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Titre : حكاية هارون الرشيد مع العجمي Histoire de Haroun al-Rachid avec le Persan Niveau : primaire (A1 vers A2) La séquence peut être adaptée pour des niveaux différents (du CE2 à la 6e). Langue : arabe
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Objectifs
Linguistiques – comprendre un texte narratif dans ses grandes lignes : repérer les lieux, identifier et suivre les personnages, comprendre la trame du récit – se sensibiliser à la prose rimée (saj’) – répéter et mémoriser des phrases et des expressions récurrentes dans les Mille et Une Nuits – jouer avec les sonorités de la langue et les assonances – réviser et enrichir le lexique organisé par thèmes : maison, animaux, vêtements, fruits et légumes, école, etc. – repérer à l’écrit des mots et des sons entendus : travailler sur la correspondance phonie/graphie – repérer et recopier des éléments écrits sur un plan, une carte Culturels – un personnage historique et légendaire : Haroun al-Rachid – Bagdad et l’Empire musulman à l’époque abbasside – quelques personnages des Mille et Une Nuits : Ali Baba, Aladin, Sindbad, Shéhérazade... – les Mille et Une Nuits dans la peinture, à travers époques et pays différents Pré-requis – connaître quelques héros célèbres des Mille et Une Nuits et leur histoire, parmi ceux que l’on va présenter – connaître partiellement le lexique évoqué ci-dessus
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Contenu de la séquence proposée
Documents
1. Ali Baba dans la caverne 2. Les quarante voleurs http://kleinestheater-badgodesberg.de/ 3. Les voleurs cachés dans les jarres 4. Le génie d’Aladin www.scottishstorytellingcentre.co.uk/ 5. Aladin http://rfi.fr/ 6. Trois représentations des aventures de Sindbad http://koslanda.com/ 7. L’achat du tapis volant www.gascogne.fr/ 8. Le cheval volant 9. Shéhérazade 10. Le calife http://pages.infinit.net/vdemers/ 11. Shéhérazade et Shahryar http://rfi.fr/ 12. Le repas (illustration finale) www.gascogne.fr/ 13. Le banquet www.asia.fr/ 14. La danse www.cosmovisions.com/ 15. L’étude www.artabus.com/ 16. Haroun al-Rachid www.al-fateh.net/ 17. L’Empire abbasside (carte à réaliser par l’enseignant à partir du lien) www.islamonline.net/ 18. Bagdad : la ville ronde DUMAS Rachida, KHALDI Karima, RADOUANE Claire, Riyâd al-lugha 2, Rabat, Centre d’études arabes, 2005 19. Conte حكاية هارون الرشيد مع العجمي (texte réécrit par Frédérique Sicard à partir du conte des Mille et Une Nuits) 20. Jeu de la ville ronde

Mise en œuvre (six séances)
Première et deuxième séances
Présentation iconographique
Travail sur les huit premiers documents iconographiques avec projecteur multimédia (directement à partir de l’ordinateur, par exemple). On privilégie le registre dialectal comme c’est la règle à l’école élémentaire pour la communication orale. En revanche, les expressions des contes , qui relèvent de la narration littéraire, seront mémorisées dans le registre littéral. Il ne s’agit pas de raconter toute l’histoire, mais simplement d’identifier le personnage d'Ali Baba.
1. Ali Baba dans la caverne (document 1) L’enseignant pose aux élèves des questions simples : شكون هذا الرجل ؟ فين هو ؟ أش كا يدير ؟ Il peut s’agir d’Ali Baba ou d’Aladin. Les élèves doivent donc connaître au moins une des deux histoires. Faire réviser ou introduire si nécessaire les mots et expressions :
 À fin de mémorisation, faire répéter les énoncés descriptifs produits. Par exemple :

