Réactions écrites des élèves

Rencontre avec les élèves de première L1 du lycée Évariste-Galois de Sartrouville, le 21 novembre 2000, en compagnie de leur professeur, Danièle Alexandre.


Identification avec l'acteur
Anne : « Elle nous a donné de l'espoir. »
Ce qui, visiblement, a le plus frappé les élèves dans la personnalité de Carole Bouquet, c'est son ouverture d'esprit, sa proximité, sa simplicité.
Lucy : « Elle a un côté humain (...), elle est drôle, simple. »
Lise :
« Elle (est) proche de son public. C'est une femme comme les autres. »
Sabrina D. : « À la différence de nombreuses autres stars, Carole est très sympathique (...), elle nous a parlé comme à des amis. »


La sensibilité porte aussi sur la réalité du métier.

Lise : « Pour devenir acteurs, ils n'ont pas été "pistonnés". Ils ont travaillé. »

Les difficultés rencontrées par la star lui donnent davantage d'humanité.
Sabrina D. : « (J'ai apprécié) le fait qu'elle nous ait parlé de sa timidité qui ne l'a pourtant pas empêchée d'être actrice. (...) J'ai un gros problème de confiance en moi mais, sur scène, le problème s'atténue. La rencontre avec cette actrice m'a aussi appris qu'on ne prend pas toujours la "grosse tête" sous prétexte qu'on est célèbre. »
Lucy : « (Carole Bouquet) m'a ouvert les yeux à propos du théâtre, elle m'a fait passer un peu de sa passion. »

Présence du film
Clément : « Une situation plus intime même si, paradoxalement, les acteurs sont moins proches du spectateur qu'au théâtre. »
Le film, c'est, avant toute chose, la possibilité d'accéder directement au texte, au sens, aux personnages.
Nazha : « (La) pièce est devenue accessible par sa diffusion à l'écran, (...) les écrits sont devenus des images. »
Cécile : « Avec le gros plan des caméras, on se sent plus proche des personnages, en relation plus intime. »
Audrey D. : « Les personnages ont l'air plus sincère, on le voit dans les regards, les chuchotements qui sont plus accessibles (...). »
Audrey M. : « Les mouvements de caméra, les différents plans ont donné plus de vie au texte. »
Lucy : « Grâce au film, on peut voir de très près et je trouve que l'émotion passe mieux. »
Clément : « Certaines choses doivent se dire à voix basse ou juste avec une expression du visage (...), la caméra permet cela ; l'écran contraint le spectateur à regarder certains détails, ce qui contribue à le placer dans une situation plus intime (...). »

La révélation de l'alexandrin
Vanessa : « Les alexandrins deviennent agréables à entendre. »
Au contact de Carole Bouquet, le redoutable alexandrin s'apprivoise...
La preuve ?

Sabrina : « Grâce à Carole Bouquet, nous avons pu aborder les alexandrins d'une autre manière. »
Nazha : « Malgré toutes les conventions à respecter pour lire des alexandrins, ce texte était simple et parlait de lui-même (...). »
Audrey M. : « Les alexandrins ne sont pas rigides (...). Ils peuvent être joués naturellement (...). »

Le déclic ? Une « simple » lecture de la pièce.
Clément : « J'ai beaucoup apprécié que Carole Bouquet nous ait lu certains passages de Bérénice, c'était une sorte de démystification de l'alexandrin. »
Audrey M. : « Grâce à une lecture simple qu'elle nous a faite, elle nous a montré le côté naturel et surtout accessible de cette façon d'écrire. »

Alors, la rencontre ?
Cécile : « Elle m'a apporté la volonté de m'intéresser à ce genre de pièces qui sont assez difficiles à lire et à jouer. »

 

Photo © CNDP, Jean-Marie Beaumont

© CNDP - Les écrans du théâtre / Bérénice

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