Les métadonnées : où en est-on ?
Sommaire

L'essentiel
Préconisations du SCÉRÉN
    Langage, nomenclatures
    Schéma simplifié
    Schéma complet
        Documents (DL)
        Niveaux (DL)
        Disciplines (DL)
Pour aller plus loin
    Pourquoi standardiser ?
    Les standards
    Les formats
L'essentiel
Il se publie de très nombreux documents sur le Web. Malheureusement, la recherche d'informations sur Internet est difficile et n'aboutit pas toujours aux documents les plus pertinents. Les moteurs de recherche, en effet, ne peuvent se fonder que sur les informations accessibles sur le Web, ce qui se résume le plus souvent à la liste des mots figurant dans les pages des documents.
Une des méthodes proposées pour améliorer la recherche sur le Web consiste à accompagner les documents publiés d'un ensemble d'informations destinées à mieux les identifier : mention de l'auteur et de l'éditeur, date de publication, résumé du contenu... Même si peu de moteurs de recherche s'appuient dès à présent sur ce type d'information, cette méthode présente un réel intérêt : l'ajout de contenu de nature sémantique aux documents publiés augmente fortement la qualité de l'information disponible pour les outils de recherche. Cela devrait déboucher, à terme, sur une amélioration des outils de recherche, en particulier pour les documents comportant ce type d'information.
Les métadonnées, qu'est-ce que c'est ?
Le terme de métadonnées est utilisé pour définir l'ensemble des informations techniques et descriptives ajoutées aux documents pour mieux les qualifier. Pour que ces données soient utilisables par d'autres, elles doivent s'inscrire dans des modèles largement reconnus par les acteurs du Web. Plusieurs organismes de standardisation ont donc proposé et publié des schémas de métadonnées susceptibles d'être utilisés par le plus grand nombre.
Le schéma de métadonnées le plus utilisé est proposé par l'organisation Dublin Core Metadata Initiative (DCMI) ; on l'appelle le plus souvent le Dublin Core. Il standardise l'utilisation d'une quinzaine de champs descriptifs : Titre du document - Auteur(s) - Editeur - Date de publication - Description...
Sans tenir compte de la forme standardisée que l'information doit prendre, on peut donner un exemple de métadonnées conformes à Dublin Core (pour un document fictif proposant des photographies de champignons) 

Titre
Champignons d'automne en Bourgogne
Auteur
Paul Amanite - Sophie Lactaire
Editeur
CRDP de Bourgogne
Description
Document présentant les principaux champignons comestibles et dangereux poussant dans la région en automne. 150 photographies accompagnées d'une légende détaillée.
Mots clés
Champignon - Bourgogne
Date de publication
15 octobre 2002
Type
Images
Droits
Les photographies peuvent être librement utilisées dans le cadre de la classe. Réutilisation par d'autres sites soumise à conditions (écrire à lactaire@coldmail.com)
Identification
http://crdp.ac-dijon.fr/svt/champi/


