Croissance
Besoins énergétiques
 Une cuillérée pour grandir ! |
L'augmentation de la dépense énergétique liée à la croissance est surtout rapide au cours des 18 premiers mois de vie. Par la suite, elle continue de croître avec la masse corporelle jusqu'à 15 ans.
Chez le nourrisson, la dépense énergétique liée à la croissance correspond à 36 % de sa dépense énergétique totale à 3 mois, 26 % à 6 mois et 21 % à 9 mois.
Le tableau ci-dessous précise la valeur des apports énergétiques quotidiens au cours de la croissance.
| Âge | Apports énergétiques quotidiens | | Filles | Garçons | | 1 à 3 ans | 5700 kJ | | 4 à 6 ans | 7600 kJ | | 7 à 9 ans | 9200 kJ | | 10 à 12 ans | 9800 kJ | 10900 kJ | | 13 à 15 ans | 10400 kJ | 12100 kJ | | 16 à 19 ans | 9700 kJ | 12800 kJ |
Besoins de matière
Les apports alimentaires en protéines doivent couvrir à la fois la dépense quotidienne liée au fonctionnement de l'organisme et les besoins liés à la croissance (accroissement de la masse musculaire). Ils sont évalués à 16 g par jour en moyenne, jusqu'à 50 à 60 g par jour pour un adolescent de 15 ans.
Au cours de la croissance, les besoins de l'organisme sont accrus en : – calcium et phosphore (le rapport Ca/P doit être voisin de 2/1) en raison de l'accroissement important de la masse osseuse ; – vitamines D car elles sont indispensables à l'absorption intestinale du calcium qui entre dans la constitution des os du squelette ; – fer, en raison de l'accroissement de érythropoïèse ; – iode pour la synthèse des hormones thyroïdiennes qui interviennent activement dans les mécanismes de la croissance.
Le tableau ci-dessous indique les apports alimentaires quotidiens conseillés en période de croissance.
| Âge | Besoins quotidiens | | Protéines | Ca2+ | Mg2+ | Fe | I | | 1 à 9 ans | 30 g à 53 g | 500 mg à 700 mg | 120 mg à 180 mg | 10 mg | 70 µg à 120 µg | | 10 à 12 ans | F | 58 g | 1000 mg | 240 mg | 12 mg | 140 µg | | G | 66 g | 1000 mg | 240 mg | 12 mg | 140 µg | | 13 à 19 ans | F | 64 g | 1200 mg | 330 mg | 18 mg | 150 µg | | G | 79 g | 1200 mg | 420 mg | 15 mg | 150 µg | Source : Répertoire général des aliments, éd. Tec & Doc Lavoisier, 1991.

Grossesse et allaitement
Pendant la grossesse, l'alimentation doit être quantitativement et qualitativement équilibrée pour faire face aux besoins accrus de l'organisme en énergie et en matière.
Les besoins énergétiques de la femme enceinte augmentent de façon notable au cours de la grossesse ; ils correspondent à la fois à ceux de la mère et à ceux du fœtus en développement. Le supplément quotidien à fournir est de l'ordre de 625 kJ au cours du premier trimestre de la grossesse et de 1045 kJ au cours des deux derniers trimestres. Leur correspondent des besoins accrus en substances énergétiques, notamment en glucides dont le supplément est estimé de 20 à 350 g par jour.
Le développement du fœtus se traduit par l'accroissement de la masse musculaire, de la masse osseuse et de la masse sanguine, ce qui entraîne une augmentation importante des besoins en : protéines qui augmentent de 10 à 20 g par jour ; calcium qui passent de 0,9 à 1,2 g par jour ; vitamines D ; fer, surtout pendant les derniers mois de la grossesse.
| État physiologique | Besoins quotidiens | | Énergie | Protéines | Ca2+ | Fe | vit. A | vit. B | | Femme non gestante | 9600 kJ | 29 g | 0,9 g | 10 mg | 800 µg | 10 µg | | Femme gestante | 10000 kJ | 40 g | 1,2 g | 30 mg | 1200 µg | 15 µg | | Femme allaitante | 11700 kJ | 45 g | 1,4 g | 30 mg | 1400 µg | 15 µg |

Activité sportive
 Activité sportive intense. |
La pratique d'une activité sportive se traduit par une augmentation de la dépense énergétique dont l'importance varie notamment avec la nature et la durée de l'activité pratiquée et le degré de préparation de l'individu qui la pratique (avec ou sans entraînement préalable). Chez le sportif, la dépense énergétique est en moyenne de l'ordre de 14000 kJ à l'entraînement et de 30000 kJ en compétition.
La couverture de ces besoins énergétiques supplémentaires se traduit par une diminution de la quantité d'énergie apportée par les glucides, mais avec davantage de sucres rapides (saccharose) et une augmentation de celle apportée par les lipides.
Le tableau ci-dessous indique la valeur de la dépense énergétique en fonction des activités sportives pratiquées.
| Activités sportives | Dépense énergétique par heure | | Marche rapide | 1500 kJ | | Aviron Boxe Patinage Ski alpin Tennis | 2500 kJ | | Cyclisme Football Marathon | 3000 kJ | | Course de demi-fond | 3700 kJ | | Ski de fond | 4200 kJ | Le tableau ci-dessous indique la variation de la dépense énergétique, en compétition, d'un athlète de 70 kg pour les distances classiques de l'athlétisme.
| Distance | Temps | Vitesse en m.s-1 | Dépense énergétique | | 100 m | 10 s | 10 | 130 kJ | | 400 m | 44 s | 9,1 | 374 kJ | | 800 m | 1 min 44 s | 7,7 | 437 kJ | | 1500 m | 3 min 32 s | 7,1 | 693 kJ | | 5000 m | 13 min 13 s | 6,3 | 1890 kJ | | Marathon (42 km) | 2 h 10 min | 5,6 | 13230 kJ |

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