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| Poésie sonore, poésie numérique |

Collège / Lycée
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Niveau troisième La poésie sonore n’est pas née ex nihilo au milieu des années cinquante. On peut même dire qu’elle vient de loin, puisque la musicalité est l’une des caractéristiques de la poésie dès l’origine, c’est-à-dire de la poésie lyrique. Et aujourd’hui encore, lorsque l’on étudie la poésie lyrique en classe de troisième, on apprend que celle-ci présente deux caractéristiques propres : le poète exprime à la première personne des sentiments personnels, et le poème est construit à partir de procédés musicaux reposant sur les rythmes et les sonorités. Parce que la subtilité des jeux de rythmes et de sonorités est plus difficile à appréhender que les classiques rimes et mètres qui les précédaient dans la poésie classique, la sensibilité à la musicalité d’un poème est rarement immédiate, surtout chez des élèves pour qui le sens du poème peut poser lui-même des difficultés. Cette séance a donc pour objectif de donner accès aux élèves aux jeux sonores du poème et, plus largement, à mettre en place ainsi quelques repères pour apprendre à réciter, à s’approprier oralement le poème. On a pour cela choisi l’un des principaux artisans de cette révolution du langage poétique qui conduit de la métrique classique au vers libre, et c’est en s’appuyant sur le poème « Le pont Mirabeau », de Guillaume Apollinaire, que l’on tentera de mettre au point, avec les élèves, une grille d’évaluation pour la lecture à voix haute (ou pour la récitation) des poèmes. Quelques critères simples peuvent déjà être soulevés en début de séance et notés au tableau pour la suite : la connaissance du texte, le respect de la ponctuation mais aussi du rythme, la mise en valeur de quelques effets de style, une intonation adaptée… Le texte est alors distribué aux élèves qui, dans un premier temps, le lisent silencieusement.
Le pont Mirabeau
Guillaume Apollinaire, Alcools, 1912.
 Guillaume Apollinaire, 1910.
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