Babylone
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La collection « l@ngues_en_ligne »
 
Titre : Babylone
Niveau : primaire, A1 (cycle 3, CM2)
La séquence peut être adaptée pour les premières années de collège : 6e et 5e.
Langue : arabe
Objectifs 
– Connaître quelques aspects du monde arabe dans le temps et dans l’espace et savoir en parler.
– Se situer sur une carte/un plan, légendés en arabe.
– Utiliser et reporter des informations écrites.
– Mobiliser des connaissances interdisciplinaires.
– Appréhender le fait religieux comme expression culturelle à travers le temps et l’espace.
Activités langagières 
– Expression et interaction orale : présenter, situer, émettre des hypothèses, expliquer.
– Compréhension de l’écrit : chiffres indiens ; reconnaissance globale de mots ; lecture d’un plan.
– Utilisation de l’écrit : reporter des informations dans un tableau, sur un dessin, un plan.
Compétences linguistiques
– Le lexique urbain.
– Le lexique religieux.
– La numération et l’utilisation des chiffres indiens.
Contenus culturels et interculturels
– Babylone et la tour de Babel. Quelques dieux mésopotamiens.
– Pays arabes. Quelques lieux célèbres du monde arabe.
– De la ville mésopotamienne à la ville arabe, en passant par la ville grecque.

Documents supports 
1. Images et photographies de tours (toutes époques, monde arabe et ailleurs)
On trouve facilement ces documents sur Internet ou dans divers guides et plaquettes touristiques. Divers choix sont possibles. L’enseignant veille à introduire de la diversité : monuments de différents pays arabes et non arabes ; monuments d’époques diverses ; monuments remplissant des fonctions diverses, religieuses ou non.
Une représentation de la tour de Babel est indispensable. Une du phare d’Alexandrie est fortement conseillée. Afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, l’enseignant choisit pour ces deux monuments des documents dont il est clair que ce sont des œuvres d’imagination et non des photographies réalistes, par exemple, pour la tour de Babel, le tableau de Bruegel. Le phare d’Alexandrie doit être représenté dans un environnement qui évoque clairement sa fonction (mer, bateaux…).
D’autres monuments semblent également incontournables (bourj al ‘arab, bourj Dubaï en construction ; tour Eiffel, tour de Pise). Il est évidemment préférable d’éviter une représentation des tours américaines détruites au cours de l’attentat du 11 septembre 2001. Outre ces monuments, voici une liste indicative : minarets et clochers du monde arabe et non arabe (tour Hassan à Rabat, Koutoubia de Marrakech, Giralda de Séville, clochers et minarets à Beyrouth, campanile de Florence…), temples et pagodes en Chine, Big Ben à Londres, phares du monde arabe (Djerba, Alger…) et non arabe, maisons tours de Sanaa et de Shibam, au Yémen, gratte-ciel dans le monde arabe, aux États-Unis, au Japon, tours locales selon la ville où se situe la classe.
2. Carte murale du monde
De préférence (et obligatoirement pour le collège) en arabe. On en trouve sur Internet, dans des atlas, dans les librairies des pays arabes. L’idéal est qu’elle soit affichée en permanence en classe. Au collège, cela semble indispensable.
3. Photocopie de la carte du monde arabe (une par élève)
Y sont mentionnés en arabe les noms des pays et des capitales.
4. Carte murale du monde arabe en arabe (Internet, atlas, librairies…)
L’idéal est qu’elle soit affichée en permanence en classe. C’est bien sûr le cas au collège.
5. Quelques images de ziggourats
Voir par exemple le site Ezida, indiqué ci-dessous.
6. Carte murale en arabe de Babylone en 600 av. JC.
Wipikedia (http://fr.wikipedia.org/), image légendée « Plan mural de Babylone sur le site même ».
L’enseignant reproduit le document en supprimant éventuellement certaines mentions de la légende et les numéros correspondants sur le plan. En tout état de cause, le n° 13, qui n’a pas lieu d’être ici, est supprimé. S’aider du plan figurant sur le site Ezida (http://ezida.com/) : choisir « Les ziggourats et la tour de Babel » dans le menu, puis « Dossier enquête n° 2 : la tour de Babel », « emplacement de la ziggourat de Babylone », « Plan de Babylone avec la localisation des principaux édifices » ; le professeur ajoute les lieux suivants dans la légende et indique leur numéro sur le plan (avec des flèches lorsque le lieu ne figure pas dans le plan).
القصر
(qui remplace l’indication n°4 : « salle du trône »)
باب سين
باب مردوك
زبابا باب
باب أنليل
باب أوراش
(Il s’agit de lieux portant des noms de dieux qui vont être utilisés par la suite.)
Par souci d’authenticité, il n’est pas gênant de laisser en l’état la légende bilingue anglais-arabe. L’enseignant réécrit toutefois au tableau, en arabe, avec leur numéro, les mots sur lesquels va porter le travail et qui figurent sur les étiquettes.
7. Jeu d’étiquettes collectives portant les noms de lieux mentionnés sur la carte
On laisse de côté les indications n° 6, 10 et 13 (cf. Document 6). L’étiquette du n° 3 est simplifiée :
السور
Celle du n° 5 peut l’être aussi :
الجنائن
8. Plan simplifié de Babylone (un par élève)
Ce plan porte uniquement, en arabe, les indications sur lesquelles on va travailler. Outre les noms communs (pont, palais, rue…), on ne retient que les noms des monuments et des portes que l’on va retrouver dans le document 9.
9. Photocopie d’une version dessinée du « kudurru » mésopotamien (une par élève)
Ce document comporte les noms des dieux en arabe ; il figure sur le site Ezida (cf. Document 6). Choisir « Quelques grands dieux », puis « Symboles des grands dieux mésopotamiens », cliquer sur l’image du kudurru de Mélishipack II (Musée du Louvre). La version dessinée apparaît lorsque l’on clique sur la photo agrandie. L’enseignant peut facilement la photocopier et l’arabiser. Il note davantage de noms que ceux sur lesquels il fera travailler ses élèves, mais il n’est pas nécessaire de noter tous les noms des dieux. Nous proposons de retenir :

