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Microscope
PRÉSENTATION Présentation Autour du thème « La microscopie », nous vous proposons trois Thém@doc : Vers l'infiniment petit, un dossier à vocation transdisciplinaire, Le microscope optique et enfin Microscopes électroniques, acoustiques et autres. « Le monde observable s'étend de l'infiniment petit à l'infiniment grand », tels sont les termes utilisés dans les programmes officiels pour décrire un des points importants à aborder en classe de seconde.
Vers l'infiniment petit s'intéresse en tout premier lieu à l'évolution des méthodes de microscopie, aux observations faites à travers un microscope et à leurs exploitations transdisciplinaires. Les textes officiels mentionnent en effet que le fait d'organiser le programme autour de concepts transversaux - au lieu d'aborder chaque discipline par ses subdivisions habituelles - permet une grande liberté dans le choix des phénomènes physiques ou chimiques propres à en illustrer la généralité. Cette transdisciplinarité s'étend également aux arts plastiques et à l'histoire des arts en classes de première et de terminale, par le biais d'activités réalisables avec des élèves, pour évoquer et exploiter une approche créatrice architecturale s'apparentant à la structure de la molécule de carbone 60 (aujourd'hui visualisable à travers un microscope à effet tunnel). Une partie du programme d'arts plastiques fait appel à l'acquisition de solides notions de construction géométrique tandis qu'une partie du programme d'histoire des arts est centrée sur l'aventure artistique singulière de créateurs, témoins majeurs d'une époque. REPÈRES
Les Méthodes spéciales de visualisation ou d’analyse microscopique– la microscopie des objets de phase, le principe du microscope polarisant, la microscopie en fluorescence, la microscopie optoacoustique et photothermique, la microscopie à effet tunnel notamment –varient en fonction du type d’objet à visualiser. L’évolution des méthodes d’analyse de la microscopie est presque toujours à l’origine des progrès réalisés dans différents domaines, aussi bien médicaux qu’artistiques. C’est pourquoi l’exception que constituent les travaux d’architecture entrepris par Buckminster Fuller a retenu notre attention. En 1960, en effet, Buckminster Fuller invente le dôme géodésique dont la structure est similaire à celle de la molécule C60 visualisée au microscope à effet tunnel seulement en 1981 ! Histoire de la microscopie
Il existe aujourd’hui deux grandes classes de microscopes :
De la loupe au microscope L’emploi en histoire naturelle du microscope simple, constitué d’une seule lentille, remonte au XIVe siècle, mais on a la preuve qu’il était déjà possible, en des temps bien plus reculés, d’examiner des objets au moyen de lentilles. En effet, sous sa forme la plus simple, le microscope, simple loupe, ne met en œuvre que le pouvoir grossissant d’une lentille de verre ou de tout autre matériau transparent hautement réfringent.La plus ancienne lentille découverte (-700), dont on ne connaît pas l’usage, est une lentille plan convexe provenant des ruines de Ninive. Vers -500, Aristophane mentionne les « sphères ardentes » en cristal de roche ou en émeraude ; au Ier siècle, Sénèque remarque que les objets deviennent plus gros et plus distincts lorsqu’ils sont vus au travers d’une sphère remplie d’eau et Pline fait état de l’emploi de lentilles de verre pour la mise à feu. À Rome, les vestales les utilisaient pour raviver le feu sacré, les médecins cautérisaient les plaies grâce à la lumière solaire concentrée par une lentille. Néron, myope, regardait les combats de gladiateurs à travers une lentille d’émeraude. On prétend même que certains ouvrages très fins d’écriture ou de gravure n’ont pu être exécutés qu’à l’aide de loupes, mais c’est discutable, car s’il est indéniable qu’une loupe grossit, il n’est nullement démontré qu’elle soit d’une qualité lui permettant un pouvoir séparateur suffisant pour ces travaux. Ceux-ci sont peut-être seulement le fait de jeunes artisans très myopes ou de jeunes enfants capables de très fortes accommodations. En revanche, il est évident que l’astronome Ptolémée devait connaître l’existence des verres grossissants. Puis l’histoire reste muette pendant dix siècles. Vers 1100, l’Arabe Alhazen Ben Alhazen mentionne le pouvoir grossissant des lentilles plan-convexes, sans qu’on en tire immédiatement des conséquences sur l’usage pouvant en être fait. Ce n’est qu’à la fin du XIIIe siècle (en 1290) que l’Anglais Bacon en signale l’utilisation pour la correction des défauts de l’œil : les lunettes sont inventées. Cette invention, également attribuée à Alexandre de Spina ou à Armatti, est attestée par les portraits des cardinaux Nicolas de Rouen et Hughes de Provence, peints par Thomas de Modène en 1352. On savait donc tailler et polir des lentilles, et Bacon, à qui l’on attribue également l’invention du télescope, rend compte de principes applicables au microscope. Microscopes simples et microscopes composés Rapidement, des loupes sont utilisées pour examiner la nature. En 1592, Hufnagel publie un ouvrage sur l’observation des insectes à la loupe, et les premiers microscopes simples ou composés existent déjà. Que signifie « simples ou composés » ? La réponse réside dans ce qu’on demande à un microscope : fournir une image agrandie de l’objet, ce qui est obtenu avec une simple lentille, s’il est placé le plus près possible de son foyer. On a donc intérêt, pour regarder cette image réelle aérienne, à réduire cette focale au maximum, et à augmenter ainsi le grossissement. Cette lentille peut alors être utilisée comme une loupe très puissante placée très près de l’objet d’un côté, très près de l’œil de l’autre pour que celui-ci reçoive un maximum de rayons lumineux. C’est ce qui constituait à l’époque le microscope simple, ou tout au moins son système optique, si l’on désigne par microscope l’ensemble de l’instrument. Cette solution est avantageuse : l’image fournie peut être bonne car la lentille étant de dimension d’autant plus faible que sa focale est courte, il n’est utilisé qu’une faible épaisseur de matériau transparent. En revanche, cette lentille de petite dimension ne recueille qu’une faible quantité de lumière et l’œil travaille avec une pupille trop petite : ce sont de réels inconvénients. Il est préférable d’utiliser un objectif moins fort, plus épais et de diamètre plus grand, plus avantageux quant à la quantité de lumière reçue mais présentant certains défauts, formant une image réelle agrandie de l’objet observé avec une loupe (ou verre d’œil) associé à un verre de champ pour rabattre les rayons lumineux, ces deux lentilles constituant un oculaire. C’est le système optique des microscopes composés, encore appelés « à trois verres ». Si seuls ceux-ci existent aujourd’hui, ils sont restés longtemps de moins bonne qualité que les microscopes simples et l’usage de ces derniers a la préférence des utilisateurs.Les microscopes composés les plus anciennement connus datent de 1590. Ils ont été construits par les opticiens lunetiers hollandais Jansen père et fils, qui ont découvert les capacités de l’association de plusieurs lentilles en observant le paysage à travers les vitres (dites aujourd’hui « culs de bouteille ») des fenêtres de leur atelier. Ceux de Fontana en 1618 et de Drebbel en 1621, quoique inspirés des précédents, sont également célèbres. À la même époque, Galilée aussi construit un microscope, mais c’est pour la construction, en 1609, de sa lunette (inventée par Hans Lipperhey en 1608) qu’il est plus célèbre. En 1667, Robert Hooke, dans son traité Micrographia (le nom de microscope fut officiellement créé en 1645 par Demisiano, bien qu’un contemporain des Jansen, Boreel, ait déjà utilisé ce terme) présente un microscope à trois lentilles en verre coulé de forme déjà classique, avec une table pour porter l’objet, une possibilité de mise au point, un système d’éclairage à condenseur constitué d’un ballon d’eau et d’une lentille plan convexe, avec lequel il observe déjà, semble-t-il, des cellules végétales. La naissance de la microscopie On sait donc déjà à cette époque fabriquer des lentilles et le Hollandais Van Leeuwenhoek nous en a transmis de remarquables. Plus que l’inventeur du microscope, comme il est en général présenté, il est celui de la microscopie. Grâce à ses microscopes simples, loupes parfois à deux ou trois verres pour diminuer leur focale en restant de dimension raisonnable, de conception fondée sur une adaptation empirique de leurs caractéristiques optiques à celles de l’œil, il a pu publier, dès 1673, de nombreuses observations qui ont manifestement donné le goût de cette recherche à ses contemporains. Il décrit des bactéries, les protozoaires, les spermatozoïdes, observe l’œil, la bouche, la trompe de l’abeille, détecte les globules du sang et la circulation dans les pattes de grenouille (ce qui avait déjà été observé en 1661 par Malpighi, précurseur en histologie, prouvant la circulation sanguine), et met en évidence les fibres nerveuses, les cellules de l’épiderme ou la structure des poils, notamment.
