| De Niépce aux frères Lumière
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Lycée,1re L : histoire des arts, TPE
Classe à PAC
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Les procédés
Une héliographie, gravure héliographique, héliogravure
Image obtenue par des procédés photographiques permettant de réaliser des planches gravées, soit en creux, soit en relief. La première héliographie est réalisée par Nicéphore Niépce.
Un daguerréotype
Image obtenue par le procédé mis au point par Daguerre. Une plaque de cuivre argentée est soumise à des vapeurs d’iode. Après exposition à la chambre noire, le développement s’opère en soumettant la plaque à des vapeurs de mercure. Le fixage est assuré par une solution d’hyposulfite ou de cyanure de potassium. Le daguerréotype n’est pas reproductible et donne une image inversée.
Un calotype ou talbotype
Image obtenue par le procédé de Talbot. C’est le premier procédé négatif sur papier. Un papier fort, lisse, est enduit d’iodure d’argent dissous dans de l’iodure de potassium. Sec, on enlève l’iodure de potassium par l’eau distillée. Pour s’en servir, on le sensibilise avec un mélange d’acide gallique, d’azotate d’argent et d’acide acétique et on l’expose humide à la chambre noire. Le développement est assuré dans un bain d’argent et d’acide gallique. Après fixage à l’hyposulfite et séchage, le calotype est rendu transparent par de l’huile.
Le négatif sur plaque de verre au collodion humide
Le collodion est une substance constituée de coton poudre dissous dans un bain d'alcool et d'éther sulfurique étalé sur plaque de verre. Majoritairement adopté à partir de 1850 jusqu'en 1880, ce procédé rapide et de grande sensibilité avait l'inconvénient de devoir être utilisé humide.
Le négatif sur plaque de verre au gélatino-bromure d'argent
Procédé inventé au début des années 1870, il supplantera la technique au collodion, ayant le double avantage d'être très rapide et simple d'emploi, les négatifs pouvant être préparés à l'avance et utilisés secs.

Les épreuves photographiques
Les modes de tirages des photographies varient en fonction des papiers utilisés pour recevoir l’image positive.
Les papiers salés (1839-1860)
Les épreuves sont obtenues par noircissement direct par contact avec le négatif. Ce type de papier a de nouveau été utilisé à des fins esthétiques dans les années 1890.
Les papiers albuminés (1850-1918/20)
Les épreuves sont obtenues selon le même principe que pour les papiers salés, mais donne un meilleur contraste. Leur emploi s’est prolongé bien après l’arrivée du gélatino-bromure d’argent.
Les papiers aristotypiques
Les épreuves au gélatino-chlorure d’argent ou au collodio-chlorure d’argent sont les premiers papiers commercialisés à la fin du XIXe siècle et largement utilisés par les professionnels et les amateurs.
Le gélatino-bromure d’argent
Il remplace peu à peu, à partir de 1880, la majorité des procédés antérieurs.

Les tirages
Une épreuve de lecture
Un tirage simple, utilisé par le photographe pour préciser sa première sélection opérée sur les contacts et étudier un éventuel recadrage.
Un tirage de presse
Un tirage destiné à la reproduction sur la page imprimée et qui, pour des raisons techniques de photogravure, est généralement moins contrasté qu’un tirage définitif.
Un tirage définitif
Un tirage réalisé ou non par le photographe, mais sous son contrôle. Le tirage original peut-être signé par l’auteur.
Un tirage d’époque ou vintage
Un tirage contemporain de la prise de vue.
Un retirage
Un tirage exécuté après la mort du photographe et hors de son contrôle.
Un tirage original
Une photographie tirée d’après un négatif est toujours une photographie originale, quelle que soit la date du tirage.
Un contretype ou reproduction
Une photographie obtenue par prise de vue de la photographie. Sa matrice n’est pas le négatif original.

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