2. Les voleurs (document 2) Idem
3. Les voleurs cachés dans les jarres (document 3) Idem. Mémorisation du mot جرّة Les élèves rappellent, éventuellement en français, pourquoi les voleurs se sont cachés. L’enseignant reformule alors en arabe. On retient une phrase du type : بغوا يقتلوا علي بابا على خاطر يعرف سرهم
4. Le génie d’Aladin (document 4) Idem. Mémorisation des expressions :

5. Aladin (document 5) Idem
6. Sindbad (documents 6) – attaqué par le roc Exemple d’énoncés :
 L’enseignant précise qu’il s’agit d’une tempête : عاصفة et que l’oiseau est un رخ – le naufrage غرقوا في البحر لكن الرخ ما كلاهم ش – les animaux fantastiques وصلوا لجزيرة. كاين حيوانات بغوا ياكلوهم. كيفاش الحيوانات ؟

7. L’achat du tapis volant (document 7) رجل يشري سجادة، بساط L’enseignant aide si nécessaire les élèves à comprendre qu’il s’agit d’un tapis volant : كيفاش البسط في الحكايات ؟ هذا بساط سحري، بساط الريح L’expression est mémorisée.
8. Le cheval volant (document 8) هذا حصان طائر شكون يسافر على هذا الحصان ؟
Graphie (reconnaissance)
Lorsqu’on a visionné tous ces documents iconographiques, l’enseignant écrit les noms de personnages au tableau. Les élèves sont invités à les reconnaître et à les lire, au moins globalement. L’enseignant aide les élèves à prendre appui sur des éléments connus par exemple, le بابا de Ali Baba, le ش de Shéhérazade, le س de Sindbad. Il leur fait prendre conscience des points communs à l’oral et à l’écrit : le début de Ali Baba et de Aladin, la fin de Sindbad et de Shéhérazade... L’enseignant note ensuite au tableau les noms des objets et des animaux magiques : 
. Même travail sur les éléments connus et sur les points communs à l’oral et à l’écrit.
Jeux de mémorisation
Exemple de jeux possibles pour aider à la mémorisation des mots (ce sont les élèves qui, à tour de rôle, mènent le jeu) : – Les élèves se retournent, le meneur efface un ou plusieurs mots. Il faut dire ce qui a été effacé. Le réécrire, sur une feuille, au tableau. – Un élève récapitule de mémoire la liste des mots notés au tableau. Un autre les montre (ce jeu peut se faire en classe entière ou par groupes de deux ou trois). – L’enseignant distribue aux élèves une feuille sur laquelle les mots sont notés. Le meneur propose l’association d’un personnage et d’un objet ou d’un animal. Il faut les désigner sur sa feuille (le jeu peut également se faire par petits groupes). – Même chose avec des étiquettes distribuées par l’enseignant ou réalisées par les élèves (et scrupuleusement corrigées par l’enseignant !).
Graphie (production)
Chaque élève choisit un personnage et un objet, un animal et les représente avec une légende écrite de sa main :
 Le dessin est reproduit et la légende (corrigée par l’enseignant !) calligraphiée en séance d’arts plastiques. Les enfants montrent ensuite leurs œuvres à l’ensemble de la classe qui doit, en arabe, identifier et nommer ce qui est représenté. Pour prolonger le cours de langue, chaque enfant écrit, en français, un conte à partir de son dessin.
Troisième séance
On peut commencer par l’exposition à la classe des dessins réalisés par les enfants. Il faut dire en arabe ce qui est représenté.
Présentation iconographique
Travail avec projecteur multimédia directement à partir de l’ordinateur (ou par tout autre moyen).
1. Shéhérazade (document 9) Les élèves émettent des hypothèses sur ce personnage féminin : 
 Il faut éviter, au cours de ce travail descriptif, de trop entrer dans les détails : le travail risque alors de tourner à l’inventaire lexical, ce qui n’est pas le but.
2. Le calife (document 10) Idem :
 L’enseignant introduit le mot خليفة.
3. Shehérazade et Shahryar (document 11) Il s’agit de repérer que les personnages sont dans le palais (قصر), dans une chambre (بيت). Ils sont en train de parler.
4. Le repas (document 12) On identifie les personnage : ils sont assis sur des coussins (وسائد), autour d’une table basse (مائدة). أش كا ياكلوا ؟ حوت، فواكه، خضر... واش من فواكه ؟ واش من خضر ؟ C’est l’occasion de citer des fruits et des légumes qui seront nommés dans le conte, et d’autres, qui pourront être repris dans les activités qui s’appuient sur le conte (voir plus loin) :
 On en profite pour explorer les différentes façons de dire… On peut, si les enfants l’évoquent, parler brièvement du harem en français et donner le mot حريم. On demande alors aux enfants à quoi leur fait penser ce mot. Quel est le rapport entre حريم et حرام ? On décrit les vêtements des personnages en jouant à « qui est-ce ? » (jeu de devinettes), ce qui permet de réactiver le lexique des couleurs :