On lui connaît 247 microscopes, 419 lentilles. Ses microscopes sont simplement constitués d’une lentille sertie dans une plaque métallique (l’anecdote veut que, apiculteur amateur, l’idée lui en soit venue après avoir placé l’œil derrière une goutte de miel enfermée dans un trou de plaque de cire). L’objet est fixé sur une pointe pouvant être déplacée dans son plan en translation et rotation et le long de l’axe optique pour assurer la mise au point. La microscopie ne connaît pas de développement notoire au cours du XVIIIe siècle. On se livre à des observations des mêmes objets et on construit sur les mêmes principes des microscopes qui sont plus souvent des objets d’art que des instruments fiables. C’est une simple activité de salon. On apporte, pour le confort de l’observation, quelques améliorations sur la mécanique de l’instrument et dans l’éclairage de l’objet, notamment grâce à Lieberkuhn, à Berlin, en 1738. Cette absence de progrès résulte de la limitation de la qualité de l’image par les aberrations. Le microscope simple, en particulier parce qu’il présente moins de chromatisme, recueille encore la faveur des observateurs. Newton, ayant conscience que la lumière est composée de radiations de différentes couleurs, propose d’ailleurs, dès 1672, un microscope à miroir fort encombrant. Dès 1729, l’anglais Chester More Hall déduit de ses observations sur l’œil humain les fondements d’un objectif achromatique constitué de deux verres de dispersions différentes. Un siècle riche en progrès Après Euler en 1774, de grands noms (Charles, Brewster, Amici, Fraunhofer, Chevalier, Wollaston) s’intéressent vraiment à la question dès le début du XIXe siècle. Le problème est examiné mathématiquement par les astronomes Herschel, Airy, Barlow. On aboutit enfin aux premiers objectifs achromatiques et, surtout, Lister montre en 1829 qu’il ne suffit pas de grossir le champ, mais que la résolution croît avec l’augmentation de l’inclinaison des rayons lumineux que l’objectif reçoit de l’objet. À la notion de grandissement caractérisant l’objectif s’ajoute donc celle d’ouverture numérique. Les aberrations géométriques, et surtout celle de sphéricité, doivent donc être prises en compte et Lister introduit les premiers doublets achromatiques stigmatiques. C’est dès cette époque (1837) que Ross corrige les défauts introduits par la lame (dont l’épaisseur n’est pas encore normalisée) recouvrant éventuellement l’objet. Des progrès dans la conception des objectifs sont encore dus à Powell, à Nachet père, à Amici qui augmente l’angle d’ouverture admissible par un ménisque et introduit l’immersion. On introduit de nouvelles techniques permettant des différenciations dans l’image, tel le microscope polarisant dû à Talbot en 1834, ou l’amélioration des micromanipulations avec le microscope inversé par Chevalier en 1839 pour les applications à la chimie et par Nachet en 1850 en biologie, instrument connaissant aujourd’hui une faveur particulière en biotechnologie. Pour conserver trace des informations, après leur représentation dessinée au moyen de la chambre claire dès 1823, les premiers clichés photographiques sont obtenus en 1840. Pourtant, près de quarante ans plus tard, quand Roux en réalise avec Pasteur, il doit en faire des dessins pour publication car on ne sait pas encore imprimer les photographies.Les grandes découvertes Alors qu’à la fin du siècle précédent, on ne tentait que de détecter microscopiquement l’élément fondamental et l’unité de la vie, le XIXe siècle va être un grand moment de découverte microscopique. La découverte de la cellule signalée par Hooke, précisée par Purkinje en 1825, du noyau par Brown en 1831, opposent la théorie cellulaire et la cytologie à la théorie des fibres jusqu’alors acceptée. On découvre la reproduction cellulaire, le rôle du noyau, la division cellulaire, l’existence du protoplasma. La pathologie cellulaire prend naissance pour remplacer les théories précédentes pour lesquelles le siège de la maladie était l’organe, puis le tissu. La bactériologie et la parasitologie progressent. Les microscopistes découvrent l’agent pathogène, d’où le dépistage des maladies et les cultures à la base des vaccins. On peut citer l’œuvre de Pasteur, les découvertes des bacilles de la lèpre par Hansen en 1874, de la tuberculose par Koch en 1882, de la peste par Yersin en 1894. C’est Laveran, qui isole le parasite du sang humain responsable du paludisme, ce qui lui vaut d’être le premier Français à obtenir le prix Nobel de médecine en 1907. On assiste aussi à cette époque aux débuts prometteurs de la minéralogie par la découverte de la structure cristalline et de sa genèse. Cette activité pétrographique est toujours fructueuse pour la recherche des gisements pétrolifères. L’examen microscopique des métaux introduit en métallographie contribuera aussi au développement considérable de la métallurgie.L’évolution de l’optique Tous ces travaux créent de nouveaux besoins. Les concepteurs doivent perfectionner les instruments dont la production est devenue industrielle. En 1872, Abbe, chez Karl Zeiss, montre l’importance de l’éclairage et conçoit un condenseur l’optimisant. Son utilisation sera portée à son maximum par Köhler en 1893. L’expérience d’Abbe montre l’importance du rôle des rayons obliques, déjà suggérée par Lister, observée par Leeuwenhoek, clairement formulée trois-quarts de siècle plus tard par Hopkins et Maréchal s’inspirant des travaux de Duffieux. Le microscope se distingue alors des autres instruments d’optique, étant le seul à fournir des images à l’aide de la lumière diffracté recueillie par sa pupille. On s’oriente donc vers l’emploi de plus courtes longueurs d’onde et, en 1904, Köhler propose le premier microscope travaillant en ultraviolet. La résolution n’en est pas vraiment améliorée, mais cette démarche ouvre de nouvelles voies en cytologie, les éléments du noyau des cellules absorbant différemment ces radiations. Ceci contribue au développement ultérieur de la microscopie en fluorescence, d’abord primaire ou directement induite imaginée par Reichert en 1908, puis secondaire, due à l’emploi plus efficace de fluorochromes, expérimentée par Haitinger en 1911.Le système optique s’améliore encore. En 1886, Abbe, utilisant des verres nouveaux fournis par Schott, introduit les objectifs apochromats corrigés du chromatisme pour trois longueurs d’onde. L’objectif est alors presque parfait. Il faudra presque quatre-vingts ans pour le corriger de sa courbure, ce qui est bien utile en microcinématographie dont les premiers essais ont lieu en 1912. Malgré ces progrès, certains objets ne sont pas encore visibles en microscopie optique. S’ils sont de taille inférieure à la limite de résolution de l’objectif le plus fort, on fait appel, dès 1903, à l’ultramicroscopie ou à l’éclairage fond noir. S’ils contiennent des constituants invisibles car sans variation d’absorption ou de réflexion, entrant alors dans la catégorie des objets de phase par opposition aux objets d’amplitude, on met en œuvre les techniques interférentielles avec Lebedev en 1930 et Linnik en 1933, moyens aboutissant en 1952 avec Nomarski au contraste interférentiel, aussi riche en information que le contraste de phase, décrit par Zernike en 1934, ce qui lui vaut le prix Nobel en 1953. Le microscope électronique Les derniers efforts des opticiens ont été guidés par les possibilités et surtout les besoins de la numérisation des images afin d’en assurer le stockage et d’en tirer des informations numériques par des traitements appropriés. Cette microscopie quantitative a été initiée par le moyen dénommé Flying Spot, décrit par Roberts et Young en 1951. Elle s’est ensuite développée grâce à la microscopie optique à balayage, introduite en 1977 par Sheppard et Choudhury. Plus récemment, dans les années 1980, Pohl et Fisher ont proposé séparément les microscopes en champ proche, remarquables quant à leur résolution en profondeur. L’un de ces instruments met en œuvre l’effet tunnel électronique.![]() Méthodes de visualisation Microscopie des objets de phase En microscopie biologique, les objets – coupes très minces ou milieux aplatis entre deux lames – sont transparents et nécessitent un éclairage par transmission.
Supposons un objet totalement transparent mais présentant dans sa structure des variations d’indice de réfraction (fig. 1a) ou un objet réfléchissant de surface non parfaitement plane (fig. 1b). Lorsqu’une onde lumineuse ![]() Pour mettre en évidence ces variations de phase, des techniques d’observation comme le contraste de phase et le contraste interférentiel s’imposent.