آنو، سين، عشتار، شماش، أنليل، زبابا، مردوك، نبو، أدد

10. Photographie du même « kudurru » (même lien)
L’idéal est de travailler avec un rétroprojecteur afin d’utiliser directement la photographie ainsi agrandie pour la montrer aux élèves.
11. Image du deuxième « kudurru » (même lien, même utilisation)
12. Photocopie de la version dessinée du deuxième kudurru, sans les noms des dieux (idem : une par élève)
13. Plan muet simplifié de la ville pour chaque élève
14. Jeu d’étiquettes identique au format individuel pour chaque élève
Cf. Document 7.
15. Photographies de portes, remparts, mosquées, souks, palais et jardins arabes
Voir en particulier la porte d’Ishtar, sur la page de Wikipédia sur Babylone (cf. Document 6), Bâb Mansoûr à Meknès ; la mosquée des Omeyyades, à Damas, celle d’al-Azhar, au Caire, celles de Tunis, de Kairouan, la mosquée Mohammed V à Casablanca ; le mur de la salle du trône du palais sud à Babylone (même lien), l’Alhambra, les jardins suspendus de Babylone ; les remparts de Babylone (même lien), ceux de rabat ; les souks d’Alep.
16. Quelques plans de ville
Par exemple :
Alexandrie en 30 av. J.-C. (www.e-olympos.com/),
la médina de Tunis (www.quid.fr/), choisir « Le monde », « Tunisie », « Carte(s) de ville : Tunis (Médina) »,
la médina de Marrakech (www.hello-marrakech.com/), « Plans de la ville »,
Damas (www.syriatourism.org/), « Maps », « Damascus » : on sélectionne la vieille ville arabe, facilement repérable à son mur d’enceinte.