5. Le banquet (document 13) Idem. Il y a ici beaucoup plus de monde, des danseuses (راقصات), des musiciens (موسيقيين). Plutôt que وليمة, l’enseignant introduit le terme حفلة, plus utilisable. On répète le lexique utilisé à propos de l’image précédente. On trouvera plus loin des pistes pour travailler sur la musique et les instruments de musique. Pour l’instant, on remarque les musiciens à gauche, on nomme les instruments que l’on reconnaît. À noter que les personnages boivent du vin : il n’est pas utile de le souligner si les élèves ne manifestent aucune curiosité. S’ils posent des questions, l’enseignant peut répondre que la consommation du vin était très courante dans les régions du Moyen-Orient, surtout lors des fêtes. On évite bien sûr tout jugement de valeur.
6. La danse (document 14) On peut nommer les deux instruments, ou mieux, si l’on a déjà travaillé sur ce thème, demander aux enfants de tenter de les identifier sur une affiche murale dans la classe, un document collé dans leurs cahiers, etc. : ناي ou 
7. L’étude (document 15) Cette image contribue à préparer la présentation du plan de Bagdad. Le calife et son entourage vivent à l’écart du peuple :
 Lexique complémentaire

Au cours de l'étude de ces documents iconographiques, l’enseignant note au tableau, en sollicitant les élèves et en organisant le lexique par colonnes : – des noms de personnages : أمير/أميرة، ملك/ملكة، خليفة، راقصة، موسيقار وزير, qui ne présente pas de difficulté de mémorisation et qui peut être utile pour la suite, est introduit à ce moment-là. – des noms d’aliments, fruits et légumes, mais aussi :
 – des noms de vêtements :
 – des noms de couleurs – des noms d’instruments ; on se limite aux noms que l’on vient de voir ou aux mots connus :
 ou transparents :  – des noms d’objets divers, vaisselle par exemple, mais pas seulement, étudiés à l’oral :