La méthode de contraste de phase, imaginée par Zernike, transforme les variations de phase en variations d’intensité. Supposons (fig. 2) une source ponctuelle S au foyer d’un condenseur fournissant donc une onde plane qui traverse l’objet. Si l’on admet l’objet vide, après traversée de l’objectif, cette onde, représentative du faisceau de lumière directe, converge en S' dans le plan de la pupille et éclaire uniformément le plan de l’image intermédiaire. S’il existe dans l’objet un détail déphasant B non dénué de dimension, il diffracte la lumière dans un angle d’autant plus grand qu’il est de plus faible dimension. Le faisceau de lumière diffractée s’étale dans le plan de la pupille et vient converger en B' image de B.
Les deux ondes, directe et diffractée, issues d’un même point source sont cohérentes entre elles et peuvent donc interférer. L’image observée en B' résulte donc des interférences entre ces deux ondes et, dans un diagramme de Fresnel, peut être représentée (fig. 3a) par un vecteur Le vecteur ![]()
Le contraste interférentiel, en particulier proposé par Nomarski, est basé sur l’emploi d’un interféromètre à ondes polarisées utilisant les propriétés des matériaux biréfringents, cristaux d’indice variable avec la direction. L’instrument contient (fig. 4) un biprisme de WollastonWi d’angle ![]()
où Le microscope polarisant Ce microscope est utilisé pour l’étude des objets transparents biréfringents ou réfléchissants biabsorbants. Il offre un intérêt particulier en minéralogie, cristallographie, pétrographie, paléontologie et constitue également une source d’information en métallographie, en chimie et dans tout le secteur biomédical. Il identifie les cristaux constituant l’objet ou qui y sont inclus, l’orientation de leurs axes, les contraintes internes créant une biréfringence. Il permet la mesure de la biréfringence ou de la biabsorbance (différence entre les indices d’extinction, partie imaginaire de l’indice de réfraction), le repérage du plan de section principale, des lignes neutres, des directions d’axe, contribuant à la caractérisation du système cristallin.
Ce microscope, conçu comme un microscope ordinaire, est équipé d’un polariseur P et d’un analyseur tournant A, placés respectivement avant le condenseur et derrière l’objectif. Les deux polariseurs étant croisés, la lumière blanche est éteinte, sauf dans les zones biréfringentes apparaissant teintées, car chacune d’elles peut être considérée comme une lame onde (le produit de sa biréfringence et de son épaisseur étant égal à un nombre entier de longueurs d’onde), pour une longueur d’onde particulière éteinte alors que les autres composantes spectrales partiellement transmises fournissent la teinte résiduelle (teinte dite de Newton). Dans ce type d’observation, en éclairage orthoscopique ou en lumière parallèle (fig. 6a) utilisant un condenseur de faible ouverture, le microscope est analogue à un polariscope classique. L’objet biréfringent dédouble l’onde incidente et se comporte comme un interféromètre, l’interférogramme étant localisé dans le plan de l’objet. En faisant tourner l’objet dans son plan, sa teinte s’éteint quatre fois suivant deux directions perpendiculaires, déterminant ainsi son plan de section principale contenant son axe optique. Ce type d’observation ne convient pas quand l’axe optique du cristal est parallèle au sens de propagation de la lumière. L’extinction subsiste alors, quelle que soit l’orientation de l’objet, mais la différence de marche entre les deux ondes varie avec l’incidence de la lumière. En utilisant un condenseur très ouvert, permettant (fig. 6b) d’éclairer l’objet en lumière convergente ou éclairage conoscopique, l’interférogramme résultant de la composition des deux ondes est localisé à l’infini, donc visible dans le plan de la pupille de sortie de l’objectif. On l’observe à l’aide d’une lunette constituée de l’oculaire et d’une lentille additionnnelle ou lentille de BertrandLB interposée entre objectif et oculaire. Un trou Tc, isolant dans le plan de l’image le détail intéressant du champ, permet d’observer la figure d’axe relative à ce détail, la pupille de l’œil étant alors placée dans l’image de ce trou fournie par l’oculaire. Microscopie en fluorescence La fluorescence est une propriété caractéristique de nombreuses substances : excitées par un rayonnement de courte longueur d’onde (de l’ultraviolet au bleu), elles émettent un rayonnement de plus grande longueur d’onde dans le domaine visible (du vert à l’orange). Le rendement de cette transformation est très faible. Les premières expériences dues à Reichert, effectuées en fond noir, efficaces en botanique et en minéralogie, étaient peu efficaces en biologie animale, l’intensité de cette fluorescence directe étant trop faible et la coloration peu sélective. Un meilleur rendement est obtenu en traitant les préparations par des solutions fortement diluées de colorants organiques particuliers, des fluorochromes, ne lésant pas les tissus. Cette fluorescence secondaire, introduite par Haitinger, permet aux constituants de la préparation d’émettre des rayonnements fluorescents dans des bandes spectrales les caractérisant. De plus, selon la longueur d’onde excitatrice et le fluorochrome choisi, ces bandes sont spécifiques et permettent de caractériser la substance examinée et son état pathologique.
L’emploi d’une lampe à arc de forte puissance (fig. 7) SUV émettant de courtes longueurs d’onde permet d’exciter la fluorescence, la bande spectrale excitatrice étant sélectionnée par le filtre d’excitation FE. L’image des zones fluorescentes de l’objet AB est formée par l’objectif en lumière du spectre de fluorescence, la lumière excitatrice beaucoup plus intense étant bloquée par le filtre d’arrêt FA. Un éclairage en fond clair par la source SB peut être superposé pour former une image entière de la préparation afin de localiser les zones fluorescentes. En cas de trop faible rendement de l’excitation, on préfère associer un éclairage en contraste de phase ou en fond noir. Un condenseur de forte ouverture numérique transparent en ultraviolet et si nécessaire un liquide d’immersion non fluorescent (glycérine) doivent être utilisés. Pour améliorer le rendement, la fluorescence étant émise dans toutes les directions, son excitation tend à se faire à l’aide d’un rayonnement transmis par l’objectif (épifluorescence). Microscopies optoacoustique et photothermique Si une onde lumineuse focalisée sur un objet solide est modulée en intensité, celui-ci est soumis à un chauffage périodique résultant de l’absorption de la lumière. Il se crée alors une onde thermique à sa surface. Entraînant alternativement des dilatations et des contractions dans la structure du matériau, elle donne naissance à une onde acoustique. Ces deux ondes, tant thermique qu’acoustique, de même période que la modulation optique, sont susceptibles de fournir des informations sur les propriétés thermiques ou mécaniques du matériau. Cette procédure, associée à un balayage de l’objet, constitue l’imageriephotothermique ou optoacoustique (encore appelée photoacoustique).
Pratiquement (fig. 8), l’onde lumineuse issue d’un laser L, modulée en intensité à l’aide d’un modulateur Mod et défléchie dans deux directions par un déflecteur Déf est focalisée sur l’objet A par le microscope M. Le récepteur R, détecteur thermique infrarouge ou microphone, fournit un signal modulé à la même fréquence que l’onde lumineuse. Après traitement, ses informations peuvent être affichées sur un récepteur de télévision TV sous forme d’une image thermique ou acoustique. Une approche créatrice Hommage à Buckminster Fuller
Buckminster Fuller (1895-1983), ingénieur américain, fut remarqué pour ses travaux sur la molécule des virus. Dans les années 1960, il inventa le dôme géodésique dont la structure est similaire à celle de la molécule C60. Il devançait ainsi la technique puisque cette molécule n’a pu être visualisée au microscope à effet tunnel que vingt ans plus tard, en 1981. Depuis, en hommage à Fuller, cette molécule C60 s’appelle le fullerène.
En 1967, Buckminster Fuller construit un dôme géodésique pour l’Exposition universelle de Montréal. Depuis l'observation possible au microscope de la structure de la molécule C60, des dômes géodésiques s'érigent un peu partout dans le monde. Un dôme géodésique célèbre et familier aux Parisiens est celui qui a été construit en 1983 dans le parc de La Villette. « C'est une sphère parfaite, prouesse mathématique et technologique, de 36 mètres de diamètre, 1 670 triangles en tubes d'acier, 230 tonnes d'acier inoxydable » : tels sont les termes et chiffres impressionnants relevés sur le site de la Cité des sciences et de l'industrie à Paris www.cite-sciences.fr/ Petite histoire de la découverte des fullerènes En 1954, l’architecte Buckminster Fuller construit un dôme géodésique pour les usines Ford. Or, ce n’est qu’environ deux décennies plus tard que Sir Harold Kroto, de l’université du Sussex, et une équipe de chercheurs ont montré que la molécule C60 pouvait être obtenue sous une forme remarquablement stable par vaporisation du graphite par laser dans un jet pulsé d’hélium. Au cours de leurs expériences, ils ont identifié une autre molécule composée de 70 atomes de Carbone (C70) ; ils ont alors compris que sa stabilité pouvait résulter du même phénomène que celui qui stabilise le C60 : les deux molécules sont des assemblages de pentagones et d'un nombre quelconque d’hexagones. La molécule C60 est un ballon de football qui compte 20 hexagones ; la molécule C70 est un ballon de Rugby qui en compte 25.