Diverses propositions de schémas concernant plus particulièrement des documents pédagogiques sont publiées. On peut citer en particulier le Learning Object Mode (LOM)l, issu de l'organisme de standardisation IEEE, ainsi que le document issu d'un groupe de travail du CRDP du Languedoc-Roussillon et présentant des extensions de Dublin Core pour le système éducatif français. Les outils mis en oeuvre par le SCÉRÉN sur ce site s'appuient très fortement sur ces propositions.
Qui produit des métadonnées ?
C'est bien sûr le créateur de chaque document mis en ligne sur le Web qui est le mieux placé pour ajouter les informations constituant les métadonnées. Le producteur ou l'éditeur du site est également concerné, en particulier pour veiller à la cohérence des métadonnées accompagnant les différents documents publiés sur le site. Les métadonnées sont mises en ligne sous une forme standardisée, au sein même des documents du site ou dans des fichiers spéciaux eux-mêmes accessibles sur le site, à côté des documents qu'ils décrivent.
Comment utilise-t-on les métadonnées ?
La conception de métadonnées pour accompagner les documents du Web n'a de sens que si des outils de repérage savent se servir de ces informations. On attend donc en particulier des moteurs de recherche qu'ils prennent en compte les métadonnées, pour aider les internautes à mieux trouver les documents correspondant à leurs demandes.
Actuellement, les principaux moteurs fondent leurs méthodes de recherche sur les éléments qu'ils peuvent extraire des pages Web : la liste des mots qui les compose, le titre de la page et parfois son URL. Il s'agit d'une approche très réductrice, assez éloignée du contenu et du sens réel du document. Mais comment pourrait-on imaginer qu'un moteur arrive à reconstituer du sens à partir de la liste des mots d'une page ? Certains ont tenté de le faire ou affirment qu'ils sont des moteurs « sémantiques », mais les résultats ne sont pas convaincants. Les méthodes mises en œuvre par les moteurs pour améliorer la pertinence des recherches se fondent en général sur d'autres critères : statistiques, occurrences des mots, notoriété des documents, fréquences des liens...
Les métadonnées, par leur définition même, apportent des informations de nature sémantique sur les documents qu'elles décrivent. En les prenant en compte, les moteurs peuvent améliorer leurs méthodes de recherche et donner des réponses plus pertinentes, dans certains cas. Par exemple, ils peuvent juger qu'un document répond particulièrement bien à une requête si le mot recherché se trouve dans le résumé ou dans la liste des mots-clés figurant dans les métadonnées. Dans une recherche portant sur un niveau scolaire ou sur une discipline particulière, la présence de cette information dans les métadonnées d'un document assure que le document correspond bien à la requête, alors que la simple présence du mot correspondant dans le corps du texte fournit beaucoup moins de garanties (en particulier pour des mots comme « Histoire » ou « Seconde »). Enfin, le moteur peut se servir du résumé proposé dans les métadonnées pour afficher les résultats d'une recherche plutôt que de tenter de faire un « résumé automatique » ou de reconstituer un extrait « pertinent » comme il le fait habituellement.
Spinoo et les métadonnées
Les moteurs de recherche courants ne se servent pas des métadonnées, ou du moins ne s'en servent que très partiellement. C'est pour cette raison que le SCÉRÉN fera évoluer le moteur de recherche Spinoo pour qu'il puisse prendre en compte des métadonnées. Ainsi, les documents pédagogiques qui comporteront des métadonnées générales (compatibles avec Dublin Core) ou des métadonnées plus spécialement adaptées aux contenus éducatifs (compatibles avec les schémas proposés) seront traités en respectant l'information portée par les métadonnées.

Préconisations du SCÉRÉN


 > Langage, nomenclatures
Pour faciliter la mise à disposition de documents (périodiques, ouvrages papier, produits multimédias, documents en ligne sur le Web), le réseau SCÉRÉN a adopté des modes de description standardisés. Il s’appuie sur des normes documentaires en vigueur chez les bibliothécaires et les documentalistes, mais également sur des outils spécifiques destinés aux documents pédagogiques.