Mise en œuvre de la séquence (5 séances)
Séance 1
Tours du monde arabe et d’ailleurs…
Les images et photographies représentant diverses tours (Document 1) sont montrées, d’abord une par une. L’enseignant sollicite les élèves, les échanges se font en arabe. On utilise le lexique

برج، منارة، برج الأجراس، صومعة، عمارة، بناية، عالي/عالية، مدينة، عاصمة، ما نعرف ش...

dont on a besoin pour dire ce que l’on sait. Sauf si les élèves sont totalement muets, l’enseignant n’apporte alors aucune aide. On met en commun les connaissances. On sort du jeu les images sur lesquelles on n’a aucune information puis on reprend plusieurs fois le travail sur celles qui restent, pour que lexique et connaissances soient mémorisés. L’enseignant numérote (en chiffres indiens !) les images, un élève dit un numéro et interroge un camarade, qui doit fournir le plus de renseignements possible. On peut aussi jouer par équipes.
Toutes les images sont remises en jeu. Par groupes de deux ou trois, les élèves doivent les classer en deux groupes :
في بلاد عربية
ليس في بلاد عربية

Ils recopient colonnes et intitulés sur une feuille et y notent les numéros dans la colonne qui leur semble convenir.
Remarque : à l’oral, on dira

ما شي

L’enseignant signale alors aux élèves que ce n’est pas le mot écrit ; il explique pourquoi, répète et fait répéter les deux expressions.
Il n’est pas nécessaire que la langue d’échange dans les groupes soit l’arabe ; l’argumentation peut se faire en français. Par contre, la présentation du travail à la classe se fait en arabe.
Au cours de la mise en commun, l’enseignant valide ou infirme les réponses. En arabe, il donne quelques explications sommaires sur les monuments très célèbres mais inconnus des enfants (tour de Pise, par exemple !) : nom, pays, situé sur la carte murale arabe du monde (Document 2), ville.
On ne garde maintenant que les images représentant un monument du monde arabe et les élèves sont invités, par groupes de deux ou trois, à classer les numéros des images en trois colonnes :

بنايات قديمة جدّاً : قبل الميلاد
بنايات قديمة
بنايات جديدة/حديثة/اليوم

Ils travaillent comme dans la phase précédente. Au cours de la mise en commun, l’enseignant invite les élèves des autres groupes à corriger les réponses fausses fournies par un groupe. Enfin, collectivement, on classe les images chronologiquement. Elles sont renumérotées à partir de ce classement.
Associer monuments et pays
L’enseignant distribue les cartes du monde arabe (Document 3) et affiche la carte collective au tableau (Document 4). Rapidement et sous forme de jeux, on révise la carte. Selon la maîtrise qu’en ont les élèves, on laisse ou non les capitales de côté. Les élèves sont maintenant invités à noter sur leur carte, en chiffres indiens, les numéros des images dans les pays correspondants. Ils peuvent travailler par deux ou trois. La mise en commun se fait en arabe. L’enseignant donne alors les informations sur les monuments inconnus. Il fait répéter. On reprend ce travail plusieurs fois, sous forme de jeu, afin de s’assurer que tous les élèves ont mémorisé les informations.
Recherche interdisciplinaire
Par groupes, les enfants sont chargés de faire des recherches en français sur des monuments divers (illustrations, nom, nom du pays, de la ville, époque, fonction, etc.). Ils réalisent des panneaux dans lesquels la part d’écrits en arabe sera plus ou moins importante selon le niveau linguistique et scolaire (CM2, 6e, 5e).
Séance 2 
Révisions
On travaille collectivement, avec les images et la carte murale du monde arabe. Chaque enfant a sous les yeux sa propre carte corrigée. Les élèves s’interrogent entre eux. On peut aussi jouer sous forme de devinettes : un élève choisit un monument ; il répond uniquement par oui ou non aux questions des autres qui doivent deviner le monument choisi.
Des monuments mystérieux aujourd’hui disparus
Le phare d’Alexandrie

شنو هذا ؟ منارة الإسكندرية
فين هي ؟
أش نعرفوا عليها ؟
شكون بناها ؟
علاش ؟

Si des élèves ont, par groupes, fait des recherches sur ce monument, ils les exposent à la classe en français. On situe le monument sur la carte du monde arabe, on reprend l’essentiel en arabe :

كانت هذه المنارة موجودة في الإسكندرية في مصر في قديم الزمان

Selon les niveaux, on peut préciser :

في القرن الثالث قبل الميلاد/قبل الميلاد )

فرعون اسمه بطليموس بغى يبنيها.
على ما يقال، زلزال خرّبها.
كانت عالية بالزاف وكان عندها ثلاث طوابق.
ومن فوق، الناس كانوا يقدروا يشوفوا السفن من بعيد...
كانت من عجائب الدنيا السبع.

