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Titre : Traduire, d’un mode d’expression à un autre Niveau : de B1 vers B2 Langue : espagnol
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Objectifs
Culturels Faire réfléchir les élèves sur les corrélations possibles entre l’écriture et la peinture, à partir de la traduction d’un texte de René Char, écrit à propos du tableau Le Prisonnier de Georges de la Tour (Feuillets d’Hypnos, 178). Linguistiques – Traduction : approche de l’exercice du thème, à partir d’un commentaire guidé de la traduction espagnole du texte de René Char. – Expression écrite : mener une description de tableau en espagnol, en situant les différents éléments. Commentaire de texte : des questions portant sur trois extraits du texte, dans sa version espagnole, conduisent à analyser la valeur que revêt le tableau pour René Char. – Expression orale : jeu de rôles.
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Contenu de la séquence proposée
Document principal
Texte 178 des « Feuillets d’Hypnos » Texte écrit par René Char à propos du tableau Le Prisonnier de Georges de la Tour, accompagné de sa traduction en espagnol par Jorge Reichmann, et de la reproduction du tableau. Cliquer sur « Número 1 », en haut à gauche, puis, dans « Carpeta », cliquer sur « Poemas e imágenes », faire défiler jusqu’à « René Char », cliquer sur « Hojas de Hypnos ». www.saltana.org/
Document secondaire
Discours de Jorge Semprún Jorge Semprún reprit une citation de René Char dans le discours qu’il prononça quand il fut nommé docteur honoris causa de l’université de Tel-Aviv, le 19 mars 1989, alors qu’il était ministre de la Culture (1988-1991) dans le gouvernement de Felipe González. Ce discours est en ligne sur le site de Especulo, revue d’études littéraires de l’université de Madrid : cliquer sur le numéro 6, et descendre sur la page jusqu’à « Documentos » pour arriver au texte du discours. www.ucm.es/

Déroulement de la séquence proposée
Préparation
Avant d’aborder le document principal, on peut partir d’une citation de René Char, reprise par Jorge Semprún (voir Document secondaire). Le passage contenant la citation de René Char va de « No es el momento, sin embargo y sin fortuna » à « nos desvela los complejos términos de la cuestión », dans la troisième partie du discours, intitulée Sobre esta (après Abordar et Escena), paragraphes 5, 6 et 7. La citation empruntée à René Char est la suivante : « La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil. » Jorge Semprún en donne la traduction espagnole suivante, que l’on fait recopier aux élèves : « La lucidez es la herida más próxima al sol. » Souligner la différence de régime prépositionnel (du / al). On fait ensuite s’interroger les élèves sur le sens de cet aphorisme poétique (terme utilisé par Jorge Semprún, aforismo poético) en les orientant vers le contexte de la lutte contre le nazisme et l’engagement politique, parcours commun à Semprún et Char, tous deux engagés dans la Résistance. Le travail d’élucidation de l’aphorisme est lui-même un travail de traduction. On peut poser aux élèves les questions suivantes pour les orienter : – ¿Qué es la lucidez, en relación con un contexto histórico? – ¿Qué simboliza el sol? – ¿Qué sugiere la palabra herida? Les différentes réponses mettent en évidence le souci de René Char de lutter par le Verbe contre la barbarie, et de s’engager politiquement du côté de la vie contre les forces de destruction et d’oppression, ainsi que la douleur qu’entraîne cette posture lucide. On trouve ces thèmes dans la lecture que donne René Char du tableau Le Prisonnier (voir Document principal et questions posées).
Étude du document principal
Après étude de la citation de René Char, qui permet de présenter son univers, les élèves poursuivent cette approche du poète par l’étude d’un de ses textes : un commentaire du tableau Le Prisonnier de Georges de la Tour (Feuillets d’Hypnos, 178, voir ci-dessus Document principal). Le fait que la reproduction du tableau et le texte de René Char en français et en espagnol figurent sur le même document permet de faire réfléchir les élèves sur les corrélations possibles entre l’écriture et la peinture, à partir de la traduction d’un texte. Ce travail peut mener à une réflexion sur ce qu’est traduire et interpréter, non seulement d’une langue à l’autre, mais aussi d’un art à l’autre, toute expression artistique pouvant par ailleurs être appréhendée comme traduction de la sensibilité, des idées et de la vision du monde de son auteur. On travaille la partie I de la Fiche élève oralement, avant de la distribuer. Cela permet de faire la recherche lexicale en groupe, puis de mettre en commun et de conserver une trace écrite sur la fiche qui est distribuée à ce moment-là.
Expression orale
Pour clore la séquence, on peut faire travailler les élèves oralement. Les élèves regroupés par trois piochent chacun une étiquette leur indiquant le rôle qu’ils doivent jouer dans des petites improvisations : journaliste, traducteur ou artiste. L’élève journaliste pose des questions en français à l’artiste, le traducteur les traduit au fur et à mesure en espagnol, l’artiste répond en espagnol, et le traducteur traduit les réponses en français au fur et à mesure. Au sein du même groupe, les élèves échangent ensuite les rôles, afin de pouvoir tous s’exercer à la traduction et à la prise de parole en continu en espagnol.

Fiche élève et corrigé
Fiche élève – Corrigé

Prolongements
Autres textes de René Char commentant des tableaux de Georges de la Tour Ces nouveaux textes traduits et accompagnés des reproductions des tableaux qu’ils commentent permettent un prolongement du travail mené à partir du document principal. Cliquer sur « Número 1 », puis dans « Carpeta » sur « Poemas e imágenes », puis à « René Char » sur « Magdalena a la lamparilla » et « Exactitud de Georges de la Tour ». www.saltana.org/

Ressources en ligne
– Autres poèmes traduits en espagnol www.geocities.com/versoados/ – Biographie de René Char http://es.wikipedia.org/ – L’engagement politique www.lne.es/

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