Il s'agit en particulier :
  • du thésaurus MOTBIS, langage d’indexation largement utilisé dans l’Éducation nationale ;
  • de nomenclatures proposant des formes standardisées pour des informations comme les niveaux scolaires et les disciplines et les domaines transdisciplinaires (utilisées par le schéma de métadonnées proposé par le SCÉRÉN pour les ressources éducatives), les supports...
Le thésaurus Motbis
Le thésaurus MOTBIS est un langage documentaire servant à indexer, rechercher et échanger l'information éducative. Il est au service des différents acteurs de l'éducation : enseignants-documentalistes, élèves, éditeurs, partenaires de l'éducation.
C'est un thésaurus d’environ 20 000 termes dont 9 000 descripteurs, répartis par domaines de connaissance (ou champs sémantiques). Le thésaurus MOTBIS est le langage de référence utilisé dans les CDI des établissements scolaires, dans l'ensemble du réseau SCEREN et dans les IUFM.
L’équipe projet du thésaurus fait partie du DMID (Département du management et de l’ingénierie documentaire) du CNDP. Participent à ce projet le réseau SCEREN, des documentalistes du CNED, de l’ESEN, de l’IUFM d’Aquitaine, du réseau RENADOC et des documentalistes d’établissements scolaires. Cette équipe fait évoluer le thésaurus annuellement.
Les nomenclatures en usage
Les nomenclatures et listes d’autorité sont des vocabulaires contrôlés qui font partie des langages documentaires. Associées aux descripteurs du thésaurus MOTBIS, elles ont pour but de faciliter l’indexation, le catalogage et la recherche des ressources pédagogiques du domaine éducatif français.
Les nomenclatures du SCEREN se divisent en trois catégories :
  • des éléments généraux, pour lesquels les nomenclatures proposées sont conformes aux normes et recommandations internationales (ISO, Unimarc, Dublin Core...) : supports, fonctions des auteurs, périodes de parution, langues, pays, types de documents ;
  • les nomenclatures et listes d’autorité spécifiques à la description de ressources pédagogiques : domaines disciplinaires et transversaux, niveaux d’enseignement et de formation, publics, natures des documents ;
  • les nomenclatures et listes d’autorité particulières au réseau SCÉRÉN relatives aux productions qu’il édite : centres éditeurs, collections nationales.


 > Schéma simplifié

Dans le cas de documents mis en ligne sur un site personnel ou sur un site n'ayant pas défini de politique particulière concernant les métadonnées, c'est l'auteur du document qui va décider seul des métadonnées accompagnant les documents qu'il a créés. Le mieux est alors de se limiter aux informations descriptives les plus simples et les plus faciles à rassembler. Pour cette situation, un schéma de métadonnées de premier niveau est proposé, facile à remplir. Pour les documents de nature pédagogique, le schéma prévoit d'indiquer le niveau et la discipline, information que l'auteur peut donner facilement (et même plus facilement que toute autre personne).
Dans ce niveau de spécifications, seuls six éléments sont imposés.
Titre
Il s'agit du « nom donné, par l'auteur, à la ressource décrite ». C'est l'élément Title de Dublin Core.
Remarque : les pages HTML disposent déjà d'une balise <title> pour indiquer ce titre. Il conviendra de reporter les mêmes informations dans les métadonnées, sauf dans le cas où une forme réduite du titre serait placée dans la balise <title> pour des raisons d'affichage.
Description
Il s'agit d'une « description du contenu de la ressource sous forme de résumé analytique indicatif ou d'une présentation signalant le ou les thèmes du document ». C'est l'élément Description de Dublin Core.
C'est dans ce champ qu'il convient de faire porter l'essentiel de l'information qui ne concerne ni le niveau, ni la discipline.
Sujet
Il s'agit de mots-clés libres précisant les « notions et concepts sur lesquels le document apporte une information significative ». C'est l'élément Subject de Dublin Core.
Les mots-clés sont relatifs au sujet abordé par le document et pas à la forme ou à la nature du contenu lui-même.
Auteur et/ou Éditeur
Au moins l'un des deux champs doit être renseigné, en fonction de la nature du site et du document décrit :
  • Auteur : personne physique ou collectivité identifiable créatrice de la ressource, et responsable du contenu intellectuel et/ou artistique de celle-ci. C'est l'élément Creator de Dublin Core.
  • Éditeur : structure qui a rendu disponible la ressource dans sa forme actuelle. C'est l'élément Publisher de Dublin Core.
Niveau
Cette information doit être fournie lorsque le document concerne particulièrement un ou plusieurs niveaux scolaires. Cela peut arriver lorsqu'il s'agit d'une production pédagogique mais également si le document est jugé utile ou intéressant pour un niveau scolaire donné. En revanche, il ne faut pas utiliser cet élément dans les cas où l'information de niveau n'est pas significative.
Cet élément ne fait pas partie de Dublin Core ; il est spécifique au système éducatif français. Le SCÉRÉN propose une liste standardisée des formes à utiliser pour les niveaux scolaires.
Discipline
Cette information doit être fournie lorsque le document concerne particulièrement une ou plusieurs disciplines de l'enseignement primaire ou secondaire, ainsi que pour des domaines transdisciplinaires. Cela peut arriver lorsqu'il s'agit d'une production pédagogique mais également si le document est jugé utile ou intéressant pour l'enseignement d'une discipline donnée. En revanche, il ne faut pas utiliser cet élément dans les cas où l'information de discipline n'est pas significative.
Cet élément ne fait pas partie de Dublin Core ; il est spécifique au système éducatif français. Le SCÉRÉN propose une liste standardisée des formes à utiliser pour les disciplines et domaines.


