en arabe :
– Films documentaires de Raymond Collet (Centre culturel français, Fès, Maroc)
L’Art du zellige (34 min), Le Bois à Fès, décor et tradition (26 min), La Médina de Fès (26 min)
www.1001images.com/
Documents
Fiche élève 1
Placez les mots suivants dans le tableau (suivez l’exemple en rouge).



matière première
article fabriqué
métier
activité

























Fiche élève 2
Fiche 2 A
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Fiche 2 B

Relevé des noms de souks

                  – 11
                   – 6
                   – 1
                  – 12
                   – 7
                   – 2
                  – 13
                   – 8
                   – 3
                  – 14
                   – 9
                   – 4
                  – 15
                  – 10
                   – 5


Fiche élève 3











Fiche élève 4


Corrigé Fiche élève 2
Relevé des noms de souks



Corrigé Fiche élève 3

Document 1
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Document 1 Photo 1
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Document 3
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Document 3 Photo 3
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Document 6B
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Document 8
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Document 8 photo 2
Document 8 photo 3
Document 8 photo 4
À propos
Conception et réalisation : Marie-Line Périllat-Mercerot et Claude Renucci (CNDP)
Intégration : Jean-Pascal Rossi
Secrétariat de rédaction : Catherine Maugé
Auteurs :
– primaire : Frédérique Sicard-Fraisse, académie de Montpellier
– collège : Solange Nguyen, académie de Bordeaux
– lycée : Driss Wahbi, académie de Bordeaux
Coordination de Brigitte Tahhan, IA-IPR d'arabe
Photos :
© Brigitte Tahhan (niveau primaire)
© Solange Nguyen, A. Laamiri, Driss Wahbi (niveau collège)
© Raymond Collet, Abdeljalil Laamiri, Solange Nguyen, Driss Wahbi (niveau lycée)

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