Pour approfondir ce dernier point, on trouve toutes les informations utiles sur le site Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/) ; choisir l’article en arabe.

La tour de Babel
On travaille de la même façon. On retiendra :

كان البابليين يبنوا زقورات وهي بنايات دينية.

L’enseignant montre rapidement aux élèves des images de ziggourats (Document 5). On les compare aux pyramides.

ممكن أصل خرافة برج بابل في زقورة بنوها في مدينة بابل، تقريباً ألفين سنة قبل الميلاد.

L’enseignant expose le plan de Babel (Document 6) au tableau et situe la ziggourat ainsi que l’emplacement de Babel sur la carte du monde arabe. Il précise :

هذه الزقورة قديمة بالزاف وما بقت ش موجودة لحد اليوم.
ودابا، ولّت المدينة آثار.
ولكن العلماء قدروا يتخيّلوا كيفاش كانت المدينة ورسموا خرائط.

Il n’est pas nécessaire que les élèves retiennent cette information. Ils doivent, par contre, retenir dans les grandes lignes un énoncé de ce type, qui pourra être reconstruit collectivement :

في الكتاب المقدس ديال اليهود والمسيحيين، أسطورة برج بابل.
حسب الأسطورة، في هذا الوقت، كل الناس كانوا يتكلموا بلغة واحدة.
بنوا برج بابل على خاطر بغوا يصلوا حتى السماء.
ولكن الله عاقبهم وجعلهم يتكلموا بلغات بالزاف وكل واحد يتكلم بلغة وما بقدر ش يفهم جاره.
وما قدروا ش يكملوا بناء البرج.

L’enseignant précise, en arabe, que c’est à Babylone que se trouvaient les jardins suspendus, une des sept merveilles du monde, et en montre l’emplacement sur le plan.
Trace écrite
En fonction des contenus travaillés, les élèves sont invités à dessiner un des monuments ou une des sept merveilles du monde. Ils légendent leur dessin en arabe.
Séance 3 
Révisions
On travaille collectivement, à partir des dessins réalisés par les élèves (devinettes par exemple). Dans tous les cas, on reprend plusieurs fois l’essentiel de ce qui a été dit sur la tour de Babel. 
Babylone
Le plan de la ville (Document 6) est exposé au tableau. On en identifie les éléments et on les nomme en arabe :

سور، باب، نهر الفرات، جسر، معبد، سوق، برج بابل، القصر،الحدائق/الجنائن المعلّقة، شارع الموكب...

Les élèves s’interrogent à tour de rôle, afin de mémoriser le lexique. Puis l’enseignant fixe sur le plan les étiquettes collectives (Document 7) à l’emplacement des lieux qu’elles désignent. Il s’agit maintenant de mémoriser l’image globale des mots. On procède sous forme de jeux. Par exemple :
– Un élève vient au tableau et, pendant que ses camarades ne regardent pas, retourne une étiquette. Il faut la nommer.
– Le meneur de jeu intervertit deux étiquettes (les autres ne regardent pas). Il faut trouver lesquelles. Toutes les étiquettes sont déplacées. Il faut les remettre à leur place.
– Les étiquettes sont distribuées. Le meneur de jeu nomme le lieu, l’élève qui a l’étiquette correspondante vient la mettre à sa place.
Au cours de toutes ces activités, les mots sont systématiquement répétés. L’enseignant aide les élèves, en particulier pour les noms propres, dont on ne dit pour l’instant rien de plus. Puis il distribue le plan individuel et le premier kudurru (Documents 8 et 9). Il faut deviner à quoi vont servir ces deux documents. L’enseignant parle en arabe et laisse les enfants s’exprimer librement dans les deux langues.
Quelques dieux mésopotamiens
Les élèves essaient de retrouver les noms communs aux deux documents. On peut alors émettre des hypothèses sur les noms propres :

أسماء الآلهة.

Si l’on a déjà travaillé sur l’Égypte ancienne (dossier « Dieux de l’Égypte » dans la collection « l@ngues en ligne » ), on peut établir un parallèle :

كانوا يؤِمنوا بآلهة بالزاف، بحال المصريين القدماء.