 > Schéma complet
Dans le cas d'un site d' organisme, d'institution ou d' éditeur, il est possible d'aller plus loin et de placer des métadonnées sur les éléments les plus significatifs du site, en veillant à la cohérence de l'ensemble. Les métadonnées sont normalement produites en concertation entre les auteurs des contenus et le responsable du site. Un schéma de métadonnées d'un niveau plus complet est proposé par le SCÉRÉN pour ce cas. Il prend en compte des éléments d'indexation couramment utilisés par les documentalistes, comme le thesaurus Motbis. Dans tous les cas, les métadonnées sont mises en ligne sous une forme standardisée, soit au sein même des documents du site, soit dans des fichiers spéciaux eux-mêmes accessibles sur le site, à côté des documents qu'ils décrivent.
Le second niveau de spécifications comprend les six éléments du premier niveau mais prévoit des usages plus complets de l'élément Sujet ; il prévoit également d'autres éléments pour décrire les ressources plus finement.
Sujet
En plus (ou à la place) des mots-clés libres prévus dans le premier niveau, on peut se servir de la classification Dewey ou du thesaurus Motbis pour donner des listes de mots-clés précisant le sujet abordé dans le document :
  • La classification Dewey est utilisée principalement dans le monde des bibliothèques pour classer les ouvrages ; elle a un caractère universel. L'utilisation de la classification Dewey dans l'élément Subject est prévue par Dublin Core.
  • Le thésaurus Motbis est un ensemble de plus de 7000 mots-clés utilisés pour indexer les documents et ressources éducatives. Il est utilisé dans tous les CDI, en particulier pour les logiciels documentaires comme BCDI.
En savoir plus
La classification Dewey
www.oclc.org/
Date
Il s'agit de «la date à laquelle la ressource a été publiée dans sa forme physique actuelle ». C'est l'élément Date de Dublin Core.
Type
Il s'agit de « la forme de la ressource, déterminée en fonction de son organisation, de ses composants ou de son usage ». C'est l'élément Type de Dublin Core, qui doit prendre l'une des 9 valeurs définies dans le DCMI Type Vocabulary.

En savoir plus
DMCI Type Vocabulary
http://dublincore.org/
Précisions sur le bon usage de ces valeurs
www.montpellier.fr/
Droits
Cet élément doit permettre « d'identifier les personnes morales et physiques concernées par les droits de tous types générés par la ressource et d'informer sur ces droits, en référence à la législation relative à la notion de propriété intellectuelle ». C'est l'élément Rights de Dublin Core.
Langue
Il s'agit de « la langue du contenu du document ». Ce sera le plus souvent la langue française (valeur fr), mais il faut mentionner cette information. C'est l'élément Language de Dublin Core.
Statut
Il s'agit de « l'état de la ressource dans son degré actuel d'achèvement ». Cet élément ne fait pas partie du Dublin Core. Il doit prendre l'une des trois valeurs suivantes : « Document de travail » - « Document à mises à jour fréquentes » - « Document définitif ».
Public
Il s'agit de « la catégorie d'utilisateurs à laquelle la ressource est principalement destinée ». Cet élément ne fait pas partie du Dublin Core. Le SCÉRÉN propose une liste standardisée des formes à utiliser pour les publics : « Apprenant » - « Enseignant » - « Non-enseignant ».

