Microscopie quantitative
La numérisation des images consiste à quantifier les informations qu’elles contiennent en affectant à chacun de leurs points, repérés par leur position sur une ligne (abscisse) et le rang de cette dernière (ordonnée), un nombre représentatif de leur niveau photométrique. Le signal analogique fourni par une caméra de télévision permet le développement de cette procédure.

La fréquence d’une horloge définie par le temps de balayage et le produit du nombre de points par ligne et du nombre de lignes permet d’échantillonner le champ suivant une trame de points représentés par une succession de bits correspondant au nombre de niveaux analysés. Il est fréquent d’effectuer l’analyse suivant 256 niveaux (8 bits) ou 512 niveaux (16 bits). Cette suite de bits est mise en mémoire, pouvant ainsi être restituée en temps différé ou traitée par un ordinateur éventuellement préprogrammé pour fournir des mesures de longueurs, de périmètres, de surfaces, compter des structures de même forme, de mêmes dimensions ou de même niveau, les localiser dans le champ, comparer des images successives pour déterminer les variations de ces grandeurs ou la mobilité de constituants en direction et vitesse, etc.

Ce traitement peut être fait en temps réel si la capacité mémoire de l’ordinateur est suffisante et si sa vitesse d’acquisition est compatible avec celle du balayage. En introduisant des tests d’intercomparaison locale pour corriger les défauts d’éclairage du champ, on peut afficher des particularités, contours de niveau ou tri de forme ou de dimensions identiques.

Évoluant rapidement, les équipements fournis aux utilisateurs sont dotés de logiciels de plus en plus nombreux, d’utilité non toujours avérée, alors que certains problèmes spécifiques en exigent de plus particuliers. Il serait souhaitable que ces matériels laissent plus d’initiative à l’utilisateur. Ils pourraient également être associés avec profit à des méthodes purement optiques, filtrage des fréquences spatiales en grandeur et en direction ou analyse des couleurs, permettant par un prétraitement économique de réduire la capacité mémoire de l’ordinateur et de simplifier les procédures de calcul.

La caméra de télévision classique, limitée en définition, peut être remplacée, mais à cadence de prise de vue plus faible, par une barrette de 1 024 ou 2 048 photodétecteurs associée au déplacement de la platine du microscope dans une direction perpendiculaire. Le développement des caméras à mosaïques CCD a été un facteur de progrès, non négligeable sous réserve que leur définition soit suffisante, mais il ne faut pas oublier que les points de la trame, comme pour les barrettes, sont physiquement séparés de vides non analysés. On doit donc en toute rigueur diminuer la capacité réelle du récepteur afin qu’un point résolu du champ soit couvert par plusieurs pixels.



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