| De Niépce aux frères Lumière
|

Lycée,1re L : histoire des arts, TPE
Classe à PAC
|
 |
|
|
|
Les explorateurs, les voyageurs et en dernier lieu les touristes, associent la photographie à leur désir de découvrir les sites archéologiques, les paysages exotiques et les scènes de genre pittoresques. Cet engouement s’inscrit dans le cadre de l’expansionnisme colonial alors que les expéditions se font plus lointaines. Véritable exploration topographique, le recensement des territoires présente de multiples intérêts : historique, architectural, artistique, anthropologique. L’idée de nation civilisatrice, incarnée dès 1846 dans cette France de Michelet qui lutte contre les ténèbres et amène les peuples à la lumière, se concrétise dans un messianisme que conforte toute une iconographie. |
 Bisson frères. Ascension du Mont Blanc, 1863.
© BnF |
|
Entre 1847 et 1851, les recherches de l’industriel lillois Blanquart-Evrard pour créer les conditions techniques de tirages massifs d’épreuves positives lui permettent de produire jusqu’à 300 épreuves par jour du même négatif dans son « imprimerie photographique ». Les images collées à la main illustrent vingt-six ouvrages pendant les cinq années de production de l’imprimerie. Le plus notoire est Égypte, Palestine, Syrie et dessins photographiques de Maxime Du Camp. |
 F. Bonfils. Bédouines syriennes, ca.1880.
© BnF |
La diversité de la production révèle la pluralité des visions personnelles. Celles-ci s’inscrivent dans une volonté de capter la réalité avec le plus de neutralité possible, associée à un désir de rendre compte de la beauté, de la grandeur du passé et de l’exotisme.
En 1856, Ernest Lacan, dans ses Esquisses photographiques 1, enjoint les professionnels de photographier le monde de façon exhaustive et rationnelle.
L’année suivante, la commercialisation à grande échelle des vues de villes, de paysages et de pays plus ou moins lointains prend son essor. Alexis Gaudin et Frère, le propriétaire du journal La Lumière fait de la publicité pour des vues de Venise.
En 1858, l’offre se diversifie et des vues de « tous les pays » sont disponibles : France, Algérie, Angleterre, Allemagne, Espagne, Russie... Des studios s’installent dans tout le bassin méditerranéen. |
 J. Robertson et A. Beato. Environs de Constantinople, 1854.
© BnF |
Les expéditions militaires sous le Second Empire s’accompagnent de missions photographiques et par la mise en œuvre « dans l’armée de moyens rapides exacts et puissants que la photographie met aujourd’hui dans nos mains 2 ». Dans les années 1880, avec la maîtrise de l’instantané, les reportages se multiplient, offrant de nombreuses scènes de la vie quotidienne des contrées les plus reculées alors que les touristes réalisent des albums personnels avec leurs images d’Italie et de Grèce et que les coloniaux enregistrent des scènes de leur vie en Afrique du Nord ou en Indochine. |
Pour aller plus loin
Voyage en Orient Dossier iconographique et pédagogique autour de l’exposition réalisée par la Bibliothèque nationale de France, 2001. http://expositions.bnf.fr/ Regards sur le monde, trésors photographiques du Quai d’Orsay (1860-1914) Visite virtuelle de l’exposition sur le site du ministère des Affaires étrangères. www.france.diplomatie.fr/
|
|
|
|

|
|
|