L’enseignant montre alors la photographie du kudurru (Document 10) et demande ensuite aux élèves de nommer les éléments associés aux dieux. C’est assez facile pour Sin et Shamash (on note la ressemblance avec le mot arabe chams ; ce n’est cependant pas Shamash qui est considéré comme le « père des dieux », mais Anu, associé au ciel). On précise que l’étoile d’Ishtar représente Vénus
فينوس
déesse de l’amour (et de la guerre). En fonction des niveaux et des connaissances des élèves, on établit un parallèle avec les dieux grecs et romains (programme de 6e en histoire et en français) ; on notera en particulier la similitude entre les noms d’Ishtar et d’Astarté.
D’autres dieux sont plus difficiles à identifier, comme Adad, dieu de l’orage, Marduk et Nabu, que l’on retrouve à Rome sous les noms de Jupiter et Mercure
جوبيتر ومركور.
Astres et planètes
كواكب
occupent donc une place de choix à Babylone en Mésopotamie
بلاد الرافدين، بين الفرات ودجلة )
comme à Rome. En outre, à Babylone, le « père des dieux » est le ciel.
L’enseignant fait associer plusieurs fois dieux et éléments en se limitant par exemple à ceux cités ci-dessus (Sin, Ishtar, Shamash, Marduk, Nabu et Anu). Il introduit le mot
رمز .
Trace écrite
L’enseignant demande aux élèves de dessiner un dieu au choix, en tenant compte de sa fonction et/ou du signe qui le symbolise. On écrit le nom du dieu et de son élément pour légender le dessin. Les élèves devront ensuite deviner quels dieux leurs camarades ont dessinés.
Séances 4 et 5 
Révisions
À partir du plan de la ville, du kudurru, des dessins des élèves.
De Babylone à la ville arabe
L’enseignant montre l’image du deuxième kudurru (Document 11) et demande aux élèves d’identifier le document. Il en distribue la copie (Document 12) : les élèves doivent y noter les noms des dieux à l’aide du premier kudurru. On procède à une mise en commun.
L’enseignant distribue le plan muet simplifié de Babylone (Document 13) et les étiquettes individuelles (Document 14). Sous forme de jeu (classe entière, concours de vitesse par équipes…), on dispose les étiquettes sur le plan.
Puis chacun colle ses étiquettes sur son plan. L’aide apportée est différenciée : en fonction de leur niveau, les élèves travaillent sans aucune aide ou, au contraire, avec les documents déjà utilisés sous les yeux.
La ville arabe : des constantes du paysage urbain 
Comme on l’a fait pour les tours du monde arabe, on travaille à partir de représentations de divers éléments urbains du monde arabe : portes et remparts, palais, souks, mosquées, etc. (Documents 15). On les identifie, on les nomme et on les situe sur la carte murale du monde arabe. En classe de 6e, on peut passer plus de temps sur les jardins suspendus de Babylone et les sept merveilles du monde, évoquées dans le programme officiel d’histoire. En 5e, où la ville médiévale arabo-musulmane est au programme d’histoire, on travaille aussi sur les caravansérails, les hammams…
Puis l’enseignant expose divers plans de vieilles villes, en particulier du monde arabe (Documents 16). Il s’agit de remarquer les constantes : remparts, portes, palais, jardins, temples puis mosquée centrale et souks autour, présence fréquente d’un fleuve à proximité… En cinquième, ce travail se fait en concertation avec le professeur d’histoire.

Prolongements possibles
Villes arabes 
Réalisation et affichage en classe de panneaux d’exposition (plans et photos) sur diverses villes arabes.
Voir en particulier le site TV5 Monde (www.tv5.org/), « cultures du monde », « cités du monde ».
Voir également le cédérom de Badreddine et autres contes d’Orient, CRDP de Lorraine, 2008.
Croyances et religions 
Réalisation et affichage en classe de panneaux d’exposition sur les religions d’hier et d’aujourd’hui : dieux et temples mésopotamiens, égyptiens, grecs, romains ; religions, dieux, livres sacrés et lieux de cultes aujourd’hui.
L’épopée de Gilgamesh, dans laquelle on retrouve plusieurs des dieux rencontrés dans cette séquence et un récit sumérien du déluge. Voir en particulier la version proposée par Ghalib Al-Hakkak, Recueil de textes arabes, volume 1, CRDP de Lorraine, 1994, pp. 77-86.


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