Graphie (reconnaissance)
L’enseignant propose des jeux similaires à ceux qu’il a utilisés au cours des deux premières séances pour repérer des éléments graphiques, mémoriser les mots. Il n’est pas nécessaire que tous les élèves sachent lire tous les mots : l’enseignant leur distribue des feuilles cartonnées qui doivent être utilisables en petits groupes et en classe entière ; une demi-feuille (10 sur 30 cm) est un format convenable. Chaque enfant dessine un personnage qu’il habille et qu’il munit d’un objet. Le dessin est colorié. On s’en tient strictement aux éléments notés au tableau. Lorsque les élèves ont fini leurs dessins, ils s’entraînent par groupes de deux ou trois à les décrire. Activité possible pour les plus rapides ou à un autre moment, par groupes de quatre, un élève donne des indications :
 Les autres dessinent.
Quatrième séance
Début de séance
Les productions des élèves sont exposées au tableau. À tour de rôle, chaque élève décrit en arabe son dessin. Celui qui pense l’avoir identifié va le montrer au tableau. On peut faire des équipes et comptabiliser les points. Alternative : les productions sont distribuées sans tenir compte de leurs auteurs. Individuellement ou par groupes, les élèves essaient d’identifier l’auteur du dessin qu’ils ont entre les mains : شكون رسم أميرة بسروال أبيض وحجاب أصفر عندها إبريق ؟
Présentation iconographique
1. Haroun al-Rachid (document 16) Les élèves décrivent le personnage. L’enseignant le présente en arabe. Du personnage historique, on peut retenir que c’était un grand calife qui a vécu à l’époque de Charlemagne et que sous son règne et sous celui de ses descendants, il y a eu beaucoup d’écoles, d’hôpitaux, une très grande bibliothèque, beaucoup de savants. Les motsمدارس، مستشفيات، مكتبة، علماء peuvent être donnés en français au fur et à mesure : il est important que les élèves retiennent quelques éléments de l’époque historique. كان هذا الخليفة ساكن في بغداد. فين هذه المدينة ؟
2. L’Empire abbasside (document 17) Sur une carte du monde contemporain, on repère Bagdad et l’Irak, la France (ou le pays où l’on réside), les pays arabes que l’on connaît. Puis l’enseignant projette une carte de l’Empire abbasside, carte qu’il peut réaliser à partir de la carte en ligne sur le site islamonline.net. www.islamonline.net/ Il ajoute en arabe les noms de grandes villes, en particulier celles qui sont citées dans le conte : Bagdad bien sûr, mais aussi Kairouan, Tunis, Damas, ainsi que le Tigre et l’Euphrate. Il attire l’attention de ses élèves sur certains noms :بحر الروم، بحر الظلومات et le fait que ces noms ont changé. Comment dit-on aujourd’hui ? Puis il distribue aux élèves une carte muette, sur laquelle ceux-ci placent pour l’instant en arabe les noms de Bagdad et du Tigre. Le document est toujours projeté, mais les élèves peuvent essayer de placer et d’écrire les noms sans le regarder dans un premier temps.
3. Bagdad : la ville ronde (document 18) On repère d’abord la situation de Bagdad (en haut à gauche), puis la ville, les fleuves. Les élèves ajoutent en arabe le nom de l’Euphrate sur leur carte. On regarde ensuite le plan de la ville. L’enseignant précise bien que la ville n’est plus du tout comme cela aujourd’hui. Il ne reste plus rien de la ville ronde.
 On repère et on nomme en arabe les éléments de la ville : portes, tours, quartiers urbains, souks, ainsi que le nom des portes, que l’on explique. Il n’est pas nécessaire de noter Koufa et Basra sur la carte. On repère en revanche bien la Syrie et Damas, le Khorasan. Sous forme de jeu, les enfants s’interrogent à tour de rôle : فين قصر الخليفة ؟ و دجلة ؟ و الأسواق ؟ وباب البصرة ؟ Ce travail peut se faire par deux (distribuer à tous les élèves une copie de la ville ronde). À l’aide de la carte de l’Empire abbasside projetée au tableau, les élèves notent les noms de Damas et du Khorasan sur leur carte.
Introduction du conte (document 19)
L’enseignant explique que Haroun al-Rachid est souvent présent dans les Mille et Une Nuits. Il présente en arabe Jaafar puis lit l’introduction du conte, en situant au début de sa narration les lieux sur le plan de Bagdad (Tigre et quartiers urbains). Il fait reprendre par les élèves les éléments essentiels :