Pour aller plus loin

 > Pourquoi standardiser ?

La mise en oeuvre de métadonnées sur des documents du Web suppose une standardisation de niveau assez élevé. Même s'il n'est pas indispensable de connaître les standards dans leurs détails pour créer ou utiliser des métadonnées, il est utile d'en maîtriser les grandes lignes, en particulier pour comprendre ce qui rattache ces standards aux habitudes courantes mises en œuvre pour décrire et classer des documents, ainsi qu'aux standards utilisés par les documentalistes et les bibliothécaires.
Pourquoi faut-il impérativement standardiser ? Avec Internet, on se place d'emblée dans un monde très large et complètement ouvert. Les différents acteurs - créateurs de contenus, éditeurs de sites, opérateurs de sites portail ou de moteurs de recherche - travaillent de manière autonome, le plus souvent sans même se connaître. Ils ont besoin de s'appuyer sur des standards communs bien établis, garantissant l'interopérabilité entre les contenus produits et les outils destinés à les retrouver et à les consulter. Par exemple, le fonctionnement courant du Web repose sur deux grands standards : le protocole HTTP (HyperText Transport Protocol), qui fixe les modalités de dialogue entre les navigateurs et les serveurs, et le langage HTML (HyperText Markup Language), qui précise la syntaxe des pages de documents accessibles sur le Web.
Pour les métadonnées, les standards se mettent progressivement en place et il importe d'être très prudent dans la mise en œuvre car ils sont encore susceptibles d'évoluer. Ils concernent d'une part les contenus des informations constituant les métadonnées, et d'autre part la forme que prennent ces métadonnées dans les documents qui circulent sur le Web.


En savoir plus sur les métadonnées
Normes et standards
Dossier documentaire
www.educnet.education.fr/


 > Les standards
Le Dublin Core
Standardiser les contenus des métadonnées, c'est fixer dans un schéma la nature et les caractéristiques des informations qui serviront à décrire un document en ligne. Un schéma de métadonnées est donc constitué d'une liste de champs - les « éléments » de métadonnées - pour lesquels on spécifie d'une part la signification et d'autre part les règles d'usage.
Le schéma de métadonnées le plus connu pour le Web est le Dublin Core , proposé par le Dublin Core Metadata Initiative (DCMI). C'est le seul schéma général qui soit très largement reconnu par tous les acteurs de l'Internet et qui fasse référence. Il est relativement simple puisqu'il ne comporte que quinze éléments de description non hiérarchisés : Titre - Créateur - Date - Sujet - Éditeur - Type - Description - Contributeur - Format - Source - Droits - Identifiant - Langage - Relation - Couverture.

Pour en savoir plus
Dublin Core Metadata Initiative
Using Dublin Core 
Dublin Core Metadata Element Set, Version 1.1
http://dublincore.org/
Traduction française du standard Dublin Core
www-rocq.inria.fr/
Traduction française du guide d'utilisation
www.bibl.ulaval.ca/
Pour l'éducation
D'autres schémas de métadonnées ont été conçus, par exemple pour prendre en compte des particularités de certains métiers ou domaines d'application. Loin de s'opposer au standard Dublin Core (qui a le grand mérite d'être stable depuis 1999), ils le complètent en réutilisant les éléments de base et en ajoutant des éléments spécifiques. Dans le domaine de l'éducation et du e-learning, des groupes de travail ont tenté de définir et de spécifier des éléments de description adaptés. On peut citer principalement :
  • des travaux spécifiques au sein du Dublin Core lui-même, avec le groupe de travail Dublin Core Education qui propose des extensions au noyau de base ;
  • le modèle LOM (Learning Object Model) qui s'est constitué progressivement au niveau international par un groupe de travail du Learning Technology Standards Comitee (LTSC) et qui est proposé à la standardisation de l'IEEE. Il ne s'agit aujourd'hui que d'une version provisoire (draft).
  • un modèle récemment proposé par le réseau European Schoolnet.
Pour en savoir plus 
Dublin Core Education
http://dublincore.org/
Learning Technology Standards Comitee
http://ltsc.ieee.org/
Dernière version du LOM (draft)
http://ltsc.ieee.org/
European Schoolnet 
www.en.eun.org/

