Parallèlement à cette adaptation, vous avez également imaginé une autre fin possible de Bérénice...

Jean-Claude Carrière : Quand on aime beaucoup, on a envie de parodier. Un jour, j'étais à Rome avec des amis et nous parlions de Bérénice. On a commencé à imaginer une nouvelle fin qu'on appellerait Bérénique... Dans l'avion du retour, j'ai écrit trois ou quatre pages en alexandrins, à la manière de Racine. Ça a été très dur, une vraie gageure ! Je voulais absolument finir avec la pièce avec le même mot – « hélas ». Là on apprend que Titus et Antiochus sont amants depuis longtemps... Au moment de tourner la scène, les comédiens étaient incapables de retenir leurs fous-rires ; il a même fallu bâillonner l'équipe technique pour aller jusqu'au bout ! Cette parodie n'est pas une moquerie. C'est avant tout une grande preuve d'amour. Je l'ai écrite pour montrer qu'on peut trouver beaucoup de choses dans Bérénice... même de l'érotisme !

Extrait du dossier de presse du film, entretien avec Arte, septembre 2000.

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