Cinquième séance
L’enseignant raconte le conte par morceaux. La reformulation doit être rapide et succincte : c’est sur la compréhension qu’il insiste. Il peut traduire certains mots ou expressions pour la faciliter. Mais ce ne sera en aucun cas une traduction systématique et intégrale ! Il peut également s’aider de figurines et de cartes images dont on trouvera des exemples sur le site Primlangues (www.primlangues.education.fr/), par exemple pour figurer les protagonistes et les objets énumérés : vaisselle, animaux, pièces et meubles de la maison, fruits et légumes. Réaliser toutes ces images est un gros travail : mieux vaut le demander aux élèves ; les thèmes sont répartis par groupes. Ils doivent découper les images dont on aura besoin dans des magazines et les rapporter préalablement en classe. Le professeur a également recours à la gestuelle (كُحل للعين par exemple) et montre les lieux sur la carte de l’Empire abbasside. Ainsi la traduction, parfois incontournable, n’alourdit pas la narration. Enfin, même dans les énumérations, tout n’a pas besoin d’être traduit. Dès la première énumération, il demande aux enfants ce qu’il repèrent (rime ou « musique ») et les incite à répéter une partie des énoncés. Ce travail est systématiquement fait pour chaque énumération, que l’enseignant reprend plusieurs fois. Les enfants sont invités à dessiner et à légender une séquence du conte.
Sixième séance
ماذا في جرابي ؟
Acquisition/révision du lexique
À l’aide des images apportées par les enfants, les élèves sont invités à remplir leur sac à tour de rôle. On travaille sur un thème déterminé, l’élève nomme les objets et les met dans son sac. De la même façon ou par équipe, on choisit un nombre déterminé d’objets que l’on enlève du tableau pendant que la classe ne regarde pas. La classe doit deviner par déduction ce que l’on a pris : ce qui n’est plus au tableau est dans le sac ! Par équipe (pas plus de trois élèves par équipe pour que tout le monde travaille), on remplit son sac sur un thème choisi par l’équipe mais inconnu des autres. Le nombre d’objets à mettre dans le sac est déterminé préalablement ensemble. On n’a pas le droit de choisir des objets ne figurant pas au tableau, mais on n’enlève pas les objets (plusieurs équipes peuvent ainsi prendre les mêmes objets). Les équipes s’interrogent à tour de rôle. Chaque réponse rapporte un point (un « dinar » : on peut en fabriquer en papier !). À la fin du jeu, l’équipe qui a le plus de dinars a gagné. Ce jeu peut se faire par petits groupes de deux : l’enseignant tourne dans les groupes et s’assure de leur bon fonctionnement. Tous les échanges se font sur le modèle :