POINT DOC
Images en stock Les images ci-dessous sont libres de droits dans le cadre d'un usage non commercial, privé ou scolaire.Cliquez sur les vignettes pour les agrandir. Pour les copier ou les enregistrer, cliquez sur le bouton droit de la souris puis choisissez « Enregistrer l'image ». Le microscope photonique actuel et la microscopie de pointe
Le dodécaèdre à différentes échelles
Sur le Web Le moteur de recherche Spinoo (CNDP)Spinoo permet d'effectuer une recherche dans chaque discipline sur l'ensemble des sites éducatifs. Ressources pédagogiques Académie de CaenMesures de petits objets à l’aide d’un microscope. www.etab.ac-caen.fr/ Académie de Créteil Exemple d’expérience utilisant microscope et réseau. www.educnet.education.fr/ Académie de Créteil Zoom sur le vivant. www.ac-creteil.fr/ Informations pratiques Académie d'AmiensFaire de la microphotographie avec un appareil photo numérique. www.macrophotographie.be/ Académie de Créteil Quelques techniques de préparations microscopiques (mitoses, tissus conducteurs). www.ac-creteil.fr/ Évolution des techniques A-Z MicroscopeHistoire du microscope (anglais). www.az-microscope.on.ca/ Museum of microscopy Évolution des microscopes jusqu’au XIXe siècle (anglais). http://microscopy.fsu.edu/ Pour la science Invention du microscope de Van Leeuwenhoek (1674). www.pourlascience.com/ Mesure, ordre de grandeur, échelle University of Queensland (Australie)Échelle et ordre de grandeur. Microscope virtuel : zooms successifs sur une bactérie, zooms successifs sur un insecte. (anglais) www.uq.edu.au/ Bibliographie Pour en savoir plus La Microscopie acoustiqueATTAL J. La Recherche, 1983, n° 144, volume 14, p. 664-667. Article de vulgarisation portant sur la méthode, ses problèmes et ses applications à la connaissance des matériaux. Microscopie quantitative DEHOFF R.T. ; RHINES F.N. Masson, 1972. Présentation destinée aux spécialistes des moyens et des applications de cette discipline. Le Microscope à contraste de phase et le microscope interférentiel FRANÇON M. Éditions du CNRS, 1954. Présentation et méthodes d’observation des objets de phase à leurs débuts. Ouvrage pédagogique de référence. Polarization interferometers FRANÇON M. ; MALLICK S. J. Wiley and sons (Grande-Bretagne), 1971. Ouvrage original présentant les propriétés des cristaux biréfringents et leurs applications en polarisation et interférométrie à deux ondes. Électrons et microscopes HAWKES P. Éditions du CNRS, 1995. Ouvrage très didactique, sans présentation théorique rebutante, exposant toutes les possibilités de l’électron pour atteindre la perception de l’atome. Microscopie électronique à balayage LE GRESSUS C. Techniques de l'Ingénieur, 1995, In Analyse et caractérisation. Présentation détaillée de la microscopie électronique à balayage et de ses méthodes appliquées aux objets de différentes natures. Microscopie électronique en transmission LOUCHET F. (et al.) Technique de l'Ingénieur, 1988, In Analyse et caractérisation. Présentation détaillée de la microscopie électronique en transmission et de ses applications à la connaissance de la matière. Imagerie géométrique. Aberrations MARÉCHAL A. ; FRANÇON M. Éd. Revue d'Optique, 1952. Manuel d’enseignement de l’optique géométrique appliquée à l’étude des aberrations chromatiques et géométriques, destiné aux élèves-ingénieurs de l’École supérieure d’optique ou aux étudiants. Diffraction, structure des images MARÉCHAL A. ; FRANÇON M. Masson, 1970. Manuel d’enseignement dans le même cadre que le précédent, étudiant l’influence de la diffraction sur les propriétés de l’instrument d’optique (résolution), notamment en présence d’aberrations. Scanning near-field optical microscopy (SNOM). Advance in optical and electron microscopy POHL D.W. Academic, London (Grande-Bretagne), 1997. Article de revue faisant le point sur cette méthode présentée par l’un de ses pionniers. Microscopie ROBLIN G. Techniques de l'Ingénieur, décembre 1998. Tour d’horizon sur les différentes méthodes de microscopie (optique, électronique, acoustique, champ proche), leurs applications, leurs perspectives. Contient l’historique de la microscopie. Microscopie optique ROBLIN G. Dossier pédagogique, ADASTA, Clermond-Ferrand, 1995, N° 44. Monographie complète destinée aux enseignants de physique après la mise au programme de l’étude du microscope optique. Éléments de Microscopie ROBLIN G. Optique instrumentale, Éditions de physique, 1996. Réduction du document précédent professé lors d’une école thématique sur l’optique instrumentrale destinée aux enseignants et chercheurs et organisées par la Société française d’optique (SFO). Microscopie optique ROBLIN G. Technique de l'Ingénieur, juin 1999. Présentation détaillée du seul microscope optique classique. Base en enseignement secondaire. Microscopies optiques à balayage ROBLIN G. Technique de l'Ingénieur, septembre 1999. Présentation détaillée des microscopies optiques à balayage : confocale à balayage laser et champ proche. Complément au document précédent. Microscopie par effet tunnel SALVAN F. Technique de l'Ingénieur, 1989. In Analyse et caractérisation. Présentation détaillée de cette microscopie (purement électronique). Theory and practice of scanning optical microscopy WILSON T. ; SHEPPARD C. Academic, London (Grande-Bretagne), 1984. Ouvrage essentiel théorique pour curieux avisés. EN PRATIQUE
Seconde
Mathématiques Un travail transdisciplinaire autour d’observations et de mesures réalisées au microscope photonique faisant intervenir les mathématiques.
Sciences physiques Un travail transdisciplinaire autour d’observations et de mesures réalisées au microscope photonique faisant intervenir les sciences physiques.
SVT Un travail transdisciplinaire autour d’observations et de mesures réalisées au microscope photonique faisant intervenir les SVT.
Première
Arts plastiques Exploitation de l’infiniment petit vu au microscope par les arts plastiques.Présentation de deux activités artistiques en classe de première et de terminale utilisant la structure de la molécule C60.
Terminale
Arts plastiques Exploitation de l’infiniment petit vu au microscope par les arts plastiques.Présentation de deux activités artistiques en classe de première et de terminale utilisant la structure de la molécule C60.
À propos Ce dossier présente, dans la collection Thém@doc, un ensemble de références et de pistes de travail pour répondre aux besoins des programmes de lycée en physique-chimie.Les caractéristiques essentielles que nous souhaitons promouvoir à travers lui tirent parti des potentialités de l'Internet : - il est évolutif ; - il est mutualiste (échanges et capitalisation des données et des méthodes d'enseignement sur ce thème) ; - il instaure des liens nombreux avec un monde en constante mutation ; - il est le plus objectif possible avec des données chiffrées issues de sources les plus récentes. Les conditions d'usage de Thém@doc précisent l'exploitation de ces dossiers ainsi que les clauses légales relatives à la collection et à chacun des dossiers. Ce dossier a été réalisé par le CNDP. Auteurs : Bernard Piat, IA-IPR de SVT ; Gérard Roblin, ancien directeur de recherche au CNRS d'Orsay, département d'optique ; Marie-Claude Barbier, professeur d'Arts plastiques ; Véronique Barret, professeur de Sciences physiques et chimiques ; Hélène Versini, professeur de Mathématiques. Expertise pédagogique : Bernard Piat, IA-IPR de SVT ; Françoise Ribière, IA-IPR de Sciences physiques et chimiques ; Gérard Roblin, ancien directeur de recherche au CNRS d'Orsay, département d'optique ; Catherine Bouyssou, professeur de Sciences physiques et chimiques, chef de projet. Crédits : Photographie de la structure géodésique du parc de la Villette, © Architecte : Adrien Fainsilber ; autres photographies sur le microscope photonique, Catherine Bouyssou. Documents
les microscopes en champ proche L’effet tunnel électronique
![]() La microscopie à force atomique
La microscopie optique en champ proche Les deux instrumentations précédentes ne permettent pas d’accéder à certaines propriétés des matériaux, comme les propriétés optiques des diélectriques nécessitant l’emploi d’une sonde optique. Pour y parvenir, et en application de principes fondamentaux comparables aux précédents, la microscopie optique en champ proche, mettant en œuvre ce que l’on peut qualifier d’effet tunnel optique, a été développée.En microscopie optique classique, on utilise, à distance plus grande que la longueur d’onde de la lumière (en champ lointain), les ondes propagées après diffraction par l’objet. La résolution latérale est nécessairement limitée à la demi-longueur d’onde de la lumière car l’angle d’ouverture de l’objectif ne peut dépasser 90°. Ainsi la direction de propagation des ondes est limitée à l’incidence rasante. Or un objet plus petit que cette limite détectable, correspondant à des fréquences supérieures à
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biprisme de Wollaston On sait qu’un cristal de spath d’Islande dédouble les images. Cette propriété, commune à certains cristaux dits biréfringents, traduit le phénomène de double réfraction. Dans leur structure, les cristaux présentent un ou plusieurs axes de symétrie. Dans le cas le plus simple où il n’en existe qu’un, en particulier dans le cas des cristaux uniaxes utilisés couramment en optique, cette symétrie s’applique aux propriétés optiques ; l’axe prend le nom d’axe optique. Expérimentalement, on constate que si l’on envoie une onde sur un tel cristal, elle se décompose en deux ondes polarisées perpendiculairement, c’est-à-dire en deux ondes dont les vecteurs représentatifs des états vibratoires se propagent dans des plans perpendiculaires.
