Mise en place de la rencontre

Madame Bourdeaux-Maurin, professeur de lettres modernes au lycée André-Malraux de Montereau-Fault-Yonne, mars 2001

En classe de seconde, chaque mois, les élèves lisent, seuls, un livre
– aussi bien la préface et les commentaires que le texte – sur lequel ils sont finalement interrogés. Je ne propose pas de cours sur ces livres. Les élèves me posent eux-mêmes des questions, dont les réponses les aident à comprendre l'œuvre.

Ayant appris, en septembre, que la télévision allait diffuser Bérénice, j'ai choisi cette pièce comme première œuvre de l'année. D'autre part, une élève qui avait découvert, dans Télé 7 jours, une annonce proposant la venue d'un comédien ou du metteur en scène, m'en a parlé. Je lui ai demandé d'écrire elle-même et l'ai assurée que si la réponse à sa demande était favorable, j'assumerais toute l'organisation.

La réponse a été longuement attendue. Le CNDP ne nous retrouvait pas. Mais ensuite, tout a été très vite. Nous avons reçu la comédienne Hélène Cartier, qui a permis aux élèves de découvrir l'envers du décor, la préparation du film, le tournage et d'autres aspects ignorés.

Avant de recevoir Carole Bouquet, les élèves ont revu la cassette de Bérénice avec attention. Deux séances ont été nécessaires. Ils ont préparé des questions autour de différents thèmes comme l'origine et l'historique du tournage, la mise en scène, les répétitions, les difficultés et les plaisirs.

Les élèves n'ont pas préparé de saynètes tirées de Bérénice pour la venue de Carole Bouquet mais ont tous participé à la lecture d'un texte présentant l'historique glorieux de leur ville, mal connue. Un élève lisait une phrase ou deux, son voisin prenait la relève. Ainsi furent évoqués le site de Pincevent, Louis XV, Napoléon ou Frédéric Moreau.

La rencontre avec Carole Bouquet fut, pour les élèves, deux heures trente de fascination.

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