 > Les formats
Les schémas de métadonnées définissent des éléments de description et précisent des règles d'utilisation sans tenir compte, dans un premier temps, de la forme que prendront ces données. Pour que l'information puisse être communiquée sur le Web, il importe également que soit standardisée la forme qu'elle prendra, afin qu'elle soit reconnue par les principaux outils du Web.
Plusieurs formats d'écriture des métadonnées existent. Il n'est pas indispensable de les maîtriser si l'on utilise un outil de génération comme les formulaires que le SCÉRÉN propose sur son site. Il est cependant utile de les connaître ; on pourra ainsi identifier facilement à quel endroit les métadonnées apparaissent dans un fichier HTML et les lire sans disposer d'outil particulier.
Balises META pour HTML
Ce format s'appuyant sur les possibilités du langage HTML correspond à des recommandations anciennes (mais toujours valables) de Dublin Core, avec une adaptation pour les éléments de métadonnées spécifiques aux documents pédagogiques (niveaux, disciplines...).

Pour en savoir plus 
Encoding Dublin Core in HTML
www.ietf.org/
Traduction française
www.bibl.ulaval.ca/
Le langage HTML 4.01 
www.w3.org/TR/html4
Traduction française 
www.la-grange.net/

Principe
Les métadonnées sont placées dans l'en-tête de la page HTML, à l'intérieur de l'élément head. Elles figurent dans des balises META, l'attribut name contenant le nom de l'élément préfixé par « dc. » et l'attribut content contenant la valeur de l'élément concerné. De plus, une balise link précise l'origine de schéma de métadonnées de Dublin Core.
Pour les éléments niveau, discipline, statut et public, qui sont spécifiques au schéma de métadonnées du SCÉRÉN, on utilisera de la même manière un préfixe « cndp. » et une balise link pour préciser l'origine du schéma.
  • Quand un document comporte plusieurs pages HTML, les métadonnées complètes ne sont insérées que sur la page principale ;
  • Sur les autres pages, on place une information simplifiée indiquant que la page fait partie d'un document plus complet.
Exemple
Métadonnées pour le dossier situé à l'URL : http://crdp.ac-dijon.fr/svt/champi/
La première page est à l'URL http://crdp.ac-dijon.fr/svt/champi/index.html
Le dossier comporte plusieurs pages HTML.
1 - Le fichier HTML de la première page a la forme suivante 
<html>
<head>
<link rel="schema.dc"
href="http://purl.org/dc/elements/1.1/" />
<link rel="schema.cndp"
href="http://www.cndp.fr/standards/meta/1.0/" />
<meta name="dc.title"
content="Champignons d'automne en Bourgogne" />
<meta name="dc.description"
content="Document présentant les principaux champignons comestibles et dangereux poussant dans la région en automne. 150 photographies accompagnées d'une légende détaillée." />
<meta name="dc.creator"
content="Amanite, Paul ; Lactaire, Sophie" />
<meta name="dc.publisher"
content="CRDP de Bourgogne" />
<meta name="dc.subject"
content=" Champignon ; Bourgogne" />
<meta name="dc.date"
content="2002-10-15" />
<meta name="dc.type"
scheme="DCMIType"
content="Image" />
<meta name="dc.rights"
content="Les photographies peuvent être librement utilisées dans le cadre de la classe.
Réutilisation par d'autres sites soumise à conditions (écrire à lactaire@coldmail.com)">
<meta name="cndp.niveau"
content="Classe de 3e ; Classe de 4e" />
<meta name="cndp.discipline"
content="Science de la vie" />
...
</head>
<body>
...
</body>
</html>