L’une de ces ondes, l’onde ordinaire, polarisée perpendiculairement au plan contenant l’axe optique, se propage dans le cristal en toutes directions avec la même vitesse. Pour cette onde, le cristal est isotrope et son indice de réfraction ordinaire no constant ne dépend pas de la direction. La surface d’onde ordinaire correspondante est sphérique (de rayon proportionnel à 1/no) et les lois de Descartes et construction de Huygens lui sont applicables. La seconde onde, l’onde extraordinaire, polarisée dans le plan de l’axe optique, se propage dans le cristal à une vitesse variant avec la direction. Pour cette onde, le cristal est anisotrope et la surface d’onde extraordinaire correspondante est ellipsoïdale, de révolution autour de l’axe optique, d’axes proportionnels à 1/no dans cette direction (dans laquelle les deux ondes ont même vitesse) et à 1/ne dans le plan perpendiculaire (ne étant l’indice de réfraction extraordinaire). La différence Le biprisme de Wollaston est un des éléments biréfringents utilisés en optique. Il est constitué de deux prismes, en général de quartz, rectangulaires collés par leurs faces hypoténuse formant un ensemble à faces d’entrée et sortie parallèles, d’axes parallèles aux faces, dans le plan de figure pour un élément, perpendiculaire à ce plan pour le second. L’effet d’un tel système sur un rayon lumineux d’incidence perpendiculaire à sa face d’entrée obéit à des règles simples applicables à tout élément biréfringent uniaxe. Soit un biprisme de Wollaston dont l’axe optique du premier élément soit dans le plan de figure, ou plan de section principal pour ce premier prisme. Dans ce plan de figure, les sections des surfaces d’onde sont : - un cercle O1 de rayon 1/no pour la surface ordinaire, - une ellipse E1 de petit axe 1/ne pour la surface extraordinaire ; - un cercle O2 de rayon 1/no pour la surface ordinaire, - un cercle E2 de rayon 1/ne pour la surface extraordinaire. À la surface de séparation, l’onde ordinaire devient extraordinaire et inversement, les axes des deux milieux étant croisés. Si l’on applique le principe d’Huyghens à la construction des rayons lumineux : À la sortie du biprisme, les sections des surfaces d’onde sont des cercles ; il est donc possible d’appliquer la loi de réfraction de Descartes, soit : no sin ne sin D’où sin i = (ne cos sin i’ = (ne - no cos et le dédoublement angulaire entre les deux rayons émergents est : fond noir En éclairage fond clair, les rayons directs traversant les parties vides ou sans structure de l’objet pénètrent dans l'objectif sans être diffractés. Ils produisent dans le champ image un fond clair uniforme auquel se superposent les images des fins détails formées par les ondes diffractées dans la pupille. Dans l'éclairage fond noir, la lumière directe est supprimée et l'on ne recueille que la lumière diffractée par l'objet dont les détails apparaissent sur un fond uniformément sombre. Cette méthode est illustrée par l'ultramicroscopie (fig. 1) où l'objet est éclairé par un faisceau perpendiculaire à l'axe optique du microscope. La lumière directe ne peut pénétrer dans l'objectif qui ne reçoit que la lumière diffractée par l'objet sous des angles bien supérieurs à ceux qu'il pourrait admettre en usage normal. Des détails plus fins que la limite de résolution sont détectés, d'où le nom de la méthode.
L'ultramicroscopie n'a pratiquement plus qu'une valeur historique en raison des difficultés posées par sa mise en œuvre. L'éclairage fond noir est généralement obtenu en lumière transmise par un éclairage annulaire produit par un anneau Do placé dans le plan focal objet du condenseur Cd (fig. 2) dont l'ouverture minimale est supérieure à celle de l'objectif.
microscope à effet tunnel L’effet tunnel électronique
![]() La microscopie à force atomique
La microscopie optique en champ proche Les deux instrumentations précédentes ne permettent pas d’accéder à certaines propriétés des matériaux, comme les propriétés optiques des diélectriques nécessitant l’emploi d’une sonde optique. Pour y parvenir, et en application de principes fondamentaux comparables aux précédents, la microscopie optique en champ proche, mettant en œuvre ce que l’on peut qualifier d’effet tunnel optique, a été développée.En microscopie optique classique, on utilise, à distance plus grande que la longueur d’onde de la lumière (en champ lointain), les ondes propagées après diffraction par l’objet. La résolution latérale est nécessairement limitée à la demi-longueur d’onde de la lumière car l’angle d’ouverture de l’objectif ne peut dépasser 90°. Ainsi la direction de propagation des ondes est limitée à l’incidence rasante. Or un objet plus petit que cette limite détectable, correspondant à des fréquences supérieures à
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Valeurs approchées et encadrements On considère la droite D, munie du repère (O ; I), d’unité graphique 1 cm. On place sur cette droite un point M d’abscisse x, et un point N d’abscisse z. Pour évaluer les distances OM = x et ON = z, on utilisera des instruments de mesure de plus en plus précis : règle graduée, loupe, microscope.Sur la règle Que lit-on ?Réponse des élèves 2,6 < x < 2,70,9 < z < 1 (en général) Pour homogénéiser les résultats et faire ressortir le fait que la précision de lecture est la même partout, on préférera écrire : 2,6 < x < 2,7 0,9 < z < 1,0 On a ainsi produit ce que l’on appelle des encadrements à 10-1 près. À la loupe Que lit-on ?Réponse des élèves 2,64 < x < 2,650,99 < z < 1,00 (idem) Malgré l’écriture où 1,00 tient compte de notre souci d’homogénéité dans la présentation des nombres, associé à la précision de la mesure, il n’en reste pas moins des difficultés pour définir la notion de chiffres significatifs, bien qu’en physique on considère que toutes ces mesures (3,64 ; 2,65 ; 0,99 ; 1,00) sont données avec la même précision de 3 chiffres significatifs, liés à l’instrument de mesure. Réflexions En effet, en mathématiques, les nombres, dégagés de leur contexte, donnent en notation scientifique :2,64 = 2,64 x 100 où le 2, associé à 100 (l’unité), est le chiffre le plus significatif de l’ordre de grandeur, puis le 6 et le 4, associés aux ordres suivants, apportent davantage de précision, mais : 0,99 = 9,9 x 10-1 où le 9, associé à 10-1 (dixième), puis l’autre 9, ne constituent que 2 chiffres significatifs, au lieu du total de 3, précédemment. Or l’une des écritures comporterait 3 chiffres significatifs, l’autre 1 seul... De plus, on pourrait écrire ce nombre avec autant de zéros qu’on veut ! Donc, le choix de l’écriture 1,00 n’est pas lié à l’objet mathématique, mais à la précision de l’instrument. soit 27 900 (par défaut), soit 28 000 (par excès). Dans ce dernier résultat, l’un des zéros serait « significatif », les autres non... ce qui ne manque pas de poser un problème en sens inverse : combien 28 000 a-t-il de chiffres significatifs ? Trois comme précédemment ? Ou cinq, car les trois zéros sont indispensables pour l’ordre de grandeur 28 mille ? Ou deux, car 28 000 = 2,8 x 104 ? NB Après concertation, nous avons convenu que le professeur de mathématiques annoncerait aux élèves, à propos de la notion de chiffres significatifs, qu’il : – signale ce type de difficulté, pour information, car il ne faut pas le masquer ; – ne cherchera pas à en poser une définition rigoureuse (très difficile à dégager... et assez peu utile en mathématiques en fin de compte !) ; – l’utilisera peu (dans les cas aisés), contrairement au professeur de physique, en particulier, pour qui elle a un sens concret, lié à la précision des instruments et à la fiabilité des mesures. Ainsi, le « matheux » préférera demander des résultats à 10-n près, cette formulation ne comportant pas d’ambiguïté. Au microscope Que lit-on ?Si l’on veut fournir un encadrement, on devra donner : 2,647 < x < 2,649 0,994 < z < 0,996 Ceci sera systématique : toute valeur approchée à 10-n près correspondra à un encadrement qui est à 2 x 10-n près. Conclusion Suivant la position des points par rapport aux graduations, on a choisi de donner soit un encadrement, soit une valeur approchée.Selon le contexte, on choisira la forme la plus adaptée, sachant que la précision de l’encadrement est double de la précision attachée à la valeur approchée à laquelle il correspond. Distribuer la fiche Approximations : aide-mémoire. Inviter les élèves à garder l'aide-mémoire à portée, pour le consulter si nécessaire au fil des demandes formulées dans les exercices. Après une période de familiarisation, leur demander de le retenir. NB Le passage sur les intervalles ne sera donné que s’ils ont déjà été traités. Approximations
Cas où la valeur est connue avec une grande précision On veut alléger les calculs, par exemple, en n’utilisant pas la valeur obtenue à la calculatrice.Ex. : pour Troncature à 10-2
Valeur arrondie à 10-2
Valeur arrondie à deux chiffres significatifs C’est 2,2, c’est-à-dire la valeur la plus proche de Valeur approchée à 10-2 ou approximation au centième
Situation où l’on encadre L’encadrement permet de savoir, pour un calcul donné, dans quelles limites se situerait le résultat exact.Intervalle (rappel)
Encadrement à 10-2 près ![]() etc., c’est-à-dire, tout encadrement de Cas où la valeur exacte n’est pas connue On connaît une valeur approchée (ex. : mesures de longueurs).Valeur approchée à la précision 10-2 ou approximation au centième près On dit que x vaut 3,46 à la précision 10-2 ou à 10-2 près, ou avec une incertitude d’un centième, et l’on note :
Attention ! Lorsqu’on connaît une valeur à 10-2 près, on en a un encadrement à 2 x 10-2 près. Notation scientifique Contexte particulier La fiche de TD a été testée dans une classe de seconde européenne, d’où la présence de sa version en anglais, mais elle peut trouver sa place dans une classe « normale », selon diverses modalités.