Le jeu de la ville ronde
1. Matériel Un plateau de jeu représentant la ville ronde de Bagdad (document 20, à reproduire en grand format et à plastifier). Un dé et des pions, fabriqués par les élèves. Sur cinq faces du dé, les nombres de 1 à 5 en chiffres indiens ; sur la sixième, la tête du calife. Quinze pions : trois bleus, trois rouges, trois verts, trois jaunes, trois noirs, sous forme de petits cônes en papier, représentant des personnages des Mille et Une Nuits, sauf le calife, représenté par un cône plus grand.
2. Principe du jeu La nuit, le calife sort de son palais et emprisonne les habitants qui traînent dans les rues. Il faut se mettre à l’abri. L’équipe qui totalise à la fin le moins de points négatifs a gagné.
3. Installation La classe est divisée en cinq équipes, chaque équipe reçoit trois pions de la même couleur. Le calife est dans son palais.
4. Déroulement Chaque équipe place à tour de rôle un pion sur une des cases de l’allée (cases grises). Il ne peut y avoir qu’un pion par case. On joue dans le sens indiqué par la flèche. La première équipe lance le dé et avance un de ses pions au choix en fonction du nombre obtenu, puis c’est au tour des équipes suivantes. Plusieurs figurines peuvent maintenant occuper la même case. Si un joueur fait apparaître le calife en lançant le dé, il le fait sortir du palais et avancer de deux cases sur l’escalier qui mène à l’allée centrale. Une fois sur l’allée centrale, le calife continue à progresser de deux cases à la fois. Les joueurs doivent attendre que le calife soit sur l’allée centrale pour se mettre en sécurité dans les bâtiments (maisons autour du palais, souks, mosquée, hammam). Un seul pion peut se réfugier dans chaque bâtiment. On peut entrer dans un bâtiment dès que l’on obtient un nombre de points égal ou supérieur au nombre de cases à franchir, à l’exception de trois bâtiments : la mosquée, la maison de Mansour et celle de Jaafar pour lesquels il faut le nombre exact de points. En contrepartie, les habitants qui s’y seront réfugiés bénéficieront du bonus indiqué sur le plateau (+1, +2, +3). Deux lieux maudits, le hammam et la maison d’Aïcha l’ogresse, valent un malus (–1) à leurs occupants. Tout habitant rattrapé ou dépassé par le calife sur une case grise est arrêté. Les deux premiers pions arrêtés sont jetés au Tigre et perdent huit points. Les deux suivants se mettent sur la dernière marche d’escalier et perdent six points et ainsi de suite jusqu’à ce que tout l’escalier soit occupé. Les autres pions capturés prennent place dans le château et ne perdront qu’un point. Les pions doivent continuer à jouer et à se déplacer sur l’allée même s’il ne reste plus de cachette possible. Lorsque les bâtiments et l’escalier sont entièrement occupés, les pions restant sur l’allée centrale sont capturés et enfermés dans le palais : ils perdent un point. On comptabilise le total de points de chaque équipe, en tenant compte des points négatifs et des points positifs. L’équipe qui totalise le moins de points négatifs a gagné. On peut jouer en plusieurs manches : dans ce cas, au début de la deuxième manche, les pions cachés dans les bâtiments se placent sur la case située devant le bâtiment en question. Les pions jetés au Tigre sont ensuite placés sur l’allée centrale, puis ceux situés sur la marche d’escalier enlevant six points et ainsi de suite. Les pions occupant le même lieu après capture sont placés en fonction du nombre de points de l’équipe : l’équipe qui a obtenu le plus de points négatifs place son pion en premier. Il va de soi que tous les échanges au cours du jeu ont lieu en arabe. L’enseignant demande aux élèves d’énoncer systématiquement en arabe le nombre donné par le dé et le nom du lieu où ils entrent.

Ressources complémentaires
Sur Haroun al-Rachid et Bagdad : – Haroun al-Rachid www.al-fateh.net/ – Bagdad la ronde, capitale du monde www.chez.com/irak/ – Haroun al-Rachid, calife des Mille et Une Nuits www.herodote.net/ – KACIMI Mohamed, Le Monde arabe, Paris, Milan, IMA, 2001, les Encyclopes
Sur les Mille et Une Nuits : Internet : on trouve facilement de nombreuses ressources sur les Mille et Une Nuits à partir de n’importe quel moteur de recherche. De nombreux albums bilingues, en arabe, en français, sont disponibles en librairie. On pourra consulter notamment le site Internet de l’Institut du monde arabe.
Pour travailler en arts plastiques : Internet : il existe de nombreuses ressources de qualité, accessibles à partir de n’importe quel moteur de recherche sur les héros des Mille et Une Nuits.
Un conte écrit par des collégiens avec de belles illustrations www.gascogne.fr/
Pour jouer http://jeuxstrategie.free.fr/
Sur la musique et les instruments : – BEGAG Azouz, La Musique du Maghreb. Zowa et l’oasis, Paris, Gallimard jeunesse, 2005, Mes premières découvertes de la musique. Un CD audio et un livre pour écouter en français une histoire mise en musique par des membres de l’Orchestre national de Barbès et découvrir les instruments traditionnels du Maghreb.
– BOUZZINE Hamed, Jounaïd et l’oiseau de paradis, Arles, Actes Sud junior / Cité de la musique, 2003, Les contes du musée de la musique. Un CD audio et un livre pour raconter en français l’histoire du ‘oûd de Jounaïd et découvrir cet instrument.
– DUMAS Rachida, KHALDI Karima, RADOUANE Claire, Riyâd al-lugha 1, Rabat, Centre d’études arabes, 2003, p. 96-97.

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