2 - Les fichiers HTML des autres pages ont la forme suivante 
<html>
<head>
<link rel="schema.dc"
href="http://purl.org/dc/elements/1.1/" />
<meta name="dc.relation.isPartOf"
content="http://crdp.ac-dijon.fr/svt/champi/index.html" />
...
</head>
<body>
...
</body>
</html>

Utilisation d'XML et de RDF
Ce format correspond aux propositions les plus récentes de Dublin Core ; il utilise la syntaxe RDF qui est particulièrement adaptée à la description de ressources et qui est conforme au langage XML.


Pour en savoir plus
Using Dublin Core
Expressing Simple Dublin Core in RDF/XML
http://dublincore.org/
Le langage RDF 
www.w3.org/
Traduction française du standard RDF
www.la-grange.net/


Principe
On crée un fichier XML contenant une description RDF, en respectant la syntaxe pour préciser des « espaces de noms » (mécanismes pour identifier de manière unique les schémas de données utilisés) :
RDF : xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
Dublin Core : xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
CNDP : xmlns:cndp="http://www.cndp.fr/redoc/meta/1.0/"

On place dans la page HTML, dans l'en-tête délimité par la balise head, une ligne comportant la balise link suivante :
<link href="fichier.html.rdf " rel="meta" />
(Cet exemple suppose que la page HTML figure dans le fichier fichier.html, que les métadonnées en RDF soient placées dans le fichier fichier.html.rdf et qu'il soit stocké dans le même répertoire que la page HTML).
Exemple
Métadonnées pour le dossier situé à l'URL : http://crdp.ac-dijon.fr/svt/champi/
La première page est à l'URL http://crdp.ac-dijon.fr/svt/champi/index.html
Le dossier comporte plusieurs pages HTML.
Les métadonnées seront placées dans un fichier XML à l'URL : http://crdp.ac-dijon.fr/svt/champi/index.html.rdf.

1 - Dans l'en-tête du fichier HTML contenant la première page du dossier, on place la ligne suivante
(à l'intérieur de la balise <head>) 
<link href=" http://crdp.ac-dijon.fr/svt/champi/index.html.rdf " rel="meta" />
On peut placer également cette ligne dans toutes les pages HTML du dossier (sauf pour celles sur lesquelles on souhaite placer des métadonnées différentes).

2 - On crée un fichier spécial pour les métadonnées, de nom index.html.rdf
On le place dans le même répertoire que la page HTML sur le serveur.
Le contenu du fichier est, par exemple :

<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1" ?>
<rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
xmlns:cndp="http://www.cndp.fr/standards/meta/1.0/">
<rdf:Description rdf:about="http://crdp.ac-dijon.fr/svt/champi/">
<dc:title>Champignons d'automne en Bourgogne</dc:title>
<dc:creator>Amanite, Paul</dc:creator>
<dc:creator>Lactaire, Sophie</dc:creator>
<dc:publisher>CRDP de Bourgogne</dc:publisher>
<dc:description> Document présentant les principaux champignons comestibles et dangereux poussant dans la région en automne. 150 photographies accompagnées d'une légende détaillée. </dc:description>
<dc:subject>Champignon</dc:subject>
<dc:subject>Bourgogne</dc:subject>
<dc:date>2002-10-15</dc:date>
<dc:type>Image</dc:type>
<dc:rights> Les photographies peuvent être librement utilisées dans le cadre de la classe.
Réutilisation dans d'autres sites soumise à conditions
(écrire à lactaire@coldmail.com). </dc:rights>
<cndp:niveau>Classe de 3e</cndp:niveau>
<cndp:niveau>Classe de 4e</cndp:niveau>
<cndp:discipline>Sciences de la vie</cndp:discipline>
</rdf:Description>
</rdf:RDF>

© CNDP - Métadonnées
Novembre 2002 - Tous droits réservés. Limitation à l'usage non commercial, privé ou scolaire.