Remarques
Version française
Notation scientifique
Objectif Certains nombres sont si grands ou si petits, qu’il est difficile de les lire ou de les écrire. C’est, par exemple, le cas des dimensions suivantes :– diamètre du système solaire : 118 000 000 000 km – diamètre d’un atome d’argent : 0,000 000 000 000 25 km La notation scientifique rendra plus aisée la manipulation de tels nombres. Écrire un nombre positif en notation scientifique, c’est l’exprimer comme le produit d’un nombre supérieur ou égal à 1 et inférieur à 10, par une puissance de 10 d’exposant entier. Observons le procédé sur les exemples suivants :
Pour un nombre positif écrit en notation scientifique, on remarquera que : – s’il est supérieur ou égal à 10, l’exposant utilisé est positif ; – s’il est inférieur à l, l’exposant utilisé est négatif. Exemple Écrire chacun de ces nombres en notation scientifique :a) 58 120 000 000 ; b) 0,000 000 72. Solution a) Déplacer la virgule de 10 rangs vers la gauche afin d’obtenir un nombre compris entre 1 et 10 : 58 120 000 000 = 5,812 x 1010, l’exposant est positif. b) Déplacer la virgule de 7 rangs vers la droite afin d’obtenir un nombre compris entre 1 et 10 : 0,000 000 72 = 7,2 x 10-7,l’exposant est négatif. Exercice 1 Écrire chaque nombre cité en notation scientifique.
Exercice 2 Donner l’écriture décimale de chacun des nombres évoqués.a) La vitesse de la lumière est de 3,0 x 108 m/s. b) Le diamètre du Soleil est d’environ 1,39 x 109 m. c) La masse du Soleil est d’environ 2,0 x 1030 kg. d) La fréquence d’une onde radio AM est de 1,4 x 106 hertz (cycles par seconde). e) La longueur d’onde de la lumière ultraviolette est de 1,36 x 10-6 cm. f) La longueur d’onde des rayons gamma est de 3,0 x 10-10 cm. g) Le diamètre du noyau d’un atome d’hydrogène est de 5,0 x 10-17 cm. h) La masse d’un atome d’hélium est de 6,65 x 10-24 g. i) La vitesse de pousse d’un cheveu en cm/mois (on utilisera la question m de l’exercice 1 et on prendra 1 mois = 30 jours). Version anglaise
Scientific Notation
Objective Some numbers are so large or so small that they are difficult to read or to write. For example, consider the following measurements :– diameter of the solar system : 118,000,000,000 km, – diameter of a silver atom : 0.000,000,000,000,25 km. Scientific notation makes it easier to work with such numbers. To write a positive number in scientific notation, you express it as the product of a number greater than or equal to 1 but less than 10, and an integral power of 10. Study the following examples.
For a positive number written in scientific notation, we can notice that : - when it is greater than or equal to 10, then the power of 10 used is positive ; - when the number is less than l, the power of 10 used is negative. Example Write each number in scientific notation :a) 58,120,000,000 ; b) 0.000,000,72. Solution a) Move the decimal point left 10 places to get a number between 1 and 10 : 58,120,000,000 = 5.812 x 1010, the power is positive. b) Move the decimal point right 7 places to get a number between 1 and 10 : 0.000,000,72 = 7.2 x 10-7, the power is negative. Exercise 1 Write each number in scientific notation.
Exercise 2 Rewrite each number in decimal form.a) The speed of light is 3.0 x 108 m/s. b) The diameter of the Sun is about 1.39 x 109 m. c) The mass of the Sun is about 2.0 x 1030 kg. d) The frequency of an AM radio wave is 1.4 x 106 hertz (cycles per second). e) The wavelength of ultraviolet light is 1.36 x 10-6 cm. f) The wavelength of gamma rays is 3.0 x 10-10 cm. g) The diameter of the nucleus of a hydrogen atom is 5.0 x 10-17 cm. h) The mass of an atom of helium is 6.65 x 10-24 g. Déterminer le diamètre de la section d’un cheveu à l’aide d’un microscope Type d’activité 1 séance de TPDurée 1 h 30Niveau Lycée, seconde en sciences physiquesCompétences mises en œuvre – Proposer une expérience répondant à un objectif précis.– Reconnaître, choisir, nommer le matériel de laboratoire. – Exprimer un résultat avec un nombre de chiffres significatifs compatible avec l’expérience. Situation Les élèves ont déjà observé des cellules à l’aide d’un microscope en cours de SVT. Ils savent donc utiliser les réglages du microscope et connaissent le vocabulaire.Ce TP de physique étant le premier de l’année, les élèves ont vu très peu de choses sur les mesures en sciences physiques. Objectif Déterminer le diamètre de la section d’un cheveu à l’aide d’un microscope en utilisant le petit grossissement : – dans une première expérience, les élèves comparent le cheveu avec les fils calibrés ; – dans une seconde expérience, ils utilisent le millimètre gradué. Matériel
Au bureau – Une préparation vue au microscope projeté sur un écran de télévision.– Une lame de microscope graduée au 1/100 mm. Pour chaque groupe Un microscope.![]()
Déroulement
Discussion préliminaire Comment peut-on mesurer l’épaisseur d’un cheveu ?Quelques pistes – Pourquoi la règle n’est-elle pas adaptée ? (Pas assez précis)– Quels problèmes apparaissent si on choisit des graduations plus fines ? (Difficile à voir, matériel délicat et fragile) – Peut-on utiliser autre chose qu’un instrument gradué ? (On peut faire des comparaisons) Cette dernière réponse a été induite par le travail en SVT. Première expérience Utilisation du microscope pour déterminer la section d’un cheveu par comparaison de tailles avec les différents fils.Travail à réaliser – Comparer le cheveu et les fils à l’œil nu pour vérifier qu’ils ont des sections comparables.– Observer un cheveu et les différents fils au microscope et trouver le fil immédiatement plus gros que le cheveu et le fil immédiatement plus petit. Organisation de la partie expérimentale – Présenter les lames supportant les fils calibrés.– Mettre en commun les souvenirs des élèves sur le réglage d’un microscope et sur les précautions à prendre pour ne pas briser les lames (régler en remontant l’objectif, jamais en descendant). – Demander aux élèves de régler le microscope sur la lame supportant les fils et vérifier leur réglage. – Leur demander de comparer leur cheveu aux fils et de noter le résultat sur un brouillon. Le meilleur moyen pour faire la comparaison est, apparemment, de tendre un cheveu en travers des fils calibrés et de le maintenir avec les doigts. Il ne faut pas fixer la lame au microscope, cela permet de la faire bouger sous l’objectif pour viser l’intersection entre le cheveu et l’un des fils.
