EN PRATIQUE

Pistes pour les TPE 
La représentation photographique de la Commune de Paris 
De Niépce aux frères Lumière

Lycée,1re L :
histoire des arts, TPE
Classe à PAC


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Voir aussi :
De Lartigue à Man Ray

 
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Contexte
Il semble aller de soi d’associer la photographie à la pratique de l’Histoire, pour témoigner d’un événement. À cet égard, on lira avec intérêt l’article « Quelles photos pour l’Histoire ? » de la revue TDC, disponible depuis la rubrique « Pointdoc ». Ce document présente en effet une réflexion sur l’utilisation des documents photographiques par l’historien. Comme toute archive, la photographie livre, délibérément ou non, un point de vue sur la réalité et son analyse requiert une démarche scientifique rigoureuse.
L’étude de la représentation photographique de la Commune de Paris pourra ainsi amorcer une réflexion dans le cadre des thématiques proposées en série L : « Représenter la guerre », « Mémoire, Mémoires », « Arts, littérature et politique », ou « Échanges ».
Lorsque la Commune éclate, en 1871, Paris, avec ses nombreux studios et ateliers, est le centre mondial de la photographie. Curieusement, alors que l’insurrection se trouve dans la rue à portée d’objectif, aucun des grands photographes de l’époque, à l’exception de Marville, ne couvre les événements. Ce sont des opérateurs moins prestigieux comme Andrieu, Appert, Braquehais, Collard, Disdéri, Emonds, Liébert, Richebourg qui proposent sur le marché leur production à l’unité, en albums et en vues stéréoscopiques. La production est importante et le marché prospère. Quentin Bajac, conservateur du musée d’Orsay, a recensé 1750 vues de la Commune prises entre juin et décembre 1871. On observe là les prémisses du reportage de guerre.
Jacques Rougerie, historien spécialiste de la Commune, a examiné lors d’une conférence tenue en 2001 aux « Rendez-vous de l’Histoire » de Blois la place des documents photographiques dans l’étude de cet événement. Le thème est aussi évoqué dans la partie « Repères » (voir les pages « Guerre et histoire » du chapitre « La conquête du monde »).
Propositions de recherche
- La nature des épisodes présentés (avant et après les combats, jamais pendant) et l’interprétation des événements.
- « Les spectacles de ruines » et l’Égypte antique transplantée à Paris. Quelle est leur fonction ? Comment les photographes rejoignent-ils le point de vue d’écrivains hostiles au mouvement (les Goncourt, Maxime Du Camp, Théophile Gautier) ?
- L’ambiguïté des images (elles mélangent les destructions dues à la guerre avec la Prusse et celles de la Commune). (Des doutes subsistent par ailleurs quant à l’origine de la célèbre photographie des communards fusillés de Disdéri.)
- La photographie au service de l’Histoire : comment montrer la réalité d’un conflit ? Où commence la propagande ? Où se situe la frontière entre réalisme et esthétisme ?
- L’engagement des artistes.
- Face à ce commerce lucratif, on peut s’interroger sur les conséquences de l’engagement de Courbet pendant la Commune (Arrêté le 7 juin 1871, il est emprisonné jusqu’en mars 1872. En 1873, ses biens sont séquestrés, et il est contraint de s’exiler en Suisse). Voir les caricatures où Courbet est représenté en Hercule de foire, en ami des Prussiens...
Ressources documentaires
Ouvrage
Rubin James Henry, Réalisme et vision sociale chez Courbet et Proudhon, Éditions du Regard, 1999.
Documents en ligne
Le désastre de la guerre et ses cruels ravages : reportages et portraits de guerre, 1870, musée Niépce, 1999.
Voir l’exposition virtuelle
www.museeniepce.com/

The Siege and Commune of Paris, 1870-1871, Northwestern University Library, 1995.
Plus de 1200 images sur le Siège et la Commune de Paris (en anglais).
www.library.northwestern.edu/

 
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