Exploitation
Questions posées aux élèves – Réalisez une échelle linéaire comportant les diamètres des fils calibrés.– Placez approximativement le diamètre de votre cheveu sur cette échelle. – En déduire un encadrement du diamètre de votre cheveu. – Pouvez-vous donner une valeur précise de ce diamètre ? – Pouvez-vous donner un ordre de grandeur de ce diamètre ? Mise en commun – Discuter de l’unité utilisée pour l’échelle de grandeur.– Écrire l’encadrement à l’aide des symboles mathématiques. – Faire remarquer l’impossibilité de donner une valeur plus précise au diamètre même si le diamètre du cheveu semble avoir la même taille qu’un des fils. – Comparer les résultats de toute la classe et remarquer que l’ordre de grandeur d’un cheveu est souvent de 100 micromètre. Discuter de la signification physique d’un ordre de grandeur (certains cheveux très fins sont de l’ordre de 10 micromètres). Conclusion Une mesure n’est pas toujours exacte, on est limité par des problèmes matériels.Peut-on augmenter la précision de notre mesure en utilisant le millimètre gradué ? Deuxième expérience Utilisation du microscope pour déterminer la section du cheveu par comparaison à la lame graduée au 1/100 mm. Les lames graduées sont assez chères et assez fragiles pour qu’on hésite à les confier aux élèves de seconde. De toute façon, il ne reste plus assez de temps pour leur laisser réaliser l’expérience ; on peut donc projeter le résultat à la télé. On peut réaliser une mesure précise en utilisant un oculaire gradué, mais la technique de calcul est alors un peu plus complexe et ne correspond pas aux objectifs de ce TP. On peut cependant en parler aux élèves. Protocole expérimental
Observations La mise au point sur la lame n’est pas tout à fait la même que la mise au point sur le cheveu.Le cheveu est difficile à placer en travers de la graduation. Ces deux observations font que la mesure n’est pas très précise même si le millimètre est gradué au 1/100. On ne peut pas donner plus qu’un encadrement qui, parfois, est plus large que le précédent. Comparaison avec le premier résultat On ne travaille pas dans les mêmes unités, il faut donc convertir.La manipulation est plus délicate et, pour obtenir de meilleurs résultats, le manipulateur doit être très agile. Conclusion générale
-
choisir la bonne méthode de mesure ;
-
avoir du bon matériel ;
-
agir avec précision.
Travail transdisciplinaire possible Le professeur de SVT se sert de la notion de comparaison de taille et d’ordre de grandeur pour parler de la taille des cellules observées.Il utilise des lamelles de microscope sur lesquelles deux fils calibrés de 60 m et 40 m ont été fixés en croix. L’observation simultanée de ces lamelles et des préparations de cellules permet d’obtenir l’ordre de grandeur de la taille de ces cellules par une méthode analogue à celle que nous avons employée. Le professeur de math reprend : – la notion de puissances de 10 ;– les conversions ; – les encadrements ; – les arrondis. Fiche professeur n° 1 Fiche professeur n° 1
Fiche professeur n° 2 Fiche professeur n° 2
Fiche élève n° 1 Fiche élève n° 1 : Réaliser une préparationPremière étape Mise en place du milieu d’observation.
Deuxième étape Mise en place de l’objet à observer.
Troisième étape Mise en place de la lamelle.
Fiche élève n° 2 Fiche élève n° 2 : Utiliser un microscopePremière étape Réalisation des réglages (diaphragme, lumière).
Deuxième étape Centrage et fixation de la préparation.
Troisième étape Utilisation des objectifs dans un ordre croissant.
Quatrième étape Choix du bon grossissement et mise au point correcte.
Cinquième étape Remontée du tube optique et retrait de la préparation.
Fiche élève n° 3 Fiche élève n° 3 : Réaliser un dessin d’observationPremière étape Mise en page du dessin
![]() Deuxième étape Réalisation du dessin.
Troisième étape Identification du dessin.
Quatrième étape Exploitation de l’observation.
observation n° 1 - présenter à la classe une préparation de frottis de sang de grenouille en utilisant la vidéomicroscopie ; - envoyer un élève au tableau pour représenter une cellule de la mue de grenouille et inscrire la légende en utilisant ses connaissances : membrane plasmique, cytoplasme et noyau, et proposer un titre ; - les élèves inscrivent ensuite la légende sur leurs dessins en respectant les consignes (disposition des légendes, titre, échelle...). « Les cellules sanguines de la grenouille sont des cellules animales toutes semblables, elles sont limitées par une membrane plasmique qui délimite un compartiment intracellulaire constitué d’un cytoplasme dans lequel se trouve un noyau. Les cellules sanguines de la grenouille sont dispersées dans un milieu intercellulaire, elles constituent un tissu de type conjonctif. »
Remarque : Par mesure d’hygiène (SIDA, Hépatite C...), il est interdit de faire réaliser aux élèves un frottis de leur propre sang. observation n° 2 - présenter à la classe l’une des préparations réalisées par les élèves en utilisant la vidéomicroscopie ; - envoyer un élève au tableau pour représenter une cellule de l’épiderme interne d’une écaille de bulbe d’oignon, inscrire la légende en utilisant ses connaissances (membrane plasmique, cytoplasme et noyau), et proposer un titre ; - les élèves inscrivent la légende sur leurs dessins en respectant les consignes (disposition des légendes, titre, échelle...). « Les cellules de l’épiderme interne de l’écaille du bulbe d’oignon sont des cellules végétales toutes semblables, elles sont limitées par une membrane plasmique qui délimite un compartiment intracellulaire constitué d’un cytoplasme dans lequel se trouve un noyau. La membrane paraît plus épaisse en raison de l’existence d’une membrane cellulosique qui double extérieurement la membrane plasmique et il existe, au centre de la cellule, une cavité remplie de liquide : la vacuole. Ces deux particularités sont caractéristiques des cellules végétales. Les cellules de l’épiderme interne de l’écaille du bulbe d’oignon sont accolées les unes aux autres, elles constituent un tissu de type épidermique. »
observation n° 3 - présenter à la classe l’une des préparations réalisées par les élèves en utilisant la vidéomicroscopie ; - envoyer un élève au tableau pour représenter une cellule d’une mue de grenouille, inscrire la légende en utilisant ses connaissances (membrane plasmique, cytoplasme et noyau), et proposer un titre ; - les élèves inscrivent la légende sur leurs dessins en respectant les consignes (disposition des légendes, titre, échelle...). « Les cellules de la mue de grenouille sont des cellules animales toutes semblables, elles sont limitées par une membrane plasmique qui délimite un compartiment intracellulaire constitué d’un cytoplasme dans lequel se trouve un noyau. Les cellules de la mue de grenouille sont accolées les unes aux autres, elles constituent un tissu de type épithélial. »
Remarque : Par mesure d’hygiène, il n’est pas souhaitable d’utiliser les cellules de la muqueuse buccale, obtenues par grattage de l’intérieur de la bouche des élèves. évaluation de la taille des cellules Problème Comment évaluer la taille d’une cellule ?Objectifs - en sciences de la vie et de la Terre sur l’observation de cellules au microscope ; - en sciences physiques sur la détermination du diamètre d’un cheveu l’aide du microscope. - différents fils calibrés pour effectuer un encadrement et donner un ordre de grandeur ; - une lame graduée au 1/100 mm. Matériel Déroulement
Première étape Observer la cellule et les différents fils au microscope et trouver le fil immédiatement plus gros et le fil immédiatement plus petit que la cellule.Deuxième étape Comparer la taille de la cellule à la lame graduée au 1/100 mm.Remarque En raison de la fragilité et du prix des lames graduées, la deuxième étape peut être réalisée par le professeur en utilisant un dispositif de vidéomicroscopie.Conclusion Construction d’un polyèdre comme volume Fiche professeur Type d’activité 1 séance de travaux pratiques en atelier.1 séance de travail en groupe. Niveau Lycée, première en arts plastiques et histoire des arts.Compétences visées
Arts plastiques, programme de première – Travailler la notion d’espace, de profondeur.– S’exprimer par l’espace, le volume, le tridimensionnel. – Acquérir de solides notions de construction géométrique (sans rendu perspectif). – Acquérir des notions concernant les cinq polyèdres réguliers (sans rendu perspectif). Histoire des arts, programme de première – Dans le cadre de l’architecture au XXe siècle : étudier la personnalité et l’œuvre de Buckminster Fuller.– Visiter la Géode (Parc de la Villette, Paris). Un peu d’histoire
1981 : invention du microscope dit à effet tunnel, STM (Scanning Tunneling Microscope). Il permet de visualiser la représentation topologique des atomes, en particulier du carbone. Entre graphite et diamant, existe la molécule C60 dont la forme est un polyèdre creux – cage vide et fermée composée de 20 faces hexagonales et de 12 faces pentagonales. Chaque atome de carbone est situé à l’un des soixante sommets de ce polyèdre. (Voir Images en stock) 1983 : construction de la Géode dans le parc de la Villette ; c’est une sphère parfaite, prouesse technique devenue possible grâce à l’observation de la structure d'une molécule C60. Première séance
Objectif Construire un polyèdre comme volumeDiscussion préliminaire – Quelle démarche choisir pour construire une sphère polyédrique et creuse (donc habitable) ?– Quelle structure choisir ? Rappel des notions de géométrie Les cinq polyèdres réguliers sont présentés avec leurs caractéristiques précises concernant les nombres de sommets, arêtes et faces.Pour tout polyèdre, même irrégulier, on a la relation d’Euler : n - q + s = 2. n : le nombre de faces ; q : le nombres d’arêtes ; s : le nombre de sommets Activité élève par binômes : réalisation du patron d’un polyèdre Dessiner sur un carton léger le patron d’un polyèdre au choix. Plier, découper et coller.Exemple de patron Patron de l’icosaèdre – soit 20 faces – triangles équilatéraux![]() Deuxième séance
Objectif Édifier un dôme géodésique à partir du sol.Définition : le dôme géodésique s’obtient par subdivision successive des faces d’un polyèdre régulier (un ballon de foot est un icosaèdre trionique). Matériel – 35 tubes de carton de 71 cm.– 30 tubes de carton de 66 cm. (récupération des cartons tubes qui supportent le métrage de tissu) – De la corde, plastique ou non. Déroulement – Réaliser un décagone sur le sol avec 10 tubes longs liés entre eux par la ficelle.– Enfiler les tubes. – Les maintenir contigus avec la ficelle. Placer une paire de tubes longs et courts à chaque sommet du décagone. Les enfiler en respectant le motif autour de l’extérieur du cercle – maintenir le tout ; il y a alternance de petits et de grands triangles. ![]() – Continuer en respectant l’alternance proposée par le croquis (les cylindres noirs sont les plus longs, les cylindres clairs sont les plus courts). – Le dôme se précise, il se termine par la rencontre au sommet de cinq cylindres courts. Conclusion – Cette architecture sans cloison, sans soubassement, légère, est unique. Elle est facile à mettre en œuvre (tente).– Elle est solide, l’alternance des tubes longs et courts créent 6 hexagones mais surtout 10 triangles qui supportent la charge. – La silhouette est esthétique – les dômes translucides dont on parle sont des demi-sphères. Seule la Géode est une sphère parfaite. Dessiner un dôme géodésique (dodécaèdre) Fiche professeurType d’activité 1 séance de TPNiveau Lycée, terminale en arts plastiquesProgrammes – Artiste et architecture.– Ville et politique culturelle depuis 1960. Un peu d’histoire
De la structure du carbone 60... Ne quittons pas le domaine de la physique et restons penché sur le microscope.À travers cet instrument, la beauté, la perfection de l’infiniment petit est visible. Prenons l’exemple suivant : entre graphite et diamant, existe le carbone 60 dont la forme est un polyèdre – cage vide et fermée – composé de 20 faces hexagonales et de 12 faces pentagonales. Chaque atome de carbone est situé à l’un des 60 sommets de ce polyèdre (voir Images en stock). ... aux dômes géodésiques La représentation topologique des atomes (permise grâce au microscope) et l’admirable structure du carbone 60, aussi belle que celle d’un ballon de football, ont renouvelé l’architecture dans les années 1980 et permis de multiplier ces dômes translucides, aériens, à structures métalliques légères qui peuvent couvrir des espaces infinis sans support : les dômes géodésiques.Objectif général Donner aux élèves la possibilité et les moyens de s’exprimer graphiquement et de pouvoir imaginer et construire une ville utopique, futuriste.Les élèves sont confrontés ici à une œuvre précise, le dôme géodésique, et devront replacer la démarche de son créateur, Buckminster Fuller, dans le cadre d’une réflexion esthétique. Pour cela, débuter par la construction d’un dodécaèdre. Il serait bon de n’entreprendre ce parcours plastique qu’après avoir exécuté la maquette proposée à la classe de première (où il s’agit de polyèdres réguliers et de dôme géodésique).
Construction de la Géode à Paris
Interrogation transversale Bien des œuvres s’inscrivent non seulement dans le seul domaine d’un concept plastique mais aussi dans la visualisation de réalisations technologiques et mathématiques possibles. Ici, il s’agit bien d’ingénierie plutôt que d’arts plastiques. Ne jamais se limiter à un ensemble systématique de conception : il faut reconnaître les avant-gardes, et aller de l’avant.Cours – Atelier d’arts plastiques Ici, contrairement à la classe de première, le rendu sera graphique, sur un support papier (format, couleur, texture libres).Au début, apprentissage et maîtrise des moyens qui permettent de s’exprimer, de créer et de produire : le démarrage appliqué n’implique pas que l’œuvre terminée sera une œuvre purement mathématique, car on peut, grâce à l’aquarelle, au lavis, à la craie, y ajouter sa marque personnelle, sa touche sensible qui traduiront sa propre perception. Objectif pratique Dessiner un icosaèdre régulier puis, en s’aidant de celui-ci, construire un dodécaèdre.Méthode à suivre 1. Apprendre à reconnaître, à dessiner une ellipse. Toutes les méthodes sont possibles.2. Construire un pentagone inscrit dans un cercle. Voir l’exemple ci-dessous : Comment tracer un pentagone dans un cercle ?
![]() 3. Dessiner en perspective ce pentagone régulier qui sera ainsi inscrit dans une ellipse, de façon à ce que l’un des côtés soit frontal. (Dans un logiciel de dessin, utiliser la fonction Perspective ou Aplatir.) ![]() 4. Dupliquer cette figure de pentagone ; placer chaque pentagone dans deux plans horizontaux : la seconde figure doit être inversée par rapport à la première. (Dans un logiciel de dessin, utiliser la fonction Inverser, ou Rotation 180°). 5. Modifier la distance entre ces deux plans horizontaux pour inscrire les deux pentagones dans une sphère. Comment y parvenir :
Les points I, J et les sommets des deux pentagones ainsi placés forment l’icosaèdre régulier. ![]() Voici la figure du dodécaèdre obtenu : ![]() « Réinventer l’espace » Défenseur du projet pédagogique, du décloisonnement, du travail par cycles, Jean-Marc Sandeau décide, en devenant directeur, de monter un projet qui fasse de l’école un lieu de vie et d’échange, dans lequel les enfants abandonnent leur position de consommateurs. À la suite de l’exposition « Mutations » organisée à Bordeaux par Arc en Rêve, il s’aperçoit qu’il vient de rencontrer une structure ayant mis en forme sa démarche. Après un travail de reconnaissance de terrain (repérages, enquêtes, photos, croquis) et une classe culturelle au Festival des jardins de Chaumont, où les élèves de CP ont découvert les multiples interprétations susceptibles de transformer une même surface, Jean-Marc Sandeau élabore un projet avec Philippe Jacques. « Il est arrivé avec une structure gonflable, un élément qui perturbait leur vision des choses, puis il a installé des traces au sol, en forme de L, avec lesquelles les enfants ont joué ; ils ont expérimenté l’espace en 3D avec des baguettes de bois. Ils ont ensuite travaillé sur un long couloir reliant les deux cours, un volume vécu comme une perte d’espace. Nous avons tracé des carrés noirs le long du mur et donné ainsi la possibilité aux enfants d’ouvrir des fenêtres à partir de photos collées dans ces cadres. » Les expériences ont été prolongées en classe à travers un cahier de projets : lecture, graphisme, découverte du monde ; elles ont eu le mérite de sensibiliser tous les enfants de l’école. Jean-Marc Sandeau a associé les élèves de grande section de maternelle au projet qu’ils allaient eux-mêmes vivre l’année suivante au CP, à travers un atelier de judo et un atelier d’art concret autour des formes : « Cela procède d’une pédagogie du sens qui instaure des liens entre les différentes disciplines. Par exemple, nous avons pu cibler les endroits de l’école problématiques du point de vue de la sécurité et travailler sur les règles de vie. Mes élèves font, aujourd’hui, un usage différent de l’école. »
In TDC, Supplément Enfance de l'art n° 10, 15 janvier 2002, n° 828. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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